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Mittwoch, 3. September 2014

Rock en Seine, troisième jour, Paris, 24.08.14

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Rock en Seine, troisième jour, 24.08.2014


Le troisième jour à Rock en Seine était le seul ou il n'y avait pas une seule goutte de pluie, il restait sec durant toute la journée.


Blood Red Shoes


Je suis le chemin de ce (toujours) jeune duo explosif de Brighton depuis quelques années maintenant et je les avais vus plein de fois. Par contre mon dernier concert de Blood Red Shoes remonte à 2010. Depuis ils ont continué de jouer énormément de festivals, publié de nouveaux albums et leur show est désormais ultra bien huilé. Heureusement c'est n'est toujours pas devenu trop lisse, ils n'ont pas du tout abandonné leur son brut, direct et abrasif. Bien sûr j'étais très content d'entendre leur vieux tube "I Wish I Was Someone Better" qu'ils ont joué très tôt dans le set (en deuxième position), mais les nouveautés m'ont également plu. 



Blood Red Shoes est un groupe qui n'invente rien et oscille toujours entre le grunge rock de Nirvana et le blues rock de Queens Of The Stone Age, mais qui charme pas sa fraicheur, sa simplicité et authenticité. On sent qu'ils s' amusent toujours comme des gamins et qu'ils n'ont pas du tout envie d'apprendre un "vrai métier " Steven Ansell comme employé de banque? Improbable ! Laura -Mary Carter vendeuse de fringue ? Never ! Ces deux là vivent leur rêve de rock star, et même s'ils vont probablement jamais atteindre le statut de tête d'affiche à Rock en Seine ils ont prouvé qu'ils sont le groupe idéal pour faire vibrer une grande scène tôt l'après -midi. C'était dynamique, rafraichissant et bien sympa. Un très bon début pour cette longue dernière journée.

Setlist

01: Welcome Home
02: I Wish I Was Someone Better
03: Don't Ask
04: Red River
05: Speech Coma
06: Cold
07: The Perfect Mess
08: This Is Not For You
09: Black Distractions
10: An Animal
11: Light It Up
12: Je Me Perds

Cloud Nothings:

Un autre groupe grunge rock juste après le Blood Red Shoes, c'était trop de bruit pour un tendre comme moi. J'ai regarde deux morceaux ("Pattern Walks" et "Stay Useless") du groupe de Dylan Baldi, après je me suis dépêché de courir vers la scène Pression live pour plus de douceur avec To Kill A Young qui jouaient en même temps.

Setlist:

01: Pattern Walks
02: Stay Useless
03: Psychic Trauma
04: Separation
05: Fall In
06: No Thoughts
07: I'm Not Part Of Me
08: Wasted Days

To Kill A King


Un groupe de Leeds (empruntant leur nom d'une scène dans Hamlet) qui avait pourtant très peu de choses a voir avec les formations cultes de cette ville, Gang Of Four, Kaiser Chiefs ou iliketrains. Chez eux c'était plutôt du folk pop à la Mumford and Sons, un style qui était ultra en vogue en 2011, mais qui connait un assez net déclin depuis. Peut être les jeunes gens se lassent déjà du revival folk dans le style des Fleet Foxes, Bon Iver, etc. et veulent de nouveau des groupes qui font plus de bruit. Moi personnellement je vais jamais me lasser de belles harmonies vocales et des chansons intemporelles que peuvent produire les bons groupes folks. Et To Kill A King m'ont également charmé avec ces qualités là. Leur chanteur Ralph Pelleymounter était très bavard et attachant (presque un brin trop jovial) et affichait un grand sourire tout au long de ce concert ensoleillé, plaisant et ludique.

Les morceaux venaient du premier album "Carnivals With Cutlery" et après cette prestation réussie qui a été énormément appréciée par le public parisien j'ai vraiment envie de me le procurer !

Belle découverte !

Petit Fantôme


Belle découverte aussi dans le cas des français Petit Fantôme, même si j'avais déjà lu leur nom dans la presse spécialisée (les Inrocks avaient donné 5/5 pour leur premier EP, téléchargeable gratuitement sur le net) depuis un moment et je savais qu'ils ont joué au Pitchfork Festival en 2013 et au Point Ephémère début 2014.

Il s'agit en fait du projet de Pierre Loustaunau, membre de François and The Atlas Mountains et François même joue également dans Petit Fantôme, tout comme l'excellent batteur Jean Thévenin.

Un groupe qu'on pourrait qualifier de pop psychédélique, mais qui est finalement difficile a mettre dans une case. Il y a juste trop de styles qui se mélangent chez eux. Il y des éléments du french new wave revival, de la pop électro, de le dream pop et du kraut rock.  C'était très coloré en tout cas, riche musicalement et mélodiquement très séduisant. Puis il y avait de petits détails comme une trompette qui faisaient aussi le charme de ce groupe surprenant qui peut certainement aller loin.

Leur morceaux étaient catchy et directs sans être trop plats ou formatés pour les radios mainstream, chez eux il reste toujours de la place pour des expérimentations sonores. En live ils peuvent encore progresser, mais j'étais déjà impressionné par leur savoir-faire technique et de leur talent de composition. On va les revoir !

Warpaint

J'avais des grandes attentes pour ce concert des quatre musiciennes de Los Angeles qui jouent sous le nom de Warpaint. Pourtant les filles signées sur le prestigieux label Rough Trade ne m'avaient jamais encore 100 % convaincu avant. Je les avais vues au Festival des Inrocks à la Cigale, au Haldern Pop Festival en Allemagne au End Of The Road Festival en Angleterre en 2013, et a chaque fois il manquait quelque chose pour parler d'un grand concert. C'était toujours plaisant, le son cold wave bien séduisant, mais jamais renversant. Mais pour cette fois-ci à Paris j'étais très optimiste de vivre quelque chose d'exceptionnel, parc que mon ami blogger Christoph ne cessait pas de parler d'une manière élogieuse de tous les concerts qu'il avait vu d'elles ces dernières semaines et mois.

Mais hélas! Après 3 morceaux seulement c'était déjà évident qu'une nouvelle fois le grand concert attendu n'aura pas lieu. Comme souvent les filles restaient loin derrière, montraient aucune expression de visage, ne jouaient pas vraiment libérée  et communiquaient nullement avec le public. Chacune d'elles jouait dans son coin, la timidité et nervosité était palpables.

C'est certainement pour cela que Emily Kokal, une de deux chanteuses a dit: "I feel a litte bit shy, we all should maybe dance a litlle more." Et après ce moment il y en effet eu une amélioration de la prestation scénique à observer. Les musiciennes communiquaient plus entre elles, bougeaient mieux et affichaient même de temps un temps un petit sourire timide (surtout Théresa Wayman qui commençait à prendre plaisir à 'être là)

Avec "Love Is To Die" elles interprétaient aussi leur meilleur titre jusqu'alors. Chant doux et enchanteur (un peu comme les Au Revoir Simone), guitares mélodramatiques, batterie subtile, ce titre avait tout pour plaire.

La deuxième moitié de ce concert assez court était donc nettement mieux que la première, mais malgré les améliorations scéniques Warpaint avaient du mal à se libérer complètement. Elles restaient quand même souvent dans leur bulle, évaluaient dans leur propre monde rêveur et regardaient plus leur batteuse que le public. Il fallait attendre le dernier titre "Elephants", une chanson de leur premier EP de 2009, avant que le quatuor oublie tous ces blocages et joue vraiment avec enthousiasme et passion. Enfin elles exploitaient à fonds leur grand potentiel, enfin le courant passait et enfin il y avait une vraie bonne ambiance dans le public. Le morceau durait très longtemps, presque 10 minutes de sueur, d'emphase et de frénésie, c'était absolument spectaculaire et j'aurais souhaité un concert aussi passionnant dès le début. 

Warpaint vont se produire le 24 novembre au Trianon, on va voir si elles seront enfin capables de me faire vibrer durant tout un concert.

Setlist

01: Keep It Healthy
02: Bees
03: Undertow
04: Love Is To Die
05: Disco/Very
06: No Way Out
07: Elephants

Brody Dalle


Tout le monde connait les Queens Of The Stone Age et leur charismatique chanteur Josh Homme, moins de gens connaissent son épouse Brody Dalle qui menait avant le groupe The Distillers.

Tout comme Josh, Brody n'est pas du genre ballade romantique à la Coldplay, chez elle c'est l'énergie brute, le rock abrasif, la rage et la violence. La chanteuse blonde et très tatouée chantait a plein poumons et se montrait aussi agressive sur scène qu'une Courtney Love ou une Beth Ditto. Pourtant les chansons sonnaient agréablement mélodieuses, malgré leur style plutôt punk rock il y avait aussi un côte pop bien sympa. On ne s'ennuyait pas une seule seconde, donc, et le concert est passé super vite, preuve qu'il n'y avait pas de temps morts.

Une très bonne prestation qui a mis quasiment tout le monde d'accord. Les réactions étaient très positives après.

Thurston Moore:

Bien que classé aussi punk, la musique de Thurston Moore était beaucoup plus expérimentale et moins directe que celle de Brody. Chez le leader de Sonic Youth il y avait systématiquement de longues phases instrumentales ou lui, ses deux musiciennes et l'excellent batteur Steve Shelley s'amusaient à maltraiter leurs instruments et à pratiquer parfois même une sorte de free jazz. C'était un concert pour des fans de Thurston qui suivent l'éternel adolescent partout. Le grand public n'était pas très présent, certains ne savaient même pas que Thurston Moore est dans Sonic Youth.


Lana Del Rey


On peut souvent lire que Lana Del Rey chante ultra faux et que c'est juste un produit marketing d'un manger mégalo. Le club de haters est aussi grand que le club de fans. Mais moi je ne peux pas confirmer qu'elle chante faux. Je l'ai vu une fois au concert (Canal +, "album de la semaine") et là sa voix fonctionnait à merveille, elle interprétait brillamment ses tubes "Blue Jeans" ou "Videogames".
Depuis cette date promo s'est passé pas mal de temps, Lana avait sortie son deuxième album "Ultraviolence" et grâce à ses tournées dans le monde entier elle a eu le temps de roder ses performances scéniques. C'était donc avec une a priori plutôt positif que j'attaquais ce concert de la chanteuse qui suscite tellement de controverses.

C'était pas simple de se frayer son chemin vers la grande scène parce que tout le monde voulait voir l'américaine. Certains par curiosité, d'autres juste pour se moquer d'elle après et le reste par amour pour sa musique. Elle était là avec son groupe étonnement rock (au moins par rapport aux disques assez doux) et jouait la diva de Hollywood triste, en manque d'amour. Un rôle qui lui collait à la peu, même si on en sait pas du tout si cela a un rapport avec sa vraie vie. Elle crée un mystère, se veut classe, mais aussi un brin vulgaire et bad girl. Un produit marketing, donc ? Hmm, c'est possible, mais elle chantait extrêmement juste en tout cas et ses tubes ("Ultraviolence", "Blue Jeans", "Summertime Sadness" et bien sur "Video Games") étaient juste imparables. Tout de suite le club de ses haters soupçonnait du playback, disait que c'était impossible pour elle de chanter aussi bien. Une attaque ultraviolente, probablement pas justifiée parce que les spécialistes voulaient bien admettre que les chœurs venaient d'une bande, mais affirmaient avec fermeté que le reste était du live.

Partons du fait qu'il n'y avait pas de playback (le doute profite à l'accusé), le concert était irréprochable en ce qui concerne la musique même (bémol sur les paroles assez cliché et bling bling parfois: " I want money, power, glory" ou "I'm a sad girl, I'm a bad girl") Après on peux bien sur discuter si c'était vraiment nécessaire de fumer d'une manière tellement ostentatoire, de jouer le rôle de la diva à mort jusqu'à en frôlant parfois le ridicule et de signer des autographes et poser avec ses fans pour des selfies pendant que ses musiciens continuaient à faire le clown sur scène à la dernière chanson.

P. S.: Apparemment la chanteuse a eu aussi froid comme nous car elle a annulé son concert ultra privé le lendemain au Trianon: "extinction de voix". Après tout ça c'est pas la fin de controverses pour Lana Rel Rey, ça c'est sur.

Stephen Malkmus & The Jicks:



Tous ceux qui avaient pris plaisir à voir Thurston Moore sur la même scène (Pression live) un peu plus tôt, étaient en grande partie également présents pour le concert solo du chanteur de Pavement. C'était quasiment le même public, des trentenaires et quadragénaires nostalgiques du rock us des années 90 et fans d'un son lo-fi et noisy joué avec la plus grande coolitude et nonchalance au monde. 

Le concert était bien et divertissant, mais court, surtout pour ceux qui comme moi venaient de loin (de la grande scène) après le concert de Lana Del Rey. Quel contraste ! La diva bling bling mainstream et le leader simple et attachant d'un grand groupe underground, vraiment pas grand chose à voir ces deux là !

La Roux

Ne perdant pas beaucoup de mots pour ce concert dont j'ai seulement vu les deux derniers morceaux (dont le tube "Bulletproof"). Le revival eighties éléctro à la Yazoo ou The Human League n'est vraiment pas ma tasse de thé et j'étais donc mal parti pour apprécier la prestation de La Roux qui surfe sur la vague de ce revival.

Queens Of The Stone Age 

Valeur sûre du rock depuis environ 15 ans, la machine à riffs ultra bien huilé de Josh Homme a tellement de confiance qu'ils ont eu le courage de jouer un de leurs tous meilleurs morceaux "No One Knows" en deuxième position. Ça veut tout dire.



Donnerstag, 2. August 2012

Midi Festival, Hyères, 28 & 29.07.12

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Konzert: Midi Festival
Ort: Hyères-les Palmiers, Südfrankreich

Datum: 28 & 29.07. 2012

Zuschauer: gute Frage; es war ein intimes Festival


Im südfranzösischen Hyères ist meine Frau geboren worden und hier ist sie auch zur Schule gegangen. Logisch also, daß ich die kleine Mittelmeerstadt gut kenne und schon oft durch ihre pittoresken Straßen geschlendert bin, vor allem in der Zeit, als ich selbt im Süden Frankreichs wohnte. Ich studierte damals ein Jahr Jura (eine seltsame Idee, hatte ich noch alle Tassen im Schrank?) in Aix-en Provence und kam ohne Examen, aber mit einer jungen hübschen Französin zurück nach Berlin. Inzwischen sind wir längst in Paris gelandet, aber die Zeit an der French Riviera habe ich natürlich noch in bester Erinnerung (nicht wegen des Studiums, sondern anderer Dinge. Welche? Ist 'n Geheimnis!)

Natürlich besuchen wir auch unsere Schwiegereltern/Eltern mindestens einmal pro Jahr und ich fand, daß man in die eine Woche Ende Juli auch schön ein kleines Festival integrieren kann. Ich malte mir das im Vorfeld wunderbar aus: tagsüber an den Strand gehen und meinen dicken, alten Körper durchgrillen lassen, den schönen Mädchen im Bikini hinterherglotzen, abends auf dem Festival zu wunderbarer Musik unter Pininen schwofen. Und so kam es dann auch. Strand, Sonne, sexy Girls bei Tage. Kein Strand, dafür eine Konzertbühne, untergehende Sonne, erneut sexy Girls und gute Musik am Abend. Perfekt. Die zahlreichen Hipster und der Sonnenbrand auf meiner Plautze konnten mir die Laune jedenfalls nicht verderben. Auch nicht, daß ich auf den ersten Festivaltag am 27 Juli verzichtete, weil wir uns auch bei den Eltern mal zeigen mussten (kein Problem, ich mag sie sehr gern).


Am 28. Juli waren wir dann beim Midi Festival live mit dabei. Die Konzerte fanden im Hippodrome nahe des Flughafens von Hyères statt und statt des befürchteten großen Reitstadiums erwartete uns eine kleine intime Ecke unter Pinien, die nichts mit den riesigen unpersönlichen Konzertbühnen bei Massenveranstaltungen zu tun hatte. Der Einlass und die Bändchenvergabe getaltete sich als herrlich unproblematisch und ich wurde mit einem Pressepass ausgestattet, auf dem als Medium einfach "Peel" stand. Herrlich, Oliver Peel enterprises, meine Großmannssucht wurde hier bestens bedient.!

Es war etwa 20 Uhr und auf der Bühne standen Arthur Beatrice. Im Vorfeld war ich ahnungslos davon ausgegangen, daß es sich hierbei um einen französischen Chansonsänger handele. Weit gefehlt, Arthur Beatrice entpuppten sich als vier Briten mit einer sehr hübschen, südamerikanisch wirkenden Sängerin und Keyboarderin mit Zopf und einem rothaarigen Sänger. Wie ich von der Pressechefin erfuhr, handelte es sich um die Band mit den meisten Interviewanfragen überhaupt. Ein gewisser Hype scheint also hier im Anmarsch zu sein.

Stellt sich natürlich sofort die Frage, ob das Medieninteresse gerechtfertigt ist? Nun, zunächst einmal ist nüchtern festzustellen, daß ich neugierig geworden bin auf diese vier Londoner, die ein recht kurzes Set ablieferten. Aber diese Neugierde wird bei einer Internet-Recherche nur unzureichend befriedigt. Die seltsame Homepage erzählt so gut wie gar nichts über die Band, Artikel oder Musik (kein einziges Lied auf der Facebook Seite) des Quartetts recht rar gesät. Da wird man unweigerlich an Wu Lyf und deren anfängliches Versteckspiel erinnert, ohne daß es Arthur Beatrice so wild und mysteriös treiben wie die Jungs aus Manchester vor zwei Jahren.


Nach Wu Lyf klingen Arthur Beatrice jedenfalls nicht. Der Sound erinnerte mich eher an The XX (der Bass, das düstere Moment), die Editors (die Grabesstimme des Sängers), die Antlers (die pathetische Seite, die aber zum Glück nicht allzu stark ausgeprägt ist), die Wild Beats (der tanzbare Rhythmus, die perlenden Gitarren), Beth Jeans Houghton (die hohe, manchmal exaltierte Stimme der Sängerin Ella Girardot) oder Lanterns On The Lake (das Wechseln zwischen ruhigen und stürmischeren Phasen), ohne das die Ähnlichkeiten mit genannten Gruppen jedoch allzu ausgeprägt waren. Arthur Beatcrie klangen somit erfreulich eigenständig, ganz ohne nervenzerrende Ausflüge in experimentelle Gefilde zu starten.


Ihre Lieder waren sehr abwechslunsgreich, feinglidrig und clever arrangiert. Da gab es vieles was aufhorchen ließ, obwohl ich vor diesem Festival nie etwas von dieser Band gehört hatte. Der Überhit, neben der prima Single Midland, war allerdings What We Hoped To Achieve, dessen Titel ich nach dem Konzert recherchierte. Ein sechsminütiges Schmuckstück mit einer anziehend mysteriösen Seite, famosen Tempowechseln, flirrenden Gitarren und einem unwiderstehlichen Finisch.

Da wollte man in Hyeres die Engländer gar nicht so schnell ziehen lassen, aber es musste ja im Programm weitergehen. Für mich wird es jedenfalls ein baldiges Wiedersehen mit Arthur Beatrice geben und zwar beim Haldern Pop Festival. Da freue ich mich jetzt schon riesig drauf!

In Südfankreich war es inzwischen 21 Uhr geworden und die Sonne fing schon an zu sinken, um gegen Ende des Sets des nun an den Start gehenden Thurston Moore samtweich hinter den Pinien unterzugehen.

Der ex-Sonic Youth Mann hatte eine mehrköpfige Band dabei*, darunter auch die famose Geigerin und Bassistin Samara Lubelski, die Kenner auch als Solokünstlerin schätzen.
Die Musiker ließen es zunächst langsam angehen, arbeiteten sich durch wolkenverhangene Passagen langsam ans Licht, blieben aber oft der düster- trüben Atmosphäre der Songs treu. Das Tempo wurde allerdings im Laufe des Sets teilweise deutlich angezogen. Da gab es fetzige und noisige Phasen, die immer wieder durch zahlreiche Brüche und Schlenker konterkariert wurden. Thurston ist halt eben kein Typ für mundgerechten kugelrunden Bubble Gum Pop. Er bleibt seiner Schrägheit treu, schreibt keine Hits für Millionen, die im Sommer aus Autoradios erschallen. Aber die Harcore Indie Freaks hat er auf seiner Seite. Zu recht, denn Burroughs, diese gemeine Noisekeule, war wirklich ein ziemlicher Hammer. Auch sehr cool: Circulation, das von der Geige Subelski nach vorne getrieben wurde und wahnsinnig nonchalant rüberkam. Thurston Moore, der ewige Berufsjugendliche, wippte auf seinen Adidas Sneakers ganz lässig im Takt und zog mit schnellem Armzug durch die Saiten seiner Gitarre. Wie man mit 54 noch auf so unverkrampfte Weise rebellisch sein kann, imponierte mir ungemein.


Zugegeben werden muss, daß nicht jeder im Publikum wirklich begeistert wirkte. Manche standen nur gelangweilt rum, andere lagen auf der Wiese und schonten ihre Kraftreserven für Bon Iver. Thurston Moore schien mir jedenfalls nicht unbedingt der Name auf dem Line-Up gewesen zu sein, für den die meisten Leute gekommen waren. War mir aber egal, denn ich kam beim Gig des schlaksigen Amerikaners auf meine Kosten.


Hinterher hatte ich kurz Zeit, durch den Pressebereich zu schlendern und war erstaunt darüber, wie gemütlich der war. Da gab es große rote Sofas, Liegstühle und eine Pinie, die mit leuchtenden Glühlämpchen behangen war. Sehr heimelig das Ganze, es war wirklich eine verdammt laue Sommernacht.

Um 22 Uhr 30 galt es aber, taufrisch zu sein, denn Bon Iver und seine gefühlt 87 Mitmusiker (in Wirklichkeit waren es acht) stürmten die Bühe, die mit zerfledderten Stofffetzen und elektrischen Fackeln mit Glaslämpchen dekoriert war. Vom Pitchfork Festival in Paris im letzten Jahr wusste ich, daß Justin Vernon inzwischen auf wuchtigen und orchestralen Livesound mit Geige, Trompete, Horn, Basssaxofon und zwei Schlagzeugern setzt und war insofern nicht überrascht, daß es laut und druckvoll aus den Boxen schallte. Nichts mehr übrig von der Folkreduktion des in einer Jagdhütte in Wisconsin enstandenen ersten Albums, stattdessen satter Breitwand Sound und Opulenz in seinen schillerndsten Farben, die auf die Stofffetzen projeziert wurden.

Aber ich musste schon ziemlich bald feststellen, daß Justin sowohl in der abgespeckten, kargen Variante als auch in der stark instrumentierten Version zu überzeugen weiß. Er ist einfach ein exzellenter Musiker, seine Falsettstimme schlichtweg sagenhaft und als Dirigent eines Orchesters taugt er viel. Natürlich konnte man jammern über die verschwundene Intimität und Innigkeit, die fehlende Magie früherer Tage, anerkennen musste aber jeder die meisterliche Beherrschung des famosen Songmaterials, die Komplexität der Liedstrukturen und die tadellose Darbietung des Vortrages.


Besonders gewandelt klang Creature Fear. Das einst so verhuschte Folkstück gebärdete sich wild und angriffslustig wie ein sich bedroht fühlender Bär, rockte am Ende wie Hölle. Wundervoll Holocene, eines meiner Liebslinsglieder des zweiten Albums, das ich unzählige Male im Mietwagen laufen ließ, als ich 2011 die USA durchquerte. Ein perfekter Soundtrack für diese weiten, atemberaubend schönen Landschaften, auch wenn mich Holocene heute nicht besonders stark emotional berührte. Ohnehin war das Konzert eher weniger für Melancholiker, als für Fans im Chor geschmetterter Gesänge geeignet, wie man sie bei Skinny Love hören konnte.


Richtig gelungen fand aber auch ich Calgary, eine Nummer bei der die Falsettstimme von Vernon besonders gut zur Geltung kam und der Schwebesound süße Träume assozierte.

Letztlich dauerte das Konzert etwa 90 Minuten und erlebte mit For Emma noch eine schöne Zugabe.


Schwebenden Schrittes machten wir uns im Anschluß auf den Heimweg. Die nächtlichen Konzerte am weit entfernten Strand schenkten wir uns und überließen das jüngeren Leuten. Wir hatten genug gehört und gesehen und waren zufrieden. Allein der idyllische und bukolische Rahmen hatte das Kommen locker gerechtfertigt.


Die Schönheit der Spielstätte konnte am nächsten Festivaltage noch mal locker getoppt werden. Da fanden die Konzerte nämlich auf einer Anhöhe in den mediteranen Gärten der tollen Villa Noailles statt. Ein Ort am dem regelmäßig Ausstellungen zu besichtigen sind, der aber seit inzwischen sieben Jahren für das Midi Festival genutzt wird. Mir fehlen fast die Worte, um die Magie der Örtlichkeit zu bechrieben, es war einfach irreal schön, wahnsinnig romantisch, kurzum: nicht zu toppen!


Um 19 Uhr gingen die Konzerte auf der nicht sonderlich großen Anlage los. Heute aber konnte mich keiner der insgesamt 5 Gigs so richtig begeistern. Der hünenhafte Brite Gabriel Bruce kredenzte einen recht kitschigen, stark von den 1980er Jahren inspirierten New Wave Elektro Pop Sound, den er mit tiefer Baritonstimme vortrug und der von zwei weiblichen Tanzmäusen in Szene gesetzt wurde. Das war recht unterhaltam, musikalisch aber nicht sehr hochstehend.

Palma Violets im Anschluß vermochten ebenfalls nicht wirklich zu überzeugen. Die junge gehypte Band, die bei Rough Trade gesignt ist, wird oft mit den Libertines verglichen, hatte aber keine Hits im Stile von Can't Stand Me Now oder Time For Heroes zu bieten und spielte einen Sound, den man so ähnlich auch schon in der Vergangenheit gehört hatte. Das spannendste an dem energisch vorgetragenen Set waren die Dejellaba des Sängers, unter der seine weiße Schießer- Boxershort herauslukte und seine schmuztigen Socken. Jedenfalls blieb mir das am stärksten im Gedächtnis haften.


Von Money aus England werde ich sicherlich die ziemlich albern aussehende Mönchsfrisur des Sängers und sein bis auf den letzten Knopf zugeknöpftes Hemd in Erinnerung behalten. Die Gruppe allerdings war definitiv nicht schlecht, hatte aber immer mal wieder Hänger drin, die das Zuhören zäh gestalteten. Vier junge Musiker spielten einen Sound, der an amerikanische Bands wie Animal Collective, Yeasayer oder Grizzly Bear denken ließ, aber auch Spurenelemente von englischen Formationen wie Wu Lyf oder den Manic Street Preachers in sich trug. Mal sehen, wie die sich entwicklen, eventuell komme ich bei den Jungs aus Manchester noch auf den Geschmack. Also dranbleiben.

Dranbleiben war auch das Stichwort beim Konzert der aus LA stammenden Nite Jewel. Wenn man nämlich nah vorne an der Bühne stand, konte man beim Aufbauen sehen, daß die zierliche Sängerin einen Anzug trug, der stark an einen Pyjama erinnerte. Zum Einschlafen war ihr Set dann schließlich nicht, aber ihre musikalische Ausrichtung- eine Mischung aus Soul, Dance Musik, Funk und Pop-, entsprach einfach nicht meinem Geschmack. Da fehlten mir schmerzlich die Gitarren, wurden immer wieder nervige Assoziationen zu Michael Jackson und seiner Off The Wall Phase wachgerufen, oder an Ariel Pink's Haunted Graffiti erinnert. Immerhin konnte ich mich an ihrer schönen Stimme erfreuen, wenigstens etwas.


Zu guter Letzt durften dann Franzosen das Festival schwungvoll beenden. Francois and The Atlas Mountains machten ihre Sache dann auch erwartet gut, spulten ihre tanzbaren Afro-Indiebeat ab und sangen mal englisch, mal französisch (soyons les plus beaux) Dennoch ist der Funke bei mir noch nie so richtig übergesprungen. In den letzten Monaten hatte ich sie ein paar Mal gesehen, immer wieder an einzelnen Liedern (La Piscine!) meine Freude gefunden, wurde aber nie durchgängig gut unterhalten. Das Liedmaterial ist mir einfach zu wechselhaft. Darüber konnte ich mir aber nicht mehr allzu lange Gedanken machen, denn meine Frau holte mich schon vor dem Ende des Konzertes mit dem Auto ab. Sie meinte, ich hätte nun genug Festival gehabt, nun solle ich mich mal wieder um sie kümmern. Recht hatte sie und nächstes Jahr können wir ja wiederkommen, ein Hotel müssen wir schließlich da unten im Süden nicht bezahlen.

Insgesamt: eine sehr lohnende Sache! Das Midi Festival kann ich wirklich empfehlen, allein schon wegen des wundervollen Rahmens!


* allerdings nicht die Harfespielerin


Mittwoch, 12. Dezember 2007

Thurston Moore, Paris, 11.12.07

6 Kommentare

Konzert: Thurston Moore
Ort: Le Trabendo, Paris
Datum: 11.12.2007
Zuschauer: mittlere Auslastung


Sich als Amerikaner bei den Franzosen beliebt zu machen ist eigentlich ganz einfach. Um auf die volle Punktzahl (10/10) in der Schleimskala zu kommen, muß man nur folgendes anstellen:

1. Sagen, daß Amerika scheiße ist, der Präsident ein Idiot und überhaupt das ganze Volk unkultiviert und dumm. (2 Punkte)

2. Behaupten, daß Frankreich das wahre Land des Friedens und der Freiheit sei. (2 Punkte)

3. Die französische Küche und die schönen Frauen loben. (2 Punkte)

4. Paris als die schönste Stadt der Welt bezeichnen. (2 Punkte)

5. Alle Ansagen auf französisch machen, oder am besten gleich ein französisches Lied singen; vorzugsweise Klassiker des Kulturgutes, also Piaf, Brel, Gainsbourg. (2 Punkte)

- Mit Ziffer 1. konnten in den letzten Jahren schon viele amerikanische Künstler punkten. Zu nennen wären u.a. Bright Eyes, Wayne Coyne von den Flaming Lips, die Stars, M. Ward und vor allem Michael Stipe von R.E.M., der sich sogar in aller Form für die US - Regierung entschuldigte.

- M. Ward ließ sich zu dem Satz verleiten: "viva la france, the real land of freedom". Also noch einmal 2 Punkte.

- von der französischen Küche und den schönen Frauen schwärmten zuletzt die Shins. Dafür gibt's 2 Punkte auf ihr Konto.

- Gwen Stefani brachte den Spruch: " I fucking love Paris" und Morrissey meinte gar: "I'd like to live here, but I can't afford it." Jeweils 2 points.

- Mehr oder weniger abgemüht haben sich schon viele Künstler in der französischen Sprache. Johnny "Razorlight" Borrell baute in ein Lied auch den Klassiker "Je suis venu te dire" (S.Gainsbourg) ein und Régine "Arcade Fire" Chassagne coverte den Eurovisionshit "Poupée de cire, poupée de son" von France Gall (geschrieben von Gainsbourg). Auf die Spitze trieben es aber Beirut mit einer Coverversion von Jaques Brel (der eigentlich Belgier war) und zwar "Le Moribond" und My Brightest Diamond, die herzallerliebst "Parlez-moi d'amour, einen chanson aus den 30ern sang.

Sich bei den Franzosen beliebt zu machen, ein Kinderspiel also. Genauso leicht wie ein Frau ins Bett zu kriegen, die schon 10 Schnäpse intus hat.

Die Frage, die hier interessiert ist aber, wie denn der gute Thurston Moore abschnitt. Hat er die Einschleimregeln auch beherzigt? - Nun, eigentlich sagte er nicht viel und wenn dann nicht in Landessprache. Auch ein französisches Lied fehlte. Punkten konnte er allerdings mit Regel Nr.1. "Heather was born and raised in Texas, the largest state of the union...of the most fucked-up country in the world." Volltreffer Thurston! Außerdem geschickt eingefädelt die Geschichte. Erst (zwischen den Zeilen) lästern über Texas, wo bekannterweise der verhaßte Präsident herkommt und dann noch das ganze Land als scheiße zu bezeichnen, Kompliment! Zitierte Heather Lee Murray war übrigens Support-Act heute abend und erhielt von Thurston dankende Worte während seines Auftritts. Aber es gab auch noch eine weitere Dame zu bewundern und zwar die Geigerin Samara Lubelski, die als kongeniale Partnerin zu dem Gitarre spielenden Herrn Moore agierte. Zudem waren noch sein Drummer Steve Shelley dabei, der auch schon bei Sonic Youth beim Furia Sound Festival in diesem Jahr getrommelt hatte und zwei weitere Musiker, darunter ein langmähniger Bursche am Bass.

Dem Sonic Youth Mann schien sein erneuter Ausflug in Solo-Gefilde zu gefallen. 1995 hatte er das typisch noisige Machwerk "Psychic Hearts" vorgelegt, kürzlich aber mit dem wesentlich sanfteren "Trees Outside The Academy" Fans und Kritiker überrascht. Es ist nämlich fast ein Singer/Songwriter Album geworden und die Noise-Keule holt er hier nur selten raus. Live klang das aber dann doch alles ziemlich ruppig und laut. Gut so, schließlich wollten die Anhänger ihre Köpfchen ja auch hin-und her schütteln! Immer wenn man ein Noise-oder Post-Rock Konzert besucht ist dieses Phänomen anzutreffen. Sobald die Gitarren losschrammeln und langsam aber sicher immer schneller werden, bewegen sich in schöner Regelmäßigkeit unzählige Köpfe von vorne nach hinten, oder auch (seltener) von links nach rechts. Der Könner macht das mit geschlossenen Augen, wobei der Oberkörper weitestgehend stabil bleibt. Auch die Füße bleiben hierbei ruhig.

So konnte man dann auch heute wieder zahlreiche "Kopfnicker" beobachten, herrlich!

Besonders heftig waren entprechende Reaktionen bei dem famosen "Wonderful Witches", aber auch "Trees Outside The Academy" hatte Druck auf dem Kessel. Balladen wurden jedoch auch nicht vergessen, so verzauberte vor allem "Fri/End" in der Anfangsphase mit melodischen Gitarren und dem herrlichen Geigespiel von Samara Lubelski. Überhaupt hatte Thurston in das erste Drittel die sanfteren Stücke von dem neuen Output gesteckt, während am Ende die noisigeren und punkigeren Stücke von dem ersten Album, z.B. "Queen Bee And Her Pals" und "Patti Smith Math Scratch" domierten. So war es dann insgesamt eine sehr ausgewogene Mischung aus alt und neu, die den verzückten Fans geboten wurde. Allzu lang war der Auftritt jedoch nicht. Nach knapp einer Stunde wurde bereits die Bühne verlassen, bevor noch ein paar Zugaben kamen. Thurston verabschiedete sich trotz des heftigen Applauses recht unspektakulär, der Mann hat es nicht nötig sich einzuschleimen. Die Sympathien der Pariser Sonic Youth und T.Moore Fans hatte er ohnehin sicher. Einer auf französisch gesungenen Cover-Version bedurfte es hierzu nicht.

Setlist Thurston Moore, Paris, Le Trabendo:

01: Frozen Guitar
02: The Shape Is In A Trance
03: Silver-Blue
04: Off Work
05: Fri/End
06: Wonderful Witches
07: Never Light
08: Honest James
09: Trees Outside The Academy

10: Queen Bee And Her Pals
11: Feathers
12: Staring Statues
13: Patti Smith Math Scratch
14: Psychic Hearts



 

Konzerttagebuch © 2010

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