Posts mit dem Label Anika werden angezeigt. Alle Posts anzeigen
Posts mit dem Label Anika werden angezeigt. Alle Posts anzeigen

Dienstag, 9. Juli 2013

Dirty Beaches + Anika, Berlin, 6.7.2013

0 Kommentare
Konzert: Dirty Beaches & Anika
Ort: Haus der Berliner Festspiele - Foyer (Foreign Affairs)
Datum: 6.7.2013
Zuschauer: ausverkauft
Dauer: 30+45 Minuten






FUCK DIRTY BEACHES!!!!
FUCK MONTREAL!!!!


So endet das Konzert der Dirty Beaches im Foyer des Haus der Berliner Festspiele. 
Samstag Abend - kurz nach elf betreten Dirty Beaches die Bühne. Alex Zhang Hungtai ist nicht alleine, sondern noch es verteilen sich noch drei Musiker an den üblichen Stationen. Ich habe mich im Vorfeld fast dagegen gesperrt, dass mich Dirty Beaches besonders interessieren könnten. Viel mehr wollte ich einen entspannt düsteren Abend mit Anika verbringen.
Anders als bei Punkkonzerten der 80er, als die junge Generation noch den Widerstand und die Selbstaufgabe probte, sind die Konzertgänger an diesem Abend befriedet und sitzen neugierig abwartend auf dem Boden und versorgen sich im Vorfeld gegenseitig mit Ohrstöpseln. Es könnte ja zu laut werden und das Piepen in den Ohren - das muss nun wirklich nicht sein.
Meine Ohrstöpsel habe ich selbstredend immer griffbereit in der Tasche und dennoch befremdet mich derartiges. 

All das ist aber längst vergessen, als im düsteren Blaulicht die Herren ihre Show beginnen. Es dauert nicht lange und ich werde hineingezogen in diese Klangwelt. Wie ein Rausch. Dazu der verzerrte Sprechgesang. Schattenboxen mit schwarzen Lederhandschuhen. Gegen welche Dämonen mag Alex da gerade ankämpfen? Ein extatisches Rumgeschrei entlädt sich immer wieder. Dann wieder Kontrolle. Das blaue Gegenlicht lässt alles unscharf, unbestimmt, aber voller Energie. Diese Energie lädt sich immer weiter auf - verlangt nach Erlösung. Sie wird verwehrt.

Am Ende des Konzerts, verlangt das Publikum nach mehr. Einer besonders, der in Extase und Verzweiflung immer wieder fordernd nach Fortsetzung verlangt, um dann in völliger Frustration den Mikrofonständer auf die Bühne stampfend FUCK DIRTY BEACHES heraus brüllt. Und Recht hat er - die 30 Minuten waren zu kurz.
Man darf gespannt sein, wohin sich Dirty Beaches entwickeln werden. Mit seinem Berliner Wohnsitz ist Alex schon mal in der Schlangengrube angelangt. Und auch die Spex hat Notiz genommen.
Was an Montreal so schlimm ist, bleibt mir bis heute im Verborgenen.



Und nun Anika - aber nicht alleine. Thomas Klein, Alex Paulick, Andreas Reihse (Kreidler) und Tyler Pope (LCD Soundsystem) sowie später Bryant K sind mit auf der Bühne.
Anika ist arg nervös und das helle Licht schafft auch keine wirkliche Sicherheit. Zu Beginn direkt Terry, das mir in der Studioversion sehr gut gefällt. Leider finde ich den Zugang zu der aufgepeppten Live-Version nicht wirklich. Ist mir zu schunkelig und der Sound erinnert mich stark an Spliff.
Auch Yang Yang verliert live. Finde ich den Sound des Albums genau wegen ihres des Purismus bezaubernd, aber so verliert sich dieser Reiz. Als müsste es doch gelingen, wenn man viel Talent gemeinsam auf die Bühne bringt. Aber es wird dadurch nur beliebig.

I Go To Sleep - Die Düsternis ist wie weggewischt. Stattdessen wird es überlagert von dem Wunsch nach Selbstverwirklichung, den wohl jeder der mitgebrachten Musiker hatte. Und so steht sich alles im Weg.
Das Highlight des Konzerts ist auch der Abschluss - Masters Of War. Da bekommt auch Bryant K seinen kurzen Auftritt, indem er hockend auf der Bühne immer mal wieder ins Mikro krächzen darf. Das ist dann auch zum ersten Mal alles stimmig. Das Licht geht an und jemand mit Reisekoffer verkauft ein paar Alben und CDs. Große Euphorie macht sich leider nicht breit. Zu groß war der Kontrast zwischen beiden Konzert. 


Donnerstag, 31. Januar 2013

Mo' Fo' Festival, Saint Ouen, 27.10.13

0 Kommentare

Concert: Mo'Fo' Festival 2013 avec entres autres: Liesa van Aa, Anika et Trust
Lieu: Mains d'oeuvres, Saint Ouen 
Date: 27.01.2013


Dimanche 27 janvier. Journée pop germanique (new wave et autres curiosités) au Mo' Fo Festival 2013 à Saint Ouen.  En tant qu'allemand vivant depuis 10 ans a Paris, j'étais forcément attiré par cette affiche.


 
Mais la veille,  le couple franco-allemand Stereo Total avait annulé en dernière minute sa participation pour raison de santé. Remplacé par le canadien Trust, l'affiche était déjà moins germanique.

Mais peu importe, j'aime des artistes du monde entier et je ne suis pas du tout uniquement focalisé sur la musique allemande, même si j'avoue que le concert de Kraftwerk que j'avais vu récemment à Düsseldorf était une grosse claque!!!

Ma journée musicale au Mo'Fo' débutait avec le concert de la flammande Liesa Van der Aa sur la plus petite des deux scènes.





Je me suis demandé si les belges flammandes comptaient comme allemandes (on nous avait promis pop germanique, non?), à cause de leur langue, qui est plus proche de l'allemand que du français c'est vrai. Mais c'était simplement avant le début du concert, puisque après c'était juste une question de violon hypnotique, de boucles, d'ambiance à la PJ Harvey et d'une fille blonde très naturelle, mais dotée d'un feu et un charisme sur scène remarquables. Il ne faut surtout pas croire qu'elle sonne comme Owen Pallett qui lui aussi fait des choses épatantes avec son violon à l'aide des boucles. Les voix ne sont pas du tout comparables (lui avec sa voix enchanteresse et pure, elle avec sa voix très forte et chargée d'émotions) et l'ambiance crée est tout à fait différente.

Chez lui c'est aérien, doux, planant. Chez elle c'est sombre, lourd, dramatique. Le ciel est menaçant et le tonnerre pas loin. C'est une sorte d'Anna Calvi avec un violon.




Pour moi son premier titre était déjà le meilleur. Il s'appellait Birds In Berlin (et bien voila la pop germanique!) et montrait déjà toutes les qualités de la jeune belge. Ce talent de mettre couche sur couche pour se créer son propre "One woman choir", cette capacité à monter l'intensité au cours d'une chanson, de gonfler le ballon jusqu'à ce qu'il explose presque.


J'étais happé par cette prestation et restait très concentré pendant les 20 premières minutes. Après le concert ne s'est pas dégradé, mais parfois j'aurais souhaité juste un peu plus de légerté. C'était un brin too much, too heavy, too much drama. Que l'on écoute Lou ou Lost Souvenir jusqu'à la fin pour comprendre ce que je veux dire. L'ambiance était parfois proche d'une Dessert Session de Josh Homme, qui lui, fait du rock stoner. Si on veut, on pourrait qualifier la musique de Liesa comme du pop de chambre à violon stoner. Lourd comme une pierre. Chaud  comme le feu. Sensuel comme ...! Et en plus Liesa utilisait son violon presque comme une guitare, un effet bluffant!

Je n'ai pas trop aimé la reprise de Nightclubbing d'Iggy Pop, mais c'est pas forcément la faute de Liesa, je ne suis pas grand fan d'Iggy, c'est tout.

La musique de Van der Aa te coupe le souffle, te prend aux tripes, mais il faut que tu sois prêt à  tenir 45 minutes. C'était pas toujours mon cas, j'ai un peu décroché vers la fin.

Manque de concentration ou "faute" de l'artiste, qui sait? En tout cas, il est évident que Liesa est un immense talent. Elle a "le truc" c'est sûr. Mais j'ai peut-être besoin d'un peu plus de temps pour être tout feu tout flamme et me familiariser avec son univers beau mais étrange.

Après le concert j'ai appris que Liesa van der Aa avait enregistré son premier album dans le studio des "Einstürzende Neubauten". Vu comme ça ce n'est pas exclu de la compter un peu comme artiste allemande.


 


Sur l'autre scène il y avait finalement "une vraie allemande". Ou toujours pas. La très grande et très blonde Anika est allemande, mais aussi anglaise et parfaitement bilingue. Elle vit entre Bristol et Berlin et sa musique est un peu un mélange de ces deux cultures musicales. De Bristol elle a l'influence de Portishead et surtout du projet de Geoff Barrow qui s'appelle Beak. Elle publie ces disques sur le label de Beak d'ailleurs. De Berlin elle a ce goût pour la new wave, cette noirceur, cette vraisemblance avec Nico (qui venait de Cologne, mais peu importe).


Comme à son habitude elle ne parlait pas du tout entre ses morceaux. Soit elle estime que ce n'est pas cool, soit elle est vraiment timide. Mais j'avoue que cette froideur passe parfaitement bien avec sa musique monotone et glauque, qui est pourtant si excitante. Elle reprend des classiques et les révisite à sa propre manière. Après c'est difficile de reconnaitre l'original tellement c'est différent. Entouré d'un groupe de mecs efficace mais sans visages, elle donnait peut être son meilleur concert à Paris (oups, Saint Ouen, ce n'est pas à Paris, pardon!) à ce jour, puisque il y avait plus de punch qu'auparavant. Le tout semblait mieux rodé, plus pro, plus carré, même si le début avec Terry était un peu laborieux et poussif. Etonnant qu'elle ne jouait quasiment que de vieux titres. Depuis la sortie de son premier album sont passés quand même deux ans au moins. Mais bon I Go To Sleep (Ray Davies) ou Masters Of War (Bob Dylan) restent des morceaux très classes, même si la fin avec In The City (Chromatics) et Officer Officer (seule chanson vraiment rapide dans le set) était encore meilleur.



Une fin vraiment convaincante, mais un manque assez déçevant de nouveaux titres  et une chanteuse très froide confirmant l'image cliché des français sur les Allemandes. Le truc le plus fou qu'elle a fait pendant son concert? Ben elle s'est positionné avec son pied de micro à trois reprises très près du bord de la scène, quasiment en contact direct avec les fans, mais jamais pour longtemps.

Anika reste un mystère. 


 




Après c'était la grande  fête pour les clubbeurs avec les beats électriques du canadien Trust qui a fait bouger les filles pendant presque une heure ultra dynamique. C'était super rentre dedans, puissant et hypnotique avec un son proche d'un  jeux de vidéo. On voyait le chanteur avec la voix nasale à peine, mais c'était pas important. Ses morceaux étaient addictifs et j'ai passé un très bon moment, même si je ne suis pas grand fan de la musique électronique.



Dans l'ensemble une très belle journée (germanique ou pas, on s'en fout) d'un festival que j'adore! Mias le plat ud jour était un peu cher. 7, 50 Euro pour un peu de riz et du poulet, c'est abusé.

à l'année prochaine, Mo' Fo'!




Dienstag, 24. Mai 2011

Anika, Köln, 23.05.11

0 Kommentare

Konzert: Anika
Ort: Gebäude 9, Köln
Datum: 23.05.2011
Zuschauer: 50-60
Dauer: knapp 45 min


Wieso genau ich das Debütalbum Anika der deutsch-britischen Sängerin Anika Henderson liebe, weiß ich nicht. Man kann die 36 Minuten guten Gewissens schrecklich finden; dies war eine Reaktion, die ich oft gehört habe. Die andere typische Reaktion auf Anika ist grenzenlose Begeisterung, Lobpreisung in den höchsten Tönen. Ihre Lieder sind karg und monoton, Anikas Stimme tief und sehr speziell, wenn man der jungen Künstlerin nicht wohlgesonnen ist, könnte man behaupten, sie singe nicht sonderlich gut. Aber diese - und andere Kritik - ist natürlich Blödsinn, Anika ist das, was The xx vor anderthalb Jahren waren, der Beweis, daß Kühle und Kargheit der wundervolle Gegenentwurf vieler scheußlicher Pathosbands sind.

Anika ist Journalistin, wurde erst anschließend Sängerin. Die Geschichte ihrer Entdeckung ist bekannt; Portishead-Mann Geoff Barrow hatte Anika gehört und engagiert. Daß die Frau Musikerin auf dem zweiten Bildungsweg ist, merkt man ihr auf der Bühne ab und zu noch an, sie wirkte das ein oder andere Mal unsicher. Daß Anika nicht viel (oder gar nicht) sprechen würde, hatte ich erwartet, sie erfüllte dies und schwieg eisern. Um aber in den Pausen keine peinlichen Momente entstehen zu lassen, griff sie immer zu ihrer Wasserflasche und trank. Dann kann man schließlich nicht reden müssen. Nach dem drittletzten Song war die Flasche allerdings leer. Als Anika dann nach dem vorletzten Stück wieder trinken statt reden wollte, war nichts mehr da und sie fühlte sich sichtbar verunsichert.

Musikalisch war das komplett anders, da war keinerlei Unsicherheit spürbar, im Gegenteil, Anika wirkte am Mikrophon vollkommen abgebrüht. Natürlich gehören Coolness und Distanz zur Show, sie wirkten aber trotzdem nicht platt und aufgesetzt.

Anika wird live von einer vierköpfigen Band begleitet. Rechts neben ihr saß ein Bassist, der während des Konzerts seinen Stuhl auch nicht mehr verließ. Auf der anderen Bühnenseite teilten sich eine Frau und ein Mann eine Keyboard-Burg. Die Musikerin spielte in dem engen Raum aber auch einige Male Gitarre. Hauptjob der beiden waren allerdings die Tasteninstrumente. Komplettiert wurde die Band durch einen Schlagzeuger, dessen Instrument auch im Vergleich zu anderen abgespeckt wirkte. Das passte.

Die Lieder Anikas Debütplatte sind - darüber hatte wir schon geschrieben - Cover (Bob Dylan, Yoko Ono) oder Eigenkreationen, die monoton und basslastig sind (beides ist gut). Anikas Stimme aber macht daraus dann das Besondere, sie ist herrlich düster und klingt häufig unwirklich. Auch live. Überhaupt schafften die fünf Musiker eine perfekte Umsetzung des Klangs der Platte auf die Bühne. Die dunkle, scheppe Grundstimmung war sofort da und blieb. Sie blieb auch, als Anika mir unbekannte Lieder spielte, die wohl auf einer EP erscheinen werden (He hit me, In the city, Love buzz).

Massentauglich ist die Musik von dieser Anika nicht. Aber sie ist verflucht gut und fesselt auch live sehr. Ein gutes Konzert!

Setlist Anika, Gebäude 9, Köln:

01: Terry
02: End of the world
03: No one's there
04: He hit me
05: Yang yang
06: I go to sleep
07: Masters of war
08: Love buzz
09: ? Poetry
10: In the city
11: Officer officer
12: Sadness hides the sun

Links:

- aus unserem Archiv:
- Anika, Paris, 30.11.10
- Anika, Paris, 03.11.10

Tourdaten Anika:

24.5.11 Berlin, Festsaal Kreuzberg
25.5.11 Hamburg, Kampnagel
26.5.11 Frankfurt, Sinkkasten
27.5.11 München, Kranhalle
28.5.11 Düdingen, Bad Bonn, Schweiz, Kilbi Festival



Samstag, 14. Mai 2011

Konzertankündigung (und DJ Set), Anika

2 Kommentare

Konzertankündigung (und DJ Set): Anika

Ort des DJ Sets, Rough Trade Stor bei Agnès b. e, Paris; Tourtermine siehe unten Datum des DJ Sets: 12.05; Tourdaten siehe unten


Warum ich zum DJ Set von Anika in den Rough Trade Store gegangen bin, weiß ich auch nicht so recht. Eigentlich weiß ich ja, daß DJ Sets saulangweilig und Discjockeys Tunichtgute sind.

Dennoch, ich dachte mir, es wäre nett Anika wiederzusehen. Weil ich Fan ihrer Musik bin (das erste Album lief bei mir so einige Male) und sie auch von Konzerten als sympathisch in Erinnerung hatte. Also machte ich mich frohgemut zum trendigen Rough Trade Store in der Pariser rue du jour auf. Der Laden wurde pünktlich zum Record Store Day eröffnet, verschwindet aber am 14. Mai wieder. Es handelt sich um eine vorübergehende Kooperation zwischen dem Modeladen Agnès b. und Rough Trade London. Die Boutique kam auf die clevere Idee, sich etwas vom coolen Image des Londoner Kultlabels abzuluchsen, um ihre eigenen Produkte als jünger, trendiger, hipper darstehen zu lassen. So nach dem Motto: bei angès b. kleidet sich die lässige Pariser Indieszene ein. Ist natürlich völliger Käse, den sich irgendwelche beknackten Marketingfuzzis ausgedacht haben. Echte Musikfans kaufen mitnichten den teuren Fummel von agnès b. Die Klamotten sind eher etwas für streberhafte Besserverdiener, die aufgrund ihrer starken beruflichen Einspannung gar nicht die Zeit haben, auf Konzerte zu gehen oder ausgiebig Musik zu hören. Sie versuchen nur ihre Spießigkeit etwas zu kaschieren, um das Gefühl zu haben auch noch ein bißchen rebellisch zu sein. Kurzum: echte Indierocker hatten beim Betreten des Rough Trade Stores bei agnès b. gut und gerne Lust, denen ein stinkendes Häufchen in die Ecke zu machen!

Daß sich Musikfans nicht die Bohne für die Events in dem Store interessierten, zeigte auch die Tatsache, daß ich der Einzige (!) war, der für das DJ Set von Anika gekommen war. Außer mir lümmelten sich nur zwei unterforderte Verkäufer und drei zufällig reingeschneite Kunden in dem Laden rum. Anika legte unterdessen auf der Treppe zwischen den beiden Etagen Platten auf. Es herrschte allgemeines Desinteresse. Die Deutsch-Engländerin sah und erkannte mich, begrüßte mich aber nur flüchtig. Sie war zu sehr auf das Auflegen konzentriert, drehte an Knöpfchen, hantierte mit ihrem Kopfhörer rum und pulte Platten aus den jeweiligen Hüllen. Platten, die sie selbst aus London mitgebracht hatte. Durchweg altes Material aus frühen New Wave und Post Punk Zeiten. Spannende Sachen, obwohl ich keinen einzigen Song oder Künstler identifizieren konnte. Ich fragte bei Anika nach, um was es sich genau handele, aber das wollte sie mir erst sagen, wenn sie hier fertig war. Zu diesem Zeitpunkt war es 19 Uhr 15, der Laden schloss um 19 Uhr 30. Ich ging raus und wartete vor der Tür, um die Musikerin noch zu fragen, welche Spezialitäten sie da aufgelegt hatte und um mich zu verabschieden, da ich noch Einkäufe zu erledigen hatte. Um 19 Uhr 45 war sie immer noch nicht draußen, packte noch ihre Sachen. Um 20 Uhr kamen dann die beiden Verkäufer raus auf die Straße, nur um mir auszurichten, daß die Künstlerin schon weg sei. Sie muss mich für einen durchgeknallten Stalker gehandelt und einen Hinterausgang genommen haben. Ich fühlte mich wie der letzte Depp (danke, Anika!) und wusste nun endgültig, daß man DJ Sets tunlichst vermeiden sollte!

Seht euch also Anika lieber live an, da habt ihr mehr von. Und vermeidet Modeketten, die versuchen, ihr Image durch Zusamenarbeit mit der Indiemusikszene aufzubessern!

Konzerttermine Anika (ohne Gewähr):

23. 05.2011: Gebäude 9, Köln
24.05.2011: Festsaal Kreuzberg, Berlin
25.05.2011: Kampnagel, Hamburg
26.05.2011: Sinkkkasten, Frankfurt
27.05.2011: Kranhalle, Müchen

28.05.2011: Bad Bonn Kilbi Festival, Düdingen, Schweiz

Aus unserem Archiv:

Anika, Paris, 30.03.11
Anika, Paris, 03.11.10



Donnerstag, 31. März 2011

The Big Crunch Theory & Glasser & Anika, Paris, 30.03.11

0 Kommentare

Konzert: The Big Crunch Theory, Glasser, Anika, Festival les femmes s'en mêlent

Ort: Le Divan Du monde, Paris
Datum: 30.03.2011
Zuschauer: nicht ganz ausverkauft, vielleicht 300
Konzertdauer: pro Künstlerin etwa 40 Minuten


Gar nicht so einfach nach einem solch grandiosen Konzert wie dem gestrigen zur Tagesordnung überzugehen. Syd Matters hatten mich mit ihrer atemberaubenden Show im Olympia über alle Maßen berauscht und heute hatte ich eine Art Post- Syd Matters Depression zu erleiden.

Insofern eine kuriose Sache, daß ich im Divan Du Monde zu meiner Überraschung Olivier Marguerit, den Gitarristen, Pianisten und Querflötenspieler meiner Helden von gestern traf (Foto). Er hatte seinerseits den Sensationsauftritt mit seiner Band schon wieder abgehakt und sagte mir als Erstes, daß er die Show der Deutsch-Engländerin Anika sehr gemocht habe. Kein Wort zum Gig im Olympia. So etwas nenne ich Nüchternheit! Ich selbst hätte wohl an seiner Stelle durch keine Tür mehr gepasst, weil meine Brust vor Stolz so angeschwollen gewesen wäre.

Aber Olivier hatte recht, Anika war in der Tat erneut positiv aufgefallen. Genau in der gleichen Location hatte ich sie vor 5 Monaten gesehen und war auf Anhieb von ihrem düsteren Dubstep und ihrer apatischen Erscheinung sehr angetan gewesen. Seitdem ist etwas Zeit ins Land gegangen, Albert Koch vom Musikexpress hatte Anikas Album sehr gelobt (alle plappern sie mir nach) und die junge Blondine hat auch ein paar neue, nicht auf dem Album erhältliche Songs einstudiert, die in den nächsten Wochen auf einer EP veröffentlicht werden sollen. 2-3 davon spielte sie auch heute und die Songs waren wirklich klasse. Stilistisch bleibt sich Anika treu. Minimalistischer, bassgeprägter Sound mit gespenstisch anmutenden Synthiepassagen, verhallter, tiefer Gesang im Stile von Nico und eine eiskalte, depressive Atmosphäre, die mir kurioserweise Glücksgefühle bereitete. Auch die neuen Sachen sollen zum Teil originelle Cover sein, aber nicht ausschließlich. Die Kaltschnäuzigkeit, Klassiker wie den Bob Dylan Song Masters Of War oder Yang Yang von der ollen Yoko Ono so zu covern, das man sie nicht wiedererkennt, war ohnehin eine der großen Stärken des Debütalbums, das auf dem Label von Geoff Barrow (Portishead) erschienen war. Natürlich spielte sie auch die Albumtracks fast vollständig, schließlich kannte längst nicht jeder anwesende Gast dieses Material.

Highlights für mich die klaustrophob jaulende Yoko Ono Nummer Yang Yang ("join the revolution"), der großartige Orgelsong I Go To Sleep, vor allem aber das schnellste Stück in ihrem Repertoire, der an Joy Division gemahnende Feger Officer Officer. Ein schneller, bedrohlich- polternder Bass, ein gothischer Keyboardsound und ein weltentrückter Gesang, Zutaten, die einen faszinierenden Song ergaben, der der beste des heutigen Abends bleiben sollte.

Hinterher zeigte sich Anika dennoch ein wenig unzufrieden mit ihrer eigenen Leistung, war mit dem Sound nicht so recht glücklich gewesen und meinte, sie hätte eines ihrer neuen Lieder in den Sand gesetzt. Der rege Absatz ihres roten Vinylalbums (nur auf der Tour erhältlich) widerlegte aber ihre Skepsis. Viele Besucher trugen die Scheibe hinterher stolz aus dem Divan Du Monde und schließlich kann sich ja wohl auch ein Olivier Marguerit kaum täuschen, oder?

Zuvor hatte die Schwedin/Französin Lisa Li Lund, vor den Augen ihres berühmten Brüders Herman Dune und ihren Eltern, zusammen mit ihrem neuen Bandprojekt The Big Crunch Theory ein abwechslungsreiches Set geboten. Die Stücke klangen sehr unterschiedlich und waren je nachdem in die Schubladen Folk, Indierock, New Wave oder Elektropop einzuordnen. Der Tonfall und die Rhythmik beim Gesang trug aber ziemlich deutlich die Handschrift ihres Bruders David-Ivar. Ähnlicher Akzent, gleicher textlicher Sinn für Absurdes und Kurioses und immer mit einem Augenzwinkern versehen. Ihre Band war eine Art Supergroup, denn neben zwei Damen an Schlagzeug und Bass, agierten Guillaumes Léglise von My Broken Frame (und Go Go Charlton) und Etienne Chaumet, der nerdige Compterfreak von Zombie- Zombie, mit denen er sogar in England in Insiderkreisen sehr bekannt und angesehen ist.

Der Abend wurde schließlich von der Amerikanerin Cameron Mesirow alias Glasser abgeschlossen. Die rotblonde Sängerin war mit einem sehr extravaganten Kleid erschienen, zu dessen Beschreibung mir die passenden Worte fehlen. Da fragt man besser bei Modeblogs nach, die verstehen sich auf so was. Für mich sah das Ganze so ähnlich aus wie der Fummel von Cindy Lauper und auf dem Kopf trug Glasser ein schwarzes Mützchen, um das sie sicherlich deutsche Autofahrer beneiden werden. Jene Autofahrer nämlich (bevorzugte Marken: Mercedes, Audi), die gerne ihre Klopapierrollen auf dem Rücksitz ihrer Karre in ein Häkelteil wickeln und gleich neben den Regenschirm legen. Krass, Alter!

Über die Musik hüllen wir ohnehin besser den Mantel des Schweigens, denn welcher Mitbürger mit Geschmack steht schon auf kitschigen 1980 er Jahre Synthiepop mit Operndiva Gesang? Und wer mag eigentlich Björk, Camerons offensichtliches Vorbild? Keine Sau, genau!




Donnerstag, 4. November 2010

Anika & Dag för Dag, Paris, 03.11.10

0 Kommentare

Konzert: Anika & Dag för Dag (Screaming Females)

Ort: Le Divan Du Monde
Datum: 03.11.2010
Zuschauer: mittlere Raumauslastung



Da sieht man mal wie schlaftrunken ich von den vielen Konzerten und durchgemachten Nächten bin!

Ich Trottel bringe es doch tatsächlich fertig, in die Boule Noire zu latschen, mir mein Ticket abreissen zu lassen, mit Vorfreude im Bauch Richtung Konzertsaal zu gehen, nur um dann darauf aufmerksam gemacht zu werden, daß mein Festivalpass erst ab dem 4. November gültig ist! Der Kartenabreisser hat eine geschlagene Viertelstunde gebraucht, um ihn wieder zu finden.

Nix also mit School Of Seven Bells, sondern Rückzug auf die Straße. Was tun? Nach Hause fahren? Nö, kommt gar nicht in die Tüte! Zufällig hatte ich mitbekommen, daß im gleich um die Ecke liegenden Divan Du Monde auch ein Konzertabend läuft. Glücklicherweise kenne ich die Veranstalter und die lassen mich prompt gratis eintreten. Weil ich Konzertblogger bin wohlgemerkt, nicht weil ich so nett gucke.

Drinnen sind die Screaming Females bereits mit ihrem Programm durch. Der Zuschauerandrang hält sich in recht engen Grenzen, was auch damit zu tun hat, daß im November unzählige gute Konzerte gleichzeitig stattfinden. Egal, so hat man Luft zum Atmen. Die Schweden Dag för Dag stehen nun an. Schon beim ersten Song sieht man, wie wild die drauf sind! Das Geschwister-Pärchen Sarah und Jacob Snavely (begleitet von dem Drummer Chuck Bukowski) rockt ab wie Hölle! Sarah ist besonders aufgestachelt, sie spielt barfuß und reißt ihren Fuß wie eine Ballettänzerin nach oben, performt aber dennoch auf einem Bein lässig weiter. Saucool! Der Sound ist garagig, melodiös und treibend, die Schweden denken nicht im Traum daran, ruhigen Folk-Pop wie ihre zahlreichen Landsleute zu spielen. Als Referenzen schießen mir die Kills, die Handsome Furs oder Joe Gideon and The Shark in den Kopf, aber was die Skandinavier hier treiben, ist dennoch eigen. Neben der Gitarre und dem Bass gehören auch vereinzelt eine Geige und eine Trommel zum Instrumentarium dazu. Die gespielten Lieder kenne ich nicht, aber das macht nichts, das Material ist catchy genug, um mich gut zu entertainen. Sarah erzählt in einer Szene irgend etwas von ihrer Schwangerschaft, aber ich kapiere nicht so recht, ob sie zur Zeit schwanger ist, oder schwanger war. Hinterher sagt man mir, daß sie bereits Mutter geworden ist (ob das stimmt?) und deshalb wieder volle Pulle losrocken kann. Wenn das Kind nach der Mami kommt, dann wird es ein Temperamentsbündel!

Zum letzten Song machen die Snavelys noch einmal die allerletzten Kräfte frei. Die Haare von Sarah fliegen wie bei Heavy Metal Musikern durch die Luft und zusammen mit Jacob hüpft sie meterhoch im Gleichklang. Abgefahren! Mein Freund Michael kauft hinterher ihre CD Boo, die beim Haldern Pop-Label erschienen ist.

Setlist Dag för Dag, Le Divan du Monde, Paris:

01: Light on your feet
02: Cry cry (?)
03: Hands an knees
04: ?
05: Hearts and bones
06: Boxed in pine
07: In hiding
08: Animal
09: Traffic jam
10: Ring me, Elise

Exkurs: Dag för Dag, Albumkritik Boo bei Plattentest. de , klick!

Haldern Pop ist auch das Stichwort beim letzten Act des Abends. Die Deutsch- Engländerin Anika, erzählte mir nach ihrem Konzert, daß sie seit 10 Jahren für das schöne Festival am Niederrhein helfenderweise tätig ist und von der Arbeit am Kassenhäuschen bis hin zur Betreuung im Backstage-Bereich schon alle Jobs gemacht hat. Anika pendelt zwischen Berlin und Bristol und hat kürzlich ihr erstes selbstbetiteltes Album auf den Markt gebracht. Songs von diesem Werk, in den meisten Fällen ungewöhnliche Cover, performt sie auch beim heutigen Konzert. Ganz in schwarz gekleidet, erscheint die bildhübsche Blondine auf der Bühne und wird musikalisch von einer mehrköpfigen Rhythmustruppe begleitet. Ihre Musik ist extrem düster, trist, monoton. Und genau diese Tristesse ist es, die mich fasziniert! Sie erinnert mich an die Anfänge von Joy Division aber auch an die Young Marble Giants. Kein Gramm Zucker wird dem minimalistischem Sound hinzugemischt, alles ist karg, nüchtern, deprimierend. Toll, ich liebe das! Anika bewegt sich keinen Zentimeter auf der Bühne. Wie angewurzelt murmelt sie die Texte ins Mikro (es ist mehr ein Sprechen als ein Singen) und wirkt dabei wie eine moderne Nico. Von Lied zu Lied bin ich mehr begeistert. Vor allem das Cover von Masters Of War ist der Hammer! Ich verbringe eine ganz tolle Zeit, bin hingerissen vom kühlen Charisma der Blondine und den gemeinen Bassläufen, die viele Songs begleiten. Selbst die Drummachine erinnert an She's Lost Control von Joy Division. Joy Division, immer wieder Joy Division*, tausende aktuelle Bands versuchen den Stil der Kultband zu reproduzieren. Aber so gut wie Anika hat es in den letzten Jahren kaum jemand hinbekommen, die suizidäre Atmosphäre von Manchester in die Neuzeit und andere Städte zu übertragen. Anika hat ihr Album mit den Leutchen von Beak aufgenommen. Dahinter steckt unter anderem Geoff Barrow, Mastermind von Portishead. Kein Wunder, daß das Resultat so überzeugend geworden ist!

Kurzum: Anika ist granatenhaft toll! Eine spitzenmäßige Neuentdeckung! Und sie hat seltsamerweise noch nie in Deutschland gespielt...

Was für ein feiner Konzertabend, bestimmt besser als der ursprünglich angedachte in der Boule Noire. Die Leute, die bei School Of Seven Bells dabei waren, äußern sich nämlich hinterher sehr enttäuscht. Meine Verpenntheit hat also doch manchmal gute Nebeneffekte!

Setlist Anika, Le Divan du Monde, Paris:

01: Terry
02: End of the world
03: No one's there
04: He hit me
05: Yang Yang
06: Go to sleep
07: Masters of war
08: Love buzz
09: Officer officer
10: Sadness hides the sun

Setlist Screaming Females, Le Divan du Monde, Paris, klick!


* man könnte natürlich auch andere Bands von Factory nennen, zum Beispiel A Certain Ratio, Cabaret Voltaire und The Durutti Column. Ansonsten Sucide, Blondie oder Throbbing Gristle. Aber lassen wir am besten das Namedropping...




 

Konzerttagebuch © 2010

Blogger Templates by Splashy Templates