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Mittwoch, 23. November 2016

Weyes Blood und Laure Briard, Paris, 22.11.16

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Konzert: Weyes Blood und Laure Briard
Ort: L'Espace B
Datum: 22.11.2016
Zuschauer: etwa 150, ausverkauft

Foto: Gudio Engler ©


Alles ist sehr fein an Natalie Mering alias Weyes Blood. Die jungen Gesichtszüge, die Wespentaille, die langen glatten Haare, die Hände und vor allem natürlich ihr Gesang und ihre fragilen Folksongs, die aus einer anderen Zeit zu stammen scheinen. Eine ästhetische, sehr elegante Künstlerin, die vor kurzem ihr zweites Album Front Row Seat To Earth herausgebracht hat. War schon der Vorgänger The Innocents aus dem Jahre 2014 eine Schönheit legte sie nun den grossen Wurf nach, ein Album, das sie weit nach vorne bringen könnte.

Das Espace B, in dem sie vor nicht sehr gut gefüllten Rängen 2015 schon einmal gespielt hatte, war dieses Mal schnell ausverkauft. Etwa 150 Leutchen hatten sich eingefunden und sorgten mit ihrer Körperwärme für tropische Temperaturen. Die türkisfarbene Anzugsweste ihres schönen Kostüms, das sie auch auf der Plattenhülle trägt, zog Natalie schnell aus und gab den Blick frei auf einen sehr schlanken Oberkörper, den sie in ein Ringelshirt gehüllt hatte.

Natalie war im Gegensatz zum letzten Male nicht alleine gekommen, sondern hatte eine richtige vielköpfige Band dabei, Schlagzeuger inklusive (aber nicht Chris Cohen der teilweise auf dem Album trommelte und es produzierte).

Alles Jungs, die aber Natalie nicht die Show stellen konnten (und dies auch gar nicht wollten), da Miss Mering wirklich Charisma und Ausstrahlung hatte und nicht nur wegen ihrer Lieblichkeit die Blicke auf sich zog. Sie hatte etwas Rätselhaftes an sich, eine Art die paradoxerweise gleichzeitig ein wenig reserviert und dennoch herzlich war. Und einen versauten Witz hatte sie auch auf Lager, es ging um den Vergleich einer Waschmaschine mit einer Jungfrau...

Am meisten begeisterte sie aber natürlich mit ihrer Stimme, diesem ätherischen Organ, das so herrlich rein und ergreifend klang. Ich versuchte die ganze Zeit Parallelen zu bekanten Folksängerinnen aus den 60ern und 70ern zu ziehen, aber die Vergleiche zu Vashti Bunjan, Joni Mitchell, Sandy Denny oder Joan Baez passten alle nicht so ganz. Sie erinnerte eher an zeitgenössische Kolleginen wie Marissa Nadler oder Angel Olsen.



Das gespielte Songmaterial war bestechend. Da gab es ein paar Songs, die wirklich was in mir bewegten, mich wirklich fesselten. Seven Ways mit seiner Orgel und der herrlichen sphärischen Pedalsteelgitarre wäre hier zu nennen, aber auch das feierliche Do You Need My Love mit seinen bababa Gesängen oder der Schmachtfetzen Used To Be. Als oldie but a goodie bezeichnete sie das eingängige Hang On vom Vorgängeralbum The Innocents von dem sie ansonsten sehr wenig performte (Bad Magic gab es noch)

Wäre die Hitze nicht gewesen, ich hätte mir ein wesentlich längeres Konzert gewünscht. So aber war ich froh, dass es nicht zu ausufernd wurde. Gegen Ende gab es noch ein gelungenes Soft Machine Cover und einen Solosong an der akustischen Gitarre, dann war die leicht gothisch anhauchte Messe gelesen.

Zuvor hatte die blonde Französin Laure Briard mit ihrer exquisiten Band des Labels von Midnight Special Records (Cléa Vincent, Michelle Blades, Alice Lewis...) für Charme und Eleganz gesorgt. Die junge Dame aus Toulouse spielte einen gelungen Mix aus französischem Chanson in der Tradition von Françoise Hardy, Sixties Pop à la Brigitte Bardot oder France Gall und Loungesongs im Stile von Stereolab.

Stücke wie Sur la piste de danse, oder Le roi du rock'n roll wurden mit mehr Pfeffer und Rockappeal als auf dem Album interpretiert, da klangen die Gitarren teilweise richtig laut und das Schlagzeug fetzig.

Titel vom Vorgänger wie Egoïste oder Révélation kamen sehr ohrwurmig rüber und so war bereits die Vorgruppe allein das Kommen wert. Aber es kam ja noch wie geschildert Weyes Blood und die machte den Abend perfekt.

Unter dem Strich: wundervoll!


Donnerstag, 5. Dezember 2013

Moziimo, Paris, 19.11.13

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Concert: Moziimo
Date: 19.11.2013
Lieu: Les Trois Baudets, Paris
Spectateurs: environ 50 (il y avait un match de foot ce soir là!)
Durée du concert: environ 25 minutes


Je ne suis pas le plus grand fan d'électro pop du monde, mais finalement ces classifications stylistiques ne veulent souvent pas dire grande chose. David Guetta fait de l'électro pop et Moziimo dont nous parlons ici aussi, mais il n'y a (heureusement!) pas de rapport du tout entre les deux.


Disons plutôt que Moziimo fait de la musique sensuelle, intense, moderne, dansante et éclectique. Aucune chanson ne sonne comme une autre, c'est organique, bien rythmé et très beau.

Et sur scène cela dégage encore plus, puisque Moziimo est très élégante et charismatique, bouge très bien et a beaucoup de classe. Dans son smoking blanc elle était sublime ce soir au Divan Du Monde.


Son partenaire sur scène, le barbu Pierre Le Bourgeois, était également très chic avec son beau costume noir. C'était donc un plaisir pour les oreilles et les yeux ce showcase qui durait à peine une demi heure.

Mais quelle demi heure! Truffée de chansons irrésistibles chantées avec une voix un brin soul, une voix envoûtante et douce, alternant entre le chant en français (souvent) et l'anglais (parfois). L'instrument fétiche de Moziimo c'est Omnichord*, mais elle joua également de la batterie (debout) et du piano électrique. Son musicien Pierre est multi-instrumentaliste et responsable du violoncelle, de la basse et du piano électrique. Les deux artistes harmonisaient très bien et on sentait un respect mutuel entre eux.

Les six morceaux interprétés donnaient un bref aperçu des différents styles. Cela variait entre la cold wave dynamique (Coloured Hours) la synth pop uptempo (L'immense Cheval Sauvage) le R'n B pour salafistes transsexuelles (Barbe Bleu- à l'occasion Moziimo portait une longue barbe bleue), la pop de chambre mélancolique et solennelle (La Vague).

Et puis il y avait une reprise pour finir en beauté. Mais quelle reprise! Moziimo nous interprétait sa version bien à elle du classique post punk Love Will Tear Us Apart de Joy Division. C'était divinement beau et ultra touchant. Les paroles étaient chantées en français (juste le refrain à la fin était en anglais) et le jeu subtil de violoncelle de Pierre modifiait le son agressif de l'original, le rendait doux et harmonieux. C'était plus une réinterprétation qu'une reprise au sens propre du terme. Quelle claque ce morceau! Il est tellement bien qu'il devrait tourner en boucle dans toutes les radios et chaines de musique, mais il n'est pas exclu que le grand public ne découvre ce bijou sur le tard en 2014, qui sait?



Si vous voulez revoir Moziimo en live, vous en aurez l'occasion le 17 décembre quand elle jouera avec Loki Starfish à la Boule Noire, puis pour écouter du nouveau son il faut attendre la sortie du prochain EP 4 titres qui va s'appeler "Les Années Dix" et qui va sortir en Janvier (mixé par Jean Pierre Spirli).

Setlist
 
01: Coloured Hours
02: Cheval Sauvage
03: Barbe Bleue
04: La Vague
05: Mr Amour (reprise en français de Love Will Tear Us Apart de Joy Division)

*Moziimo parle dans son cas d'Ovnichord, parce qu'elle modifie les sons et le porte en bandoulière.





Sonntag, 24. November 2013

Pendentif, Paris, 14.11.13

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Concert: Pendentif et The Pirouettes
Lieu: La Maroquinerie
Date: 14.11.2013
Spectateurs: 350 peut-être? Il y avait du monde en tout cas!
Durée du concert: 70 minutes je crois (et 30 minutes pour The Pirouettes)



Normalement cette pop à paillettes, qui brille de mille feux, qui se veut sensuelle, chic et dansante me laisse de marbre. Franchement c'est pas ma came. Moi je préfère du folk/rock dépressif, brut, mal coiffé. Laissez moi tranquille avec votre bonne humeur! 


Mais cela veut dire quoi "normalement?" Parfois cela peut être bien de ne pas faire la gueule et de s'amuser tout simplement. Et je me suis vraiment beaucoup amusé pendant ce concert ultra dynamique des bordelais Pendentif à la Maroquinerie! Oui ils font de la pop chic, oui c'est dansant, oui c'est ensoleillé, mais peu importe. Leur joie de vivre et leur plaisir d'être là ce soir était tout simplement addictif et pendant une bonne heure (de bonheur) je me suis laissé transporter par cette fougue juvénile, ce charme fou des compos, ce feu d'artifice de mélodies irrésistibles.


La belle chanteuse Cindy Callède (Quoi? elle est célibataire? Ça me fais une belle jambe, je suis marié moi!) y était pour beaucoup. Quel talent pour la scène cette jeune fille! Elle bougeait extrêmement bien, était toujours sexy, souriante et séduisante et semblait de s'amuser comme une folle. Avec sa belle voix douce plein de charme et d'innocence elle chantait ses paroles en français qui tournaient autour de l'amour, des mecs, la danse (et ça parlait aussi de "culs", "d'une saloppe", des mots que je comprends pas vraiment, petit allemand sage que je suis...)



Mais malgré la présence très forte de Cindy chaque membre avait son rôle important à jouer. Ceux qui m'ont le plus impressionné étaient le batteur très puissant et le claviériste/guitariste charismatique (Ariel Tintar). Il régnait un bon esprit dans le groupe, les musiciens jouaient en symbiose, c'était impressionnant.


Côté chansons il y avait plusieurs temps forts. Si je devais choisir mes chansons préférées ce serait peut-être God Save La France et Riviera. Les deux ultra mélodiques et entêtantes avec un bon groove, une basse un peu new wave et une batterie bien explosive. C'était agréable de constater que le tout ne sonnait pas exactement comme sur l'album Mafia Douce. Un album pourtant pas mal du tout, mais en live la musique de Pendentif dégage encore beaucoup plus de choses, c'est plus vivant et joyeux, on voit vite que c'est vraiment un groupe de live qui osait même reprendre Niagara (Tchiki Boum) et Jérôme Echenoz (Que Vais-je en Faire?)que je connaissais pas à vrai dire.



Normal donc que le public était très enthousiaste pendant toute la durée du concert. Beaucoup de gens dansaient sans arrêt, mais à la fin c'est devenu encore plus fou. La chanteuse est descendue faire un tour dans le public pendant le tube Embrasse Moi et pour souligner la sincérité des paroles elle a même donné de vrais bisous à quelques chanceux spectateurs! Le groupe a ensuite fait monter sur scène des gens du premier rang qui dansaient avec les musiciens pendant le dernier morceau Riviera. C'était un joyeux bordel qui a duré facilement 10 minutes et s'est terminé d'une manière parfaite. Un concert dynamique, euphorisant et  mémorable! Mais bon mon prochain concert dépressif ne va pas tarder, j'ai lolé assez pour le moment...



Setlist

01: Pendentif
02: Voltige
03: Panache
04: La Nuit dernière
05: Que Vais-Je en Faire?
06: Mafia Douce
07: Ondine
08: God Save La France
09: Tchiki Boum (Niagara)
10: Boulevard Du Crépuscule
11: 1er Juillet
12: Jerrycan

13: Embrasse Moi
14: Riviera

P.S: 




Encore un commentaire sur la première partie, assurée par The Pirouettes. C'est un très jeune duo plein de charme composé de Vickie Chérie et de Leo Bear Creek qu'on connaît comme batteur de Coming Soon. Quand j'ai vu Leo Bear pour la première fois il avait peut-être 14 ans et mesurait 1.45, maintenant il fait facilement 1,80-1,85. C'est fou de voir les jeunes grandir! Et il a aussi changé de style musical. Avec les Coming Soon c'est du freak folk, avec The Pirouettes c'est de l'électro pop 80ies (parfois sixties on songe à France Gall ou Françoise Hardy) ça sonne très bien. Les deux musiciens chantent et vicky a une voix tellement pure et douce que je ne pouvais pas rester de marbre pendant longtemps. C'était vraiment irrésistible de voir la jeune et jolie Vicki bouger comme une princesse. On assistait à une sorte de revival de la génération des "jeunes gens modernes", c'est-à-dire un revival de la new wave made in France avec des groupes comme Ellie et Jacno, Taxigirl et Marquis de Sade en tête. Mais The Pirouettes ne sont pas des copieurs, Is n'on pas connu les annßes 80 et ont déjà leur propre style bien à eux  Si je devais citer un morceau qui sort du lot je dirais Le Matin L'Eté Indien, mais en fait j'ai aimé chaque titre de ce concert qui durait seulement 30 minutes. A surveiller de tout près!

http://pirouettes.bandcamp.com/



Sonntag, 2. Dezember 2012

Mina Tindle, Paris, 26.11.12

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Konzert: Mina Tindle (Vorgruppe Judah Warsky)
Ort: Le Trianon
Datum: 26.11.2012
Zuschauer: etwa 1200
Konzertdauer: 90 Minuten


Version française en bas du texte!

Der 26. November 2012. Wieder einmal ein Tag, an dem ich mir selbst anerkennend auf meine Bloggerschulter klopfe. "Haste mal wieder richtig prophezeit, Olli, daß die süße Mina Tindle es mal weit bringt und kanntest sie ja schon wieder vor den anderen." Gut, Eigenlob stinkt, aber der Franzose sagt auch: "on est jamais aussi bien servi que par soi même" (das könnt ihr euch selbst übersetzen, haha!).


Ein Blick in das Archiv des Konzerttagebuchs dokumentriert es genau:  am 15.10.2008 war ich zum ersten Mal auf einem Konzert von Mina Tindle in der Pariser Flèche d'or. Damals gab es von ihr weder eine Single noch eine EP und schon gar kein Album. Der Longplayer ist inzwischen im Frühjahr 2012 erschienen und immerhin vier der sechs Lieder, die sie damals in der Flèche d'or gespielt hatte (Sister, To Carry Many Small Things, The Kingdom, Lovely Day), haben es auch auf die Taranta genannte Platte geschafft.


Dennoch klangen die Songs heute merklich anders, denn es wurde im Laufe der Jahre viel an ihnen rumgefeilt, rearrangiert und neuinterpretiert. Zudem hat sich ihre Livetruppe im Lauf der Jahre auch positionell verändert. Maxime Chamoux ist schon seit geraumer Zeit nicht mehr am Piano dabei und auch Thomas Pirot sitzt nicht mehr hinter den Drums. Geblieben ist der alte Weggefährte Guillaume Villadier an Gitarre, Bass und Ukulele und der Syd Matters-Musiker Olivier Marguerit an Schlagzeug (im Stehen), Keyboard und Trompete. Dieses Power Trio ist inzwischen gut zusammengewachsen und hat gemeinsam unzählige Konzerttermine 2012 absolviert. Sie waren eigentlich überall, nur nicht in meinem Wohnzimmer...






Heute also die bisherige Krönung der Laufbahn von Mina Tindle, das Bespielen der 1600 er Location Le Trianon. Ein prachtvolles, geschmackvoll renoviertes Theater, welches heute wohl etwa 1200 Zuschauer sah. Das Parkett unten war bestuhlt, so als wolle man zum Ausdruck bringen, daß es eine gesetzte Veranstaltung ist, bei dem auch ältere Semester dabei sind und man sich ordentlich zu benehmen hat. So eine Art Diplomverleihung für die Künstlerin im Beisein der Eltern.


Aber das soll mit dem "gesetzte Veranstaltung" jetzt gar keine Verhohnepiepelung sein, im Gegenteil. Die durchgängige Bestuhlung bot den würdigen Rahmen für ein wundervolles Fest. Hier gab es kein Rempeln und Stoßen, keine Kameras oder Smartphones die störend in die Luft gerissen wurden und auch niemanden, der sich vordrängelte. Alle saßen sie friedlich da und guckten mit leuchtenden Augen auf die Bühne und wurden Zeuge des Talentes der jungen Pariserin und ihrer beiden männlichen Mitmusiker.

Trotz der Nervenanspannnung machten die drei Sympathen ihre Sache gut und es half sicherlich auch, daß Olivier Maguerit mit Syd Matters schon im 2500 Zuschauern fassenden Olympia gespielt hatte. Seine Erfahrung und Routine übertrug sich auch auf die Sängerin und Guillaume, der ohnehin immer wahnsinnig lässig und unbeirrbar wirkt.


Stimmlich gab es also keine stressbedingten Wackler bei Mina Tindle und ihre hübsche, leicht jazzig/soulige Stimme kam zur vollen Entfaltung. Musikkritiker vergleichen sie immer wieder mit Feist, manche sogar mit Alela Diane. Zu Alela sehe ich allerdings stimmlich kaum Gemeinsamkeiten. Dennoch gab es aber ein Band, daß Mina mit Alela verband und zwar die Tatsache, daß die Französin im letzten Jahr genau an der gleichen Wirkungsstätte das Vorprogamm der Kalifornierin bestritten hatte. Deshalb sprach Tindle auch von einer Art Jahrestag, der hier gefeiert wurde und von einem irrealen Ereignis, das sie sehr berühre. An den intensiv glänzenden Augen der natürlichen Schönheit konnte man ablesen, daß dies kein blabla war, mehrfach wähnte ich sie am Rande der Tränen, vor allem bei den Danksagungen.


Das Publikum, darunter natürlich viele Bekannte und Freude, retunierte diese Ansprachen sofort mit lautem Applaus, aber es wurde nicht nur für die schönen Reden, sondern selbstverständlich auch für die guten Lieder geklatscht. Für Pan, einen der wenigen französischen Chansons, der gleich zweimal gebracht wurde, einmal relativ zu Beginn und später dann zusammen mit JP Nataf als letzte Zugabe. Für Sister, bei dem das Toypiano so herrlich pluckerte und der Rhythmus gut in die Beine ging (obwohl man sich freilich nicht bewegen konnte). Für Too Carry Many Small Things, der schwungvollen Hitsingle, zu der auch viele Leute mitklatschten oder für The Kingdom, das vor Jahren bereits als Vinylsingle ausgekoppelt worden war.



Mein persönlicher Favorit hieß aber Austin. Damals als B-Seite auf The Kingdom enthalten, wurde der Song seitdem komplett neu arrangiert und deutlich in die Länge gestreckt. Das tat ihm sichtlich gut, denn er brillierte durch Komlexität, eine sich steigernde Dramatik  und eine erstaunliche Wendung gegen Ende, bei dem der "Magier" Olivier Marguerit ein wenig die psychedelische Handschrift seiner Hauptband Syd Matters mit einbrachte.

Austin war auch gleichzeitig letzter Track des offiziellen Sets. Der Zugabenteil wirkte danach wie ein Schaulaufen im Eiskunstlauf. Hier wurde alles aufgeboten, was die Schönheit und Feierlichkeit noch steigern konnte. Eine sizilianische glutäugige Tänzerin zum Stück Taranta, ein mehrköpfiger, absolut traumhaft schön singender Frauenchor, in dem man glänzende Sängerinnen wie The Rodeo, Lidwine und Mitglieder der Band Les Colettes wiederfand, ein Caetano Veloso Cover (Os Argonautas) und das erwähnte französisch gesungene Pan mit dem rauschebärtigen alten Herrn des Indie-Chansons JP Nataf (Archivfoto), den Kenner noch von der Band The Innocents her kannten.

Insgesamt fast 90 Minuten ging das so und ich muss nicht lügen, um zu sagen, daß ich an diesem feinen Konzert mehr Freude als an einem Fußballspiel hatte.

Daß ich hinterher bei der Aftershow kaum mal eine Gelegenheit hatte, Mina Tindle zu ihrem Auftritt zu beglückwünschen, weil immer neue Gratulanten ankamen, war zu verschmerzen. Ich habe sie halt nicht mehr "für mich alleine" , wie damals in der Fleche d'or 2008, als ich ganz locker und ungestört mit ihr plaudern konnte . Aber ich teile sie gerne mit allen, die sie mögen (Mann bin ich ein großzügiger, ja geradezu großmütiger Mensch!) und wünsche ihr auch bei den anstehenden deutschen Konzertterminen den größtmöglichen Zuspruch. Sie wird auch verzaubern, wie eine Tarantel, dessen bin ich mir sicher.

Setlist Mina Tindle, Le Trianon, Paris

01: Allegria
02: Bells
03: The Kingdom
04: Pan
05: Too Loud
06: Henry
07: Sister
08: To Carry Many Small Things
09: Echo
10: Demain
11: Lovey Day
12: Austin

Tanzpassage, 

13: Taranta
14: The Good
15: Os Argonautas (Caetano Veloso)
16: Pan (avec Nataf)

Deutsche Konzerttermine von Mina Tindle: 

08.12.2012: Gebäude 9, Köln
09.12.2012: Jahrhunderthalle, Bochum
10.12.2012: Alte Feuerwache, Mannheim
11.12.2012: Festsaal Kreuzberg, Berlin >> höchstwahrscheinlich in den Comet Club verlegt; erkundigt euch bitte beim Veranstalter

Pour nos lecteurs français:




Le 26 novembre 2012. Un de ces jours où je me félicite moi-même d'avoir découvert l'artiste Mina Tindle si tôt et où je suis content de mes qualités de dénicheur de talents (pour les compliments on n'est jamais aussi bien servi que par soi même, n'est-ce pas?)! J'avais prédit un parcours pareil pour la talentueuse parisienne dès le premier concert que j'ai vu d'elle le 15/10/2008 à la Flèche d'or. À l'époque elle n'avait pas encore de 45 tours, ni de Ep et surtout pas d'album. Mais finalement 4 morceaux qu'elle avait joués à la Flèche d'or ce soir-là, ont fini sur l'album, finalement intitulé Taranta.



Mais aujourd'hui ces belles chansons sonnaient très différemment. Ces dernières années Mina les avait réarrangées, retravaillées et re-interpretées et puis il n'y a plus exactement la même équipe sur scène non plus. Le pianiste Maxime Chamoux (Please Dont Blame Mexico) a quitté l'aventure, le batteur Thomas Pirot (Nelson) ne fait plus partie du groupe non plus et seulement Guillaume Villadier (Sidi Ali), le guitariste/bassiste est resté. Depuis un moment le multi-instrumentaliste Olivier Marguerit (Syd Matters, Chicros, Fugu et plein d'autres) a rejoint le groupe et y joue de la batterie (debout!), des claviers, et de la trompette. Ce "Power Trio" a joué d'innombrables concerts en cette année 2012. Ils étaient vraiment partout (Maroquinerie, Bouffes du Nord, Festival Fnac live, EMB Sannois, Colette, etc) sauf dans mon salon....

Aujourd'hui donc le couronnement de ce très beau parcours au Trianon, somptueux théâtre de 1600 places, récemment rénové avec beaucoup de style et d'élégance. La salle était entièrement équipée de sièges, comme pour une sorte de "remise de diplômes" en présence des parents et des amis!

Le Trianon est le cadre idéal pour un évènement pareil, pas de bousculades, pas de bras levés avec une caméra ou un portable qui bouche la vue, personne ne profitant d'une seconde d'inattention pour se précipiter sur une place laisser vacante. Tout le monde était assis dignement et regardait les yeux brillants la scène et fut temoin du charme et du talent de Mina Tindle et de ses musiciens.


Malgré le stress et la tension, les artistes s'en sortaient très bien et je pense que l'expérience d'Olivier Marguerit qui avait déjà joué avec son groupe Syd Matters au mythique Olympia, y était pour beaucoup. Son calme et sa lucidité se transmettait au reste du groupe.


Vocalement il n'y avait aucun tremblement chez Tindle, et sa belle voix jazzy/soul pouvait se développer pleinement. Des critiques la comparent souvent à Feist et même à Alela Diane. Avec la dernière je ne vois pas trop de similitudes, mais il y a quand  même un lien qui noue Mina et Alela: la parisienne avait fait juste un an avant la première partie de la californienne au même endroit et c'est pour cela que Tindle parlait aussi de ce concert aujourd'hui comme une sorte de premièr anniversaire. Jamais elle n'aurait imaginé de jouer ici comme tête d'affiche, déclara-t-elle émue et la lueur dans ses yeux verts (elle pleurait un peu, non?) nous montrait que ce n'était pas seulement du blabla. Elle reçut beaucoup d'applaudissements chaleureux pour ces petits discours, mais le public n'apprécia pas seulement les remerciements, mais également et surtout les magnifiques chansons plein de grâce et de tendresse.



Les meilleures dans un set bien équilibré furent Pan, mélancolique chanson française, jouée même deux fois, puis Sister, morceau enjoué avec une mélodie irrésistible, le tube Too Carry Many Small Things euphoriquement reçu par le public, et puis The Kingdom, un tres bon vieux titre, sorti en 45 tours sur Sauvage Records il y  deux ans.

Mais le titre le plus remarquable fut Austin. Au départ seulement Face B du single The Kingdom ce titre fut complètement réarrangé depuis et brilla par sa complexité, son changement de rythme et un final fabuleux où on voyait bien  la patte psychédélique de Syd Matters, incorporé par Olivier Marguerit qui faisait sortir des mélodies de toute beauté de son piano électrique.



Austin était également le dernier morceau du set officiel. Vinrent ensuite les rappels avec une danse hypnotique de Moira Cappilli , une amie de Mina ("l'une des femmes de sa vie même) qu'elle avait croisé lors d'un voyage, puis le morceau titre de l'album Taranta et l'arrivée d'un sublime choeur féminin, composé de filles très douées comme The Rodeo, Lidwine, Emma Broughton, Myra Lee, Maeva et deux membres des Colettes (Diane Sorel et Anne Millioud-Gouverneur) C'était la phase la plus solennelle et conviviale du concert où les voix s'entremêlaient parfaitement pour le plus grand joie des auditeurs.

Mais ce n'était pas tout. Pour les deux dernieres chansons Mina changa de langue, laisse l'anglais de côté et interpréta avec plein d'émotion en portugais Os Argonautas, reprise de Caetano Veloso puis en dernier rappel encore une fois Pan cette fois ci avec JP Nataf, chanteur barbu et culte des Innocents.





Au vu de ce magnifique concert, je suis totalement persuadé que son parcours ne s'arrête pas là et je vous donne rendez-vous très bientôt à l'Olympia!



Samstag, 8. Oktober 2011

Victorine, Paris, 4.10.11

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Konzert: Victorine

Ort: Le Pop In, Paris
Datum: 04.10.2011
Zuschauer: mindestens 60 (darunter Coeur de Pirate und Mathias Malzieu von Dionysos)


Version française en bas de page!!


Dieses Konzert war wirklich ein großer Spaß! Fun pur war angesagt an jenem 4. Oktober 2011! Da konnte man endlich mal seine Sorgen eine Stunde in die Ecke legen und ausgelassen mitfeiern.



Victorine aus Paris standen auf dem Programm. Eigentlich das allererste Solo- Projekt einer zierlichen blonden Konzertagenturmitarbeiterin (Voyez mon Producteur, ein guter Laden), musste man heute von einer (riesigen) Band sprechen zumindest live. Zu den Mithelfern bei Victorine zählen der famose Drummer Kim Gianni, der junge aufstrebende Gitarrist Aurélien Hamm (seine Band Apes & Horses hatte unlängst Wu Lyf supportet), der Bassist Ollie Joe (auch er hat seine eigene Band) und der Omnichordspieler Part Time Punk, der früher bei Koko von Napoo im Einsatz war. Zu dieser Besetzung gesellten sich aber noch etliche andere Helfer, so daß die Bühne fast so voll war wie bei Konzerten von I'm From Barcelona.

Musikalisch war auf französisch gesungener Neo New Wave angesagt. Eine coole Musikrichtung, die sich im Aufwind befindet, Formationen wie La Femme und die Concrete Knives bestätigen dies eindrucksvoll. Von diesem Retro Sound geht einfach eine ungehöre Frische und Spontaneität aus und viele Franzosen sind auch froh, endlich mal wieder die Texte zu verstehen. Nicht, daß diese bei Victorine tiefgreifend gewesen sind, nein, man konnte bloß besser mitsingen. Sowieso ging es heute in erster Linie um Entertainment und Victorine ist wirklich eine unfassbar gute Entertainerin! Wahnsinn, wie die kleine Blondine die Leute aufmischte, durch das Publikum streifte, sich auf den Boden fallen ließ und fast eine Stunde lang alles gab.

Es wurde kein Blödsinn ausgelassen. Wenn Victorine durch das Publikum fegte, lief ihr immer ein Kerl mit einer winzigen silbernen Discokugel hinterher und hielt sie über ihren Kopf. Auch ein Zelt kam zum Einsatz und in einer sehr witzigen Szene zog das Mädel ein Regencape an und ließ sich von einem Typen mit Wasser besprühen. Gegen Ende wurde es immer abgefahrener, Chaoten mit Eisbar- und Braunbärkostümen bevölkerten bei dem Chanson La Ferme die Bühne, Männer gaben ihren nackten Oberköprer preis und Drummer Kim spielte mit 500 Sachen (ohne Scheiß!) auf seinem Kinderdrumset.



Toll, das hat wirklich Spaß gemacht! Man muss schließlich nicht immer totraurigen Folk hören.

Pour nos lecteurs français:

Ce concert là était vraiment énormément fun! Ce 4 octobre, dans le Pop In plein à craquer on pouvait enfin laisser ses soucis de côté et faire la fête.Un truc fou fou fou!

Au programme: Victorine de Paris. A la base le tout premier projet solo d'une délicate fille blonde, on peut parler aujourd'hui d'un immense groupe (un collectif?) avec d'innombrables musiciens. Font partie de Victorine: le fabuleux batteur Kim Giani (également musicien solo et producteur de ce projet), le jeune guitariste Aurélien Hamm (chanteur des Apes & Horses, un groupe en pleine ascension, très remarqué en première partie de Wu Lyf), le bassiste Ollie Joe (lui aussi a son propre groupe), le jouer d'omnichord Part Time Punk (ex-bassiste des défunts Koko von Nappoo), la choriste Guillemette Foucard (la chanteuse d'April Shower), le chanteur Remie Foucard et le performer artiste contemporain multimedia néoromantique Donald dit Gros Nounours. Il manquait à l'appel ce jour là Fabien Fabre en deuxième guitare. La scène rassemblait (presque) à un concert de I'm From Barcelona, groupe suédois, qui joue parfois avec 25 membres.

Stylistiquement c'était de la neo new wave française, chantée dans la langue de Molière. Un genre ultra rafraichissant et redevenu à la mode ces derniers temps, comme le confirment l'ascension de groupes comme la Femme, Liza Manili et Concrete Knives. Les raisons de ce revival sont multiples. D'une part c'est très ludique et jouissif et d'autre part les français sont contents de comprendre les paroles. Ceci dit dans le cas de Victorine on ne trouve pas de paroles très profondes, mais ce n'était pas le but. Mais les gens peuvent plus facilement entonner les refrains!

Victorine s'avera être une veritable bête de scène. Incroyable comme ce petit bout de femme remuait le public! Elle tranversa plusieurs la foule, se laissa théâtralement tomber par terre et donna tout, mais vraiment tout, pendant une bonne heure (de pur bonheur).

C'était souvent n'importe quoi, mais on adorait ça! Tout d'abord Victorine joua la prof ultra sévère avec des lunettes noires (avec l'inscription, La leçon de Maîtresse Victorine: "je me touches, tu te touches, tu me touches, Victorine mous touche" en fond de scène), puis plus tard elle mit un K-Way pendant qu'un type l'arrosait avec de l'eau (ce qui rendit l'intervention d'un parapluie nécessaire!
), ensuite elle se laissa porter à travers le public dans une tente rouge. Puis le Gros Nounours suivit chacun de ses pas avec une petite bulle disco sur la tête. Pour le grand final les choses sont devenues carrément dingues. Des types avec des costumes d'ours polaire et d'ours brun sont montés sur scène, des hommes montrèrent leur torse nu et le batteur Kim jouait avec 500 à l'heure sur sa petite batterie d'enfant. Le public hurlait de joie. Et en plus le morceau la ferme est un sacré tube, c'était vraiment irrésistible, très groovy et dansant.

Bref: c'etait un concert hallucinant, l'éclate totale!!!! On en redemande!

Setlist Victorine, Pop In, Paris:

01: La Rentrée
02: Chausson Pop
03: Potandre
04: Note De Frais
05: Fukushima
06: Escalier C
07: La Ferme
08: Emma
09: T'es Loin




Donnerstag, 7. Juli 2011

Liza Manili, 06.07.11

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Konzert: Liza Manili

Ort: Panic Room, Paris
Datum: 06.07.2011
Zuschauer: viele für die winzige Location, etwa 60
Konzertdauer: etwa 45 Minuten


Schon fast unverschämt, wie hübsch, stilvoll, charmant und gertenschlank viele Pariserinnen sind. Da fragt man(n)/Frau sich, wie die das machen.

Sind die schon so auf die Welt gekommen, oder sind das alles Schauspielerinnen? Im Falle von Liza Manili kann man die zweite Alternative schon gleich mit ja beantworten. Sie ist in der Tat Schauspielerin bzw. "comedienne" wie man in Frankreich sagt. Trotzdem kannte ich sie bisher noch nicht. Nicht weiter verwunderlich, wenn man weiß, daß ich nie ins Kino gehe und im Fernsehen lediglich Tennis gucke.

Auf Schauspielerinnen aufmerksam werde ich in der Regel erst, wenn sie anfangen zu singen. In der Vergangenheit nahm ich somit zumindest Notiz von den Gesangesbemühungen von Charlotte Gainsbourg, Sandrine Kiberlain, Emanuelle Seignier, Julie Delphy, Claire Keim und kürzlich Melanie Laurent, ohne je einen Film von ihnen gesehen oder ihre CDs ernsthaft gehört zu haben (Ausnahme Charlotte Gainsbourg).

Heute nun also die Live-Kostprobe von Liza Manili. Hübsch, stilvoll, charmant und gertenschlank. Sagte ich nicht, daß ich den Eindruck habe, (fast) alle Pariserinnen seien so? Und natürlich sind sie nie overdressed, zu stark geschminkt oder aufgedonnert. Kein einziger stilistischer oder modischer Faux-Pas, da können sich die Russinnen, Amerikanerinnen, Engländerinnen, Deutschen eine Scheibe von abschneiden. Im Grunde genommen gibt es das nur in Frankreich bzw. nur in Paris. Diese lässige Eleganz, diese Natürlichkeit, dieser dezente Schick. Da wird nicht mit Designerklammotten geprotzt, werden keine falschen Nägel aufgeklebt, keine glitzernden Handtaschen getragen. Diese Art von Vulgarität überlässt man den anderen Nationen bzw. dem Süden Frankreichs, den die Pariser wegen seiner neureichen Protzigkeit verabscheuen. In der Seine-Metropole ist man nicht bling-bling, sondern hippie chic.

Umzingelt von diesen Hippieschicken, diesen Hipstern, Bobos, Film- und Kunstschaffenden, saß ich Bauernlümmel aus dem Westerwald also in einem kleinen Laden namens Panic Room und wartete auf den Beginn des Konzertes von Liza. Bei den Männern saß der gepflegte Dreitagebart wie er sollte, die Bräune war dezent (sich durchgrillen zu lassen ist ja sowas von vulgär!), die Klamotten auf lässige Art und Weise schick, die Bäuche flach und straff.

Gleich neben mir saß Soko, die Pariser Sängerin und Schauspielerin, die vor ein paar Jahren nach Los Angeles gezogen ist, weil sie findet, daß die Franzosen ein barbarisches Fleischfresservolk sind, in dem sie als Veganerin nicht in Ruhe leben kann. Nun mampft sie also in Kalifornien Avocados und glutenfreies Toast- Brot mit Gemüsesaft und spielt mal hier, mal da. Leben wie Gott in Fr.., äh, den USA! Liza Manili ist wohl eine gute Freundin von Soko, zumindest konnte man diesen Eindruck auf Grund der stürmischen Beifallbekundungen der Stephanie Sokolinski gewinnen.

Manili legte gegen 21 Uhr 15 los. An ihrer Seite spielte ein lockiger, dreitägebärtiger Gitarrist, der mich stark an Albert Hammond Jr. erinnerte. Sein Name: Séverin. Aber er war nicht nur zum Schönsein da, sondern wichtiger Part im musikalischen Gefüge. Seine wavige Gitarre sorgte zusammen mit dem französischen Gesang von Liza für einen frühen 80 er Jahre Retrosound, wie ihn auch die Band La Femme spielt. New Wave made in France ist also zur Zeit schwer angesagt und mir kann's nur recht sein, denn die Songs von Manili waren wirklich fetzig und ohrwurmig. Toll auch ihre Stimme, sinnlich, süßlich, anziehend. Lediglich das Auflegen der Schallplatten funktionierte nicht immer ganz so reibungslos, da gab es ab und zu Hänger und Fehlstarts.

Egal, die Stimmung war dennoch bestens und die Chansons perlten wirklich wie ein kühles Glas Champagner im Hochsommer. Chansons, die sicherlich zum Großteil auf dem ersten Album der gebürtigen Straßburgerin landen werden (Erscheinungsdatum Januar 2012). Unterhaltsam und kurzweilig war das Material auf alle Fälle und ganz zum Schluß präsentierten uns die beiden Musiker dann noch einen veritablen Hit. Le Petit Train ist so eingängig, ja fast kariös, daß man das Lied schon nach dem ersten Hördurchgang nicht mehr aus dem Ohr bekommt. "Le petit train, les aller-retours, le petit train les aller-retours, ladadidada", imparable (unwiderstehlich) wie man in Frankreich sagt!

Der kleine Panic Room tobte und so musste Liza die erste Zugabe ihees Lebens geben. Hierbei spielte ihr aber ihr Plattenspieler einen Streich, denn die Nadel blieb irgendwann in der Mitte des Stückes hängen und auch beim zweiten Versuch wiederholte sich dieses Malheur, so daß sie schmunzelnd abbrach.

Ob Liza auf Platte genauso anziehend wirkt wie live, bleibt abzuwarten, aber das Liverlebnis ist mir ja eh das liebste. Und wenn dann noch solch ein Schnuckelchen auf der Bühne steht....

Schon fast unverschämt!






 

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