Mittwoch, 3. September 2014

Rock en Seine, troisième jour, Paris, 24.08.14


Rock en Seine, troisième jour, 24.08.2014


Le troisième jour à Rock en Seine était le seul ou il n'y avait pas une seule goutte de pluie, il restait sec durant toute la journée.


Blood Red Shoes


Je suis le chemin de ce (toujours) jeune duo explosif de Brighton depuis quelques années maintenant et je les avais vus plein de fois. Par contre mon dernier concert de Blood Red Shoes remonte à 2010. Depuis ils ont continué de jouer énormément de festivals, publié de nouveaux albums et leur show est désormais ultra bien huilé. Heureusement c'est n'est toujours pas devenu trop lisse, ils n'ont pas du tout abandonné leur son brut, direct et abrasif. Bien sûr j'étais très content d'entendre leur vieux tube "I Wish I Was Someone Better" qu'ils ont joué très tôt dans le set (en deuxième position), mais les nouveautés m'ont également plu. 



Blood Red Shoes est un groupe qui n'invente rien et oscille toujours entre le grunge rock de Nirvana et le blues rock de Queens Of The Stone Age, mais qui charme pas sa fraicheur, sa simplicité et authenticité. On sent qu'ils s' amusent toujours comme des gamins et qu'ils n'ont pas du tout envie d'apprendre un "vrai métier " Steven Ansell comme employé de banque? Improbable ! Laura -Mary Carter vendeuse de fringue ? Never ! Ces deux là vivent leur rêve de rock star, et même s'ils vont probablement jamais atteindre le statut de tête d'affiche à Rock en Seine ils ont prouvé qu'ils sont le groupe idéal pour faire vibrer une grande scène tôt l'après -midi. C'était dynamique, rafraichissant et bien sympa. Un très bon début pour cette longue dernière journée.

Setlist

01: Welcome Home
02: I Wish I Was Someone Better
03: Don't Ask
04: Red River
05: Speech Coma
06: Cold
07: The Perfect Mess
08: This Is Not For You
09: Black Distractions
10: An Animal
11: Light It Up
12: Je Me Perds

Cloud Nothings:

Un autre groupe grunge rock juste après le Blood Red Shoes, c'était trop de bruit pour un tendre comme moi. J'ai regarde deux morceaux ("Pattern Walks" et "Stay Useless") du groupe de Dylan Baldi, après je me suis dépêché de courir vers la scène Pression live pour plus de douceur avec To Kill A Young qui jouaient en même temps.

Setlist:

01: Pattern Walks
02: Stay Useless
03: Psychic Trauma
04: Separation
05: Fall In
06: No Thoughts
07: I'm Not Part Of Me
08: Wasted Days

To Kill A King


Un groupe de Leeds (empruntant leur nom d'une scène dans Hamlet) qui avait pourtant très peu de choses a voir avec les formations cultes de cette ville, Gang Of Four, Kaiser Chiefs ou iliketrains. Chez eux c'était plutôt du folk pop à la Mumford and Sons, un style qui était ultra en vogue en 2011, mais qui connait un assez net déclin depuis. Peut être les jeunes gens se lassent déjà du revival folk dans le style des Fleet Foxes, Bon Iver, etc. et veulent de nouveau des groupes qui font plus de bruit. Moi personnellement je vais jamais me lasser de belles harmonies vocales et des chansons intemporelles que peuvent produire les bons groupes folks. Et To Kill A King m'ont également charmé avec ces qualités là. Leur chanteur Ralph Pelleymounter était très bavard et attachant (presque un brin trop jovial) et affichait un grand sourire tout au long de ce concert ensoleillé, plaisant et ludique.

Les morceaux venaient du premier album "Carnivals With Cutlery" et après cette prestation réussie qui a été énormément appréciée par le public parisien j'ai vraiment envie de me le procurer !

Belle découverte !

Petit Fantôme


Belle découverte aussi dans le cas des français Petit Fantôme, même si j'avais déjà lu leur nom dans la presse spécialisée (les Inrocks avaient donné 5/5 pour leur premier EP, téléchargeable gratuitement sur le net) depuis un moment et je savais qu'ils ont joué au Pitchfork Festival en 2013 et au Point Ephémère début 2014.

Il s'agit en fait du projet de Pierre Loustaunau, membre de François and The Atlas Mountains et François même joue également dans Petit Fantôme, tout comme l'excellent batteur Jean Thévenin.

Un groupe qu'on pourrait qualifier de pop psychédélique, mais qui est finalement difficile a mettre dans une case. Il y a juste trop de styles qui se mélangent chez eux. Il y des éléments du french new wave revival, de la pop électro, de le dream pop et du kraut rock.  C'était très coloré en tout cas, riche musicalement et mélodiquement très séduisant. Puis il y avait de petits détails comme une trompette qui faisaient aussi le charme de ce groupe surprenant qui peut certainement aller loin.

Leur morceaux étaient catchy et directs sans être trop plats ou formatés pour les radios mainstream, chez eux il reste toujours de la place pour des expérimentations sonores. En live ils peuvent encore progresser, mais j'étais déjà impressionné par leur savoir-faire technique et de leur talent de composition. On va les revoir !

Warpaint

J'avais des grandes attentes pour ce concert des quatre musiciennes de Los Angeles qui jouent sous le nom de Warpaint. Pourtant les filles signées sur le prestigieux label Rough Trade ne m'avaient jamais encore 100 % convaincu avant. Je les avais vues au Festival des Inrocks à la Cigale, au Haldern Pop Festival en Allemagne au End Of The Road Festival en Angleterre en 2013, et a chaque fois il manquait quelque chose pour parler d'un grand concert. C'était toujours plaisant, le son cold wave bien séduisant, mais jamais renversant. Mais pour cette fois-ci à Paris j'étais très optimiste de vivre quelque chose d'exceptionnel, parc que mon ami blogger Christoph ne cessait pas de parler d'une manière élogieuse de tous les concerts qu'il avait vu d'elles ces dernières semaines et mois.

Mais hélas! Après 3 morceaux seulement c'était déjà évident qu'une nouvelle fois le grand concert attendu n'aura pas lieu. Comme souvent les filles restaient loin derrière, montraient aucune expression de visage, ne jouaient pas vraiment libérée  et communiquaient nullement avec le public. Chacune d'elles jouait dans son coin, la timidité et nervosité était palpables.

C'est certainement pour cela que Emily Kokal, une de deux chanteuses a dit: "I feel a litte bit shy, we all should maybe dance a litlle more." Et après ce moment il y en effet eu une amélioration de la prestation scénique à observer. Les musiciennes communiquaient plus entre elles, bougeaient mieux et affichaient même de temps un temps un petit sourire timide (surtout Théresa Wayman qui commençait à prendre plaisir à 'être là)

Avec "Love Is To Die" elles interprétaient aussi leur meilleur titre jusqu'alors. Chant doux et enchanteur (un peu comme les Au Revoir Simone), guitares mélodramatiques, batterie subtile, ce titre avait tout pour plaire.

La deuxième moitié de ce concert assez court était donc nettement mieux que la première, mais malgré les améliorations scéniques Warpaint avaient du mal à se libérer complètement. Elles restaient quand même souvent dans leur bulle, évaluaient dans leur propre monde rêveur et regardaient plus leur batteuse que le public. Il fallait attendre le dernier titre "Elephants", une chanson de leur premier EP de 2009, avant que le quatuor oublie tous ces blocages et joue vraiment avec enthousiasme et passion. Enfin elles exploitaient à fonds leur grand potentiel, enfin le courant passait et enfin il y avait une vraie bonne ambiance dans le public. Le morceau durait très longtemps, presque 10 minutes de sueur, d'emphase et de frénésie, c'était absolument spectaculaire et j'aurais souhaité un concert aussi passionnant dès le début. 

Warpaint vont se produire le 24 novembre au Trianon, on va voir si elles seront enfin capables de me faire vibrer durant tout un concert.

Setlist

01: Keep It Healthy
02: Bees
03: Undertow
04: Love Is To Die
05: Disco/Very
06: No Way Out
07: Elephants

Brody Dalle


Tout le monde connait les Queens Of The Stone Age et leur charismatique chanteur Josh Homme, moins de gens connaissent son épouse Brody Dalle qui menait avant le groupe The Distillers.

Tout comme Josh, Brody n'est pas du genre ballade romantique à la Coldplay, chez elle c'est l'énergie brute, le rock abrasif, la rage et la violence. La chanteuse blonde et très tatouée chantait a plein poumons et se montrait aussi agressive sur scène qu'une Courtney Love ou une Beth Ditto. Pourtant les chansons sonnaient agréablement mélodieuses, malgré leur style plutôt punk rock il y avait aussi un côte pop bien sympa. On ne s'ennuyait pas une seule seconde, donc, et le concert est passé super vite, preuve qu'il n'y avait pas de temps morts.

Une très bonne prestation qui a mis quasiment tout le monde d'accord. Les réactions étaient très positives après.

Thurston Moore:

Bien que classé aussi punk, la musique de Thurston Moore était beaucoup plus expérimentale et moins directe que celle de Brody. Chez le leader de Sonic Youth il y avait systématiquement de longues phases instrumentales ou lui, ses deux musiciennes et l'excellent batteur Steve Shelley s'amusaient à maltraiter leurs instruments et à pratiquer parfois même une sorte de free jazz. C'était un concert pour des fans de Thurston qui suivent l'éternel adolescent partout. Le grand public n'était pas très présent, certains ne savaient même pas que Thurston Moore est dans Sonic Youth.


Lana Del Rey


On peut souvent lire que Lana Del Rey chante ultra faux et que c'est juste un produit marketing d'un manger mégalo. Le club de haters est aussi grand que le club de fans. Mais moi je ne peux pas confirmer qu'elle chante faux. Je l'ai vu une fois au concert (Canal +, "album de la semaine") et là sa voix fonctionnait à merveille, elle interprétait brillamment ses tubes "Blue Jeans" ou "Videogames".
Depuis cette date promo s'est passé pas mal de temps, Lana avait sortie son deuxième album "Ultraviolence" et grâce à ses tournées dans le monde entier elle a eu le temps de roder ses performances scéniques. C'était donc avec une a priori plutôt positif que j'attaquais ce concert de la chanteuse qui suscite tellement de controverses.

C'était pas simple de se frayer son chemin vers la grande scène parce que tout le monde voulait voir l'américaine. Certains par curiosité, d'autres juste pour se moquer d'elle après et le reste par amour pour sa musique. Elle était là avec son groupe étonnement rock (au moins par rapport aux disques assez doux) et jouait la diva de Hollywood triste, en manque d'amour. Un rôle qui lui collait à la peu, même si on en sait pas du tout si cela a un rapport avec sa vraie vie. Elle crée un mystère, se veut classe, mais aussi un brin vulgaire et bad girl. Un produit marketing, donc ? Hmm, c'est possible, mais elle chantait extrêmement juste en tout cas et ses tubes ("Ultraviolence", "Blue Jeans", "Summertime Sadness" et bien sur "Video Games") étaient juste imparables. Tout de suite le club de ses haters soupçonnait du playback, disait que c'était impossible pour elle de chanter aussi bien. Une attaque ultraviolente, probablement pas justifiée parce que les spécialistes voulaient bien admettre que les chœurs venaient d'une bande, mais affirmaient avec fermeté que le reste était du live.

Partons du fait qu'il n'y avait pas de playback (le doute profite à l'accusé), le concert était irréprochable en ce qui concerne la musique même (bémol sur les paroles assez cliché et bling bling parfois: " I want money, power, glory" ou "I'm a sad girl, I'm a bad girl") Après on peux bien sur discuter si c'était vraiment nécessaire de fumer d'une manière tellement ostentatoire, de jouer le rôle de la diva à mort jusqu'à en frôlant parfois le ridicule et de signer des autographes et poser avec ses fans pour des selfies pendant que ses musiciens continuaient à faire le clown sur scène à la dernière chanson.

P. S.: Apparemment la chanteuse a eu aussi froid comme nous car elle a annulé son concert ultra privé le lendemain au Trianon: "extinction de voix". Après tout ça c'est pas la fin de controverses pour Lana Rel Rey, ça c'est sur.

Stephen Malkmus & The Jicks:



Tous ceux qui avaient pris plaisir à voir Thurston Moore sur la même scène (Pression live) un peu plus tôt, étaient en grande partie également présents pour le concert solo du chanteur de Pavement. C'était quasiment le même public, des trentenaires et quadragénaires nostalgiques du rock us des années 90 et fans d'un son lo-fi et noisy joué avec la plus grande coolitude et nonchalance au monde. 

Le concert était bien et divertissant, mais court, surtout pour ceux qui comme moi venaient de loin (de la grande scène) après le concert de Lana Del Rey. Quel contraste ! La diva bling bling mainstream et le leader simple et attachant d'un grand groupe underground, vraiment pas grand chose à voir ces deux là !

La Roux

Ne perdant pas beaucoup de mots pour ce concert dont j'ai seulement vu les deux derniers morceaux (dont le tube "Bulletproof"). Le revival eighties éléctro à la Yazoo ou The Human League n'est vraiment pas ma tasse de thé et j'étais donc mal parti pour apprécier la prestation de La Roux qui surfe sur la vague de ce revival.

Queens Of The Stone Age 

Valeur sûre du rock depuis environ 15 ans, la machine à riffs ultra bien huilé de Josh Homme a tellement de confiance qu'ils ont eu le courage de jouer un de leurs tous meilleurs morceaux "No One Knows" en deuxième position. Ça veut tout dire.



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