Samstag, 5. Oktober 2013

Babyshambles, Paris, 03.10.13


Concert: Babyshambles
Lieu: Le Zénith, Paris
Date: 03.10.2013:
Spectateurs: c'était pas complet, après j'ai du mal à estimer
Durée du concert: 1h et demie

Vient-il, ne vient-il pas? Toujours la même question embarrassante que les gens se posent avant un concert de Peter Doherty. Moi je ne me la pose pas trop en fait, parce que dans le passé j'ai vu plein de concerts de l'enfant terrible anglais et à chaque fois il est venu, même si c'était parfois avec du retard.

Du retard il (ou plutôt son groupe) en a prit aussi ce jeudi 3 octobre, mais c'était juste une demi heure, ça allait. Personne ne s'est plaint, personne n'a sifflé pendant cette attente devant cet immense poster multicolore signé Damien Hirst qui orne également la pochette du nouvel album Sequel To The Prequel
  
Je crois que tout simplement, ceux qui en ont ras le bol des (pourtant pas si fréquentes) annulations de concert de Peter ou de son retard ne viennent plus à ses concerts. Résultat: le Zénith était loin d'afficher complet. Au contraire, dans la fosse il y avait plein de place pour bouger. Conséquence logique: l'ambiance était souvent étrangement calme, ça bougeait seulement dans les premiers rangs, là ou il y avait toutes les jeunes filles qui s'emballaient pour le moindre petit geste du grand "Peeeeeeeete".

La faute à qui donc pour cette ambiance un peu molle? Pas au groupe! Dès le début ils ont tous tout donné! Peter commença le concert de manière bien dynamique, vêtus de gants (qui sont vite tombés) et d'un chapeau beige. Il était bien en jambe, (assez) bien en voix et visiblement de bonne humeur. Souvent il parlait un peu avec son français approximatif, faisait de petites blagues, tapait dans les mains pour réveiller le public (surtout ceux derrière, "those people on the plastic seats" comme il disait).



L'entrée en scène fut survoltée. Avec deux morceaux rapides et bien punchy comme Pipedown et Delivery. les Shambles ont tout de suit montré qu'ils sont un groupe de punk rock old school. Mais qui dit punk rock dit aussi chaotique. Ben oui, Les Babyshambles ne sont pas Franz Ferdinand. Chez eux ce n'est pas rodé, millimétré, bien léché, carré et pré-étudié, le groupe de Peter reste totalement imprévisible, pour le meilleur et pour le pire. Ils n'ont donc pas tenu le tempo des dix premières minutes, il y avait par la suite toujours quelques temps (un peu) morts, quelques failles, quelques passages un peu étranges (pourtant on connaissait déjà la version spéciale de la Marseillaise et aussi les Copains d'Abord de Brassens révisité par Doherty). Mais on les aime justement pour cela les Babyshambles! Ils ne te servent pas à chaque fois le même concert, ils ne suivent pas la setlist et Peter a toujours des idées spontanés, oui il saute d'un morceau à l'autre ou intègre en plein milieu d'un morceau la Marsaillaise comme ici dans le sublime Albion. C'est ça qui est bien selon les fans ou nul (dixit les critiques). Mais franchement qui a envie d'écouter les disques juste en plus fort pendant un live? Pas moi en tout cas. Et ceux qui voulaient des versions alternatives des versions studios étaient bien servi! Surtout pendant There She Goes, magnifique morceau bluesy (de l'abum solo Wasteland) ce soir avec un arrangement  a l'harmonica (joué par Mick Whitnall) à tomber par terre. Ou I Wish, titre d'un vieil Ep, cette fois-ci avec des trompettes du genre "fête de la bière" et ses paroles: "got no money in my pockets."... Et tout d'un coup il y avait une ambiance folle pour un moment, avec des gens qui reprennent le refrain en coeur pendant de longues minutes. Mais cela c'était déjà après  plus d'une heure de concert.

Avant il y avait des passages bien plus calmes. Surtout quand Peter a joué des morceaux en solo seul avec sa guitare acoustique. C'était sublime et bizarrement cet à-côté intimiste marchait étonnement bien dans une grande salle comme l'est le Zénith. Surprenant et bluffant aussi le duo avec sa danseuse Céline, qui chantait (avec une voix sensuelle remarquable!) en anglais et en français).* Puis Peter enchainait avec une version très tranchante et dynamique de What A Waster, vieux titre des Libertines (repris par Adam Green d'ailleurs) qui n'a rien perdu de sa superbe! What A Waster, what a hit! Il conclut cette phase acoustique par l'intro d'Unbilo Titled et fut suivi par le groupe revenant pour jouer ensemble un des meilleurs titres des Babyshambles avec les paroles acides: "you said that you love me why don't you fuck off!?" Je présume d'ailleurs que ce "fuck off" était adressé à Kate Moss à l'époque, mais aujourd'hui Peter est avec la française Katia qui filme ses concerts depuis des années pour préparer un documentaire qui va sûrement être passionnant. Dans une scène marrante Pete demanda: "est-ce que monsieur/madame de Vidas est quelque part?"



Coté morceaux on note que les nouveaux titres ont plutôt bien marché (Nothing Comes To Nothing, Farmer's Daughter), mais que seul l'explosif Fireman en rappel a pu arriver aux genoux des vieux classiques comme Killimangiro, The Man Who Came To Stay (avec une intro incroyable de She's Lost Control de Joy Division) ou de Delivery. De toute façon le clou reste et restera peut être pour toujours Fuck Forever, morceau final, qui pouvait enfin enthousiasmer toute la salle. Toutes les mains étaient en air, tout le monde chantait à gorge déployée, c'était exactement l'ambiance que j'espérais pendant tout le concert. Mais je pense que c'est vraiment difficile de mettre le feu au Zénith. Cette grande salle à la Villette reste toujours assez froide et aseptisée et n'a rien avoir avec l'ambiance folle qui peut régner à La Cigale, à L'Olympia ou au Bataclan. C'est justement dans une de ces trois salles à taille humaine que j'espère revoir les Babyshambles en 2014. Et j'attends d'entendre Dr No et Picture Me In a Hospital, les deux meilleurs morceaux du nouvel album qui m'ont vraiment manqué ce soir au Zénith!

Malgré les quelques emprunts au registre solo de Peter, on a assisté ce soir à un une véritable prestation de groupe (dont tous les membres à l'exception du chanteur portaient des marinières), chose qu'il faut souligner, parce que pleins de nouveaux morceaux n'étaient pas écrites par Doherty tout seul, mais aussi par le bassiste Drew McConnell (que Peter nommait avec un drôle d'accent Dru). On salue aussi l'arrivée d'un nouveau batteur fou furieux, beaucoup moins calme et académique que son prédécesseur*, qui portait pourtant le même nom: Adam.

A la prochaine les Babyshambles!



 
Setlist:
01: Pipedown
02: Delivery
03: Nothing Comes To Nothing
04: Fall From Grace
05: Farmer's Daughter
06: The Man Who Came To Stay
07: Beg, Steal Or Borrow
08: Killamangiro
09: Morceau acoustique avec Céline
10: What A Waster (Libertines song)
11: Unbilo Titled
12: There She Goes (Peter Doherty song)
13: I Wish
14: Seven Shades Of Nothing
15: Eight Dead Boys
16: For Lovers (Peter Doherty and Wolfman song)
17: La Marsaillaise
18: Les Copains d'Abord (George Brassens)
19: Albion (Marsaillaise, Twist And Shout des Beatles inclus dedans)
20: Fireman
21. Fuck Forever
* Céline revint plus tard avec l'autre danseuse Octavie pour un vieux classique de Pete "For Lovers" (à l'époque chanté avec Wolfman)
* si on ne compte pas Danny Goffey et Jamie Morrison qui ont joué un certain temps après le départ d'Adam Ficek
Les  très chouettes photos viennent du Cargo et sont signé Air. Merci!!





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