Posts mit dem Label Alhambra werden angezeigt. Alle Posts anzeigen
Posts mit dem Label Alhambra werden angezeigt. Alle Posts anzeigen

Dienstag, 17. Dezember 2013

Sparks, Paris, 04.12.13

0 Kommentare

Concert: Sparks
Date: 04/12/13
Lieu: L'Alhambra, Paris
Durée du concert: 1h15

Chronique par Eric D, merci beaucoup!

"Quel beau cadeau d'anniversaire que de pouvoir aller assister au passage de Ron et Russell Mael à l'Alhambra, petite salle intime près de la République, alors que nous sommes nous même pour une semaine à Paris ! Depuis la déflagration This Town Ain't Big Enough en 1972, Sparks est resté l'une de mes formations musicales préférées : je dis formation puisque Sparks n'est pas un groupe, c'est deux mains et une bouche réparties entre deux frères au talent éblouissant. Deux mains et une bouche qui prennent donc leur revanche sur cette tournée, avec une set list nouvelle, mais en suivant le même principe que la précédente, c'est à dire l'interprétation de versions minimalistes des chansons de Sparks, retravaillées pour le seul clavier de Ron et la seule voix - mais quelle voix ! - de Russell. 


Il est 19h45, nous sommes bien installés au 4ème rang de ce petit cinéma reconverti en salle de concerts, avec Clément et Virginie, confiants en l'avenir immėdiat quand, au moment où nous nous y attendons le moins, l'horreur frappe... sous la forme d'un DJ tatoué, moustachu et jovial, Dr Vince, qui a été visiblement chargé de nous "animer" pendant une petite heure. Le problème c'est que DJ Vince fait normalement la tournée des maisons de retraites, ce qui fait que son répertoire, diffusé à volume modéré pour ne pas réveiller les papys qui dorment déjà, est destiné aux plus de soixante-dix ans (son heure de gloire est le passage de la BO du "Grand Blond" de Vladimir Kosma...), que ses blagues ne peuvent que faire sourire un malade d'Alzheimer, et qu'il a autant de pratique de la table de mixage que votre grand mère. La salle a beau être remplie de quadras et quinquas, c'est dur, voire franchement déprimant quand on réalise qu'il ne s'agit pas d'une blague à l'image des désormais célèbres premières parties des Stranglers, mais bien d'un spectacle au premier degré. Plus de 50 minutes de torture raffinée, mais je lui aurai quand même fait un beau doigt d'honneur pour lui signifier mon amour. 


20h55, les Mael Brothers sont là, vieillis mais passablement inchangés finalement après plus de quarante ans de musique, comme prévus avec un matériel minimal : le clavier de Ron et une boite à boucles pour Russell, pour le premier morceau seulement, le terrible Your Call is Very Important To Us... Ça commence très fort donc - Little Beethoven est mon album préféré de Sparks - et ce d'autant qu'on enchaine avec Carnegie Hall... La voix de Russell reste magnifique malgré ses 65 ans, son énergie scénique inentamée, et Ron arbore son éternel, imperturbable et irrésistible stoïcisme qui est un spectacle à lui seul. Russell, tout en noir comme à son habitude, porte un drôle de culotte de golf, mais on oublie vite cette jolie incongruité. Le son est évidemment parfait, les lumières correctes, même si l'agitation continuelle de Russell rend les photos difficiles. Bref nous sommes partis pour un voyage en douceur au pays enchanté des chansons merveilleuses de Sparks, la seule inconnue à ce stade étant la setlist : or la setlist va être audacieuse, proposant une visite de morceaux moins connus de la longue discographie des frères, voire même obscurs (Big Boy, Those Mysteries, Academy Award Performance). Sommets de cette première partie du set : Good Morning avec Russell courant en rond sur cette mélodie irrésistible, et un How are you getting Home magnifique en hommage parisien à Leos Carax et son "Holy Motors" magique... sans même parler du rituel et passionnant extrait de Ingmar Bergman, oeuvre audacieuse et certainement moins pop. 


Le set accélère logiquement sur la fin, avec les crowd pleasers que sont This Town ou Suburban Homeboy, avant une magnifique conclusion sur When Do I get to sing My Way, instant de pure grâce qui montre à quel point Sparks tutoient l'exceptionnel. Ouaouh ! Tout le monde est debout à applaudir, pour une ovation qui ne semble pas vouloir en finir. Et c'est là que quelque chose se passe : l'émotion comme un courant électrique, ténu mais constant, entre nous et eux, le sentiment d'un moment à part, protégé de la barbarie du monde. Le rappel va être fantastique, tout simplement, avec une version incomparable de Tryouts - des fans ont déployé une grande banderolle disant "Merci encore" - puis un superbe Number 1 in Heaven, qui voit Russell éjecter son frère de derrière ses claviers pour le faire danser (hein ?) sur le devant de la scène, jusqu'au fameux sourire grimaçant que tout le monde attend et qui déclenche un tonnerre d'applaudissements. On termine élégamment avec "le" morceau composé spécialement pour cette tournée, Revenge. L'émotion culmine désormais, et Ron et Russell n'arrivent plus à quitter la scène : un enfant a remis un t-shirt à Ron exprimant l'amour des fans parisiens, et Ron, qui ne parle pas français comme son frère, nous explique combien il a besoin du public pour trouver l'inspiration, alors que leur musique vit dans une sorte de bulle coupée du monde. Russell contient difficilement son émotion, et les Mael Brothers finissent par quitter la scène, visiblement à regret, parce que nous avons vécu ce soir l'un de ces moments incroyables où l'amour de la musique s' est comme matérialisé, et où tout a réussi, pendant quelques minutes au moins, à faire sens. 


Une courte heure et quinze minutes d'un spectacle parfait, aussi techniquement impeccable - ces chansons ! Cette voix ! - que humainement bouleversant. Oui, merci, merci encore et encore, Ron (the hardest working man in show business selon son frère admiratif) et Russell, pour savoir ainsi garder la flamme de l'inspiration aussi brillante et chaleureuse. Je ne sais pas quand - ou même si - nous nous reverrons ainsi, mais vous m'avez rendu plus heureux et certainement meilleur depuis quarante ans, avec votre musique."



Donnerstag, 14. Februar 2013

Paul Banks, Paris, 12.02.13

0 Kommentare

Konzert: Paul Banks (Darko)
Ort: L'Alhambra, Paris, 
Datum: 12.02.13
Zuschauer: geschätzte 400
Konzertdauer: 75 Minuten


"I paid for that, I paid for that and now you pay me back and now you pay me back!"

Meine Herrn! Da war ne Menge Zunder drin als Paul Banks beim Konzert in Paris mit unglaublicher Kraft diese Songzeilen in Mikro greinte. Das ging mir durch Mark und Bein.

Nimmt man noch den Song I'll Sue You hinzu, bekommt man -ohne sich  näher mit dem Fall beschäftigt zu haben-, die Vermutung, es handele sich bei den Solosongs des Interpol Sängers um eine Abrechnung. "Ich habe bezahlt (gebüßt), jetzt bist du dran!", oder "ich verklage dich", klingt nach Rache.


 
Anscheinend hat Banks aber allen Frust bereits in diesen Liedern verarbeitet, denn selten (eigentlich nie) sah ich ihn so aufgeräumt, heiter, geradezu glücklich mit sich und der Welt. In sehr korrektem französisch bedankte er sich regelmßig höflich für den eigentlich gar nicht mal sonderlich enthusiastischen Applaus, betonte immer wieder wie gerne er hier sei und lächelte ganz entspannt. Die Tatsache, daß die recht kleine Location noch nicht einmal knallvoll war, schien ihn überhaupt nicht zu stören. Im Gegenteil, er wirkte immer aufrichtig überrascht, wenn Leute die Songs mit Beifall quitierten.


Toll, wenn ein Sänger einer solch etablierten Band so bescheiden auftritt. Damit bestätigte Paul Banks den sehr guten Eindruck, den ich von ihm während einer Autogrammstunde vor zwei Jahren gewonnen hatte. Damals nahm er sich für die Fans alle Zeit der Welt, obwohl die Zeit drängte und Interpol abends ein Konzert hatten. Jedem einzelnen hörte er konzentriert zu, schaute ihn mit seinen melancholischen blauen Augen tief an und stellte selbst Fragen. "Wo hast du uns schon live gesehen?"-"Ah, da und da, toll, ja war ein schönes Konzert damals." Wirkte nicht wie auswendig gelernter Smalltalk für Promozwecke, sondern aufrichtig. Mich fragte er auch: "are you coming to our show tonight?" Und als ich sagte, ich hätte leider keine Karte, erkundigte er sich sogleich beim Tourmanager, ob noch etwas auf der Gästeliste frei sei, was allerdings nicht der Fall war (dennoch kam ich natürlich noch rein, weil ich Oliver Peel bin). So kam mir auch der Mensch hinter dieser sensationellen Stimme nahe und mein Vorurteil, er könne kühl und arrogant sein, wurde aufs Beste widerlegt.

 


Nun heute also als Solokünstler(aber freilich mit einer Liveband) unterwegs, wirkte er auf jeden Fall gelöst wie nie. Vielleicht liegt es daran, daß er weniger Druck als mit Interpol hat, die immer mit Argusaugen beobachtet werden und wenn sie mal nicht so überzeugen, gleich als beschissene Liveband dargestellt werden. Wie auch immer, seine innere Ausgeglichenheit übertrug sich auf aufs Publikum.Vielleicht sogar ein wenig zu sehr, denn die Pariser waren doch die ganzen 75 Minuten über arg statisch. Kaum einmal bewegten sich ein paar Leute und wenn, dann hielt der Schwung nicht lange. Dabei war die Kost, die uns vorgesetzt wurde keineswegs lahm, übel oder unausgegoren. Die Songs mögen zwar den Leuten weniger bekannt gewesen sein, von schlechter Qualität waren sie deshalb noch lange nicht. Natürlich kann man streiten, ob ein Titel wie I'll Sue You, der an dritter Stelle kam, bei Interpol nur eine B Seite wäre und ob man wirklich einen Instrumentaltrack wie Lisbon braucht. Hierbei würde man aber verkennen, das die meisten Solo Songs sehr subtil und dezent gestrickt sind und selbst Lisbon live alles andere als deplatziert war. Schon klar, hier ging es nicht Hit auf Hit wie bei Interpol und die Leute erkannten die Stücke auch nicht nach dem ersten markanten Basslauf oder einem Gitarrenriff. Also kein Evil, Slow Hands, Obstacle 1 oder PDA, dafür aber solch schöne Nummern wie das sanft melancholische Summertime Is Coming, das heroische Only If You Run, das wundervoll balladeske On The Esplanade oder das druckvolle und in diesem Falle definitiv stark an Interpol erinnernde  Games For Days zum krönenden Abschluss (im Übrigen dem Tourmanager gewidmet).





 

Es war in jeder Hinsicht eine runde Sache und selbst als ich im Mittelteil bei Arise Awake und Fly As You Might ein klitzeklein wenig Langweile verspürte, wurde diese umgehend beiseite gewischt und mit einem beeindruckenden Finish mehr als wettgemacht. Allein die letzte viertel Stunde war das Geld definitiv wert. Hier wurde perfekt zwischen eher dreampoppigen Songs und Indierockern gewechselt, ähnlich wie bei Interpol durch eine milimetergenau Gitarrenarbeit mit präzise herausgearbeiteten Riffs geglänzt und auch melodiös zu Werke gegangen.


Die Stimme von Banks? Sensationell und zwar durchgängig! Mal fest und durchdringend, mal brüchig und verletztlich, Banks traf immmer die richtige Note. Der Sound war ebenfalls brillant und perfekt ausgesteuert, so daß es in dieser Hinsicht überhaupt gar nichts zu meckern gab.

Einzig die im Vergleich zum Album zu schleppende Version des schönen Young Again enttäuschte etwas und auch die enorme Trägheit des Publikums irritierte mich ein wenig.

Zwei seltsame Szenen gab es zudem. Zum einen wurde ein älterer Herr nach draußen katapultiert, nachdem ein junges Mädchen einen Ordner gerufen und auf diesen gezeigt hatte. Ob dem Herrn nur schlecht war, oder ob er das Mädel unsittlich angefasst hat, ist nicht überliefert.

A propos unsichtlich anfassen (womit wir bei der zweiten seltsamen Szene wären): tapsig wie ich bin, hielt ich ein Mädchen gleich vor mir für meine Ehefrau, näherte mich ihr und legte ihr vertraut die Hand von hinten auf die Schulter (zum Glück nicht ganz woanders hin!). Ganz Charmeur flüsterte ich in ihr Ohr: "Na Liebling, gefällt es dir?" Die fälschlicherweise Angesprochene reagierte erstaunlich relaxt und meinte nur: "Comment? Was meinst du bitte?" Gut, sie schaute ein wenig angewidert, merkte aber schnell, daß es sich um einen Irrtum handelte. Meine Frau die gleich links daneben stand und die Szene mitbekommen hatte, kämpfte hingegen mit den Tränen. Nicht weil sie aus Ärger über mich weinte, sondern weil sie von heftigen Lachkrämpfen geschüttelt wurde.

Am Ende grinsten wir uns nur noch an und verließen das Konzert des doch eigentlich so melancholischen Sängers Paul Banks mit einem nicht zu unterdrückenden Glucksen.

Setlist Paul Banks, Alhambra Paris:

01: Unwind
02: Fun That We Have
93: I'll Sue You
04: Only If You Run
05: Arise, Awake
06: Fly As You Might
07: No Chance Survival
08: Young Again
09: Lisbon
10: Over my Shoulder
11: No Mistakes
12: The Base
13: Paid For That
14: Summertime Is Coming

16: Sykscraper
17: On The Esplanade
18: Games For Days




Sonntag, 1. April 2012

My Brightest Diamond with Ensemble & Ladylike Lilly, Paris, 28.03.12

0 Kommentare

Konzert: My Brightest Diamond with Ensemble & Ladylike Lilly
Ort: Théatre de l'Alhambra, Paris

Datum: 28.03.12

Zuschauer:nicht ausverkaufte, aber recht gut besuchte Veranstaltung, also vielleicht 500



Ins Theater gehe ich ja recht selten (wann auch bei den vielen Konzerten?), aber manchmal fällt eben beides zusammen. Ein Konzert in einem Theater. So wie heute im Alhambra. Ein eher funktioneller Raum im Inneren, dessen prächtige Mahagonitür aber noch einen Hauch seiner glanzvollen Vergangenheit erahnen lässt.

Erstaunlicherweise war die Spielstätte nicht sehr voll, als ich ungewöhnlich pünktlich den Konzertraum betrat. Zuvor hatte man mir dummerweise meine mittelgroße Kamera (eine Bridge, kein Profiteil) am Eingang abgenommen und so knipste ich zunächst mit meiner kleinen Kompakten, die ich für einen solchen Fall vorsorglicherweise dabei hatte.

Auf der Bühne stand ab 20 Uhr 30 die junge Französin Ladylike Lily, die aus Rennes in der schönen Bretagne stammt. Das großgewachsene, schüchtern wirkende Mädchen, hatte ich bereits einmal im Vorprogramm von Scott Matthew gesehen und als auf jeden Fall beachtenswert vermerkt. Lediglich mit ihrer Gitarre und ihrer Kleinmädchen- Stimme schafft sie feenhafte, traumversunkene Klangwelten voller Wärme und Sanftheit, die einen an Coco Rosie, Björk oder Stina Nordenstam denken lassen.

Auch heute gewann sie mit dieser Mischung meine Sympathien und spielte sich etwa eine gute halbe Stunde durch ein hübsches Set, dessen Titel von ihrem ersten, später am Merch erhältlichen, Debütalbum Get Your Soul Washed stammten. Allesamt intime, sehr leise Balladen, die hier nicht auf taube Ohren stießen.



Hinterher sah ich so einige Zuschauer, die sich in der Pause am March mit dem Album eindeckten, auf dem allerdings nicht das Emiliana Torrini Cover Serenade drauf ist, daß Ladylike Lily am Ende gebracht hatte. Ich nutzte die Wartezeit hingegen damit, meinen größeren Fotoapparat wieder zu bekommen, da dem kleinen die Batterien ausgingen. Aber wie sollte ich es bloß schaffen, den Ordner davon zu überzeugen, daß auch ohne offiziellen Fotopass niemand etwas dagegen hat, wenn ich Fotos schieße? Ihm zu erklären, daß sogar die Veranstalter schon meine Pics auf ihre Webseite gestellt haben? Hmm. Die beste Idee war wohl gleich gemeinsam mit dem Macher des Festival auzukreuzen. Aber wo war er, der gute Stephane? Irgendwann fand ich ihn im Getümmel. Ich schilderte ihm kurz mein Anliegen und er fackelte nicht lange, ging mit meinem Abholbon in der Hand zu Garderobe und forderte für mich meinen Apparat ein, dem man ihm auf der Stelle aushändigte. Cool, nun konnte ich Shara Worden und ihr buntes Spekaktel bildlich einfangen!


Gegen 21 Uhr 30 stand mit My Brightest Diamond nicht nur der Headliner des heutigen Abends, sondern des gesamten Festivals an. Zur Feier des Tages wurde ein richtiges kleines klassisches Ensemble aufgeboten, daß meines Wissen aus Frankreich stammte. Außerdem agierten natürlich Shara Worden selbst (an Gitarre, Ukulele, Kalimba und Autoharp= Akkordzither) und ihr Schlagzeuger.

Der ganze erste Teil des Konzertes konzentrierte sich auf das aktuelle Album All Things Will Undwind. Ein theatrales Werk, das einer Oper gleicht und entsprechend auch live umgesetzt wurde. Shara Worden war mit einer weißen, japanisch anmutenden Maske erschienen und tug topflappenähnliche Handschuhe und ein buntes Kleid mit gelb-roten Pailletten aus Stoff. Wieselflink huschte sie über den Bühenrand und spielte ihre Rolle als Schauspielerin ausgezeichnet. Kurze Zeit später fiel dann aber die Maske und Miss Worden konzentrierte sich auf ihre Instrumente. Ziemlich früh zupfte sie auf der Autoharp, später dann auf der Ukulele und zu der Zugabe Apples auf der Kalimba. Was man aber im ersten Abschnitt am meisten raushörte, war neben Sharas glockenklarer Stimme die Klarinette, das Saxofon und die Streicher. Ein Hauch Nostalgie kam bei mir auf, denn ich musste an meine Besuche der Berliner Philharmonie in der Studentenzeit zurückdenken. Allerdings bin ich damals trotz aller Schönheit oft eingepennt und wurde meistens immer erst wach, wenn die Zuschauer am Ende klatschten wie die Gestörten.

Zum Einpennen war es heute aber nicht, schließlich stand man auch und lümmelte nicht auf einem roten Sessel. Dennoch gab es den ein oder anderen Moment der Schläfrigkeit bei mir und ich vermisste am Anfang einfach die rockigen Gitarren, die Shara ja auch so gekonnt aufheulen lassen kann. Dafür musste ich mich aber noch gedulden, denn zunächst wurde klassisch musiziert. She Does Not Brave The War fiel mir äußerst positiv auf. Sehr melancholisch, schwermütig und mit einer sensationell guten Hauch- Stimme vorgetragen, war es das erste Lied des Konzerts, das mich so richtig packte.


Nicht viel später erzählte Worden schmunzelnd eine Ankedote über eine Maus, die sie in ihrem neuen Haus in Detroit gefunden hatte und leitete ein in There's A Rat, einem Stück von All Things Will Unwind. Keine 10 Minuten und zwei Lieder später wurde mit dem jazzig beschwingten High Low Middle auch schon der erste Teil abgeschlossen und das Ensembe verließ nun mit My Brightest Diamond zusammen die Bühne. Sharon würde wiederkommen, soviel war klar, aber das Orchester blieb von nun an in der Kabine.


Der zweite Teil war entsprechend weniger orchestriert, besann sich auf das Zusammenspiel zwischen Worden und ihrem Drummer. Die erste Zuagbe gab Shara Zylinder tragend zusammen mit der Französin Christine and The Queens, die auch bei diesem Festival solo aufgetreten war. Von nun wurde es besser und besser.


Der Kalimba Song Apples war Appetizer auf das Performen des Altwerks, das mit dem hervorragenden Gitarrenlied Dragonfly fortgeführt wurde. Dann kam mit Maggic Rabbit einer der verwunschensten, mysteriösesten und besten Songs, bevor ein Edith Piaf Cover den Schlußstrich unter den zweiten Teil setzte.

Im dritten und letzten Teil gab es mit dem an Elvis Presely erinnernden I Have Never Loved Someone noch einmal etwas vom aktuellen Werk, bevor das elegante und James Bond hafte Nina Simone Cover Feeling Good (entnommen der exquisten Compilaton Dark Was The Night) das definitive Ende markierte.


Ein gutes Konzert von My Brightest Diamond, aber sicherlich nicht ihr bestes. Sie soll krank und geschwächt angetreten sein, hörte ich außerdem hinterher.

Setlist My Brightest Diamond, Théatre de l'Alhambra, Paris:


01: We Addet It Up

02: Reaching Through To The Other Side
03: Escape Routes
04: Be Brave
05: She Does Not Brave The War
06: Ding Dang
07: There's A Rat
08: Everything Is In Line
09: High Low Middle

10:Narcissus Is Back (with Christine and The Queens)
11: Apples
12: Dragonfly
13: Magic Rabbit
14. Hymne à L'Amour (Edit Piaf)

15: I Have Never Loved Someone
16: Feeling Good (Nina Simone)

Aus unserem Archiv:

My Brightest Diamond, Berlin, 24.11.11
My Brightest Diamond, Haldern, 13.08.11
My Brightest Diamond, Paris, 07.10.08
My Brightest Diamond, Haldern, 08.08.08
My Brightest Diamond, Evreux, 27.06.08
My Brightest Diamond, Paris, 22.04.08
My Brightest Diamond, Paris, 02.10.07
My Brightest Diamond, Paris, 26.02.07
Ladylike Lily, Paris, 10.10.11




Dienstag, 28. Februar 2012

St. Vincent, Paris 26.02.12

0 Kommentare

Konzert: St. Vincent (Stealing Sheep)
Ort: Théâtre de L'Alhambra, Paris

Datum: 26.02.2012

Zuschauer: nicht ausverkauft, etwa 500 also

Konzertdauer: St. Vincent etwa 85 Minuten



Es klang ja fast schon etwas seltsam, wenn Annie Clark aka St.Vincent gleich mehrfach die Schönheit des Publikums und der Pariser lobte. Gerade sie, die mit ihren unvergleichlich feinen Gesichtszügen, den hübschen grünen Augen und dem sexy Körper, fast irreal schön ist, ließ keine Gelegenheit aus, den Frenchies Honig ums Maul zu schmieren.

Anbiedernd kam das trotzdem nicht rüber, sondern einfach nur clever. Wer die Franzosen kennt, weiß, daß man als Ausländer am besten neidlos anerkennt, daß die Froschfresser die feinste Kultur, das beste Essen und die stilvollsten Frauen vorzuweisen haben. Und Paris ist eh die schönste Stadt der Welt. Selbstredend. Kritik am Schulsystem, der Familienpolitik oder gar dem Präsidenten mit der singenden Gattin verkneift man sich lieber. Über ihr Land und ihre Volksvetreter dürfen nur die Franzosen selbst lästern, die anderen haben gefälligst zu loben, loben, loben!


Annie sammelte also eifrig Punkte bei ihrem Konzert im Alhambra, das allerdings sehr mühselig und eigenartig blutleer begonnen hatte. Mindestens 5 Lieder lang langweilte ich mich regelrecht und fragte mich, ob es wirklich eine gute Idee war, St. Vincent lediglich drei Monate seit ihrem letzten Pariser Auftritt wiederzusehen. Obwohl die Beauty-Queen engelsgleich sang und in ihrer kurzen schwarzen Ledershorts phantastisch aussah, wollte irgendwie nix rüberkommen. Der Sound klang sehr CD-nah, ziemlich steril und glatt. Kommunikation mit der Band gab es so gut wie keine und die Stimmung im Publikum war auch eher gedämpft. Jeder bewunderte die elegante Frau dort vorne auf der Bühne, eine Tanz-Party wollte aber zunächst nicht aufkommen.

Aber mit Black Rainbow kam ich plötzlich schlagartig rein. Die feine Melancholie, die diesem Lied vom Vorgängeralbum Actor innewohnt berührte mich und auch der zackige Rhythmus erhöhte meinen Pulsschlag. Und als sie gegen Ende des Songs die Elektrische so richtig schön hochfuhr, war das Eis zum Ersten mal gebrochen. Annie kletterte zu ihrem Drummer hoch und gab jetzt so richtig Gas. Von nun an lief's. Mit Cruel wurde perfekt angeschlossen und der funkige Titel riss richtiggehend mit. Immer wieder wurde stilistisch zwischen Musical, funkigem Spacerock und treibendem Diskobeat gewechselt und obendrüber klang glockenhell die wundervolle Stimme von Annie. "Cruel, Cruel, Cruel", ein Hit, gar keine Frage! Das Konzert war jetzt in seiner besten Phase, mit Champagne Year und kurz später Strange Mercy wurden erneut Glanzlichter gesetzt.

Und auch in punkto Kommunikation hatte sich Miss Clarke inzwischen freigeschwommen. Gutgelaunt erzählte sie eine Geschichte, die sie als 16 Jähriges Mädchen erlebt hatte. Sie war mit ihren Eltern, Jazzmusikern, in Paris und irgendwann fand man sich in einem Lokal wieder, in dem auch getanzt wurde. Ihre Schwester wurde von einem blonden Mann aufgefordert, der sich später als der Musiker Beck heraustellen sollte. Wo sie selbst in diesem Moment war? Angeblich in igendeiner Ecke des Lokals, Käse essend! Der Neid über den Erfolg ihrer Schwester stand Annie noch rückblindend ins Gesicht geschrieben!

Eine andere Anekdote handelte von Sid "Sex Pistols" Vicious. Es ging um den Spirit des Punk in heutigen Zeiten und darum, daß sie von dem Sänger der Pop Group eine Scheuerbürste in der Form von Sid erhalten hatte: "the singer of the Pop Group offered me as a present a dish scrubber in the shape of sid vicous called sid dishes. When he gave it to me he said almost disgusted: "this is what's become of punk!" Was folgte war (logischerweise) ein Cover der Pop Group, das unglaublich fetzte. Zwei Lieder später war mit dem wundervollen Year Of The Tiger vorerst Schluß.


Der Zugabenteil dann noch einmal spektakulär. Mit The Party wurde das definitiv schönste Lied des Sets performt und zu dem rockenden Your Lips Are Red wagte Annie gar den Sprung kopfüber ins Publikum. Mit Gitarrre! Minutenlang wurden sie von den Fans auf Händen getragen (ich glaube von den Männern hat sich keiner beschwert!), bevor sie wieder sicheren Boden unter den Füßen hatte und das Konzert gekonnt beendete.

Fazit: Am Anfang ziemlich zäh, am Ende fuliminant! Ende gut, alles gut!




Donnerstag, 23. Juni 2011

Bright Eyes, Paris, 22.06.11

0 Kommentare

Konzert: Bright Eyes (Jenny and Johnny)
Ort: Théatre de L'Alhambra
Datum: 22.06.2011
Zuschauer: geschätzte 500, nicht ausverkauft
Konzertdauer: fast 2 Stunden


Conor Oberst und seine zahlreichen Bandmitglieder (insgesamt standen 7 Musiker auf der Bühne) boten in Paris ein fetziges und abwechlunsgreiches Set und ließen Wehmut ob des baldigen Endes von Bright Eyes aufkommen.

Ungewohnt rockig und noisig auftrumpfend, und gleich mit zwei Schlagzeugern im Rücken, gab Conor gleich von Beginn an Vollgas und nahm lediglich bei der den offiziellen Teil abschließenden Pianoballade Ladder Song den Fuß vom Pedal.

Fast zwei Stunden lang wurden Songs quer durch den Garten des opulenten Repertoires des Womanizers (die vielen süßen Mädchen im Publikum sprechen hierfür Bände!) aus Nebraska performt, wobei der Schwerpunkt auf den letzten Output The People's Key gelegt wurde (ein mieses Album wie mein Konzertnachbar Erwan meinte, der lieber das Frühwerk mag). Mit dem neuen Werk nicht vertraut, waren die Highlights für mich folglich Stücke wie das bildhübsche, äußerst komplexe No One Would Riot For Less (Album Cassadaga), bei dem Conor insbesonders die Songzeile "you know war, it has no heart" laut greinend und herzerweichend intonierte und Old Soul Song (Wide Awake...), bei dem Nate Walcott mit seiner feinen Trompete wohligste Gefühle bei mir auslöste. Klasse auch Something Vague von Fevers & Mirrors und Jejeune Stars, das mit Sicherheit packendste Lied vom aktuellen Album, zu dem richtig die Post abging. Saturierte Gitarren, zwei galoppierende Schlagzeuge und dazu ein mit teuflicher Inbrunst singender Conor Oberst, selten hatte man Bright Eeyes mit soviel Pfeffer und Schwung erlebt! In einigen Szenen drehte sich der Sänger aus Omaha sogar mehrfach im Kreis, oder aber er machte Abstecher zu den Drummern und heizte ihnen wie verrückt ein.

Auf keinen Fall unterschlagen, sollten wir aber Laura Burhenn. Schon beim countryesken Four Winds (zweites Stück des Sets) orgelte sich die hübsche Blondine ins Rampenlicht und bei einem von ihr am Akkordeon vorgetragenen Lied stand die Backgroundsängerin sogar ganz im Vordergrund. Ein sexy Weibsbild, das auch ohne üppige Oberweite (große Brüste sind völlig überschätzt, die Busengröße bei Frauen ohnehin zweitrangig) viel weiblichen Charme in die Herrenrunde brachte. Eine Herrenrunde, in der der Produzent und Gitarrist Mige Moogis fast ein wenig unterging, weil man ihn hinter Laura kaum sah, vor allem wenn er Pedal Steel im Sitzen spielte.

Alles in allem ein wirklich überzeugendes Konzert, bei dem die Kommunikation mit dem Publikum allerdings nicht im Vordergrund stand. Meistens beschränkte sich Conor auf ein kurzes knappes "merci" und nur bei der Vorstellung seiner Band im Zugabenteil wurde er deutlich gesprächiger und ausschweifender. Lange und ausgiebig wurde jeder einzelne Musiker namentlich erwähnt und auch auf die Herkunft (Los Angeles/Omaha, Portland etc.) bzw. den aktuellen Wohnort wurde hingewiesen. Laura Burhenn spielt übrigens in einer Band names Mynabirds, "check them out", wie Mister Oberst augenzwinkernd empfahl. Witzig auch, daß Conor die Gegend in Nebraska, wo er herkommt, als absolut uninteressant bezeichnete, es sei denn man wolle wissen, wo sein Freund Mike Moogis geboren sei...

Ein klein wenig rumnörgeln muss ich allerdings hinsichtlich des Zugabenteils. Statt Road To Joy ("make some noise!") und One For You One For Me (ein eher mißratenes, fast plattes Stück) hätte ich mir viel lieber Lua, First Day of My Life oder We Are Nowhere And It's Now gewünscht, das sind und bleiben meine Lieblinge im Katalog. Cool allerdings, daß Gold Mine Gutted als erste Zugabe gebracht wurde, denn Digital Ash In A Digital Urn war auch ein phänomenales Album.

Die Zuschauer waren trotz dieser Lücken in der Setlist hochzufrieden und die Leute in den ersten Reihen kamen auch noch in den Genuß, sich die Hand in Fußballer-Manier von Conor abklatschen zu lassen.

Nach der Show hatte Herr Oberst aber keinen Bock mehr auf Fankontakt. Eine halbe Stunde nach dem Konzert eilte er mit seiner Freundin im Arm und Kapuze über dem Kopf nach draußen und machte deutlich, daß er in Ruhe gelassen werde wolle, was eine Spanierin, die mit ihrer (geschätzt) 15 Jährigen Tochter gekommen war geflissentlich ignorierte und ihm wie ein Hündchen hinterherlief. Strange! Mike Moogis war da schon deutlich gesprächiger. Ohne, daß ich großartig auf Konversation machte, erzählte er mir und einer guten Freundin gutgelaunt ein wenig vom Leben auf der Tour, davon daß das Konzert am Vortag in Köln sehr wild und toll gewesen sei und er jede Menge Musik produziere. Und dann drückte er mich am Ende sogar noch ungefragt gegen seine Brust (free hugs!). Wirklich ein netter Kerl!

Achso, die Vorgruppe: Jenny und Johnny waren toll, sehr melodiös, Laune machend und ab und zu (bei den Balladen) auf die Tränendrüse drückend. Jenny Lewis ist sexy und hat eine famose Countrystimme, Johnny, Jonathan, Rice witzig, sehr cool und ebenfalls mit guter Stimme ausgestattet. Bester Track: Switchblade. Eine prima Einleitung in den Abend!



Setlist Bright Eyes, Théatre de L'Alhambra, Paris:


01: At The Bottom
02: Four Winds
03: Jejeune Stars
04: Take It Easy
05: Shell Games
06: Approximate Sunlight
07: Falling Out Of Love
08: Cartoon Blues
09: No One Would Riot For Less
10: Bowl Of Oranges
11: Something Vague
12: Lover
13: Hot Knives
14: Poison Oak
15: Old Soul Song
16: Calendar Hung Itself
17: Another Travelling Song
18: Ladder Song

19: Gold Mine Gutted
20: Road To Joy
21: One For You, One For Me

Aus unserem Archiv*:

Bright Eyes, Köln, 21.06.11
Bright Eyes, Wiesbaden, 20.06.07
Bright Eyes, Paris, 30.03.07
Conor Oberst And The Mystic Valley Band, Paris, 13.09.08
Conor Oberst And The Mystic Valley Band, Köln, 11.09.08


* insgesamt habe ich Bright Eyes letztlich vier Mal live gesehen. Vor Existenz des Konzerttagebuchs noch beim Festival in Belfort und in der Pariser Maroquinerie am 8. März 2005 (mit Rilo Kiley, einer Band, in der Jenny Lewis ebenfalls schon aktiv war).





Dienstag, 17. Mai 2011

Alina Orlova, Paris, 16.05.11

3 Kommentare

Konzert: Alina Orlova

Ort: L'Alhambra, Paris
Datum: 16.05.2011
Zuschauer: gut besuchte Veranstaltung, vielleicht 400?
Konzertdauer: von 20 Uhr 25 bis 21 Uhr 5 (40 Minuten) und 21 Uhr 25 bis 22 Uhr 25 (60Minuten)


Wie soll man sich schon an einem Tag fühlen, an dem man per Einschreiben mitgeteilt bekommt, daß man seine heißgeliebte und vertraute Wohnung in ein paar Monaten räumen muss, weil der Eigentümer Eigenbedarf angemeldet hat? Miserabel natürlich! Der traditionelle Austragungsort der Oliver Peel Sessions, er wird bald nicht mehr existieren...

Gut, daß Musik die Kraft hat, Trost zu spenden. Und so ließ ich mich dann auch zu den hingebungsvoll vorgetragenen Pianoballaden der Litauerin Alina Orlova komplett davontragen, sagte der kalten Welt da draußen adieu und schwelgte fast zwei Stunden lang auf das Wundervollste. Ein Satz von Alina hat mich besonders bewegt. Sie erklärte (wie so oft an diesem Abend) ihre russischen oder litauischen Titel vorher auf englisch und sprach in einer emotionalen Szene über den englischen Ausdruck "It doesn't matter much", es ist nicht so wichtig. Viele Dinge im Leben seien doch letztendlich nicht so schwerwiegend, wie sie anfänglich erschienen, bekundete sie weltklug und ging zum Vortrag des Liedes über. An diesem Satz fing ich mich auf wie ein Bergsteiger an seinem Sicherheitsseil. "Alles halb so schlimm" sollte mein Motto dieses unheilvollen Tages werden. Zumindest der Abend war gerettet, denn schöner und ergreifender als mit Alina und ihren beiden Mitstreitern an Cello und Akustikgitarre hätte ich ihn wohl kaum begehen können. Das Konzert war zum Steine erweichen.

Die junge Orlova (22) ist jetzt schon eine der ganz Großen. Ihr verzeihe ich auch, daß sie mich mit ihrer russischen Schwermut immer zum Weinen bringt. Aber irgendwie befreit das ja auch.


Alina Orlova - Doves par val3rie-live

Setlist Alina Orlova, Théatre de l'Alhambra, Paris, klick!

Aus unserem Archiv:

Alina Orlova, Paris, 08.11.10 (mein Konzert des Jahres 2010!)



Sonntag, 13. Dezember 2009

Julian Plenti, Paris, 13.12.09

2 Kommentare

Konzert: Julian Plenti
Ort: Theatre de l'Alhambra, Paris
Datum: 13.12.2009
Zuschauer: bei weitem nicht ausverkauft
Konzertdauer: etwa 60 Minuten



Stell Dir vor, der Interpol Sänger Paul Banks gibt unter dem Pseudonym Julian Plenti ein Konzert und keine Sau geht hin! Oder noch schlimmer: Stell Dir vor, Paul, der wohlgemerkt einer deiner Lieblingssänger ist, rauscht mit seinen Songs mindestens 30 Minuten komplett an Dir vorbei, ohne Dich in irgendeiner Weise emotional zu berühren!

Aber nun gut, wollen wir es nicht zu dramatisch darstellen. Gähnend leer war es im Pariser Alhambra nicht, wenngleich die Platzkapazität von 600 Plätzen nur zu ungefähr 2/3 ausgeschöpft wurde. Und wirklich mies war auch die erste Hälfte des Konzertes nicht. Dennoch, wenn ein bekannter Sänger einer erfolgreichen Rockband wie Interpol vor so wenigen Zuschauern spielt, ist das schon ein wenig befremdend. Wenn dann noch hinzukommt, daß die anwesenden Zuschauer durch die Bank weg durch Passivität, Ausdruckslosigkeit und Hüftsteifheit auffallen, wird es schon ein wenig gespenstisch. Ein solch maues Publikum habe ich seit langem nicht erlebt! Ob die Leute vorher Valium eingeworfen hatten? Oder steif vor Kälte waren, weil draußen frostige Temperaturen herrschten? Oder lag es doch an Julian Plenti und seiner Band? - Schwer zu sagen. Ich denke den Ami mit der Grabesstimme trift auch eine gewisse Mitschuld, denn er war gewohnt wortkarg und reserviert. Keine Frage, der Typ ist kalt wie eine Hundeschnauze, da beißt die Maus keinen Faden ab! Bloß, daß er bei Konzerten von Interpol die Chance hat, seinen Mangel an Strahlkraft und Kommunikationsvermögen durch etliche Killersongs zu kompensieren. Hier und heute aber blieben zumindest in den ersten dreißig Minuten die Stücke blass und ohne Biss. Julian Plenti, der zahnlose Tiger. Oder so. Abgesehen von einem kleinen Aufhorcher bei Fun That We Have rauschte das Programm an mir und höchstwahrscheinlich auch den meisten anderen Zuschauern vorbei. Sein Gitarrist, optisch eine Kreuzung aus dem jungen Willy Millowitsch und Charlie Chaplin, hampelte zwar unfassbar affig und theatralisch über die Bühne und sein Celllist fiedelte ebenfalls mit viel Engagement, aber Emotionen konnten sie dennoch nicht schüren. Es war enttäuschend! Da half es auch nichts, daß Julian stimmlich voll auf der Höhe war und sich kaum einen Patzer leistete. Die Sachen zogen nicht, das Konzert war lau und recht farblos.

Erst in der zweiten Hälfte schaffte es die Band, mehr zu überzeugen und den Funken wenistens ein bißchen überspringen zu lassen. Unwind hatte endlich mal mehr Bums und Only If You Run war mit seinem ausgeprägtem Streicherpart und der aggressiveren Darbietung definitiv stärker als auf dem Album. Die Ballade On The Esplanade nahm dann zwar wieder das Tempo raus, aber das Stück traf mit seiner zarten Melancholie voll in mein Herz. Gänsehaut. Endlich! So hatte ich mir das vorher eigentlich durchgängig erhofft, aber besser spät als nie. "I should have safed my energie", vielleicht hatte Julian den Text zu wörtlich genommen. Im ersten Teil Energie sparen, um dann am Ende Gas zu geben. Ganz nach dem Motto: Hinter wird die Ente fett! Und wie fett sie wurde! Fast so mastig wie die Wampe von Franck Black, dessen Pixies Song Into The White wirklich gelungen gecovert wurde. Skyscraper hielt dann den Spannungsbogen, was wenig verwunderte, da der Song auch einer der besten auf dem Album ist und das mir unbekannte Goodbye Toronto beendete äußert gelungen den offiziellen Teil.

Der Zugabenblock war schließlich absolut versöhnlich. Der psychdelische Sixties Klassiker A Horse With No Name folgte auf das instrumentale H und war deutlich besser als das Original von America. Wunderbar, wie harmonisch die Band zusammenspielte und den Oldie so richtig aufmöbelte. Nichts, aber auch gar nichts kam gegen das finale Games For Days an. Rasierklingenscharfe Gittarenriffs, ein gepeitschtes Schlagzeug und eine Stimme, die durch Mark und Bein ging, so wollte man Julian Plenti sehen! Ein veritabler Hammer zum Abschluß, der die maue erste Hälfte fast in Vergessenheit geraten ließ.

Dennoch eine Bitte an Paul: Begrab den Julian Plenti umgehend und geh' mit einem neuen, hoffentlich brillanten Interpol Album 2010 auf Tour!

Setlist Julian Plenti, Alhambra, Paris:

01: Mythsizer (J Dilla Cover)
02: Fly As You Might
03: No Chance Survival
04: Fun That We Have
05: Madrid Song
06: Girl On The Sporting News
07: Unwind
08: Only If You Run
09: On The Esplanade
10: Into The White (Pixies Cover)
11: Skyscraper
12: Goodbye Toronto

13: H
14: A horse with no name (America Cover)
15: Games for days

Fotos folgen!

Aus unserem Archiv:

Julian Plenti, Köln, 08.12.09
Interpol, Montreux, 16.07.08
Interpol, Brüssel, 23.11.07
Interpol, Paris, 21.11.07
Interpol, Köln, 19.11.07
Interpol, Hohenfelden, 17.08.07
Interpol, Köln, 11.05.07
Interpol, Paris, 10.05.07

- Die wie immer granatenhaft tollen Fotos von Julian Plenti findet man bei Konzertfotografenzar Robert Gil. Klick!




Donnerstag, 19. November 2009

Tegan & Sara, Paris, 18.11.09

0 Kommentare

Konzert: Tegan & Sara
Ort: Theatre de l'Alhambra
Datum: 18.11.2009
Zuschauer: restlos ausverkauft
Konzertdauer: stolze 100 Minuten brutto (netto weniger, es wurde zwischendurch
viel geplaudert)

Chronique en français à venir! Promis!




An diesen kurzen Novembertagen muss man den Serotoninspiegel ein wenig ankurbeln, will man nicht in bluesige Stimmung geraten. Patrick Watson und sein (auf hohem Niveau stattfindendes) niederschmetterndes Katzengejammer schien mir da ziemlich ungeeignet. Ich bevorzugte heute deshalb andere Muntermacher. Tegan & Sara kommen zwar wie Watson aus Kanada, machen aber deutlich unprätentiösere und fröhlichere Musik. Da musste ich hin!

Wie schon beim Gig von Gossip kam aber keiner meiner Konzertjunkie-Freunde auf die gleiche Idee. Im Publikum erkannte ich kein einziges bekanntes Gesicht. Wo waren die Pappnasen denn? Etwa alle bei Herrn Watson?

Egal, so fand ich mich eben ganz alleine in der Pariser Lesbencommunity wieder. Als Mann war ich ganz klar in der Unterzahl und umringt von knabenhaft aussehenden Mädchen, die romantisch Händchen hielten und sich abschmusten. Optisch herrschte ein ziemlich einheitlicher äußerlicher Kodex. Die Haare waren kurz gehalten, aber oft struwelig über die Schläfen gekämmt. Längere Strähnen und Asymetrie waren der Renner! Lippenstift drucken die Mädels keinen, dafür aber gerne mal ein Piercing oder auch ein Oberarmtattoo. Im Grunde genommen galt die alte Regel: Das Publikum sieht genauso aus, wie die Band, die auf der Bühne steht. Bloß, daß die wenigsten so süße Gesichter hatten wie Tegan and Sara, die einfach von der Natur begünstigt sind.

Ich rede wieder zuviel über Äußerlichkieten? Hmm, vielleicht habt ihr Recht. Davon abgesehen stellen wir uns hier auf dem Konzerttagebuch selbstredend hinter die Schwulen und Lesben. Ohne homosexuelle Künstler wäre die Musikszene armseelig und die juristische Gleichstellung von Homoesexuellen bei Ehe und Adoption halte ich für zeitgemäß und selbstverständlich.

Aber jetzt sofort mal ein Wort zur Stimmung. Die war nach und zwischen den Liedern blendend, hätte aber während des Abspulen der Songs wesentlich lebhafter sein können. Wahrscheinlich lag es einfach daran, daß die Mädels permanent Fotos mit ihrem I-Phone von ihren Idolen schoßen, so daß sie die Aufnahmen nicht verwackeln wollten. Wenn aber Tegan, oder auch Sara (was etwas seltener vorkam), lustige Ansagen machte und Anekdoten erzählte, waren die Fans deutlich lauter. Dankbar wurden die Witze von Tegan mit Lachern quittiert und das Aufsagen einzelner französischer Wortfetzen wurde wie so oft euphorisch aufgenommen. Der Franzose, ob Männlein oder Weiblein, liebt es eben, wenn Amis französisch reden. Dann fühlen sich die Froschfresser geehrt und umschmeichelt. Funktioniert immer! Viel war es jedoch nicht, was die beiden Zwillinge auf französich zu sagen wußten, da merkte man doch deutlich die Sprachgrenzen in Kanada.

Ebenfalls entzückt war das Publikum, als Sara erzählte, daß es toll wäre, wenn man eine dieser Dating Shows im Fernsehen mit Französinnen haben könnte. Außerdem sei sie, Sara, ja auch noch zu haben, im Gegensatz zu Tegan, die sofort abwinkte und hinzufügte: "Bin vergeben!"


In einer anderen Plauderpause zwischen den Titeln ging es auch um das Thema Twittern. Wenn man seinem Partner vollkommen treu sein wolle, müße man in heutigen Zeiten erklären: "Ok, versprochen, ich lese ab jetzt nur noch Deine Tweeds. "

Die Geschichte mit Twitter schien sie ohnehin zu amüsieren, an mehreren Stellen ging es um diese moderne Kommunikationsform und es wurde dem Publikum geraten, Tegan & Sara bei Twitter zu folgen.


Weitereres wichtiges Anliegen war es den Musikerinnen, daß die Leute ihre neue CD (z.B. als Weihnachtsgeschenk für gute Freunde) kaufen sollten, damit sie selbst nicht verarmen würden. Europa, speziell Paris, sei so teuer, daß es sich für sie kaum lohnen würde. Eigentlich würden sie die Tour nur machen, um sich bei den europäischen Fans zu bedanken. Bei einem ihrer ersten Konzerte in der französischen Metropole (das war in der Maroquinerie) hätten sie so wenig Geld gehabt, daß sie nach dem Gig mit ihrem Van aus der Stadt herausgefahren seien und mit offener Tür (sie hätten keine Klimaanlage gehabt) Frankreich durchquerten. Mein Mitleid hielt sich aber ehrlicherweise in Grenzen, denn so voll wie heute hatte ich das Alhambra noch nie erlebt und das neue Album Sainthood erreichte laut Plattenvorgericht immerhin Platz vier der kanadischen und Platz 21 der amerikanischen Charts. Zumindest genug Geld, um von ihrer Musik zu leben, sollten sie also haben. Ein Privileg, daß nicht jede gute Indieband hat!

Und um den außermusikalischen Teil meiner Berichterstattung zu beenden, muss auch noch etwas zum Vorstellen der männlichen Begleitmusiker gesagt werden. Diese Vorstellung war nämlich äußerst amüsant und charmant. Tegan nannte die Namen der drei Burschen, die an Bass, Schlagzeug und Keyboard (bzw. Gitarre) tätig waren und fragte jeweils, wie viele Fehler sie im Laufe des Sets gemacht hätten. Ganz offen gab beispielsweise der Keyboarder Ted zu, daß er gleich beim ersten Lied gepatzt hatte. Ich hatte das nicht gemerkt, fand die Offenheit aber entwaffnend. Außerdem wollte Tegan auch von jedem einzelnen wissen, wie ihnen Paris gefalle und ob sie schon einmal Pott geraucht hätten. Die Antworten waren einheitlich: Jeder der drei Kerle fand Paris wundervoll (bloß zu teuer), keiner aber hatte je Pott geraucht. Gerade der letzte Teil verwunderte Tegan: "Was seit ihr denn für Nerds? Ihr wart wirklich immer so brav? Deshalb macht ihr so wenige Fehler! Ich selbst habe mir schon meine Gehirnzellen durch ungesunde Lebensweise ruiniert!"...

Natürlich war das übertreiben, denn Tegan spielte und sang genau wie Sara ganz hervorragend! Mit viel Herzblut und ihren typischen Mickie-Maus Stimmen (nehmen sie vorher Heliumgas zu sich?) schmetterten sie alte und neue Hits und ließen keinerlei Langeweile aufkommen. Das war zackig, eingängig und frisch. Alles ohne viele Schnörkel, genau wie die beiden Zwillinge selbst. Und live ist das Ganze natürlich wesentlich rockiger und lauter als auf den Alben, da wird aus Indie Pop schnell mal fast noisiger Indie Rock.

Einzelne Lieder besonders hervorzuheben fällt mir hingegen schwer, die beste Phase hatte das Konzert aber für mich, als hintereinander weg die ungemein ohrwurmigen Stücke Nineteen und Where Does The Good Go performt wurden. Von den neuen Tracks zog natürlich Hell besonders gut.

Letztlich sind Tegan and Sara nicht so komplex wie Built To Spill, nicht so kompromissloss noisig wie Sonic Youth und auch nicht so innovativ wie Kaki King, aber dennoch eine ganz wichtige Band der nordamerikanischen Indieszene.

Kaum jemand ist nämlich so catchy, charismatisch und liebenswürdig wie die beiden Zwillinge!


Setlist Tegan & Sara, Alhambra, Paris:

01: The Con
02: Walking With A Ghost
03: I Bet It Stung
04: Speak Slow
05: So Jealous
06: Arrow
07: Hell
08: On Directing
09: Red Belt
10: The Cure
11. Northshore
12: Night Watch
13: Soil, Soil
14: Knife Going In
15: Like Oh, Like H
16: Nineteen
17: Where Does The Good Go
18: Alligator
19: Paperback Head
20: The Ocean
21: Sentimental Tune
22: Someday
23: Back In Your Head
24: Living Room
25: Call It Off

Zusätzlich wurde My Number akustisch angestimmt und überwiegend vom Publikum gesungen, daß sich diesen Titel gewünscht hatte. Eine Amerikanerin im Publikum wollte unbedingt Come On hören, wurde aber mit anderen Songs vertröstet.

- Mehr Fotos von Tegan and Sara vom Pariser Alhambra hier

Links: Hervorragende Pics von Tegan & Sara in Glasgow (2008) hat meine Flickr Freundin Sarah Bastin. Klick!
- Und noch viel aktueller sind ihre brillianten Fotos von Tegan in Sara in Victoria vom 25.09.2009

Aus unserem Archiv:

Tegan and Sara, Köln, 10.03.08
Tegan and Sara, Köln, 25.08.07
Tegan and Sara, Hohenfelden (Highfield Festival), 19.08.07





 

Konzerttagebuch © 2010

Blogger Templates by Splashy Templates