Sonntag, 21. Juli 2013

Pagan Poetry, Paris, 21.06.13


Concert : Pagan Poetry dans le cadre de la soirée organisée par Le Cargo à l’occasion de la fête de la musique. 
Date : 21 juin 2013 
Spectateurs : environ 150 
Durée : environ 35 minutes 

Texte de Philippe A, photos d’Elodie D'Oliveira ( http://www.elodiedoliveira.com ) et Catherine Deylac publiées avec l’accord de Nathalie Réaux. 

Pagan Poetry est une entité musicale réunissant de beaux talents autour de Nathalie Réaux. Nathalie est en effet sauf exception, l’auteur des musiques, textes et arrangements de Pagan Poetry. 




 Ma rencontre avec Pagan Poetry est le fruit d’un pur hasard. Alors que je cherchais l’identité des choristes chantant derrière Mina Tindle aux Bouffes du Nord, Google pointa curieusement sur Nathalie qui n’en fit jamais partie. Je dois avouer que cette relative inefficacité de Google me comble aujourd’hui. Je fus en effet, immédiatement séduit par sa voix voluptueuse au timbre étonnamment familier. (je devais découvrir ultérieurement que Nathalie avait joué « les voix de pub » et nous avons tous en tête les très belles notes qu’elle a poussées pour une célèbre marque de café (try to remember). 

L’année qui suivit vit alterner de belles découvertes concernant ce projet dont une succession de belles vidéos (http://www.paganpoetry.net/p/videos.html) et de rendez-vous manqués (mon emploi du temps ne me permettant pas d’assister aux « Concerts Gourmands » de Pagan Poetry. 

C’est donc avec une grande impatience que j’attendais de pouvoir voir enfin Nathalie et «sa bande » sur scène. La très belle soirée organisée par l’excellent Webzine Le Cargo devait enfin m’en donner l’occasion. Mis en appétit par belles prestations des artistes précédant Pagan Poetry (je pense notamment aux très délicats « June and December » et aux très savoureuses « Maryse » [très originale prestation], c’est avec une douce excitation que j’attendais de pouvoir enfin entendre le groupe. 

Le moment est idéal, alors que le soir commence à tomber, les musiciens se mettent en place dans la petite cour arborée. Le public se resserre autour d’eux. J’aurai pour ma part le privilège d’assister au concert au 1er rang, agenouillé aux pieds des musiciens. 

Dès les premières notes de Another Earth, la magie opère instantanément. Nous sommes instantanément transportés vers un monde féérique. Ce morceau pourrait servir de bande originale à un film de Tim Buton. L’image de Winona Ryder dansant sous la neige dans Edward Scissorhands me traverse l’esprit. Le plaisir que prennent les musiciens à jouer ensembles est communicatif. Il y a une belle complicité entre les deux violonistes, Marie lesnik et Celia Bobichon. Johann Chauveau au piano, est rayonnant. Lucie Antunes fascine par sa concentration. 

Le public est conquis dès ce premier morceau. Cela tombe bien, c’est le single du groupe. 

Si cela n’est déjà fait, je vous engage à découvrir le très bel écrin/vidéo que Thomas Gueriguen a offert à ce joyau (désormais téléchargeable sur Itune). 




Nathalie introduit ensuite The Dark Side Of The Moon. Comme je nageais alors en pleine félicité, j’avoue ne pas garder de souvenir précis de ce morceau. Je sais juste que la plaisir d’être là n’a pas faibli et que les quelques contrariétés techniques rencontrées par les musiciens (une des violonistes jouait, la tête à quelques centimètres d’une enceinte) n’ont nuit ni à la qualité de la prestation musicale, ni à la joie partagée par les participants à cette soirée. Le morceau a-t-il un lien avec le plus célèbre album de Pink Floyd. Seule Nathalie le sait.

Le « groupe » enchaîne ensuite par The Unseen, morceau mélancolique où la voix de Nathalie se fait plus caressante. Je lui trouve pour ma part un côté jazzy, mais c’est totalement subjectif. 

C’est ensuite un bond de plus de 25 ans dans le passé. J’ai eu la chance de Voir les Stranglers à leur grande époque. C’est donc avec un plaisir réel que je découvre que Pagan Poetry reprend leur classique Golden Brown. Les arrangements « païens et poétiques » vont bien à ce beau tube. 
  
Puis vient pour moi l’apothéose, le morceau de Pagan Poetry qui me tire des larmes : Wonderworld . Ce soir les jolis mots que Nathalie nous offre en introduction ne m’aide pas à garder les yeux secs. J’aime beaucoup ces propos sur l’âme des défunts qui continuent à nous accompagner et suis désolé de ne pas réussir à les restituer correctement. Oliver Peel a jugé le concert sublime. Mais l’interprétation de Wonderworld ce soir-là était bien au-delà du sublime. Il n’y a guère que le morceau Taranta de Mina Tindle (la version chantée avec « les folles ») et le Blow The Horns « acoustique » de Lidwine, qui m’aient autant touché au cours de ces dernières années. 

 La vidéo qui suit permettra toutefois aux absents de se consoler ; en live toutefois, l’émotion était plus grande. 

 

Enfin le set de Pagan Poetry se conclut par une très chouette reprise du Unravel de Bjork. Si le nom Pagan Poetry est bien le titre d’un morceau denBjork, je ne décèle pas l’influence de cette dernière sur la musique de Nathalie. 

La reprise est réussie. On notera d’ailleurs que la très talentueuse Malvina Meinier, qui conclura cette très belle soirée organisée par Le Cargo et qui joue également parfois cette chanson a semblé l’apprécier tout particulièrement Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’à l’instar de Mina Tindle, Pagan Poetry trouve enfin succès auprès d’une large audience. 

Musiciens de Pagan Poetry le 21 juin : 

- Johann Chauveau : piano, flûte, chœurs
- Marie Lesnik: violon, chœurs 
- Celia Bobichon : violon chœurs 
- Lucie Antunes: percussion 
- Nathalie Réaux : voix, autoharp, kalimba, percussions additionnelles. Absente : - Chloé Girodon : violoncelle qui jouait avec la chanteuse Imany ce soir-là. 

Set List : 

- Another Earth 
- The Dark Side Of The Moon
- The Unseen (titre de l'Ep à paraître à la rentrée) 
- Golden Brown ( cover de The Stranglers) 
- Wonderworld - Unravel (cover de Björk)



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