Posts mit dem Label Saint Ouen werden angezeigt. Alle Posts anzeigen
Posts mit dem Label Saint Ouen werden angezeigt. Alle Posts anzeigen

Donnerstag, 31. Januar 2013

Mo' Fo' Festival, Saint Ouen, 27.10.13

0 Kommentare

Concert: Mo'Fo' Festival 2013 avec entres autres: Liesa van Aa, Anika et Trust
Lieu: Mains d'oeuvres, Saint Ouen 
Date: 27.01.2013


Dimanche 27 janvier. Journée pop germanique (new wave et autres curiosités) au Mo' Fo Festival 2013 à Saint Ouen.  En tant qu'allemand vivant depuis 10 ans a Paris, j'étais forcément attiré par cette affiche.


 
Mais la veille,  le couple franco-allemand Stereo Total avait annulé en dernière minute sa participation pour raison de santé. Remplacé par le canadien Trust, l'affiche était déjà moins germanique.

Mais peu importe, j'aime des artistes du monde entier et je ne suis pas du tout uniquement focalisé sur la musique allemande, même si j'avoue que le concert de Kraftwerk que j'avais vu récemment à Düsseldorf était une grosse claque!!!

Ma journée musicale au Mo'Fo' débutait avec le concert de la flammande Liesa Van der Aa sur la plus petite des deux scènes.





Je me suis demandé si les belges flammandes comptaient comme allemandes (on nous avait promis pop germanique, non?), à cause de leur langue, qui est plus proche de l'allemand que du français c'est vrai. Mais c'était simplement avant le début du concert, puisque après c'était juste une question de violon hypnotique, de boucles, d'ambiance à la PJ Harvey et d'une fille blonde très naturelle, mais dotée d'un feu et un charisme sur scène remarquables. Il ne faut surtout pas croire qu'elle sonne comme Owen Pallett qui lui aussi fait des choses épatantes avec son violon à l'aide des boucles. Les voix ne sont pas du tout comparables (lui avec sa voix enchanteresse et pure, elle avec sa voix très forte et chargée d'émotions) et l'ambiance crée est tout à fait différente.

Chez lui c'est aérien, doux, planant. Chez elle c'est sombre, lourd, dramatique. Le ciel est menaçant et le tonnerre pas loin. C'est une sorte d'Anna Calvi avec un violon.




Pour moi son premier titre était déjà le meilleur. Il s'appellait Birds In Berlin (et bien voila la pop germanique!) et montrait déjà toutes les qualités de la jeune belge. Ce talent de mettre couche sur couche pour se créer son propre "One woman choir", cette capacité à monter l'intensité au cours d'une chanson, de gonfler le ballon jusqu'à ce qu'il explose presque.


J'étais happé par cette prestation et restait très concentré pendant les 20 premières minutes. Après le concert ne s'est pas dégradé, mais parfois j'aurais souhaité juste un peu plus de légerté. C'était un brin too much, too heavy, too much drama. Que l'on écoute Lou ou Lost Souvenir jusqu'à la fin pour comprendre ce que je veux dire. L'ambiance était parfois proche d'une Dessert Session de Josh Homme, qui lui, fait du rock stoner. Si on veut, on pourrait qualifier la musique de Liesa comme du pop de chambre à violon stoner. Lourd comme une pierre. Chaud  comme le feu. Sensuel comme ...! Et en plus Liesa utilisait son violon presque comme une guitare, un effet bluffant!

Je n'ai pas trop aimé la reprise de Nightclubbing d'Iggy Pop, mais c'est pas forcément la faute de Liesa, je ne suis pas grand fan d'Iggy, c'est tout.

La musique de Van der Aa te coupe le souffle, te prend aux tripes, mais il faut que tu sois prêt à  tenir 45 minutes. C'était pas toujours mon cas, j'ai un peu décroché vers la fin.

Manque de concentration ou "faute" de l'artiste, qui sait? En tout cas, il est évident que Liesa est un immense talent. Elle a "le truc" c'est sûr. Mais j'ai peut-être besoin d'un peu plus de temps pour être tout feu tout flamme et me familiariser avec son univers beau mais étrange.

Après le concert j'ai appris que Liesa van der Aa avait enregistré son premier album dans le studio des "Einstürzende Neubauten". Vu comme ça ce n'est pas exclu de la compter un peu comme artiste allemande.


 


Sur l'autre scène il y avait finalement "une vraie allemande". Ou toujours pas. La très grande et très blonde Anika est allemande, mais aussi anglaise et parfaitement bilingue. Elle vit entre Bristol et Berlin et sa musique est un peu un mélange de ces deux cultures musicales. De Bristol elle a l'influence de Portishead et surtout du projet de Geoff Barrow qui s'appelle Beak. Elle publie ces disques sur le label de Beak d'ailleurs. De Berlin elle a ce goût pour la new wave, cette noirceur, cette vraisemblance avec Nico (qui venait de Cologne, mais peu importe).


Comme à son habitude elle ne parlait pas du tout entre ses morceaux. Soit elle estime que ce n'est pas cool, soit elle est vraiment timide. Mais j'avoue que cette froideur passe parfaitement bien avec sa musique monotone et glauque, qui est pourtant si excitante. Elle reprend des classiques et les révisite à sa propre manière. Après c'est difficile de reconnaitre l'original tellement c'est différent. Entouré d'un groupe de mecs efficace mais sans visages, elle donnait peut être son meilleur concert à Paris (oups, Saint Ouen, ce n'est pas à Paris, pardon!) à ce jour, puisque il y avait plus de punch qu'auparavant. Le tout semblait mieux rodé, plus pro, plus carré, même si le début avec Terry était un peu laborieux et poussif. Etonnant qu'elle ne jouait quasiment que de vieux titres. Depuis la sortie de son premier album sont passés quand même deux ans au moins. Mais bon I Go To Sleep (Ray Davies) ou Masters Of War (Bob Dylan) restent des morceaux très classes, même si la fin avec In The City (Chromatics) et Officer Officer (seule chanson vraiment rapide dans le set) était encore meilleur.



Une fin vraiment convaincante, mais un manque assez déçevant de nouveaux titres  et une chanteuse très froide confirmant l'image cliché des français sur les Allemandes. Le truc le plus fou qu'elle a fait pendant son concert? Ben elle s'est positionné avec son pied de micro à trois reprises très près du bord de la scène, quasiment en contact direct avec les fans, mais jamais pour longtemps.

Anika reste un mystère. 


 




Après c'était la grande  fête pour les clubbeurs avec les beats électriques du canadien Trust qui a fait bouger les filles pendant presque une heure ultra dynamique. C'était super rentre dedans, puissant et hypnotique avec un son proche d'un  jeux de vidéo. On voyait le chanteur avec la voix nasale à peine, mais c'était pas important. Ses morceaux étaient addictifs et j'ai passé un très bon moment, même si je ne suis pas grand fan de la musique électronique.



Dans l'ensemble une très belle journée (germanique ou pas, on s'en fout) d'un festival que j'adore! Mias le plat ud jour était un peu cher. 7, 50 Euro pour un peu de riz et du poulet, c'est abusé.

à l'année prochaine, Mo' Fo'!




Montag, 1. Februar 2010

Liz Green & Shugo Tokumaru & Television Personalities, Saint Ouen, 31.01.2010

4 Kommentare

Konzert: Liz Green & Shugo Tokumaru & Television Personalities (u.a.), Mo'Fo' Festival 2010, 3. und letzter Tag

Ort: Mains d'Oeuvres, Saint Ouen bei Paris
Datum: 310.01.2010

Zuschauer: ausverkauft!



3. und letzter Festivaltag in Saint Ouen bei Paris. Erfreulicherweise war das Zuschauerinteresse riesig und die Veranstaltung ausverkauft. Nachteil: man stand eng aneinander und sah nicht immer gut auf die Bühne. Manchmal war es so voll, daß die Leute im Türrahmen hingen!

Die von mir gesehenen Konzerte im Einzelnen:

Liz Green: Was für ein Talent! Die 26 jährige Engländerin hat eine solch herrlich altmodische Folk/Bluesstimme, daß man sich fragt, ob das Ganze nicht von einem Grammofon kommt, auf dem eine Platte einer schwarzen Soul-Diva aus den 30 er Jahren läuft. In einer gerammelt vollen Bude spielte sie zusammen mit einem Saxofonisten, einem Kontrabassisten und einem Drummer Stücke ihrer Crow Cries EP. Ihre Ausstrahlung war angenehm natürlich und obwohl ihre Songs eher in moll gehalten sind, bewies sie auch viel Humor und lächelte oft. In der witzigsten Szene des wunderschönen Sets setzte sie sich eine Vogelmaske auf und trug aus einem Büchlein vor. Schade, daß in meiner Ecke so viel gequasselt wurde, denn die rotblonde Frau aus Manchester verdient unbedingt absolute Aufmerksamkeit und Stille! In der englischen Fachpresse wird sie schon seit 2007 mit Lob überschüttet, da sollte man doch froh (und still) sein, wenn man sie in Paris zu Gast hat. Schließlich hat sie schon größere Festivals als das Mo'Fo' bespielt. Glastonbury nämlich, wo sie schon zweimal war. Die Künstlerin kam übrigens gerade von ihrer Deutschland Tournee nach Frankreich und erzählte mir von schönen Konzerten und sehr netten Leuten in Germany. Das hört man gerne. Verhandlungen über eine Oliver Peel Session laufen. Liz schien überhaupt nicht abgeneigt. Schau' mer mal!

Shugo Tokumaru: Der Japaner kam von Brüssel zum Mo'Fo' Festival, wo er am Vortag zusammen mit der aufstrebenden Thao gespielt hatte. Vor ein paar Jahren hatte ich seine CD L.S.T. auf einem Konzert von The Konki Duet gekauft, da beide auf dem französischen Label Active Suspension veröffentlich hatten. Unmittelbar war ich von seinen ungewöhnlichen, auf japanisch (und englisch) gesungenen Folk/Popsongs eingenommen, die so heiter klangen, als seien sie unter der Sonne Hawaiis entstanden. Liebliche, spährische Klänge, ein verhuschter Gesang und ein paar kuriose Geräusche prägten das Soundbild. Stilitisch hat sich das Ganze mit dem neuen Album Exit nicht geändert, bloß daß das alles heute etwas konventioneller klang, weil er alleine mit der Akustikgitarre auftrat und mit den Samples und Loops eher sparsam umging. Ich liebe sein Lied Mist, das ist wirklich kein Mist, sondern eine Perle! Aber auch der Rest war richtig gut und gegen Ende coverte er sogar Video Killed The Radio Star von den Buggles auf der Ukulele. Bekanntlich das erste Video, daß von MTV gesendet wurde. Shugo ist klasse, man höre nur das quirlige Parachute, um zu verstehen, was ich meine!

Take It Easy Hospital: Ein Konzert, in das ich nicht rein kam, weil es viel zu voll war. Take It Easy Hospital sind ein gemischtes Pop-Duo aus Teheran, die durch den Film Les Chats Persans In Frankreich in Indiekreisen bekannt geworden sind. In dem Streifen geht es um die enormen Probleme, die Musiker im Iran haben, um sich künstlerisch auszudrücken. Negar und Ash Koosha von Take It Easy Hospital spielen darin die Hauptrollen. Ein Coup, das man die inzwischen In London lebenden Künstler für das Mo'Fo' Festival gewinnen konnte! Ich finde ihre Musik sehr frisch und catchy und bedaure, daß ich ihr Konzert nur auf der Leinwand verfolgen konnte. Ämusant: die beiden coverten Lies von Aracde Fire!

Television Personalities: Nach den ersten zwei Liedern der englischen Punklegenden Television Personalities hatte ich das Gefühl, Zeuge eines legendären Konzertes zu werden, denn zu Beginn spielten die alten Haudegen richtig gut. Dabei hatte der mit obligatorischer Mütze erschienene Sänger Dan Treacy schon gleich zu Beginn skeptisch angekündigt: "I don't know if we'll be good. Let's see what's gonna happen" und ein französsicher Fan rief ihm daraufhin frech zu: "Please play better than at the Flèche d'or." In der Flèche d'or hatten Television Personalities vor genau einem Jahr ein Konzert gegeben, von dem Unterschiedliches berichtet wurde. Das Internetmagazin Popnews fand's toll, andere gruselten sich regelrecht. Angeblich hatten die alten Säcke bis 1 Uhr in der Nacht gespielt und wollten zugedröhnt wie sie waren, gar nicht mehr aufhören. Wie lange sie heute zu Werke gingen, weiß ich gar nicht, denn ich bin vor dem Ende abgehauen. Mir wurde es einfach irgendwann zu chaotisch, Dan Treacy traf zur Mitte hin kaum noch einen Ton und das Ganze wurde trashig. Dabei haben die Burschen natürlich eigentlich ein tolles Songmaterial, A Picture Of Dorian Gray, Silly Girl, I Know Where Syd Barret Lives und und und, da war vieles dabei, von dem sich aktuelle britische Bands wie die Babyshambles, die Futureheads (die A Picture Of Dorian Gray gecovert haben) The View und Art Brut eine Menge abgeschaut haben. Man sollte allerdings aufhören, wenn es am schönsten ist...

Setlist Liz Green Mo' Fo' Festival, Saint Ouen:

01: Grinnin' In Your Face (a capella)
02: Dying Crapshooter's Blues
03: Where The River Don't Flow (Piano)
04: Bad Lucky Boy
05: Midnight Blues
06: Penelope
07: Joe's Bird Blues (acoustic)
08: Hey Joe
09: Bad Medicine



Sonntag, 31. Januar 2010

Le Prince Miiaou, H-Burns, u.a., Paris, 30.01.10

2 Kommentare

Konzert: Mo' Fo' Festival, 2. Tag. Mit: Le Prince Miiaou, H-Burns, Coming Soon und vielen anderen

Ort: Mains d'Oeuvres, Saint Ouen
Datum: 30.01.2010
Zuschauer: überraschend viele



Ein Freund von mir hat mich neulich gefragt, ob es bekannte Bands auf diesem Mo' Fo' Festival gäbe. Ich überlegte kurz und verneinte schließlich. " Dann interessiert mich das nicht", sagte er mit abwertender Geste. Das sehe ich natürlich komplett anders. Ich gebe einen verdammten Scheißdreck darauf, ob Bands einem Massenpublikum bekannt sind oder nicht! Das einzige, was mich interessiert ist, ob die Kapellen gut sind. Darauf kommt es mir an. Und das Mo'Fo Festival verpflichtet Jahr für Jahr wahrlich glänzende Künstler. Die Liste derjenigen, die schon da waren ist lang, sie liest sich fast wie ein Who is Who der internationalen Folk- und Indieszene: Bonnie Prince Billy, Daniel Johnston, The Zombies, Silver Jews, Gossip, The Pastels, Herman Dune, Malcolm Middleton, The Mountain Ghosts, The Black Heart Procession, The Wave Pictures und und und. Hinzu kommen die besten französischen Künstler in dieser Kategorie.

In diesem Jahr hat man auf internationaler Seite mit dem ex-Arab Strap Aidan Moffat (trat am Freitag auf), der englischen Folksängerin Liz Green (am Sonntag am Start), dem Japaner Shugo Tokumaru (Sonntag) und den kultigen Engländern Television Personalities (Sonntag) auch wieder illustre Namen gewinnen können. Wer sagt da noch, daß das Festival schlecht besetzt sei?

Der heutige zweite Festivaltag war übrigens fest in französicher Hand. Aber auch da gab es Perlen, die keineswegs vor die Säue geworfen waren, denn das Publikum in Saint Ouen ist wunderbar fachkundig.

Im Einzelnen:

Le Prince Miiaou: Die junge Frau hinter dem bizarren Pseudonym ist ein Vulkan! Mit ihrem energiegeladenen Set elektrisierte sie mich von der ersten bis zur letzten Minute. Mit wasserstoffblond gefärbten Haaren hüpfte sie wie entfesselt über die Bühne schrie sich die Seele aus dem Leib und raubte mir damit die Sinne! Wow, war das intensiv! Und dann gab es auch noch sehr sinnliche Passage, wo Maud-Elisa fast wie Cat Power klang und mir eine wohlige Gänsehaut bereitete. Für mich ist sie jetzt schon der größte weibliche Rockstar, den es in Frankreich je gegeben hat! Ich weiß das schon eine Weile, aber jetzt merken das immer mehr andere und der Stern von Le Prince Miiaou steigt höher und höher und höher....

H-Burns: Der Mann mit der whiskygetränkten Folkstimme kommt nicht aus Nashville, Tennessee, sondern aus Valence, Südfrankreich. Zusammen mit seiner Begleitband spielte er ein hochkarätiges, folkrockiges Set, gespickt mit tollen neuen Songs vom aktuellen Album We Go Way Back. Schwer in Worte zu fassen, wie sehr ich die Musik von H-Burns liebe. Renaud Brustlein (der Mann hinter dem Moniker) ist so authentisch und geerdet, wie man es sich von einem Folkrocker nur wünschen kann. Keine großen Gesten, Ansagen, oder Ähnliches sondern einfach nur jede Menge fantastische Lieder. No bullshit, just good music.

Coming Soon: Die sechsköpfige Band aus Annecy ist so dermaßen jung, daß man sich verwundert die Augen reibt, daß man sie schon seit 2 bis 3 Jahren kennt und sie schon zwei richtige Alben auf den Markt gebracht haben. Der Schlagzeuger dürfte also inzwischen 15 sein. Oder ist er doch schon 16? Wie auch immer, diese Grünspechte wirbeln in Frankreich die Folkpop Szene gewaltig auf und auch Herman Düne und sein Bruder Stanley Brinks sind große Fans. Die 5 Jungs und das eine Mädel brachten auch heute wieder den Saal zum Kochen und sorgten für jede Menge glücklicher Zuschauer. Stilistisch sind sie eine Kreuzung aus Nick Cave, Lou Reed (den sie gecovert haben) und, nun ja, Herman Düne. Logisch, oder? Gut möglich, daß sie heute den größten Scheck aller Bands bekommen haben*, denn ihr Set dauerte mit Abstand am längsten. Während andere mit 30-45 Minuten Spielzeit Vorlieb nehmen mussten, durften sie mindestens eine ganze Stunde lang zeigen, was sie drauf haben.


Setlist Le Prince Miiaou, Mo'FO' Festival 2010:

01: Blabla
02: Our Tale
03: This Is Not A Map
04: Hawaiian Tree
05: Frénésies Horzontales
06: Intermède
07: Starfish Position
08: No Compassion Available
09: Football Team


Setlist H-Burns, Mo' Fo' Festival 2010:

01: We Go Way Back
02: You Weren't
03: Sail On
04: Half A Man/ Half A Freak
05: Tom Waits
06: Images Are Getting Hard To See
07: Horses With No Medals
08: A Part Of The Film
09: Fires In Empty Buildings
10: Are You Scared Of The Dawn

Aus unserem Archiv:

Le Prince Miaou, Paris, 03.10.2009:
Le Prince Miiaou, Paris, 28.03.09
H-Burns, Paris, 03.09.08
H-Burns, Paris, 13.02.08
Coming Soon, Paris, 12.11.08
Coming Soon, Paris, 27.10.08
Coming Soon, Paris, 26.10.08
Coming Soon, Paris, 11.04.08


* wobei wir hier sicherlich nicht von hohen Summen sprechen, das versteht sich von selbst.

Links:

- Selbst Blogger-Mozart Eike vom Klienicum hat (hier!) bereits über H-Burns geschrieben.
- Das Klienicum zu Shugo Tokumaru, klick!
- Das Klienicum hat Liz Green schon einmal live gesehen. Hier der Bericht.
- Tolle Fotos vom Konzert von Le Prince Miiaou gibt es bei le-Hiboo.com




Samstag, 9. Mai 2009

Ora Cogan, Au, Morningstar, Paris, 07.05.09

0 Kommentare

Konzert: Ora Cogan & Morningstar & Au

Ort: Mains D'Oeuvres, Saint Ouen bei Paris
Datum: 07.05.2009
Zuschauer: ca 30
Konzertdauer: ca 35-40 Minuten



Setlist Ora Cogan, Mains D'Oeuvres, Paris:


01: Old Black Swan
02: The Way
03: Vultures/Blood Debt
04: My Belle
05: Shine
06: Great Gran Pappy
07: Your Not Free
08: Daughter
09: In The Pins
10: Destroyer
11: Vatican City

Links:

Videos von Ora Cogan, Mains D'Oeuvres:

- Old Black Swan
- The Way
- My Belle
- Shine
- Great Gran Pappy (Bo Diddley Cover)
- Daughter

Videos von Au, Mains D'Oeuvres:

Video 1
Video 2
Video 3
Video 4

Videos von Morningstar, Mains D'Oeuvres:

Video 1
Video 2
Video 3
Video 4




Dienstag, 5. Mai 2009

Toy Fight & Anathallo, Paris, 04.05.09

0 Kommentare

Konzert: Toy Fight & Anathallo (Spasmodic Joy)
Ort: Mains d'Oeuvres, Saint Ouen bei Paris
Datum: 04.05.2009
Zuschauer: angesichts des hochkarätigen LineUps zu wenige



Der Prophet gilt nichts im eigenen Lande, das ist nicht nur In Deutschland so , sondern auch in Frankreich, wenn es um heimische Indiebands geht. Man ist immer ein wenig skeptisch und fragt sich, ob die Landsleute genauso gut sind, wie britische oder amerikanische Formationen.


Obwohl bei Toy Fight die Vorraussetzungen hervorragend sind, daß sich dieser Zustand sehr bald ändert und sie auch in Paris und ganz Frankreich kräftig durchstarten werden! Und es ist ja schon bemerkenswert, daß ausgerechnet ein Berliner Label schneller hellhörig wurde, als ein Pariser. Der hochangesehene Laden City Slang zögerte mit dem Signing nicht lange, als sie über MySpace auf die unglaublich frischen, ansteckend heiteren und ohrwurmigen Songs der Franzosen stießen. Die Begeisterung in Berlin muß wohl riesig gewesen sein und eines schönen Tages hatten Toy Fight der Sage nach dann eine Mail aus Deutschland in ihrem virtuellen Brifekasten: "Sucht ihr ein Label?" Wahrscheinlich haben Sebastien, Maxime und David (die Gründungsmitglieder) zunächst an einen Scherz geglaubt, denn bis dahin waren sie überwiegend in kleinen Pariser Bars unterwegs, unter anderem im Motel. "Hey, kneif' mich mal, City Slang will uns unter Vetrag nehmen" haben sie sich wahrscheinlich gegenseitig zugeflaxt. Geschichten wie sie das Leben schreibt. Eine wunderschöne Geschichte wie ich finde, Happy End, sprich internationaler Erfolg, nicht unwahrscheinlich und ich würde es ihnen sowas von gönnen!

Vor Toy Fight, die ich bereits draußen vor der Tür getroffen hatte, wurde ein junger französischer Künstler platziert. Gestern hatte ich Spasmodic Joy noch als Gruppe angekündigt, weil auf der MySpace Seite Folgendes stand: "We are two, maybe four, probably six." War dann aber nicht so, denn beim Blick auf die Bühne erspähte ich nur einen einzigen Musiker mit Akustikgitarre. Um ihn doppelt zu sehen, hätte ich wohl schon ein paar Schnäpse intus haben müssen. Der zwischen den Liedern äußerst stille Bursche stellte sich irgendwann einmal als Geoff Mendelson vor und erklärte, daß er trotz des englisch klingenden Namens Franzose sei. Er sei extrem dankbar , heute hier zu sein und lobte vor allem die später startende Band Anathallo über den grünen Klee. In den letzten Jahren hätten ihn zwei Acts umgehauen, zum einen Grizzly Bear und nun Anathallo. Es sei für ihn eine große Ehre, vor ihnen auftzutreten.

Meine Befürchtungen, daß der Vortrag von Geoff etwas zäh werden könnte, zerschlugen sich ziemlich bald. Er hatte einen wunderbare, an Elliott Smith erinnernde Stimme, ein sehr energisches Gitarrenspiel und eine hochinteressante Mimik. Beim Singen bebte sein Gesicht vor Erregung, was darauf hinwies, daß er seine Musik voll und ganz lebte, denn schauspielerisches Talent sah ich bei dem so ruhigen Mann nicht. Das packte mich und ich hatte eine wundervolle halbe Stunde, die bestückt war mit melancholischen und betörenden Folksongs. Ich werde den Mann auf jeden Fall weiter im Auge behalten!

Nun aber machten sich Toy Fight bereit. Eine ursprünglich dreiköpfige Band, die bereits im Jahre 2006 eine im Selbstversuch verlegte Scheibe veröffentlich hatte und es dann eigentlich damit bewenden lassen wollte. In der Zwischenzeit sind zu den Stammitgliedern Maxime, Sebastien und David drei neue Mitglieder hinzugestoßen: Mina Tindle, die einzige Frau in der Männerunde, singt im Background und hat bei ein bis zwei Lieder auch einen ausgeprägteren Gesangespart. Zudem spielt sie wundervoll Melodica und versprüht mit ihrem herzlichen Lächeln jede Menge Charme, dem man(n) sich nur schwer entziehen kann. Sie ist auch Solokünstlerin und tritt am Mittwoch im Vorprogramm von Beirut in Brüssel auf. Jean "Jaune!" Thévenin ist der Drummer der Band und der meisteingesetzte Schlagzeuger von Paris überhaupt. Die Liste der Gruppen, in denen er mit viel Körpereinsatz trommelt, würde den Rahmen sprengen, ich beschränke mich deshalb darauf, fünf seiner Bands zu nennen: Tahiti Boy & The Palmtree Family (mit denen war er kürzlich in Austin, Texas bei South By Soutwest), Soko, The Rodeo, My Girlfriend Is Better Than Yours, Cocosuma. Ein unglaubliches Pensum, oder? Und schließlich der Bassist Bertrand Faure-Brac, der aber eher im Hintergrund agiert.

Fünf Männer und eine Frau also, die sich blendend verstehen. Man merkt ihnen an, daß es sich um keine Zwangsgemeinschaft handelt, sondern man sehr gerne Zeit zusammen verbringt. Eigentlich sollte man ja meinen, daß dies eine Selbstverständlichkeit ist, seitdem man aber weiß, daß viele Musiker eigentlich privat nichts miteinander zu tun haben und bloße "Arbeitskollegen" sind, dennoch hervorhebenswert. Und diese Freundschaft und Sympathie füreinander strahlen die Pariser auch aus. Das ist niemand , der sich besonders in den Vordergrund drängt, Gesangesparts wechseln demokratisch und auch an den Instrumenten wird an ein paar Positionen mal rotiert. Ein Truppe zum Liebhaben und Knuddeln, die wunderbar den Draht zum Publikum herstellt. Schon nach ein paar ihrer ungemein schwungvollen und euphorisierenden Liedern tanzte der ganze Saal und selbst Tanzmuffel mussten zumindest mit einem energischen Fußwippen ihrer Begeisterung Ausdruck verleihen. Ansteckende, fast kariös zu nennende Popsongs mit hohem Sucht-und Charmefaktor, die bald die gesamte Indiewelt verzaubern werden, dessen bin ich mir sicher! Auf dem heute erschienenen Album Peplum sind mindestens, na sagen wir mal vorsichtig, ...5 Tophits! Wahrscheinlich bin ich mit dieser Aussage aber noch viel zu konservativ, denn eigentlich habe ich heute nur Knüller gehört! Ich persönlich bin jedensfalls jetzt schon hochgradig süchtig nach Gassenhauern wie Your Own Fireworks, Trucmuche oder Victims Hairdo, auf dem auch die großartige Mina Tindle mitsingt. Schon nach zwanzig Minuten war ich regelrecht beschwipst von dem famosen Indie Pop von Toy Fight, der in bester Tradtition von Bands wie Belle & Sebastian, Neutral Milk Hotel oder XTC steht. Und der französische Akzent bei den englischen Texten ist das Tüpfelchen auf dem I. Schlecht gelaunt? Depressiv? Nun einfach in voller Lautstärke Toy Fight hören, dann kommt man schnell über diesen Hänger hinweg!

Also, was soll ich noch lange erzählen, Toy Fight sind jetzt schon eine der Bands des Jahres, ich bin sicher Peplum wird auf meiner Anlage etliche Runde drehen! Der Wahnsinn!

Setlist Toy Fight, Mains D'Oeuvres, Saint Ouen:

01: Avalanches
02: Your Own Private Fireworks
03: Minute Song
04: Trucmuche
05: Golden Make Up
06: Bob
07: Victims Hairdo
08: Les Indes Noires
09: High Noon
10: Drum Drum

Danach passierte etwas sehr Bedauerliches: Zum Konzert von Anathallo verließen schon ein paar Leute das ohnehin schon nicht sehr gut gefüllte Mains D'Oeuvres. Einige gingen endgültig, andere lungerten draußen im Sitzbereich außerhalb des Konzertsaales herum. Da kommen sieben hochsympathische Leute extra den langen Weg aus Chicago, um durch Frankreich und demnächst auch Deutschland zu touren, machen sensationell gute und hochinnovative Musik und werden nicht entsprechend gewürdigt! Das machte mich wirklich traurig und ich überlegte, woran das liegen konnte. Als mögliche Gründe könnte man anführen, daß das Mains D'Oeuvres außerhalb von Paris in Saint Ouen liegt und deshalb viele Pariser eine psychologische Hemmschwelle haben, den Weg auf sich zu nehmen, obwohl es von den Champs-Elysées eigentlich nur 7 U-Bahnstationen entfernt ist. Zum anderen spielte es auch eine gewisse Rolle, daß am gleichen Abend mit Metric und den Von Bondies zwei Publikumsmagneten in der französischen Metropole auftraten, die viele Leute anzogen. Trotzdem: Es gab eigentlich keinen vernünftigen Grund hier und heute nicht auf der Matte zu stehen!

Anathallo entpuppten sich nämlich nicht nur als famose und extrem kreative Musiker, sondern auch als äußerst liebenswürdige und umgängliche Zeitgenossen, die sich keinswegs von dem dürftigen Zuschauerinteresse von ihrer Spiel-und Einsatzfreude abbringen ließen. Im Gegenteil, sie machten verbal mehrfach deutlich, was für eine große Ehre es für sie sei, hier spielen zu dürfen. So lob' ich mir das, musikalisch glänzen und dennoch freundlich und zugänglich bleiben! Keine abgehobenen Spinner, sondern experimentierfreudige Leute, die alle möglichen Tricks ausprobieren, um spannende Sounds zu erzeugen, dabei aber keineswegs wunderschöne Melodien und Harmoniegesänge vernachlässigen. Schon erstaunlich, Anathallo schaffen es wirklich, experimentelle Elemente einzubinden und dennoch catchy und eingängig zu bleiben. Große Kunst, bei der neben den eingesetzten Trommeln (die standen wirklich an allen Seiten!), Trompeten und unzähligen Glöckchen und anderen Percussioninstrumenten die wunderschönen Stimmen von Matt und Erica besonders begeisterten. Es war durchgängig herlich, performancetechnisch brilliant, euphorisierend, mitreißend! Ein Fest für alle Sinne!

Einzelne Highlights besonders hervorzuheben, fällt mir deshalb nicht leicht. Sicherlich könnte man das an Efterklang erinnernde Italo nennen (diese wundervollen Gesänge von Matt Joynt und Erica Froman, der einzigen Dame!), oder auch The River (tolles Piano!), beide von dem aktuellen Album Canopy Glow. Aber auch von dem Vorgängerwerk Floating World kamen Perlen, so z. B. das fantastische Dokkoise House.

Insofern gilt: Von Anathallo muss man alles haben! Es müsste schon mit dem Teufel zugehen
, wenn die siebenköpfige Band aus Chicago, die ein wenig an Sufjan Stevens, Efterklang, die Broken Social Scene oder The Manchester Orchestra erinnert, nicht den Durchbruch schafft!

Eine der Bands des Jahres, genau wie Toy Fight. Was für ein Konzertabend!

Setlist Anathallo, Mains D'Oeuvres, Paris:

01: Italo
02: John J. Audubon
03: Cafetorium
04: Hanasakajijii Four
05: Hanasakajijii Two
06: Hanasakajijii One
07: Northern Lights
08: Holiday At The Sea
09: Dokkoise House (with face covered)
10: All The First Pages

- Mehr Fotos von Toy Fight hier
- Mehr Fotos von Anathallo hier
- Video mit interessanten Studioaufnahmen von Toy Fight, Minute Song live im International und im heimischen Wohnzimmer. Jeweils im Wechsel. Cool!




Sonntag, 15. Februar 2009

Malcolm Middleton, Saint Ouen, 31.01.09

3 Kommentare

Konzert:
Malcolm Middleton beim Mo'Fo' Festival.
Ort: Mais d'Ouevres, Saint Ouen bei Paris
Datum: 31.01.2009
Zuschauer: so einige




An dieser Stelle muß trotz der inzwischen verstrichenen Zeit noch einmal gesagt werden, daß Malcolm Middleton mein ganz großer Held des wundervollen Mo' Fo Festivals in Saint Ouen bei Paris war! Der blass-blonde Schotte erschien alleine mit seiner Akustikgitarre und bestach durch sein äußerst feines, gefühlvolles und hochpräzises Spiel. Selten hat mich ein Singer/Songwriter so berührt und geradezu benommen gemacht vor Glück wie der Ex Arab Strap Musiker. Es war einfach wunderwunderschön und dies trotz all dieser deprimierenden Texte! Mit Four Cigarettes vom dritten Album A Brighter Beat hatte er mich erstmals angeknockt. In einer im Vergleich zum recht rockigen und reichhaltig instrumentierten Album reduzierteren Version, setzte er mit seinen typisch niederschmetternden Lyrics erste Wirkungstreffer: "You know I'm trying to find my way, I don't remember luck, I don't remember luck, I remember failure, after failure, I'm drinking too much, I'm running away." So ganz abgespeckt auf der Gitarre vorgetragen, wurden die Texte noch eindringlicher, noch berührender.

Kurze Zeit später traf der Schotte erneut wunde Punkte, als er nämlich Cold Winter vom ersten Album 5:14 Fluoxytine Seagull Alcohol John Nicotine intonierte. Wie er auf herzzereißende Art und Weise Sätze wie I'm to cold to be alone this winter oder vor allem I think I need professional help to get better this may take some time ", sang, daß war schon zum Schluchzen und manchmal hatte ich fast das Bedürfnis, mich an den Schultern meines Konzertnachbarn auszuweinen. Aber es galt Fassung zu bewahren, schließlich verzog auch Malcolm selbst kaum eine Miene. Wenn er seine depressiven Songs beendet hatte, bedankte er sich jeweils nur kurz, griff zu seinem Bierbecher, nahm einen kurzen Schluck und machte weiter. Anekdoten zu erzählen, ist wahrlich nicht seine Stärke, alles was er mitzuteilen hat, äußert er in seinen Liedern, großartige Erläuterungen braucht es da aus seiner Sicht anscheinend nicht mehr. Diese Zurückhaltung macht ihn sehr sympatisch, man merkt, daß er niemand ist, der eine große Show abziehen will und daß es ihm fast peinlich ist, für die Dauer seines Auftritts imMittelpunkt zu stehen. Ein Stoiker, dieser Malcolm, aber eben ein unglaublich liebenswürdiger, weil man merkt, daß er sein Publikum liebt und sich größte Mühe gibt, sein bestmögliches Konzert abzuliefern. Er ist einfach sehr konzentriert bei der Sache und spielt traumwandlerisch sicher, feinfühlig und präzise auf seiner Gitarre, wie man es ansonsten nur ganz selten erlebt. Er hat's einfach drauf, das wird einem schnell bewußt! Und wer verfügt schon über ein solch ungewöhnliches Songwriting, daß einem geradezu Lust darauf gibt, traurig und dpressiv zu sein.? Ja, die Depression wird hier regelrecht zelebriert und abgefeiert, bei dem wunderbaren Crappo The Clown, ebenfalls vom Debütalbum 5:14 Fluoxytine Seagull Alcohol John Nicotine stammend, wird das noch einmal ganz deutlich: "I can guarantee bad time and yes I can promise tears. I can destroy hope." Geht es niederschmetternder? Seltsamerweise führt aber gerade dieser Pessimismus zum Aufkeimen von Hoffnung, weil er mit einem solch lässigen Schulterzucken gegenüber den Unwägbarkeiten und Grausamkeiten des Lebens gespielt wird, daß man unweigerlich denkt: Schlimmer kann es ja wirklich nicht mehr kommen und überhaupt: Wer sagt denn, daß Leiden immer nur schrecklich sein muß? Hat uns Thomas Mann in seinem Zauberberg nicht gezeigt, daß im Leiden und der Krankheit auch eine bestechende Ästhetik liegen kann?

Ganz besonders aufhorchen ließ mich schließlich auch noch das abschließende The Devil and the Angel. "Last night when I was sleeping a devil came to me. She said Malcolm , Malcolm , your soul belongs to me. And you'll never amount to anything, you'll never achieve anything, you'll never be good at anything... and your songs are shite."

Kurze Zeit später begegnet Malcky aber im Traum ein Engel, der genau das Gegenteil von dem Teufel sagt und mit dem zutreffenden Satz : "And your songs are alright" abschließt. Am Ende muss sich Malcky für einen Weg entscheiden und ich empfehle jedem einmal das Ende des Songtextes zu lesen.

Das spielte aber für mich für die Beurteilung des Konzertes keine Rolle mehr, denn ich hatte es bereits Im Laufe des Sets getroffen: Die Lieder von Malcky sind mehr als nur "alright", die sind grandios! Und Malcolm Middleton ist in eine Reihe mit Helden wie Bonnie "Prince" Billy oder Elliott Smith zu stellen. Nichts weniger als das, jawohl! Cheers!

Malcolm, Malcolm , Malcolm!!!

Setlist Malcolm Middleton, Mo'Fo Festival, Mains d'ouvres Saint Ouen (der Künstler überreichte sie mir persönlich: cheers again!):


01: D&A
02: The Loneliest Night Of My Life Came Calling
03: Break My Heart
04: Devastation
05: Monday Night Nothing
06: A Brighter Beat
07: Four Cigarettes
08: Cheer Down
09: Pick Me Up
10: Week Off
11: Total Belief
12: Just Like Anything
13: Red Travellin' Socks
14: Shadows
15: Made Up Your Mind
16: The Devil & The Angel

Zusätzlich wurden auch Follow Robin Down, Cold Winter und Crappo The Clown gespielt, so ziemlich in der Mitte. M. Middleton hat sie erst später hinzugefügt, nachdem er Somebody Loves You und Ballad Of Fuck All kurzfristig aus dem Programm genommen hatte.

Links:

- Malcolm Middleton Videoclip Cold Winter
- Malcolm Middleton Videoclip Crappo The Clown
- Week Off live @ Santiago Alquimista





Samstag, 14. Februar 2009

Robocop Kraus & Parts & Labor, Saint Ouen, 13.02.09

6 Kommentare

Konzert: Robocop Kraus & Parts & Labor (Jordan)

Ort: Mains D'Oeuvres, Saint Ouen
Datum: 13.02.2009
Zuschauer: so einige
Konzertdauer: Jordan 30 Minuten, Parts & Labor knapp 40 Minuten, Robocop Kraus 50 Minuten



Ich habe einen neuen Lieblingsclub. Das Mains d'Oeuvres in Saint Ouen bei Paris. Davon hatte ich ja schon in letzten Posts geschwärmt und da ja sowieso jeder musikinteressierte Mensch täglich das Konzerttagebuch liest (ach was sage ich da, liest passt nicht, verschlingt wäre der treffendere Ausdruck, haha!), brauche ich an dieser Stelle auch nicht mehr auf die tolle Location einzugehen.

Erneut erwähnt werden, sollten aber die jungen Damen der Summery Agency, die nicht nur den heutigen Abend perfekt organisierten, sondern sich auch um das Booking solch famoser Künstler wie Sam Amidon, The Brunettes, Oh No Oh My, Land Of Talk, Papercuts, Ora Cogan, It Hugs Back, Pony Up, Crystal Stilts und vieler vieler anderer kümmern. Bravo!

Auch das französische Trio Jordan gehört ihrer "Familie" an, aber - Ausnahmen bestätigen nun einmal die Regel - mit ihrer Musik konnte ich mich nicht sonderlich anfreunden. Indierock im Stile von Mars Volta bzw. At The Drive In, bei dem bis zur Heiserkeit geschriehen und gekrächzt wird, war noch nie meine Tasse Tee. Ich konnte auch den Blood Brothers oder ähnlichen Bands, die vor circa. 4 - 5 Jahren gehypt wurden, nicht viel abgewinnen, warum sollte das dann bei Jordan, deren erstes Album Oh No! We Are Dominos! von Jay Pellicci produziert wurde, der auch schon bei den Indiegrößen Deerhoof und Erase Errata an den Reglern saß, anders sein?

Immerhin: Ein paar Leute haben zu den stampfenden Rhythmen getanzt und insofern war die Krächzerei auch nicht ganz für die Katz...

Als Jordan mit ihrem Programm durch waren, war die Zeit gekommen, sich etwas die Füße zu vertreten. Das Mains d'Oeuvres ist ein Kulturzentrum, in dem es mehrere Konzerträume gibt und auch einen Aufenthaltsbereich mit Bierausschank und Sitzgelegenheiten. In der DDR hätte man zu solch einem Laden wohl Jugendclub gesagt und ich kann schon verstehen, daß da manche Leute ein wenig nostalgisch werden.

Die Getränke sind hier für Pariser Verhältnisse günstig und wer Single oder noch ohne musikbegeisterte Freude in der anonymen Großstadt ist, kann hier ganz gut Kontakte knüpfen, so ganz ohne Internetanschluß. Man sagt einfach "Hallo, ich heiße Torsten Mustermann aus Musterstadt und finde das Programm ganz dufte hier" und schon ist das Eis gebrochen! Mindestens 3 meist spannende Bands zu zivilen Preisen, da kann man aber wirklich nicht meckern! Das Ganze hat deshalb ziemlich studentischen Charakter und auch da kommt ein wenig Wehmut auf. Waren das nicht noch wunderbare Zeiten damals an der Fu Berlin? - Na ja gut, das Studium der Rechtswissenschaften an sich war ja eher dröge, aber das Rumgammeln in der Kaffeetheria, das hat mir immer sehr gut gefallen! Da saß man so schön bei seinem 25. Becher Kaffee, dachte kurz darüber nach, ob man sich angesichts der endlosen Paukerei für das Examen nicht besser gleich das Leben nehmen sollte, verwarf die trüben Gedanken aber, wenn man die hübschen Studentinnen mit ihren adretten Blüschen, ihren Perlenketten von Oma und den obliagtorischen Barbourjacken am Nebentisch sah. Ja, von denen würde man sich später gerne einen Marmorkuchen backen lassen, gemeinsam ein Haus am Wannsee kaufen und einen Hund - vorzugsweise einen Labrador oder Golden Retriever - nehmen. So träumten wir Spießer vom Fachbereich Jura damals und die Studenten der Politikwissenschaften am nahegelegen Osi fanden uns deswegen schon immer scheiße. Wenn ich mir alte Fotos aus dieser Zeit ansehe und entsetzt die ganzen Schlauberger mit ihren Hemdchen und Jacketchen (mich inklusive) erblicke, kann ich schon verstehen, warum die Osi-Leute uns beknackt fanden. Aber: Sahen die denn besser aus, mit ihrem Schlabberlook, den zersausten Haaren und den ungepflegten Bärten? Pah, die kamen mit ihren verbeulten VW Bussen an und spülten jeden Morgen erstmal ihren scheiß Kaffeebecher aus Keramik, der nach der Benutzung fein säuberlich an einem Nagel hing. Das war ja wohl auch so was von spießig, haha!

Meine Devise war: Einweg satt Mehrweg, der (übrigens scheußlich schmeckende) Kaffe wurde von mir ausschließlich in Plastikbechern konsumiert, die ekligen Tassen kamen mir nicht ins Haus...


Komischerweise erinnerte mich heute irgendwie vieles an die vermeintlich glorreiche Unizeit. Auch die beiden Chefmusiker von der Brooklyner Band Parts & Labor passten da genau ins klischeehafte Bild. Der Bassist sah mit seinem Zauselbart und seiner schwarzen Hornbrille aus wie eine jüngere Ausgabe meines ehemaligen Geschichtslehrers, der sich damals selbst als Trotzkist oder so etwas in der Art bezeichnete. Ich mochte diesen Lehrer unglaublich gerne, der hatte zwar seltsame politische Vorstellungen, dafür aber eine Menge Humor und er lachte auch noch , als wir ihn einmal halb scherzhaft, halb provozierend fragten, ob er nicht mit uns zu einer Friedensdemo wolle, Ökos verprügeln. "Bin doch selber einer, ihr dummen Arschlöcher!", prustete er uns entgegen und von da an hatte ich ihn in mein Herz geschlossen.

Ob BJ Warshaw, einer der beiden Gründer der Band Parts & Labor, auch so cool reagieren würde, wenn ihn Leute als Öko, Müslifresser, oder Bombenleger bezeichneten? Hmm schwer zu sagen, zumindest Latschenträger kann man ihn aber nicht nennen, da an seinen und auch den Füßchen seines Kollegen Dan Friel schicke Sneakers der Marke New Balance hafteten (weiß er eigentlich, daß die von Kinderhänden in Asien für einen Hungerlohn hergestellt werden?). Alle Klischees erfüllte der zottelige Bursche also nicht, aber die Sache mit dem VW Buss stimmte schon, habe ihn selbst draußen auf dem Parkplatz in dem schrammeligen Ding gesehen, als er schon einmal den Rückspiegel auf seine Größe einstellte, um gleich loszubrausen. Neben ihm saß der Asiate innerhalb der Band, der Schlagzeuger Joe Wang. Jener Joe Wang verhielt sich auch während des Konzertes von Parts & Labor genau so, wie man es von Asiaten erwartet: diskret und zurückhaltend. Man sah und bermerkte ihn kaum, obwohl er seine Aufgabe mit Effizienz und Präzision erledigte. Viel auffälliger war da schon die attraktive brünette Gitarristin mit der hautengen Jeans. Sarah Lipstate heißt die Süße und sie gehörte wohl nicht von Anfang an zur Band. Gut, daß sie die engagiert haben, sie gab der ganzen Angelegenheit eine sexy feminine Note! Zugegebenermaßen hefteten meine Augen eigentlich meistens auf ihr, was nicht nur an ihren rehbraunen Bambi- Augen lag, sondern auch ihren tollen Bewegungen. Verblüffend wie sie in schöner Regelmäßigkeit mit dem Rücken einknickte und sich wie ein Flitzebogen spannte. Ein schöner Anblick! Aber wie die beiden anderen Musiker an der Frontlinie auch, fummelte sie immer mal wieder am Boden an irgendwelchen Steckverbindungen, um den elektronischen und stark verzerrten Frickelsound zu erzeugen, der für die Gruppe typisch ist. Dem klassischen noisigen Indierock im Stile von Kultbands wie Pavement oder Sonic Youth mischen die jungen Amerikaner nämlich auch elektronische Elemente bei und kreieren so zum Teil recht experimentelle Noisekeulen, bei denen die Haare der Musiker ob der fulminanten und dynamischen Liveperformance durch die Gegend flogen. Vor allem Dan Friel, der großgewachsene blonde Wuschelkopf in der Mitte, ließ seine Mähne oft wild umher wirbeln (Nur nicht auf dem Photo links...).

Neben den noisigen Monstern gab es aber auch konventionellere, fast popige Lieder, wie z.b. das tolle Nowheres Nigh vom neuen Album Receivers. Schade, daß ich die Songs der 2002 gegründeten Band vorher nicht kannte, sonst hätte ich an dieser Stelle viel mehr zu einzelnen Stücken erzählen können. Ziemlich sicher bin ich mir allerdings, daß The Gold We're Digging gespielt wurde, das mich ein wenig an die Wrens erinnerte. Ohnehin gab es Parallelen zu andernen zeitgenössischen experimentell angehauchten Noisebands wie z.B. Oneida, Deerhoof oder auch Lightning Bolt, aber die Referenzen können lediglich als Einordnung dienen, da jede dieser Bands ihre eigenen experimentellen Spielwiesen hat.

Unter dem Strich war es ein gutes, ein ansprechendes Konzert einer vielversprechenden Band, von der man in diesem Jahr sicher noch lesen wird. Allein schon die Zugabe des heutigen Abends war sehens - und hörenswert, da wurde noch einmal alles, ja wirklich alles, in die Waagschale geworfen! Bleibt abzuwarten, wie viele Fans Parts & Labor in den nächsten Jahren hinzugewinnen können...


Nach der Show von Parts & Labor war erneut ein Päuschen angesagt. Ich bewegte mich mit der Meute Richtung Foyer und sah, daß sich am Merchandising - Stand die Leutchen von Robocop Kraus breitgemacht hatten. Es gab den üblichen Mix aus CDs, T-Shirts und Buttons, spannender war aber die Tatsache, daß plötzlich in vielen Ecken deutsch gesprochen wurde. Die Franken von Robocop Kraus hatten Freude, Freundinnen und Bekannte mit nach Paris geschleppt und so eine kleine teutonische Enklave geschaffen.

Beim Blicken durch die Reihen fiel mir sofort ein großgewachsener Blondschopf mit Schnäuzer und einem - man entschuldige mein hartes Urteil - unsäglich häßlichen mintgrün farbenen Seidenjacket auf. Wer das wohl war? Sein Gesicht sagte mir nichts...

Ich sollte es wenige Minuten später erfahren; es war ganz einfach Thomas Lang, der Sänger der deutschen Band mit den englischen Texten! Ein paar Minuten lang war ich schon ein wenig irritiert von dem scheußlichen Outfit, das mich wahlweise an modische Fehltritte aus den 80 er Jahren oder einen Zirkusdirektor erinnerte. Dann aber überzeugte mich schon sehr bald der schmissige und mit viel Emphase gespielte Sound der Nürnberger. Und Thomas Lang entpuppte sich als äußerst sympathischer, charmanter und intelligenter Mensch, der auch mit beachtlichen Französisch- Kenntnissen aufwarten konnte. Darüber hinaus war er eine wahre Rampensau, ein Hansdampf in allen Gassen und dies obwohl die gesamte Band von einem Grippevirus stark geschwächt war und kurz zuvor zwei Konzerte canceln musste. Augenzwinkernd meinte der Sänger und Gitarrist, daß sie ihren Virus nun mit nach Paris geschleppt hätten und die Zuschauer auufpassen müßten, daß sie sich nicht anstecken. Das kam sympathisch rüber und ich merkte schnell, daß man bei Robocop Kraus bloß nicht alles zu Ernst nehmen sollte, wahrscheinlich war auch das Bühnenoutfit nur ein Gag. Ich erkannte stilistische und humoristische Parallelen zu den Engländern Art Brut, die mit den Franken gut befreundet sind. Insofern kann man Thomas durchaus als die deutsche Antwort auf Eddie Argos bezeichnen und das ist ja nicht das Schlechteste!

Der erste Song, der mich so richtig packte, war Gibraltar. Ein treibendes Stück mit einem markanten Basslauf, einer flotten Orgel und einem wunderschönen Gitarrenpart am Ende. Ein Hit, keine Frage! Das Publikum reagierte entsprechend euphorisch, viele Leute tanzten und bekamen das Grinsen nicht mehr aus dem Gesicht. In der Folge wurde das Set mit jedem Lied dynamischer und schwungvoller. Thomas hatte sich durch seine Hüpferei die Grippe aus dem Körper geschwitzt und musste sich alsbald seines Jackets entledigen. Das Konzert hatte Fahrt aufgenommen, jeder Song wurde nun abgefeiert. Kein Wunder, Lieder die so dermaßen catchy sind und auf Anhieb einschlagen, kriegen ansonsten nur englische Bands hin und diese Tatsache wußte man In Paris zu würdigen! Ohnehin sind Robocop Kraus in französischen Indiekreisen sehr bekannt, sie gehen regelmäßig im schönsten Land der Welt auf Tournee und die Frenchies lieben sie.

Eigentlich unglaublich, daß ich noch über kein einziges Album meiner Landsleute verfüge! Das muß schnell nachgeholt werden, denn wer einmal In Fact Youre Just Fiction gehört hat, bekommt die fetzige, tanzbare Nummer nicht so schnell aus seinen Gehörgängen! Ein Abräumer erster Güte! Das Gleiche gilt für Fake Boys, einem Stück, das Franz Ferdinand nicht tighter hinbekommen hätten!

Ja, es war wahrlich ein stimmungsvoller Abend mit den Bayern in Paris, der performancetechnisch durch den Abstecher von Thomas ins Publikum gekrönt wurde.

Gut gemacht Robocop Kraus! Ihr dürfte sehr gerne wiederkommen! Bis dahin habe ich auch mindestens 3 CDs aus eurem Katalog gekauft und kann noch mehr zu den einzelnen Titeln sagen!




Setlist Robocop Kraus, Mains d'Oeuvres, Saint Ouen bei Paris:

01: Nerv
02: Small Houses Odd Cars
03: You Don't Have To Shout
04: Gibraltar
05: Nihil Disco
06: Bossa Nova
07: Gold
08: Kärcher
09: For Those Who Found A Job
10: U-A-E
11: F + F (In Fact Youre Just Fiction)
12: Hex On Me
13: Stereo

Außerdem wurden wohl auch Gestures Of Slight Grandeur, Fake Boys und You Make The Boy Shy gespielt. Vielen Dank an unsere waschsamen Leser!

- Mehr Fotos von Parts & Labor hier
- Mehr Fotos von Robocop Kraus hier
- Videos Robocop Kraus: Fake Boys live , In Fact Youre Just Fiction




 

Konzerttagebuch © 2010

Blogger Templates by Splashy Templates