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Mittwoch, 4. April 2012

Festival les femmes s'en mêlent, Paris, du 20 au 30 mars 2012

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Concerts: Festival les femmes s'en mêlent
Lieu: plusieurs endroits à Paris
Date: du 20 au 30 mars 2012


Le sublime festival "les Femmes s'en mêlent 2012" fait déjà partie de l'histoire. Mais c'était tellement beau que j'ai envie de revivre cela chronologiquement avec vous.

20 & 21 mars 2012: Institut suédois: Britta Persson

Les suédoises sont les bienvenues aux "femmes s'en mêlent" depuis longtemps et j'adore ces artistes scandinaves, mais bizarrement je n'ai jamais mis les pieds à l'institut suédois. A chaque fois c'était vite complet et 2012 n'échappa pas à cette règle. Dommage!

22 mars: Point Ephémère: Le Volume Courbe, Ela Orlans, Christine And The Queens:


J'ai raté le concert de Christine And The Queens, mais pour mon chouchou Ela Orleans j'étais parfaitement à l'heure. La polonaise globe-trotteuse vit désormais à Glasgow en Ecosse. Elle a laissé derrière elle Brooklyn, qui lui a peut-être inspiré la noirceur velvetienne qui est inhérente à ses étranges morceaux. Orleans compose "des films pour les oreilles" et cela s'entend. Avec une voix éthérée et noyée dans des réverbs , elle bricole à l'aide d'un synthé et de sa guitare une musique étrange, hallucinogène et enivrante. Elle utilise des techniques modernes comme des loops et des samples pour aboutir à un résultat bluffant. Ces morceaux ne ressemblent à rien de connu. C'est un mélange épatant de pop 60ies, de chanson, du dub step, de bossa nova et de musique d'ambiance.

Inutile de dire que le public était assez surpris, voire irrité d'entendre cela. Mais peu importe, on ne peut pas plaire à tout le monde et c'était très courageux et cool d'inviter une artiste expérimentale comme cela . Moi je suis fan!


Le Volume Courbe ont clos la soirée. Emmené par la mignonne chanteuse Charlotte Marionneau (l'ex de Kevin Shields de My Bloody Valentine!) ils ont mis un sourire aux lèvres des spectateurs. Le caractère ultra attachant de la chanteuse y était pour beaucoup, mais la très belle violoniste blonde a su également chauffer la salle. Les morceaux, parfois chantés en anglais, parfois en français étaient un peu inégaux, mais toujours intimistes, sincères et sans chichi. Un groupe de 7 membres, qui a laissé une bonne impression et donne envie de les voir un peu plus souvent à Paris à l'avenir.

23 mars: Théatre de la cité internationale: Dark Dark Dark & Dom


Dom c'est le pseudonyme d'une la jeune brésilienne, installée à Paris. Elle est violoncelliste et parle très très bien français. Pourtant les chansons étaient toutes chantées en portugais ou espagnol... Entourée de Stéphane Milochevitch (Thousand) à la guitare acoustique et d'un pianiste, elle a charmé le public, venu en masse (c'était complet) dans ce très beau théàtre de la cité universitaire. C'était parfaitement maitrisé et arrangé. On sentait tout de suite que cette fille naturelle et bien elevéee a beaucoup de talent et que l'avenir lui appartient. Même sans comprendre les paroles, nous plongions dans l'ambiance doucement mélancolique des ces chansons. Une découverte! Affaire à suivre...


Dark Dark Dark sont déjà un peu plus expérimentés que Dom. Les Américains de Minneapolis ont joué souvent dans la capitale française, mais ils n'ont jamais interprété autant de nouveaux morceaux qu'aujourd'hui. Nona Marie Invie (sans ses lunettes obligatoires cette fois-ci!), chanteuse à la voix rauque et ultra sexy, expliquait qu'ils en ont un peu marre de jouer à chaque fois des vieux trucs. Pourtant on ne se lasse pas de la beauté des classiques très sombres envoutants comme Daydreaming ou Wild Goose Chase. La pop de chambre de Dark Dark Dark est vraiment un bonheur pour tous les sens, les arrangements sont ciselés et le jeu harmonieux de l'accordéon, de la clarinette et du piano simplement parfait.

Peut être pas leur meilleur concert (la chanteuse était un peu fatiguée et malade, elle buvait ans cesse du thé), mais une prestation qui nous fait languir la sortie du nouvel album.

24 mars, Théatre de la cite inetrnationale: Mirel Wager & Dillon:


Mirel Wagner m'avait déjà séduit à l'institut finlandais en décembre dernier. La jeune finlandaise, d'origine éthiopienne est une digne héritière des folkeuses tristes comme Vashti Bunyan, Joni Mitchell ou Sibylle Baier et dispose d'une voix douce et ensorcelante. C'est ce qu'elle fait est minimaliste. Quelques accords de guitares, des paroles très sombres et sa voix sublime, c'est tout. Il y avait des spectateurs dans le théàtre qui trouvaient cela trop dépouillé, trop simple, mais j'étais encore une fois sous le charme de cette chanteuse attachante et atypique. Avec trois fois rien elle crée un maximum d'émotions et malgré la noirceur de ses compositions elle était capable de me consoler et faire oublier mes soucis pour un moment.

La berlinoise Dillon, qui jouait ensuite était l'exacte opposée de Wagner. Au lieu de proposer une musique calme et acoustique, elle se servait d'un gros son électronique qui faisait vibrer le théâtre. Avec un deuxième musicien derrière les synthés, elle distillait des chansons dynamiques et fragiles en même temps. Dotée d'un voix jazzy et vulnérable, cette fille a déjà séduit les critiques et est en train de conquérir un public de plus en plus large. Son style rappelle Austra, Fever Ray, Likke Li et Zola Jesus, mais il y a quand même une note très personnelle dans sa musique. C'était bouleversant, dramatique et théâtral et le public de la Cité applaudissait de plus en plus fort. A la fin Dillon a même fait chanter les spectateurs et elle semblait très émue en quittant la scène. Un petit triomphe!

26 mars, Divan Du Monde, Thus:owls, Still Corners et Beth Jeans Houghton:


Les suédois de Thus:owls ont eu le droit d'ouvrir le bal au Divan Du Monde. Je dit suédois parce que la chanteuse Erika Angell vient d'un petite île de là-bas. Mais son mari, le guitariste Simon Angell est canadien et connu comme membre de Patrick Watson. On peut donc parler d'une formation suédo-canadienne, puisque les deux sont les musiciens les plus importants dans ce groupe élégant, original et difficilement classable. Leur musique est très complexe, dramatique et sensuelle, les arrangements raffinés et loin de la pop mainstream et bubblegum. Ce qui fait que ça ne rentre pas directement dans l'oreille. J'ai eu du mal à me souvenir des mélodies de leurs nouvelles chansons tout en sachant que la beauté se développe chez eux seulement après plusieurs écoutes. Ce qui m'a le plus marqué dans leur concert, c'était la jeu de guitare à l'aide d'une cuillère, même d'une chaine et les collants sexy d'Erica.

Still Corners avait eux aussi du sex appeal à revendre et là je parle bien évidemment de la belle chanteuse blonde Tessa Murray. Mais cette fille n'est pas seulement jolie, elle chante aussi extraordinairement bien. Sa voix douce et éthérée me faisait penser à Mazzy Star ou Elizabeth Fraser des Cocteau Twins, mais heureusement les Still Corners ne se contentent pas seulement de reproduire le ses formations dream pop cultes. En live leurs superbes chansons étaient nettement supérieures aux versions de l'album qui n'est pas mal, mais un peu stérile. Le guitariste était exceptionnel. Avec ses riffs noisy et distordus il m'euphorisait au plus haut point et l'ensemble de la voix, de la guitare et des vidéos faisait mouche. Un des meilleurs concerts de cette édition des femmes s'en mêlent 2012!


Beth Jeans Houghton fournissait un peu le contraire de que j'ai dit sur les Still Corners. J'adore son disque ultra entêtant, varié et fun, mais en live ils me manquaient clairement les cordes qu'on peut écouter sur disque. Certes, le groupe faisait de son mieux pour compenser, mais les chansons ne me faisaient pas grand impression ce soir-là, malgré une trompette jubilatoire. Ce qui impressionait le plus était le look et le caractère bien trompé de la fausse blonde. Avec ses lèvres rouge bling bling, elle ressemblait à une pin up girl des années 50 et aurait certainement gagné beaucoup d'argent ici à Pigalle aux heures de gloire de cette époque. Elle était drôle, souriante et charismatique, faisant des blagues avec une banane sur Adolf Hitler (!) et proposait meme une reprise marrante de Madonna. Le rappel sonnait comme du Ramones ce qui prouve la diversité de cette très jeune fille (22 ans!) un peu folle.

Vont suivre: mes commentaires sur les concerts de Dum Dum Girls, Masquer, Mensch, Ladylike Lily, My Brightest Diamond, Giana Factory...



Montag, 2. April 2012

My Brightest Diamond & Ela Orleans, Strasbourg, 30.03.12

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Konzert: My Brightest Diamond & Ela Orleans (im Rahmen des Festivals "Les femmes s'en mêlent")
Ort: La Laiterie (Club) in Strasbourg

Datum: 30. März
Ela Orleans: 20:30-21:10 Uhr, MBD 21:30-22:45 Uhr etwa 100 Zuschauer


Von Gudrun aus Karlsruhe:


Das Konzert von Shara Worden im November in Berlin zählt zu meinen allerbesten Konzerterlebnissen 2011. Insofern war der Termin in Strasbourg einerseits eine innere Pflicht, andererseits auch mit etwas Bangen behaftet: wird dieses Konzert neben der wunderbaren Erinnerung standhalten können?


Ich hatte im Februar schon


1) meinen Mann überredet mitzukommen,
2) Tickets gesichert und
3) ein Hotel reserviert.

Als es an die Feinplanung ging (Auto oder Zug, über Nacht bleiben oder heimfahren usw.) wurde es aber wieder einmal sehr kompliziert zu einer Entscheidung zu kommen. Dafür, dass Strasbourg ja näher liegt als Frankfurt oder Freiburg, ist die Erreichbarkeit mit dem Zug irgendwie noch deutlich verbesserbar. Mit dem Auto in Strasbourg ist als Fremder aber auch kein Spaß. Eigentlich geht es nur per TGV richtig bequem, aber der fährt zu selten (das trifft übrigens auch für Stuttgart zu...)


Lange Rede kurzer Sinn - was am Anfang so klar und verlockend aussah, musste doch erst etwas sauer verdient werden.


Schließlich lief aber alles recht gut und wir hatten einen sehr lohnenden Aufenthalt in Strasbourg.


Wir kamen zu den letzten 10 min von
Ela Orleans in den mittelmäßig vollen Club La Laiterie und konnten live und vor Ort feststellen, dass wir seit 20:30 Uhr nichts verpasst hatten, was uns leid tun müsste. Einfach nicht unsere Art Musik.

Pünktlich wie angekündigt 21:30 Uhr (sagte ich schon, dass ich es liebe, wenn Abläufe bekannt sind und man sich an die Zeiten hält?) betrat Shara Worden mit der Maske tanzend die Bühne. So weit keine Überraschung.

Anschließend nahm sie ihre E-Gitarre, stimmte etwas lässig und begrüßte das Publikum etwa so:


"Hallo, wie schön endlich mal wieder hier zu sein. Hat ja diesmal ne gute Weile gedauert, was? Wie lang eigentlich?

Antwort aus dem Publikum: 3 Jahre.
Was, drei Jahre?! Oh was ist in der Zwischenzeit aus uns geworden?!
Antwort aus dem Publikum: Ja, du trägst ja jetzt Farbe!
Ja, ich stelle mir vor, das seien die Elementarteilchen aus denen das ganze Universum besteht.... (längere Erläuterung)."
Brian Wolfe (an den Drums) beschließt den verbalen Erguss: "Ich finde Du siehst schlicht aus wie eine psychedelische Billie Holiday!"


Damit war der Ton des Konzertes festgelegt. Shara Worden ging es so richtig gut auf der Bühne, und in den folgenden 70 min bekam das Publikum ordentlich was auf die Ohren. Schon im ersten Lied durften wir unseren Part mitsingen (Publikum aufwärmen war auch echt nicht nötig). Wir feierten das gebührend ab. Im Vergleich zum Konzert im November (das auch schon recht rockig war), war es noch eine ordentlich Portion lauter. Die E-Gitarre wurde fast gar nicht abgelegt und My Brightest Diamond spielte zu einem wahren Hexensabbat auf. Aus allen Alben war ein bisschen was dabei. Es hatte tatsächlich etwas von einer Walpurgisnacht, in der sie mir ihrer sirenenhaften Stimme uns unwiderstehlich in ihren Bann zog und uns zappeln ließ. Perfekt unterstützt durch Brian Wolfe an den Drums, der wieder leise und zärtlich bis Lautstärkewettbewerb mit der E-Gitarre inklusive aller Zwischentöne drauf hatte.


Schon in meinem letzten Bericht war ich darauf eingegangen, wie ihre Energie und ihre unvergleichliche Stimme das Konzert so unvergesslich machten. Hier gab es von beiden noch eine gute Portion mehr. Mein absolutes Highlight war "Feelin good" (das ich ja bis dahin nur in der auch tollen Studio-Fassung von Muse auf Origin of Symmetry kannte). Von ganz ganz leise bis zum Wettbewerb zwischen Gitarre und Drums "wer kann wilder" war alles dabei und das war absolut euphorisierend. Direkt nach dem Konzert an der Strassenbahnhaltestelle musste auch jemand auf seinem Smartphone die Aufnahme noch einmal Revue passieren lassen, um sich zu versichern, dass er das gerade wirklich erlebt hatte (die Dynamik hatte das arme kleine Teil natürlich nicht so richtig mitgeschnitten).


Schade war eigentlich nur, dass der Zauber nach 75 min schon vorbei war und wir dann auch ziemlich resolut aus dem Club geschoben wurden. Kein Zipfelchen von der Künstlerin war zu sehen.

Die Ohrwürmer "Feelin Good" und "High low middle" verfolgen mich noch heute und lassen diesen besonderen Abend in mir nachklingen.


Setlist:


Regentanz

- We added it up
* Golden Star
- Escape Routes
c Be my husband (Nina Simone cover)
- Be brave
- She does not brave the war
* Dragonfly
* Magic rabbit
- I have never loved someone
+ Apple
- High low middle
c Feelin Good (Nina Simone cover aus Dark was the night, 2009)

Zugaben:

+ Inside a boy
* Freak out
c Tainted love (Gloria Jones/Soft Cell cover aus Guilt by Association Vol. 2, 2008)
---------------------
* = Bring Me the Workhorse (2006)
+ = A Thousand Shark's Teeth (2008)
- = All Things Will Unwind (2011)
c = Cover Versionen

Pics aus Paris by Oliver Peel.



Giana Factory u.a., Paris, 30.03.12

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Konzert: Giana Factory u.v.a., soirée de clôture des femmes s'en mêlent
Ort: La Machine du Moulin Rouge, Paris
Datum: 30.03.2012



Alle schönen Dinge gehen besonders schnell zu Ende und so war am Freitag, dem 30. März, bereits Schluß mit dem wunderbaren Festival les femmes s'en mêlent, zumindest in Paris. Traditionell findet der letzte Abend in der Machine du Moulin Rouge im Pigalle Viertel statt. Eine trubelige Gegend.

Die behämmerten Touristen, die in das berühmte Variété- Theater Moulin Rouge gleich nebenan gingen, hatten sicherlich keinen blassen Schimmer davon, daß nur ein paar Schritte weiter ein kleines, aber sehr feines Festival sein Ende nahm. Aber auf diese Ahnungslosen und ihre halbe Flasche Champagner (die dort immer im Preis für die Show inbegriffen ist) sei geschissen und die Konzentration auf den Abend in der Machine gelegt.


Wobei meine Konzentration ehrlich gesagt nur mittelmäßig groß war. Ich war mit meiner Frau und ihrer guten Freundin S. gekommen und wir hingen einen Großteil der Zeit im Barbereich und tranken Bier. Mein geringes Interesse hing stark mit der musikalischen Ausrichtung des Abends zusammen. Der discoähnlichen Location entsprechend wurde fast ausschlielich Elektro Pop und Dancemusik gespielt, Felder die ich eher selten und mit mittlerer Neugierde beackere.


Die als Erste ins Programm gestarteten Däninnen Giana Factory wollte ich aber in Ruhe begutachten und tat dies auch an vorderster Front. Das rein weibliche Trio spielt eine Mischung aus New Wave und Eletropop und kann stilistisch mit Ladytron, Ladyhawke oder Our Broken Garden verglichen werden.

Was sofort auffiel, waren die schrecklichen Frisuren der Mädels. Ja, ich weiß, ich bin gemein, aber können die sich keinen ordentlichen Schnitt zulegen? Sie sind doch eigentlich sehr ansehlich, da sollte man doch nicht mit einer achtziger Jahre Nena Gedächtnisfrisur auflaufen. Nun ja, ist eben die Indieszene, Heather Woods Broderick und Elanor Friedberger haben ja auch solche Unfrisuren. Egal.

Wie aber war die Musik? Durchaus gefällig, aber nicht überragend. Das 80 er Jahre Revival läuft ja izwischen seit etlichen Jahren und allzu viel Neues haben Louise Foo (die Schwester von Sharin Foo von den Raveonettes), Lisbet Fritze und Sofie Johanne dem Ganzen nicht hinzuzufügen. Ihre Melodien sind catchy, aber recht simpel aufgebaut, die Strukturen durchschaubar. Schlecht war das Konzert trotzdem nicht, weil insbesondere die Gitarristin Lisbet ein paar tolle noisige Riffs aus ihrer Elektrischen kitzelte und die Synthies bisweilen düster und aufregend klangen.

Auch songtechnisch gab es Highlights, vor allem das morbide Trippin und das wüstensandgetränkte, schwül-warme Heart Thief. Eine recht banale Nummer wie Dive am Ende trübte aber wieder etwas diesen guten Eindruck.

Insgesamt gefällig wie ich schon sagte, Schulnote 3, wenn ich es benoten müsste.

Damit waren aber schon meine Energien aufgebraucht. Class Actress hörte ich von weitem und war nur sehr bedingt angetan, Comanechi waren mir zu krachig und wild und den Rest schenkte ich mir ganz und ging stattdessen lieber mit meiner Frau in ein Bistro um die Ecke und mampfte mit ihr Burger und Pommes (scheiße, schlecht für meine Diät!).

Die besten Konzerte des Festival les femmes s'en melent hatten eh schon in den vorangegangenen Tagen stattgefunden. Still Corners, Mirel Wager, Dark Dark Dark, My Brightest Diamond, da war schon so einiges dabei, was dem Musikfan in mir goße Freude bereitete.

2013 bin ich sicherlich wieder mit dabei. Inschallah!

Setlist Giana Factory, La Machine du Moulin Rouge, Paris:

01: Heart Thief
02: Bloody Game
03: Pixelated Truth
04: Joy And Deception
05: Trippin'
06: Rainbow Girl
07: Dirty Snow
08: Darkness
09: Dive



Sonntag, 1. April 2012

My Brightest Diamond with Ensemble & Ladylike Lilly, Paris, 28.03.12

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Konzert: My Brightest Diamond with Ensemble & Ladylike Lilly
Ort: Théatre de l'Alhambra, Paris

Datum: 28.03.12

Zuschauer:nicht ausverkaufte, aber recht gut besuchte Veranstaltung, also vielleicht 500



Ins Theater gehe ich ja recht selten (wann auch bei den vielen Konzerten?), aber manchmal fällt eben beides zusammen. Ein Konzert in einem Theater. So wie heute im Alhambra. Ein eher funktioneller Raum im Inneren, dessen prächtige Mahagonitür aber noch einen Hauch seiner glanzvollen Vergangenheit erahnen lässt.

Erstaunlicherweise war die Spielstätte nicht sehr voll, als ich ungewöhnlich pünktlich den Konzertraum betrat. Zuvor hatte man mir dummerweise meine mittelgroße Kamera (eine Bridge, kein Profiteil) am Eingang abgenommen und so knipste ich zunächst mit meiner kleinen Kompakten, die ich für einen solchen Fall vorsorglicherweise dabei hatte.

Auf der Bühne stand ab 20 Uhr 30 die junge Französin Ladylike Lily, die aus Rennes in der schönen Bretagne stammt. Das großgewachsene, schüchtern wirkende Mädchen, hatte ich bereits einmal im Vorprogramm von Scott Matthew gesehen und als auf jeden Fall beachtenswert vermerkt. Lediglich mit ihrer Gitarre und ihrer Kleinmädchen- Stimme schafft sie feenhafte, traumversunkene Klangwelten voller Wärme und Sanftheit, die einen an Coco Rosie, Björk oder Stina Nordenstam denken lassen.

Auch heute gewann sie mit dieser Mischung meine Sympathien und spielte sich etwa eine gute halbe Stunde durch ein hübsches Set, dessen Titel von ihrem ersten, später am Merch erhältlichen, Debütalbum Get Your Soul Washed stammten. Allesamt intime, sehr leise Balladen, die hier nicht auf taube Ohren stießen.



Hinterher sah ich so einige Zuschauer, die sich in der Pause am March mit dem Album eindeckten, auf dem allerdings nicht das Emiliana Torrini Cover Serenade drauf ist, daß Ladylike Lily am Ende gebracht hatte. Ich nutzte die Wartezeit hingegen damit, meinen größeren Fotoapparat wieder zu bekommen, da dem kleinen die Batterien ausgingen. Aber wie sollte ich es bloß schaffen, den Ordner davon zu überzeugen, daß auch ohne offiziellen Fotopass niemand etwas dagegen hat, wenn ich Fotos schieße? Ihm zu erklären, daß sogar die Veranstalter schon meine Pics auf ihre Webseite gestellt haben? Hmm. Die beste Idee war wohl gleich gemeinsam mit dem Macher des Festival auzukreuzen. Aber wo war er, der gute Stephane? Irgendwann fand ich ihn im Getümmel. Ich schilderte ihm kurz mein Anliegen und er fackelte nicht lange, ging mit meinem Abholbon in der Hand zu Garderobe und forderte für mich meinen Apparat ein, dem man ihm auf der Stelle aushändigte. Cool, nun konnte ich Shara Worden und ihr buntes Spekaktel bildlich einfangen!


Gegen 21 Uhr 30 stand mit My Brightest Diamond nicht nur der Headliner des heutigen Abends, sondern des gesamten Festivals an. Zur Feier des Tages wurde ein richtiges kleines klassisches Ensemble aufgeboten, daß meines Wissen aus Frankreich stammte. Außerdem agierten natürlich Shara Worden selbst (an Gitarre, Ukulele, Kalimba und Autoharp= Akkordzither) und ihr Schlagzeuger.

Der ganze erste Teil des Konzertes konzentrierte sich auf das aktuelle Album All Things Will Undwind. Ein theatrales Werk, das einer Oper gleicht und entsprechend auch live umgesetzt wurde. Shara Worden war mit einer weißen, japanisch anmutenden Maske erschienen und tug topflappenähnliche Handschuhe und ein buntes Kleid mit gelb-roten Pailletten aus Stoff. Wieselflink huschte sie über den Bühenrand und spielte ihre Rolle als Schauspielerin ausgezeichnet. Kurze Zeit später fiel dann aber die Maske und Miss Worden konzentrierte sich auf ihre Instrumente. Ziemlich früh zupfte sie auf der Autoharp, später dann auf der Ukulele und zu der Zugabe Apples auf der Kalimba. Was man aber im ersten Abschnitt am meisten raushörte, war neben Sharas glockenklarer Stimme die Klarinette, das Saxofon und die Streicher. Ein Hauch Nostalgie kam bei mir auf, denn ich musste an meine Besuche der Berliner Philharmonie in der Studentenzeit zurückdenken. Allerdings bin ich damals trotz aller Schönheit oft eingepennt und wurde meistens immer erst wach, wenn die Zuschauer am Ende klatschten wie die Gestörten.

Zum Einpennen war es heute aber nicht, schließlich stand man auch und lümmelte nicht auf einem roten Sessel. Dennoch gab es den ein oder anderen Moment der Schläfrigkeit bei mir und ich vermisste am Anfang einfach die rockigen Gitarren, die Shara ja auch so gekonnt aufheulen lassen kann. Dafür musste ich mich aber noch gedulden, denn zunächst wurde klassisch musiziert. She Does Not Brave The War fiel mir äußerst positiv auf. Sehr melancholisch, schwermütig und mit einer sensationell guten Hauch- Stimme vorgetragen, war es das erste Lied des Konzerts, das mich so richtig packte.


Nicht viel später erzählte Worden schmunzelnd eine Ankedote über eine Maus, die sie in ihrem neuen Haus in Detroit gefunden hatte und leitete ein in There's A Rat, einem Stück von All Things Will Unwind. Keine 10 Minuten und zwei Lieder später wurde mit dem jazzig beschwingten High Low Middle auch schon der erste Teil abgeschlossen und das Ensembe verließ nun mit My Brightest Diamond zusammen die Bühne. Sharon würde wiederkommen, soviel war klar, aber das Orchester blieb von nun an in der Kabine.


Der zweite Teil war entsprechend weniger orchestriert, besann sich auf das Zusammenspiel zwischen Worden und ihrem Drummer. Die erste Zuagbe gab Shara Zylinder tragend zusammen mit der Französin Christine and The Queens, die auch bei diesem Festival solo aufgetreten war. Von nun wurde es besser und besser.


Der Kalimba Song Apples war Appetizer auf das Performen des Altwerks, das mit dem hervorragenden Gitarrenlied Dragonfly fortgeführt wurde. Dann kam mit Maggic Rabbit einer der verwunschensten, mysteriösesten und besten Songs, bevor ein Edith Piaf Cover den Schlußstrich unter den zweiten Teil setzte.

Im dritten und letzten Teil gab es mit dem an Elvis Presely erinnernden I Have Never Loved Someone noch einmal etwas vom aktuellen Werk, bevor das elegante und James Bond hafte Nina Simone Cover Feeling Good (entnommen der exquisten Compilaton Dark Was The Night) das definitive Ende markierte.


Ein gutes Konzert von My Brightest Diamond, aber sicherlich nicht ihr bestes. Sie soll krank und geschwächt angetreten sein, hörte ich außerdem hinterher.

Setlist My Brightest Diamond, Théatre de l'Alhambra, Paris:


01: We Addet It Up

02: Reaching Through To The Other Side
03: Escape Routes
04: Be Brave
05: She Does Not Brave The War
06: Ding Dang
07: There's A Rat
08: Everything Is In Line
09: High Low Middle

10:Narcissus Is Back (with Christine and The Queens)
11: Apples
12: Dragonfly
13: Magic Rabbit
14. Hymne à L'Amour (Edit Piaf)

15: I Have Never Loved Someone
16: Feeling Good (Nina Simone)

Aus unserem Archiv:

My Brightest Diamond, Berlin, 24.11.11
My Brightest Diamond, Haldern, 13.08.11
My Brightest Diamond, Paris, 07.10.08
My Brightest Diamond, Haldern, 08.08.08
My Brightest Diamond, Evreux, 27.06.08
My Brightest Diamond, Paris, 22.04.08
My Brightest Diamond, Paris, 02.10.07
My Brightest Diamond, Paris, 26.02.07
Ladylike Lily, Paris, 10.10.11




Freitag, 30. März 2012

Thus:Owls & Still Corners & Beth Jeans Houghton, Paris, 26.03.12

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Konzert: Thus:Owls & Still Corners & Beth Jeans Houghton
Ort: Le Divan Du Monde, Paris

Datum: 26.03.12

Zuschauer: etwa 350-380


Dream Pop mit weiblich-verhuschter Stimme wohin man seine Öhrchen nur wendet.

I Break Horses, Blouse, Trailer Trash Tracys, Memoryhouse, My Bee's Garden, Les Colettes... Seit Beach House (Foto) mit ihrem letzten Album riesige kommerzielle Erfolge feiern konnten, sprießen die Dream Pop Formationen wie Pilze aus dem Boden. Die Pressetexte, die man zu den jeweiligen Acts lesen kann, klingen alle ähnlich. Als Referenzbands werden immer die Cocteau Twins und Broadcast genannt und in schöner Regelmäßigkeit fällt auch der Name des düsteren Filmemachers David Lynch. Sage mir keiner, daß dieser Boom zufällig entstanden ist! Die Industrie wittert genau, was läuft und schickt den Leuten nach einer Erfolgsgeschichte (wie in diesem Falle eben Beach House) gleich mindestens 10 ähnliche Bands hinterher.


Dementsprechend skeptisch war ich deshalb auch in das Konzert von Still Corners gegangen, die heute als zweite Gruppe des Abends auftraten. Was spielen sie? Dreimal dürft ihr raten, genau, Dream Pop! Und was stand im Programmheft? Nun, da werden selbstredend Broadcast und die Cocteau Twins zitiert. Laaaaaaangweilig! Oder etwa nicht?

Nein, zum Glück war das Konzert der Band um Tessa Murray und Greg Hughes keine Spur öde und sie brachten vor allem auch eigene Ideen mit ein. Natürlich begeisterte in erster Linie die luftige, sirenenhafte Hauchstimme der blonden Tessa Murray, aber das war nicht alles. Vor allem die Gitarrenparts waren klasse und originell. Der Bursche mit der Waver Frisur zauberte famos-spacige Melodien aus seiner Elektrischen, verzerrte sie aber auch oft noisig und peppte das Ganze im Vergleich zur okayen aber ein wenig blutleeren Platte deutlich auf. Das war wirklich phasenweise berauschend und hypnotisch und wurde visuell noch sehr gekonnt durch abstrakte Videos untermalt. In den besten Momenten raste mein Puls, ging ich voll und ganz in der melancholischen Schwebemusik auf und war von Alltagssorgen meilenweit entfernt. Zwar war das Set nicht durchgängig auf diesem ganz hohen Niveau, aber Langeweile kam nie auf. Dafür war auch das Songmaterial zu überzeugend. Es stammte natürlich fast ausschließlichvon Creatures Of An Hour, aber es gab auch ein ganz nagelneus Lied, das aufhorchen ließ.

Von den bekannten Sachen gefielen mir Cuckoo und I Wrote In Blood am besten, obwohl auch Into The Trees und Endless Summer ihre Reize entwickelten. Die von Markus hinsichtlich des Still Corners Konzertes in Berlin geäußerte Kritik, jedes Lied klänge ähnlich oder gleich, konnte ich in dieser Form nicht nachempfinden. Zwar ist die Grundstimmung der Songs in der Tat oft identisch, aber mittels Hall-Effekten, Loops, scharfen Giattrenriffs und Tempowechseln beim Schlagzeugrythmus wurde für Abwechslung gesorgt. Und ein großer Pluspunkt war sicherlich auch die hohe Lautstärke. Wenn Dream Pop bzw Shoegaze zu leise und schlecht abgemischt aus den Boxen kommt, bleibt der Genuß oft auf der Strecke. Im Pariser Divan Du Monde war der Sound aber glasklar und auch bei hohem Volumen präzise und nicht breiig. Es war wirklich ein intensives und sinnliches Erlebnis, eine Art hypnotischer Trip.


Entsprechend positiv waren auch die Reaktionen meiner Freunde hinterher. Quasi jeder bescheinigte den Still Corners ein richtig gutes Konzert und ich war happy und positiv überrascht, daß ich dieses Jahr wenigstens eine Dream Pop Formation aufgespürt habe, die mich wirklich überzeugen konnte.

Aber es gab auch noch zwei andere Konzerte an diesem Montagabend des Festivals les femmes s'en mêlent.


Vor Still Corners hatten bereits Thus: Owls aus Schweden gespielt. Angeführt von der leicht soulig singenden Skandinavierin Erika Angell und genial an der Gitarre begleitet von ihrem Ehegatten Simon Angell (ein Kanadier, der auch bei Patrick Waston im Einsatz ist), zählt die Band noch drei weitere Mitglieder. Heute fehlte aber Cecilia Persson und somit sahen wir ein Quartett, in dem Ola Hultgren (Loney Dear) Schlagzeug und Martin Höpner Piano spielte.


Der Vierer musste schon um 20 Uhr ran und hatte auch etwas weniger Spielzeit als die nachfolgenden Bands. Es wurde viel Material von dem neuen Opus Harbours performt und das erste Album Cardiac Malformations stark vernachlässigt. Nach wie vor ist die Grundstimmung der Songs sehr düster und melodramatisch, sind die Strukturen komplex und vielschichtig und die Arrangements originell, was aber auch dazu führt, daß die Eingängigkeit auf der Strecke bleibt. Kaum ein Stück setzte sich nach dem gut 30 minütigen Set auf Anhieb im Ohr fest und man muss wohl das neue Scheibchen so etliche Male hören, damit es sich einem erschließt.

Was mir bei dem Konzert aber letztlich in bester Erinnerung geblieben ist, waren die Bearbeitung der Gitarre mit einem kleine Löffel und sogar einer Kette und die sexy Strumpfhose von Erika...


Sexy war schließlich ein Attribut, das man ohne weiteres auch der jungen Engländerin Beth Jeans Houghton anheften konnte. Mit ihren gebleichten blonden Haaren, dem blassen Teint und den feuerroten Lippen sah sie aus wie ein Pin Up Girl der 50er Jahre und hätte in den umliegenden Variété-Theatern in Pigalle sicher gutes Geld verdienen können. Ihr schöner Arsch steckte in einer knallengen Lederhose und die langen Nägel hatte sie gelb lackiert. Ein Paradiesvogel, diese Beth, die von einer kurios anmutenden Männertruppe, den Hooves Of Destiny, begleitet wurde. Die Burschen, vor allem der Trompeter, sahen aus wie tschechische Straßen-bzw Zirkusmusikanten, überließen aber Beth ganz klar das Rampenlicht.


Deren Musik war gar nicht so leicht zu katalogisieren. Was war das? Punk Pop? New Folk? Rockabilly? 60ies Pop? Ich weiß es nicht so genau, wahrscheinlich von allem etwas. Letztlich aber nicht so wichtig, denn ehrlich gesagt mundete mir die grellbunte Mischung nicht so recht. Das war mir zu opulent, zu glamourös glitzernd, zu schrill und modisch.


Nicht daß, das Konzert schlecht gewesen wäre -Beth ist schließlich eine glänzende Performerin-, aber so richtig kam ich da nie rein und die Songs huschten schnell an mir vorbei. Am Ende gab es noch ein Madonna Cover (Like A Prayer) und eine Zugabe, die stark nach den Ramones klang und dann war die Messe gelesen, der Konzertabend beschloßen. Beth erwies sich als fleißige Autgrammschreiberin, lächelte oft und ließ sich auch bereitwillig abknipsen. Vielleicht führt eine intensivere Beschäftigung noch dazu, daß ich bei ihr auf den Geschack komme.

Festzuhalten bliebt aber, daß die heutige Veranstaltung auf jeden Fall gelungen war und Still Corners herausragten.

Setlisten gleich!




Donnerstag, 29. März 2012

Dum Dum Girls & Masquer & Mensch, Paris, 27.03.12

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Konzert: Dum Dum Girls & Masquer & Mensch
Ort:Le Divan Du Monde, Paris

Datum: 27.03.12

Zuschauer: etwa 400

Konzertdauer: Dum Dum Girls 50 Minuten, die beiden anderen etwa 40 Minuten



Alle sprachen sie nur von der neuen Bassistin der Dum Dum Girls. Obwohl, was heißt hier schon "alle"? Die lüsternen Männer natürlich, ich mittendrin. Die glotzten die dunkelhaarige Schönheit namens Malia an, bis ihnen die Augen aus dem Kopf fielen. Wenn sie nicht gerade die Gitarristin Jules begafften und hofften, daß sie sich umdreht, damit sie ihren Hintern begutachten konnten. Der fiel nämlich halb aus dem schwarzen Slip raus.

Ja, es gab wirklich viel zu sehen, bei den vier heißen Dum Dum Girls aus Kalifornien. Trendiger Fummel, lange Beine, wohlgeformte Hinterteile und eine laszive Bühnenshow zogen die Blicke an. Übrigens nicht nur die der Männer, auch viele Frauen im Publikum standen auf das coole Image der Girlgroup.

Stellte sich natürlich sofort die Frage, ob bei soviel Modenschau auch die Musik was taugte? Und glücklicherwiese konnte ich zumindest für den heutigen Abend guten Gewissens: "ja" sagen. Zwar hatte ich auch live Probleme, über die banal-süßlichen Texte hinwegzusehen, erfreute mich aber an der ungemein zackigen Darbietung, der ungewöhnlich hohen Spielfreude der Dum Dum Girls und dem Punch der tollen Schlagzeugerin Sandy, die von hinten massiv Druck machte und die Mädels vorne pausenlos anpeitschte. Da war wirklich Zug drin, wurde einem keine Sekunde zum Verschnaufen gegeben. Die vier Girls feuerten die Songs ab wie aus einem Maschinengewehr, spielten tight und dynamisch auf und kommunizierten sogar bisweilen untereinander, ein Novum für mich. Sängerin Dee Dee und Gitarristin Jules lieferten sich ein paar Phasen wilde Gitarrenduelle und erhöhten die ohnehin schon hohe Temperatur im gut gefüllten Divan Du Monde noch einmal um ein paar Grad. Die Kameras der Fotografen klickten unablässig, jeder wollte den Schuß schlechthin landen.

Und die Songs erfuhren live noch eimal ein uplifting, kamen wirklich gepfeffert rüber. Waste Away und Bhang Bhang, I'm Burnout hießen die Highlights, die auch eine kitschige Schnulze wie Teardrops On My Pillow vergessen machten.

Das Allerbeste hatten sich die Kalifornierinnen aber für die Zugabe aufgehoben. Coming Down berauschte durch seine melodisch-sphärischen Gitarren wiklich ungemein, vor allem auch durch die super Passage, in der Dee Dee langgezogen "here I go" intonierte und dabei ihren Mund bis zur Schmerzgrenze aufriss.

Dann war Schluß und ich um die Erkenntnis reicher, die Dum Dum Girls zu früh abgeschrieben zu haben. Vielleicht halten die sich tasächlich doch länger, als ich dachte.

Vor den Dum Dum Girls waren aber noch zwei andere Acts an den Start gegangen.

Eröffnet hatten Masquer, ein gemischtes Duo aus Schweden, das passablen, aber nicht weltbewegenden Neo New Wave im Stile der 1980 er Jahre spielte. Kicki Hamlos am Keyboard und Pelle Lundqvist an der Elektrischen verrieten stilistisch ziemlich schnell, daß sie viele Platten von The Cure und New Order gehört haben müssen. Keine schlechten Referenzen, aber leider war hier alles relativ leicht vorhersehbar und ohne die Lieder vorher zu kennen, war mir immer schon nach ein paar Takten klar, wohin die Reise gehen würde.

Mensch, ein weibliches Duo aus Paris (Vale Poher + Bassistin) waren da schon einfallsreicher, erweiteren ihren Post Punk Sound um noisige und garagige Momente und boten ein fetziges Set ohne Schnörkel. Leider war aber der Akzent der Sängerin im Englischen sehr stark ausgeprägt, so daß der Gesamteindruck darunter etwas litt. Zum Abschluß spielten die beiden ein instrumentales Joy Division Cover (She's Lost Control) zu Ehren des Organisators des Festivals, Stéphane Amiel.

Unter dem Strich ein gelungener Abend im Divan Du Monde, der seinen Abschluß in einer Kneipe im verruchten Pigalle Viertel fand, wo man dann auch noch einmal die Dum Dum Girls sehen konnte. Verflucht, die neue Bassistin ist wirklich zu süß!

Aus unserem Archiv:

Dum Dum Girls, Paris, 23.07.10
Dum Dum Girls, Barcelona, 28.05.10
Dum Dum Girls, Paris, 20.05.10



Dienstag, 27. März 2012

Dark Dark Dark & Dom, Paris, 23.03.12

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Konzert: Dark Dark Dark & Dom
Ort: Théatre de la Cité Internationale, Paris
Datum: 23.03.12
Zuschauer: ausverkauft, 400

Konzertdauer: Dom etwa 45 Minuten, Dark Dark Dark 80 Minuten



War schon eine tolle Sache, Gudrun aus Karlsruhe endlich auch einmal persönlich kennenzulernen. Seit einigen Monaten schon hat sie sich als fleißige Leserin des Konzerttagebuchs und sogar als ausgezeichnete Gastautorin hervorgetan und dabei immer tadellosen musikalischen Geschmack bewiesen. Auch Reisen in andere Städte hat sie nie gescheut, wenn es darum ging, kleinen aber feinen Indiebands nachzuspüren. Nur nach Paris hatte sie bislang ihr Weg noch nicht geführt.

Am 23.03.2012 war es dann aber soweit. Mit Dark Dark Dark hatte sich Gudrun eine Band ausgesucht, die wesentlich häufiger in Frankreich als in Deutschand auftritt und die an jenem Freitag in einem ausverkauften, sehr stilvollen Universitätstheater spielen sollte.


Gegen 22 Uhr stachen die Amerikaner in See. Vorher hatte die Brasilianerin Dom auf ihrem Cello in den Abend eingeleitet (hierzu unten mehr) und nun galt die volle Aufmerksamkeit der Band um Nona Marie Invie. Die Sängerin und Pianistin war kaum wiederzuerkennen. Ihr Markenzeichen, die markante schwarze Hornbrille, fehlte. Stattdessen trug sie Kontaktlinsen und wenn ich mit dem Zoom meiner Kamera näher ranging, konnte ich ihre hübschen blauen Augen sehr genau sehen. Allerdings musste ich weit nach oben zielen, denn Nona ist wahnsinnig großgewachsen und überragte ihre männlichen Mitmusiker um mehrere Zentimeter.


Meistens saß Nona Marie aber und klimperte einfühlsam am Piano. Der Aufhorcher schlechthin: natürlich ihre sensationelle Stimme. Dieses sentimentale, verraucht, ja fast versoffen wirkende Gesangesorgan, mit dem sie noch fast jeden um ihren kleinen Finger gewickelt hat. Auch heute wieder unwiderstehlich.

Und natürlich durfte man sich auch an den vielen exzelenten Songs erfreuen. Schon gleich zu Beginn begeisterte Wild Go, spätere dann auch das wolkenverhangene Something For Myself und bevor der Zugabenteil einsetzte, natürlich der Überhit Daydreaming, den inzwischen sicherlich jeder Spatz von den Dächern pfeifen kann (" ).


Dazwischen aber jede Menge neues Material, das noch nicht bekannt und folglich schwer zu beurteilen war. An der in Moll gehaltenen Grundstimmung hat sich nichts geändert und auch die an Beirut und Balkan erinnernde Instrumentierung mit Piano, Trompete, Akkordeon und Klarinette ist gleich geblieben, aber dennoch gibt es sicherlich gewisse Unterschiede, die wir erst erkennen werden, wenn wir denn das neue Werk in ein paar Monaten über unsere Sterolanlage (oder worüber auch immer) anhören können.


Bis dahin gilt es sich aber noch zu gedulden und auch in diesem Bericht muss ich mich wohl oder übel auf das Kommentieren von Bekanntem beschränken. Gleich zwei der geläufigsten Lieder von Dark Dark Dark kamen auf jeden Fall im Zugabenteil. Wild Goose Chase war das erste davon und es gefiel mir noch genauso so gut wie zu dem Zeitpunkt, als ich die Band für mich entdeckt habe. Das ist einfach eine Piano- Ballade an der ich mich nicht satt hören kann, ich mag alles an ihr, die Grundstimmung, die Melodie, die Sanftheit und auch den Text, der mich auf eine Reise (mit den Wildenten= Wild Goose?) durrch die USA einlädt:

"From Portland west to Portland east
Yes indeed, oh indeed.
Albuquerque and Montreal
And that’s not all, that’s not all.
Cleveland Tucson and Buffalo
Oh no, oh no.
San Francisco and Chicago
Oh no, oh no."


Celebrate mit Invie zum ersten Mal am Akkordeon beendete schließlich das Set, dem man anmerkte, daß bei den neuen Liedern noch ein wenig Feinschliff nowendig ist und auch, daß Nona ein wenig kränkelte. Sie trank regelmäßig zwichen den Songs Tee aus einer Thermoskanne, hielt sich aber sehr wacker und ließ zumindest stimmlich nicht viele Wünsche offen. Sie wirkte eben nur eine Spur müde.

Insgesamt aber erneut ein erlesensenes und gelungenes Konzert einer der besten Kammerpop Bands der letzten Jahre. Wir werden ihren Werdegang gespannt weiterverfolgen.


Achso, es gab ein paar Stargäste im Publikum. Soko war gekommen und hatte ihre schauspielernde und singende Freudin Lia Manili mitgebracht. Die beiden sind wirklich unglaublich süß und ließen sich auch noch bereitweillig abknipsen.

Setlist Dark Dark Dark, Théatre de la Cité Internationale, Paris:

01: Wild Go
02: W/Out You
03: It's A Secret
04: Trouble
05: Something
06: Patsy
07: Last Time
08: What I Need
09: Hear Me
10: Meet In The
11: Who Needs Who
12: Daydreaming

13: Wild Goose Chase
14: Love Lies

15: Celebrate


Bericht Dom in Kürze.




 

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