Mittwoch, 3. September 2014

Rock en Seine, deuxième jour, 23.08.14


Rock en Seine, deuxième jour, 23.08.14



Le deuxième jour commença sous un beau soleil, mais dans le courant de la journée il y avait quand même quelques petites averses. Voilà mes impressions, groupe par groupe:



Dorian Pimpernel:


Je me suis dépêché pour ne pas rater ce concert d'un des groupes les plus intéressants et talentueux de France. J'avais croisé leur chanteur Jérémie en 2006 par hasard dans le très chic Conran Store en 2006, il y était vendeur et j'ai vite appris qu'il jouait dans un groupe pop psyché. A l'époque il y avait aussi une jeune fille qui chantait dans le groupe, je crois son nom était Luna. Puis il y avait un américain au hautbois qui s'appelait Brandon. Il me semble que le reste du groupe actuel était déjà présent. J'avais vu un de leurs concerts dans leur bar fétiche, le Motel (l'autre bar préféré du groupe était le Pop In ). C'était beau, mais pas encore très rodé et coordonné. A l'époque ils avaient sorti leur premier EP "Hollandia" (pas de rapport avec le président, plutôt avec une marque de bière cheap et un album des Beach Boys...)  sur un label japonais nommé "Rally" qui publiait aussi des trucs d'Au Revoir Simone.


Mon étonnement fut donc grand quand j'ai entendu le son ample et parfait ce 23 août 2014 à  Rock en Seine. C'était ensoleillé dans tous les sens du terme, musicalement, mais aussi en ce qui concerne la météo. A ce moment précis il y avait un très beau soleil sur la Domaine National de Saint-Cloud, les conditions parfaites pour profiter de cette prestation des 5 parisiens, signé sur le très bon label Born Bad Records (La Femme, Frustration, Cheveu et tant d'autres...).

Le chanteur Jérémie a impressionné par sa voix particulière, très haut perchée, magnifiquement belle et touchante. Il m'a fait penser à Trevor Powers de Youth Lagoon, mais également aux chanteurs de Woods, Les Shins ou Avi Buffalo. Enfin un peu de douceur à Rock en Seine, un festival qui envoie du bois en général et a rarement des groupes aussi subtils et fins comme Dorian Pimpernel. Une formation dans la tradition pop psyché des Beach Boys ou des Zombies, mais vraiment pas seulement un projet rétro et nostalgique. De Jérémie je sais qu'il est un immense connaisseur de musique (et grand collecteur de vinyles en plus), ce qui s'entend aussi dans le son du groupe, qui est un mélange d'énormément d'influences, mais assez unique dans son genre. Les parisiens (enfin Jérémie vient de Toulouse à la base) ont su développer leur propre style, bien à eux. Et ils ont des amis dans la scène indé  de bon gout ! Julien Gasc a fais les choeurs sur leur premier album "Alombon" , Mehdi Zannad (Fugu), autre grande figure de la pop psychédélique en France, a y contribué également. 

Les membres du groupe sont: Jérémie Orsel (guitar, chant), Johan Girard (claviers, compositeur, parolier et producteur), Laurent Talon (bass; il fait également parti des sublimes Athanase Granson), Benjamin Esdraffo (claviers, il joue aussi dans le groupe de Barbara Carlotti), Hadrien Grange (batteur).

Des musiciens formidables, mais on ne peut pas parler des artistes très expressifs sur scène par contre. Même le chanteur Jérémie est plutôt timide et s'est presque excusé à la fin de cet excellent concert d'annoncer que leur disque est a vendre dans le village des disquaires et qu'il vont jouer prochainement au Petit Bain (le 1 octobre, avec également Orval Carlos Sibelius et Forever Pavot). On va les suivre de très près ! Un bijou dans le paysage musicale de la France !

Setlist:


01: Paralipomenon
02: Teorema
03: Existential Suit
04: Coodooce Melopoia
05: Ovlar E
06: The Mimeograph
07: An Inner Stroll
08: Alephant
09: Alfalfa
10: Octave Heliophone

Junip: 


Avec Junip on a eu un deuxième groupe assez discret et timide juste après les Dorian Pimpernel. José Gonzalez (voix, guitar) Elias Araya (batterie) et Tobias Winterkorn (claviers) jouaient sur la scène de la cascade, il faisait toujours beau, mais cette-fois ci la musique était un peu moins ensoleillée, moins baroque aussi et plutôt sobre. Un folk assez traditionnel, mais avec une certaine modernité quand même, qui reposait sur les belles voix, l'élégance des compositions et la pureté des chansons. Mais avouons-le, il se passait pas grand chose dans le public, les réactions n'étaient pas très enthousiastes et un léger ennui s'installait parfois. Seulement le dernier morceau, l'excellent "Line Of Fire", a réveillé un peu les gens et marqué la bonne fin d'un concert plaisant et subtil, mais pas vraiment adapté à un gros festival rock comme l'est Rock en Seine. Faut les revoir dans une plus petite salle pour pleinement profiter de la classe de Junip.

01: Don't Let It Pass
02: Always
03: Walking Lightly
04: Tide
05: Your Life Your Call
06: Far Away
07: In Every Direction
08: Without You
09: Line Of Fire

Clean Bandit:

Le pire concert du festival! Une chanteuse blonde "bling-bling" avec une Rolex en or sur le bras était à la tête d'un groupe r'n b horrible. C'était ultra cheesy et absolument insupportable. Pourtant j'ai eu l'immense courage de rester pour 3 chansons ! Le groupe britannique a certainement joué leur tube "Rather Be" (Numéro 1 en Angleterre!) à la fin, mais j'étais déjà loin...

Thee Oh Sees:



Beaucoup trop violent et noisy pour moi. On entendait à peine la voix du chanteur tatoué (John Dwyer) sous les reverbes et la batterie ultra puissante. Un groupe californien que pas mal de gens adorent, mais qui me mettait de mauvaise humeur avec leur lourdeur dépressive. J'ai vite pris la fuite. Evidemment qualitativement c'était mille fois mieux que Clean Bandit, mais j'avais espéré voir un concert plus subtil et moins rentre-dedans.

The Ghost Of A Saber Tooth Tiger

On a parlé beaucoup des lèvres refaites de Lana Del Rey pendant cette édition 2014 de Rock en Seine, mais la mannequin Charlotte Kemp-Muhl qui jouait la basse dans le duo qu'elle forme avec son chéri Sean Lennon avait des lèvres similaires. Elle aurait pu être la sœur de Lana ! Pourtant elle jouait (et chantait) pas mal et les compos psychédéliques, venant en majorité de l'album "Midnight Sun" (2014) et rappelant des groupes comme Tame Impala, étaient sympas et complexes aussi. 



Mais hélas, ce concert (étonnement rock d'ailleurs) m'a également déprimé un peu, difficile à dire pourquoi. Aucun rapport en tout cas avec le look assez ridicule de Sean Lennon qui ressemblait à une caricature d'un hippie. Charlotte pourrait pas l'aider de s'habiller un peu mieux et à se faire couper ses cheveux ? On aurait dit un épouvantail. Non, mais sérieux... 

Cheveu:

Ah je venais juste parler des cheveux ! Pourtant le leader du groupe bordelais les portait tout comme ses deux partenaires musicaux très courts, c'était donc pas du tout le concert d'un groupe avec une chevelure hors du commun.

Mais peu importe, le concert à été incroyable ! Seulement une semaine après leur prestation magnifique à la Route Du Rock le groupe garage/électro/krautrock/post punk sortait encore un gros concert et remuait en permanence le public ultra enthousiaste. Cheveu sont puissants, un peu vulgaires et prolos, mais super sympas et attachants, avec un vrai talent pour la scène. Le chanteur.. est juste dingue, il s'amusait comme un gosse et mettait le feu pendant presque une heure. 



Je me souviens surtout de la chanson "Polonia", de nouvelle album "Bum" qui sonne en live beaucoup plus agressif que dans sa version studio ou le tout est un brin plus sage et harmonieux. Live c'est brute, rentre-dedans, méga dansant. Sur "Polonia" beaucoup de gens bougeaient et il y avait même des slams. Un groupe complètement taré qui a laissé une très forte impression lors de cette saison des festivals d'été.

Lucius:

Une des déceptions de ce festival. Les Inrocks  et le Rolling Stone Magazine disaient le plus grand bien de ce quintet mené par deux filles blondes à la  coupe Charlotte Brooks, mais pour moi ça sonnait plus comme la variété internationale qu'un groupe indé. D'assez jolies harmonies vocales, oui certes, mais c'était parfois un peu plat, cheesy et sage. Pas ma came en tout cas (c'était quoi comme style au fait? De la pop country tribale ? Un truc dans ce genre en tout cas...)

Emilie Simon:

On aurait pu dire de loin Olivia Ruiz. C'était pas beaucoup mieux en tout cas. Emilie se prenait comme d'habitude pour Kate Bush, reprenait à la fin les Stooges ("I Wanna Be Your Dog") et n'était pas seulement entouré du "Tahiti Boy" David Sztanke aux claviers, mais aussi de L'Orchestre Nationale de l'ile de France. Qu'est-ce que j'aurais donné pour un beau concert classique, mais ce set très variété française m'a fait penser aux Enfoirés! Liane Foly ou Natasha St Pier à Rock en Seine c'est pour quand ?

Portishead:


Beth Gibbons et son groupe culte Portishead ont refait presque le même concert qu'une semaine avant à la Route Du Rock. Voix déchirée, rythmes trip hop /rock ultra précis et un son très proche de leur disques. Un concert irréprochable, techniquement absolument parfait avec une Beth Gibbons simple et attachante comme à son habitude ("vous êtes très gentilles" disait-elle a la fin ), mais qui m'a souvent laisse de marbre cette fois-ci. J'étais sous le charme de leur prestation à la Route Du Rock, mais revoir deux fois pratiquement la même chose (il y avait des petits changements dans la set liste toutefois), m'a plutôt ennuyé, je connaissais  d'avance le déroulement du concert, il n'y avait pas beaucoup de surprises. Même les deux morceaux du rappel étaient les mêmes ("The Road", "We Carry On") Dommage ! Mais en même temps, je pouvais pas voir grand chose d'autre sur une autre scène-  le très jeune Joey Badass (19 ans!), non merci, le rap c'est vraiment pas mon truc!

Après Portishead le froid et la fatigue ont eu raison de moi ! J'avais même un peu de fièvre, un rhume que j'avais probablement attrapé à la Route Du Rock me gênait encore et The Horrors et St. Vincent qui suivaient n'étaient de toute façon pas parmi mes groupés préférés.

Je suis plus tellement jeune en plus, un vieux monsieur comme moi doit dormir un peu...


 

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