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Sonntag, 21. Juli 2013

Alela Diane, Paris, 04.07.13

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Concert: Alela Diane
Lieu: L'Européen, Paris
Date: 04.07.2013
Spectateurs: 350, complet
Durée du concert: 1 heure


Alela Diane est vraiment extraordinaire! Quelle classe et professionnalisme chez cette future mère! Même pour un petit showcase à la Fnac, qui dure 20 minutes, elle se concentre à 100 %, chante merveilleusement bien, joue sans faute et avec beaucoup de délicatesse de la guitare. A peu près 50 personnes ont eu la chance (et le temps) d'assister à ce showcase qui se déroulait entre 17h et 17 h 20 à la Fnac des Ternes. L'américaine interpréta quelques très jolis morceaux de son actuel album About Farewell et brilla surtout par sa voix parfois douce et veloutée, parfois ferme et forte. Une excellente occasion pour ceux qui n'ont pas eu de places pour les deux concerts d'Alela à guichets fermés des 3 et 4 juillet à l'Européen (capacité 350 places) d'écouter en live des nouveaux bijoux comme Colorado Blues, Light et surtout le titre éponyme de l'album, About Farewell.


Ensuite la Californienne (qui réside depuis quelques années à Portland dans l'Oregon comme tant d'autres) a même pris le temps de signer des albums et de se faire photographier par ses fans.

Trois heures plus tard on retrouve la chanteuse sur la scène de L'Européen Après la prestation respectable de Gavin James la "lady divine" apparait avec une robe noire, simple et élégante. Elle a du mal à cacher son petit ventre, mais ne fait pas un mystère de sa grossesse. Tout à la fin du concert, elle explique avec un beau sourire qu'elle attend une petite fille et que le texte de Oh! My Mama prédirait déjà ce destin (I'll be a mother, I'll have a daughter").

Oh! My Mama, un titre ancien, comme les trois premiers qu'elle jouait ce soir à L'Européen avec Tired Feet, White As Diamonds et Dry Grass and Shadows.

Mais en ce moment, elle joue surtout pour promouvoir son nouvel album qui traite la séparation de son époux Ben, qui tournait encore avec elle pour le troisième Opus Lady Divine. Logiquement c'est devenu un album assez sombre et mélancolique et ce n'est pas par hasard qu'on voit une Alela en noir et blanc sur la pochette de l'album, presque comme si elle était veuve. Mais la douleur et le cœur brisé sont souvent d'excellentes sources de créativité et les chansons sublimes d'About Farewell ne font pas exception à cette règle. Rarement Diane chantait de manière aussi intense, blessée, fragilisée, mais en même temps fière et digne. Les morceaux de cet album me touchent plus que tout ce qu'elle avait fait auparavant (et c'était très bien comme vous le savez bien). On a l'impression qu'elle a beaucoup mûri, qu'elle a appris plein de choses sur la vie et qu'elle est en train de devenir complètement indépendante.  Sur scène il n'y a plus son père, même s'il a participé un peu à cet album. Alela Diane semble avoir fait le ménage, elle se concentre désormais sur l'essentiel: sa voix et ses mélodies irrésistibles.

Et les nouveaux morceaux passent sans problème le test en live. Ils sont fluides, directs et accrocheurs, on s'ennuie pas une seule minute, malgré l'instrumentalisation épurée.



Prenons p.ex. Colorado Blues: la première nouvelle chanson qu'elle joue ce soir et le premier titre du nouvel album. Une chanson importante donc, qui parle des beaux moments qu'Alela et son ex passaient ensemble (" I think of you sometimes... we watched the sunrise over town from your neighbours roof"), mais qui finit par son énorme déception "I saw you fade into the snow when you left me for her, you left me in the snow", la trahison de son ex mari. C'est une chanson douce, qu'elle joue avec plein de tendresse, de sentimentalité, le cœur brisé...

Puis elle enchaine avec "Lostland", un tritre d'une beauté sombre, comparable au chansons folk noires de sa sublime compatriote Marissa Nadler. "Am i into deep? Am i in too deep to soon?" chanta Alela avec conviction et on imagine bien toute la douleur et la souffrance qu'elle a eu à cause de cette rupture.





"The Way We Fall" est peut-être la chanson la plus aboutie sur le nouvel album, parce qu'il y a des  changements d'intensité, de rythme et d'humeur, il commence discrètement mais devient de plus en plus fort et me plaisait aussi par son léger côté psychédélique.

Le côte fort de Hazel Street ce sont les chœurs sublimes qu'Alela chantait elle même à défaut d'avoir eu Mariee Sioux , Alina Hardin ou Heather Woods Broderick avec elle. Les paroles sont touchantes notamment quand elle chante: "I woke up drunk on that basement floor and then you asked me how I would read the score, if you asked me to marry you."

Quand elle finit son set officiel avec la superbe ballade About Farewell ("I heard somebody say: "That the brightest lights cast the biggest shadows." So, honey, I've got to let you go.. I've got to let you go") elle a joué tous les titres du nouvel album sauf Blacksheep.

Elle quitte pour la première fois la scène, mais revient sous un tonnerre applaudissements pour finir avec des titres anciens du premier album The Rifle et Oh! My Mama, mais le sommet du concert fut Lady Divine, qui transmet plein d'espoir et d'optimisme. Elle est si douce et apaisante, c'est vraiment un régal pour tous les sens.

Après seulement une heure le concert est terminé, mais la future mère doit gérer ses efforts et pas trop s'épuiser. En plus elle souffre toujours un peu du jet lag, qui la faire se réveiller à 3h du matin. On espère pour elle que cette nuit elle trouva une meilleur sommeil!

Une fois de plus, un concert magistral d'Alela Diane! Elle a bel et  bien montré qu'elle y arrive toute seule. Si on a de bons morceaux, on a pas besoin de tout un groupe pour les défendre sur scène.

Setlist 
01: My Tired Feed
02: Dry Grass & Shadows
03: White As Diamonds
04: Colorado Blue
05: Lots Land
06: The Way We Fall
07: Hazel Street
08: I Thought I Knew
09: Rose & Thorn
10: Nothing I Can Do
11: before The Leaving
12: About Farewell
13: Lady Divine
14: The Rifle
15: Oh! My Mama



Donnerstag, 27. September 2012

Lou Doillon, Paris, 7.09.12

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Konzert: Lou Doillon, Paris, 7.09.12
Ort: Fnac des Ternes, Paris 17
Datum: 07.09.2012, 18 h
Zuschauer: 100 oder so
Konzertdauer: 16 Minuten


 
Großereignis! Das erste Konzert von Lou Doillon, der Tochter von Jane Birkin und Halbschwester von Charlotte Gainsbourg!


Sämtliche Musik, Kultur- und Modezeitschriften hatten das dünne Mädel auf die Titelseiten gehievt und ihr dadurch eine riesige Promo beschert. Und die Kritiken für ihr erstes Album Places waren durch die Bank weg sehr gut. Ob Magic, Inrocks oder Telerama, alle waren sich einig, ein veritables Meisterwerk gehört zu haben.

Dementsprechend hoch waren meine Erwartungen an diesen Showcase in der Fnac zu Ternes, der am 7. September um 18 stattfand und bereits eine gute Viertel Stunde später wieder beendet war.


Aber die kurze Zeit reichte, um mir ein Bild von den gesanglichen Fähigkeiten von Lou Doilllon zu machen. Mein Urteil: scheußlich! Die sympathisch und natürlich wirkende Frau knödelte sich durch ihr Set, forcierte ihre Stimme, versuchte krampfhaft soulig wie eine Amy Winheouse zu klingen. Ihr englischer Akzent war fürchterlich, was umso erstaunlicher war, weil ich überall gelesen hatte, sie sie zu Hause englischprachig aufgewachsen. Vermutlich hat sie dann aber doch zu viele Franzosen englisch reden gehört und die sprechen nun einmal miserabel englisch!

Lou hatte eine ausgewachsene Band mit Piano dabei, die die durchaus hübsch arrangierten Songs auch gut vortrugen. Aber das half alles nichts, der Gesangstil, die seltsame Aussprache, die merkwürdig dunkle Stimme (frühstückt sie Wackersteine oder wie?) sagten mir überhaupt nicht zu. Ein wenig schade, denn gerade der letzte Song des extrem kurzen Sets, die Ballade und Single I.C.U., hatte definitiv Potential. Vielleicht sollte man Amy Winehouse mal wiederbeleben, sie würde das Stück perfekt singen können!

Das Großereignis war somit eher ein Non-Event.

Setlist Lou Doillon, Fnac Ternes

01: Devil Or Angel
02: Questions & Answers
03: Same Old Game
04: I.C.U.








Montag, 11. Juni 2012

Liza Manili, Paris, 09.06.12

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Concert: Liza Manili

Lieu: Fnac Ternes, Paris

Date: 09.06.12

Spectateurs: environ 90
Durée du concert: environ 45 minutes



Quoi de mieux que cette musique ensoleillée, légère, chic, sexy et fraiche contre la tristesse et le ciel gris qui règne à Paris en ce moment?

La jolie strasbourgeoise Liza Manili et son guitariste Séverin ont fait le grand honneur à la Fnac de jouer dans leur plus belle filiale, celle des Ternes . C'était samedi dernier à 16 h et les quelques 80 sièges étaient bien remplis par un public très mélangé. Il y avait des vieux et des jeunes, ce qui prouve que la musique de Liza plait à tout le monde. Nous attendions avec impatience ce showcase gratuit qui donnait l'occasion de connaitre une grande partie du premier album de cette charmante fille qui n'est pas seulement chanteuse mais aussi actrice et mannequin.

Petit discours pour introduire l'artiste et puis Liza et Séverin envahissaient la petite scène. La musicienne affichait un grand et magnifique sourire qu'elle ne quitta plus tout au long de ce concert très réussi qui nous mettait du baume au coeur. Les deux artistes nous jouèrent des morceaux pétillants et enthousiasmants, qui nous faisaient replonger dans les années 80, la décennie des grands tubes pop. Nous pensions à Lio, Etienne Daho, Indochine, parfois même à Jeanne Mas et Mylène Farmer, mais également à des groupes new wave comme Taxi Girl, Ellie & Jacno ou Marquis de Sade. Mais ce n'était pas simplement un son revival, mais une façon de revisiter quelques des plus belles mélodies des années 80 et de les mettre au goût du jour.

Quand je disais que la musique de Liza était très pop et euphorisante, j'oubliais peut-être de mentionner qu'il y a aussi un côté mélancolique, parfois un brin sombre, comme dans le superbe premier morceau Non Non.



Dans On ne se dit pas il avait ait une magnifique mélodie de synthé, entêtante, qui me faisait penser à des artistes new wave allemands comme Nena ou UKW.

Chouette aussi "se revoir" qui brilla par l'alternance entre l'obscurité et des éclaircies pop. "Indemne" nous mena même en direction de New Order avec sa basse marquante et son rythme incisif, avant que le grand tube Le Petit Train ne les surpassent tous!



Le concert se termina sur une note très printanière et gaie. Il y avait ces choeurs accrocheurs et un rythme super dansant avec un refrain irrésistible dans L'Eclipse. "Trouver sa place au soleil", était le maitre mot de ce titre, heureusement que Liza était là, c'était bien le seul rayon de soleil de ce triste samedi 9 juin!

Setlist:

01: non non
02: on ne se le dit pas
03: voie rapide
04: se revoir
05: indemne
06: le petit train
07: l'eclipse



Sonntag, 25. März 2012

Other Lives, Paris, 23.03.12

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Konzert: Other Lives
Ort: Fnac Ternes, Paris

Datum: 23.03.2012

Zuschauer: um die 100

Konzertdauer: 40-45 Minuten



In der gebotenen Kürze soll an dieser Stelle auf den Showcase der Amerikaner Other Lives im Kulturkaufhaus Fnac in Paris eingegangen werden.

Die Senkrechtstarter der letzten 12 Monate waren sich nicht zu schade, rund 100 Zuschauer umsonst und akustisch zu beglücken, obwohl sie am gleichen Abend eine seit Wochen ausverkaufte Show im Café de la Danse (Kapazität 500 Zuschauer) auf dem Programm stehen hatten. Sie legten sich wirklich ins Zeug und ließen sich auch instrumententechnisch nicht lumpen. Geige, Cello, ein altes Piano, ein Harmonium und noch viel mehr wurde aufgeboten, um die erlesenen Tracks ihres Erfolgsalbums Tamer Animals naturgetreu wiederzugeben. Verblüffend hierbei, wie perfekt die leicht würzige Stimme von Jesse Tabish klang, wie fehlerlos das Cellospiel der süßen Jenny Hsu war und wie harmonisch ingesamt gespielt wurde. Das war wirklich großes Kino für lau und eine beeindruckende Demonstration der Klasse von Other Lives.



Ihre Hits (For 12! Old Statues) reihten sich wie Perlen auf einer Kette aneinander, wobei für mich nach wie vor nichts an die Brillanz von Tamer Animals rankommt. Die Melodie ist einfach unwiderstehlich, der Gesang betörend, die epische Wucht gewaltig.

Gegen Ende erreichte allerdings The Partisan (Leonard Cohen) ebenfalls noch einmal diese Intensität. Mehrere Minuten lang wurde dieser Klassiker ausgekostet, die vielen Songzeilen mit enormen Gefühl vorgetragen, das Tempo an den passende Stellen verschärft, dann aber auch wieder zurückgenommen. Keine Frage, das war famos.


Sogar eine Zugabe gab es noch, allein am Piano von Jesse Tabish vorgetragen, bevor Autogrammjäger sich CDs und Zettel signieren ließen und Erinnungsfotos schoßen.

Setlist Other Lives, Showcase Fnac Ternes, Paris:

01: Old Statues
02: For 12
03: Folk Song
04: Tamer Animals
05: Dust Bowl III
06: The Partisan (Leonard Cohen)

07: Black Tables

Aus unserem Archiv:

Other Lives, Paris, 02.11.11
Other Lives, Paris, 01.09.11

Ausgewählte Konzerttermine Other Lives (+ The Magnetic North)

26.03.2012: Le Romandie, Lausanne
27.03.2012: Brotfabrik, Frankfurt
29.03.2012: Festsaal Kreuzberg, Berlin
30.03.2012: Knust, Hamburg
31.03.2012: Vera, Groningen
01.04.2012: Melkweg, Amsterdam
022.04.2012: Botanique, Brüssel (+ Deer Tick)



Sonntag, 18. März 2012

Revolver, Paris, 17.03.12

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Konzert: Revolver
Ort: Fnac Ternes, Paris
Datum: 17.03.2012, 16 Uhr
Zuschauer: etwa 120
Konzertdauer: ungefähr 40 Minuten


Mein lieber Scholli! Absolute Weltklasse war das, was die jungen Franzosen Revolver da bei dem Instore Gig in der Fnac ablieferten!

Die unglaublich talentierten Burschen spielten vor etwas 120 Zuschauer gratis ein ungemein ausgewogenes, absolut erlesenes Akustikset und ließen mich mit der Zunge schnalzen. Wow! Fast schon beängstigend, wie stark diese französichen Nachfolger der Beatles sind. Harmoniegsänge in Perfektion, Arrangements so geschliffen wie Diamanten, fantastische Melodien, spielerisch leichte Beherrschung der Instrumente (zwei Akustikgitarren & ein Cello), wer da ein Haar in der Suppe fand, wird nie zufrieden sein.

Revolver spielten einige Stücke ihres neues (zweiten) Albums, das kürzlich erschienen ist. Ein paar der Songs haben sie in einer berühmten amerikanischen Sendung (KEXP) bereits vorgetragen und so kommen auch unsere Leser in den Genuß von Parallel Lives und Losing You, die auch heute performt wurden. Zusätzlich gab es den Wind Song, der ganz anders (tausend mal besser) als das zu poppige Original auf dem Album klang und My Lady I.





Abgerundet wurde das Set durch ein gelungenes Cover von Matt Ward (Chinese Translation) und den alten Hit Balulalow, den nun wirklich jeder im Publikum kannte.



Bärenstark, Kompliment an Revolver!

Setlist Revolver, Fnac Ternes, Paris (ohne Rücksicht auf die Reihenfolge):

Wind Song
Losing You
Parallel Lives
MyLadyI
Chines Translation
Balulalow

Fotos folgen.

Aus unserem Archiv:

Revolver, Paris, 28.01.10
Revolver, Paris, 06.06.09
Revolver, Paris, 27.02.09
Revolver, Paris, 18.02.09
Revolver, Paris, 27.02.08
Revolver, Paris, 01.02.08



Montag, 12. Dezember 2011

Liz Green, Paris, 6 & 7.12.11

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Konzerte: Liz Green Orte: Fnac des Ternes & La Flèche d'or, Paris
Datum: 6 & 7.12.2011
Zuschauer: etwa 20 (Fnac des Ternes) bzw. circa 200 (La Flèche d'or)

Konzertdauer: jeweils etwa 40 Minuten


Liz Green habe ich schon eine Weile auf dem Schirm. Die britische Folk & Bluessängerin ist mir live bereits zwei mal über den Weg gelaufen, hat mich jeweils sehr beeindruckt und ich habe es mir deswegen auch nicht nehmen lassen, ihre wunderschönen, handgestalteten EP's zu kaufen. Inzwischen sind die Dinger vergriffen und haben Sammlerwert. Aber Liz Green ist einfach zu gut und talentiert, um nur eine kleine exklusive Hörerschaft anzusprechen, die auf 100 Stück limitierte Cds im privaten Regal horten. Pias ist auf die rotblonde Dame mit der famosen Stimme aufmerksam geworden und hat sie gesignt. Dementsprechend steigen ihre Chancen auf eine professionelle Vermarktung und das kann mir nur recht sein. Sie hat ein wenig Rampenlicht wirklich verdient!

Trotz der Unterstützung von Pias ließen sich an jenem 6. Dezember in Paris nur höchstens 20 Leutchen beim Showcase in der Fnac blicken, wovon sicherlich noch einmal jeweils 5 Mitarbeiter bei der Fnac und Pias waren. Somit hatte ich das Talent aus Manchester quasi noch einmal fast für mich alleine. Ich war mir meines Glücks bewußt und genoß den intimen Gig in vollen Zügen. Wie immer glänzte Liz Green durch Natürlichkeit, gute Laune und fantastische Songs, die sie als eine der besten jungen Songwriterinnen Großbritanniens auswiesen. Miss Green scheint aus einer anderen Zeit zu stammen, ihre Lieder könnten glatt einer alten Grammofonaufnahme entspringen. Vielleicht saßen deshalb zwei ältere Frauen ganz vorne im Publikum?

Aber das Ganze war natürlich auch Etwas für Jüngere, denn die Green beschränkt sich nicht darauf, einen 30 er Jahre Retro-Aufguss zu servieren, sondern schafft es auf wundersame Weise, klassisch anmutende Folk/Bluessongs modern und aufregend klingen zu lassen. Ihre vorgetragenen Lieder teilte sie selbst in drei Kategorien ein: "A song about a party (Midnight Blues), a song about the war (Displacement Song) and all the other songs are about death". Nie vergaß sie bei diesen traurigen Themen aber ihren schwarzen Humor und so wußte man nie, ob man lachen oder weinen sollte. Definitiv lustig war aber ihre mir bereits bekannte Nummer mit der Vogelmaske. Es geht hierbei um Joe, "half man-half bird" wie sie erklärte, "who lost his fourteen sons (also half bird) in the Amercian Civil War before having to kill his wife Oko and himself with a woodcutter's axe". Der gepielte Titel hieß Hey Joe, hatte aber mit dem gleichnamigen Stück von Jimi Hendrix rein gar nichts zu tun. Eine wundervolle Ballade und ein Highlight in einem hochkarätigen Set, das die Sängerin mit French Singer beendete weil sie meinte es sei "rude" diesen Track in Paris nicht zu bringen.

Am nächsten Tag beim "richtigen" Konzert in der Flèche d'or waren dann mehr Zuschauer anwesend und hier spielte sie dann auch noch The Ballad Of Joe And Oko (jetzt bitte nicht an John und Yoko denken!), wozu sie einen Bildband gezeichnet hatte, den sie hübsche lächelnd dem Publikum Seite für Seite zeigte.

Zwei ausgezeichnete Konzerte, die die Vorfreude auf das im Januar 2012 erscheinende Debütalbum O, Devotion! noch mehr anheizt. Im Januar und Februar tourt sie dann auch wieder durch Kontinentaleuropa, da heißt es dabei sein!

Konzerttermine Liz Green 2012:

19.01.2012: Labor, Zürich
20.01.2012: Dudingen, Schweiz
21.01.2012: Parterre, Basel
23.01.2012: Il Clandestino, Faenza, Italien
26.01.2012: Botanique, Brüssel
27.01.2012: Paradiso, Amsterdam

28.01.2012: Roter Salon, Berlin
07.02.2012: Point Ephémère, Paris
01.03.2012: Dachauer Kultur-Schranne

Aus unserem Archiv:

Liz Green, Paris, 06.10.10
Liz Green, Paris, 31.01.10


Lesenswert:

Bloggerkönig das Klienicum zum Debütalbum von Liz Green, klick!






Pics Archiv, aktuelle Fotos in Kürze!



Freitag, 19. März 2010

La Fiancée & Lisa Papineau, Paris, 18.03.10

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Konzert: La Fiancée & Lisa Papineau (Promo Festival Les fêmmes s'en mêlent)

Ort: Fnac Ternes, Paris
Datum: 18.03.2010

Zuschauer: vielleicht 30

Konzertdauer: jeweils etwa 30-40, Interviews zusammen fast eine Stunde



Wenn man ein Indiefestival hochziehen will, bekommt man keine Fördergelder vom Staat, wenn man aber ein Festival mit bereits etablierten (Mainstream)- Künstlern organisiert, fließt die Staatskohle. Logisch? Mitnichten! Dies war aber eine der Kernaussagen, die man dem interessanten Interview zwischen dem Moderator und Stéphane, dem Gründer und Chef des wunderbaren Festivals Les Femme s'en mêlent entnehmen konnte. Er habe teilweise eigenes Geld eingesetzt, um die Veranstaltung zu ermöglichen, erklärte Stéphane und im Jahre 2000 ist das Festival sogar ausgefallen, weil man im Vorjahr einen zu großen Verlust eingefahren hatte. 13 Jahre gibt es nun Les fêmmes s'en mêlent und nach wie vor hat sich an dem Konzept nichts geändert. Förderung von noch recht unbekannten weiblichen Musikerinnen und vereinzelte Verpflichtung von etwas etablierteren Headlinern. In diesem Jahr ist das beispielsweise Soap & Skin. Eine Lady Gaga würde Stéphane aber nie einladen. Zu teuer und musikalisch völlig uninteressant entgegnete er die (seltsame) Frage des Moderators, ob die komische Lady auch ihren Platz auf dem Festival hätte. "Les femmes s'en mêlent" seien ein städtisches, urbanes Festival, bei dem man besonderen Wert auf Intimität und Innovation legen würde und das fast ausschließlich in kleinen Clubs stattfinden würde. Man wolle sich auch von den großen Sommerfestivals mit den immer gleichen Headlinern absetzen und eigene Schwerpunkte setzen. All dies ist Stéphane und seinen zahlreichen (teils ehrenamtlichen) Helfern in den letzten Jahren immer bestens gelungen. Es gab so viele interessante weibliche Künstlerinnen (schnippische Frage des Moderators: "warum eigentlich nur Frauen bei diesem Festival? willst Du die angraben?"), die mir noch in bester Errinnerung sind. The Organ, Au Revoir Simone, (auf dem Foto mit den bonbonfarbenen Strumpfhosen) Rose Kemp, Marissa Nadler, Laura Veirs, My Brightest Diamond, um nur ein paar zu nennen.

Und wer spielt in diesem Jahr? Neben der Headlinerin Soap & Skin, viele auch mir unbekannte Namen. Sarah Blasko, Sydney Wayser, Motorama, Peau etc. Da gibt es sicherlich viel zu entdecken...

Keine taufrische Entdeckung, aber dennoch eine junge Künstlerin, die noch ganz am Anfang ihrer Karriere steht, wurde nun im musikalischen Teil geboten, der dem Interview folgte. La Fiancée (die Verlobte) nennt sich die kesse Französin, die ich zuvor bereits dreimal gesehen hatte. Sie wird genauso wie die Amerikanerin Lisa Papineau, die nach der Verlobten im Forum des Fnac- Stores auftrat, beim Festival Les Femmes s'en mêlent auflaufen.

Das Set von La Fiancée ähnelte stark dem vom Baron von vor ein paar Wochen, was nicht verwundert, da sie erst knapp 10 Lieder im Repertoire hat. Die Texte schreibt sie selbst, die Musik stammt von dem in französischen Indiekreisen sehr angesehenen Florent Marchet. Lieder voller Zärtlichkeit, luftig leichter Eleganz und Melancholie, gesungen von einem zuckersüßen Mädchen, das auf der Bühne von zwei Musikern an Gitarre und Piano begleitet wurde. La Fiancée bringt mich mit ihrem unschuldigen und butterweichen Stil immer wieder zum Träumen. Titel wie L'Emploi du Moi, Cette Autre oder Tigre Mercenaire (handelt vom Herzschmerz nach einer Trennung) sind fast schon so etwas wie kleine Klassiker obwohl sie frühestens 2007 geschrieben wurden. La Fiancée steht in bester Tradition klassischer französischer Chanteusen wie Barbara oder Francoise Hardy und arbeitet fleißig an neuen Liedern. Nach dem wudervollen Auftritt ging es für sie schnurstracks ins nächste Tonstudio.

Dann kam die sehr magere und gebrechlich wirkende Lisa Papineau nach vorne und antwortete auf die Fragen des Moderators. Die enorm nette Amerikanerin sprach ein sehr ordentliches Französisch, da sie seit geraumer Zeit in Paris lebt. Mit Air habe sie bereits zusammengearbeitet, aber auch mit M83 und für ihr neues Album mit Mark Eitzel vom American Music Club. Auf die Frage des Moderators, ob ihr Stil Trip Hop sei, wiegelte Lisa aber ab. Trip Hop sei etwas sehr Elegantes, das sei sie nicht unbedingt. Sie habe mehr Feuer.

Im Anschluß konnte man sich sein eigenes Bild vom Stil der Amerikanerin machen. Sehr schwer in eine Schublade zustecken das Ganze. In der Tat gab es Elemente von Trip Hop, aber auch Electronica, Indierock und Shoegaze. Lisa hatte zwei männliche Musiker mit dabei, die Schlagzeug, Gitarre und Piano spielten. Sie selbst betätigte auch ab und zu ein Keyboard und bewegte sich auf ihre ganz eigene Weise. Das erinnerte fast an das Slapstickhafte eines Charlie Chaplin. Ein Titel hatte es mir ganz besonders angetan. In Marco Chomo war textlich immer mal wieder von "It's beautful" die Rede und "beautiful" war dieser sehnsüchtige Track auf jeden Fall! Allein hierfür hatte es sich gelohnt, zu kommen. Der Abschluß mit Red Tree dann auf französisch, allerdings nicht wie auf dem gleichnamigen Album mit Mathieu Boogaerts als Begleitsänger.

Insgesamt ein sehr schönes Showcase, bei dem man auch interessante Details zur Organisation eines Indie Festivals erfuhr. Aufgepasst: Les femmes s'en mêlent gibt es dieses Jahr auch zum zweiten Mal in Berlin! Sie kein Frosch, sei dabei!

Setlist Lisa Papineau, Forum Fnac des Ternes:

01: Rene Thomas
02: The Quiet Storm
03: Touch Time Out
04: Marco Chomo
05: Little Light
06: Gay Can't Wait Forever
07: I Dream Of Red Trees


Aus unserem Archiv:

La Fiancée, Paris, 09.02.2010
La Fiancée, Paris, 05.11.2009


Videos unten von Rockerparis, merci! Lisa Papineau - Marco Chomo; La Fiancée - Cette Autre










 

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