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Mittwoch, 28. Februar 2018

Alela Diane, Paris, 01.02.18

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Konzert: Alela Diane
Ort: Le Silencio, Paris
Datum: 01.02.2018
Zuschauer: etwa 80
Fotos: stammen von Laurence Buisson, merci beaucoup Laurence


Die Nachfrage nach dem neuen Album der Folkeuse Alela Diane sei immens, freute sich eine junge Mitarbeiterin des französischen Labels der Sängerin. Im Moment gäbe es einfach wenige gute Veröffentlichungen auf dem Folksektor, da geniesse Alela fast die uneingeschränkte Aufmerksamkeit der Journalisten so ihre Schlussfolgerung.



Ob das so genau stimmt, lasse ich hier mal offen. Ich selbst bin auch in den letzten Jahren bei Singer-Songwriterinnen immer auf Interessantes gestossen, aber Alela Diane ist zumindest in Frankreich seit 2007 eine der Grossen in dieser Musiksparte, auch wenn Ihr letztes, zusammen mit Ryan Francesconi im Jahre 2015 veröffentlichtes Album, nicht auf allgemeine Gegenliebe stiess. Manche Altfans beschwerten sich über die wenig eingängigen, etwas sperrigen Titel, ich selbst war von dem Werk angetan.



Mit dem demnächst erscheinenden Cusp*, auf dem es thematisch oft um die Mutterschaft der Musikerin geht, kehrt Alela Diane aber wieder stärker zum Songformat zurück, die live präsentierten Stücke frassen sich jedenfalls schnell in die Gehirngänge.



Mit neuem Material begann Diane auch im noblen Pariser Nightclub von David Lynch, Le Silencio, ihre rund 45 minütige Show. Die Amerikanerin war seit dem 22. Januar in Europa gewesen, hatte an jenem Tag im Institut du Monde Arabe in Paris gespielt, am 23. eine live aufgenommene Session der Zeitschrift Gala absolviert, bevor sie Paris vorerst verliess, um in Glasgow, Amsterdam und London ihre neuen Stücke zu testen.





Diane eröffnete im Silencio am Piano, während ihre musikalische Begleiterin Heather Woods Broderick mit verschiedenen Synthies hantierte. Das war natürlich kein Elektro Pop, sondern nur der Einsatz moderner Methoden, um sphärische, verhuschte Klänge zu erzeugen, die nach wie vor organischer Natur waren.







Albatros hiess das erste Stück und war entsprechend luftig, bevor es mit dem wundervoll sentimentalen Never Easy weiterging, bei dem Alela und Heather die Plätze tauschten. Heather also nun  am Piano. Wenn ich den Text richtig verstanden habe, ging es um die Beziehung zu ihrer Mutter, die in der Vergangenheit nicht immer einfach war: "I didn't know how much you loved me, I didn't know until I had my own little daughter", sang Diane voller Hingabe und es klang so als hätte sie Frieden mit ihrer Mum geschlossen.



Colorado Blues, welches im Anschluss kam, behandelte die  Trennung von Exmann Tom in einem äusserst melancholischen Song.





Age Old Blue stammte dann von zweitem Album. Sie selbst sagte dazu: "It's about my great grandfather, a man who fought in Dunkerque. He was one of those men, rescued by some little bots". Gesänge fast wie ein Echo, eine feine Melodie, Age Old Blue ist bereits jetzt ein Klassiker im Repertoire der Chanteuse und gehört auch quasi immer zur Setlist.



Ether & Wood war erneut eine wundervolle Pianoballade, die sich inhaltlich in ihrem alten amerikanischen Holzhaus abspielt "Es ist von 1870, für Amerika alt, für Frankreich überhaupt nicht", wie sie schmunzelnd erklärte. In einem Musikmagazin hatte sie folgendes dazu erzählt:



“Ether & Wood” is a reflection on the different lives that are lived within a lifetime. The doors along the way that often open and close without notice. I live in a very old house, and love thinking about all the people who lived and died within these walls. We’re all in there: the former selves, the lost loves and the mysterious ones who came before."

Höhepunkt des Sets dann sicherlich Emigré. Ein Stück, das sich mit  dem Flüchtlingsdrama im Mittelmeer beschäftigte und insbesondere mit dem kleinen syrischen Jungen Milan Kurdi, der tot an die türkische Küste gespült wurde. Eine dichte Atmosphäre, wundervolle Chöre von Heather und ein nahegehender Text, dieses Lied bot wirklich alles und war ein Beispiel dafür dass man auch mal auf Texte und nicht nur die schöne Stimme von Alela hören sollte.

Wundervoll auch der Song For Sandy, eine Verneigung vor der grossen britischen Songwriterin Sandy Denny die 1978 im Alter von nur 31 Jahren tragisch zu Tode gekommen war. Sie starb an den Folgen eines Treppensturzes auf ihren Hinterkopf und noch heute stellen sich viele Fragen, wie das Ganze passieren konnte. Alela bezog die Thematik auf sich, da Denny ebenfalls eine junge Mutter zum Zeitpunkt ihres Todes war.

Mit dem Wild Ceaseless Song wurde dann perfekt abgeschlossen und hinterher stand Alela Diane auch noch für einen Plausch mit Fans zur Verfügung.



Setlist


1. Albatros 
2. Never Easy 
3. Colorado Blue 
4. Moves Us Blind 
5. Dry Grass & Shadows 
6. Age Old Blue 
7. Ether & Wood (altes Haus von, 18.. ashes ashes
8. Nothing I Can Do 
9. Buoyant 
10. Émigré 
11. Song For Sandy 
12. Wild Ceaseless Song

Deutsche Tourdaten:

16. April: Hauskonzerte, München
17. April: Brotfabrik, Frankfurt
18. April: Heimathafen, Neukölln
19. April: Elbphilharmonie, Hamburg

* inzwischen ist es erschienen



Sonntag, 21. Juli 2013

Alela Diane, Paris, 04.07.13

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Concert: Alela Diane
Lieu: L'Européen, Paris
Date: 04.07.2013
Spectateurs: 350, complet
Durée du concert: 1 heure


Alela Diane est vraiment extraordinaire! Quelle classe et professionnalisme chez cette future mère! Même pour un petit showcase à la Fnac, qui dure 20 minutes, elle se concentre à 100 %, chante merveilleusement bien, joue sans faute et avec beaucoup de délicatesse de la guitare. A peu près 50 personnes ont eu la chance (et le temps) d'assister à ce showcase qui se déroulait entre 17h et 17 h 20 à la Fnac des Ternes. L'américaine interpréta quelques très jolis morceaux de son actuel album About Farewell et brilla surtout par sa voix parfois douce et veloutée, parfois ferme et forte. Une excellente occasion pour ceux qui n'ont pas eu de places pour les deux concerts d'Alela à guichets fermés des 3 et 4 juillet à l'Européen (capacité 350 places) d'écouter en live des nouveaux bijoux comme Colorado Blues, Light et surtout le titre éponyme de l'album, About Farewell.


Ensuite la Californienne (qui réside depuis quelques années à Portland dans l'Oregon comme tant d'autres) a même pris le temps de signer des albums et de se faire photographier par ses fans.

Trois heures plus tard on retrouve la chanteuse sur la scène de L'Européen Après la prestation respectable de Gavin James la "lady divine" apparait avec une robe noire, simple et élégante. Elle a du mal à cacher son petit ventre, mais ne fait pas un mystère de sa grossesse. Tout à la fin du concert, elle explique avec un beau sourire qu'elle attend une petite fille et que le texte de Oh! My Mama prédirait déjà ce destin (I'll be a mother, I'll have a daughter").

Oh! My Mama, un titre ancien, comme les trois premiers qu'elle jouait ce soir à L'Européen avec Tired Feet, White As Diamonds et Dry Grass and Shadows.

Mais en ce moment, elle joue surtout pour promouvoir son nouvel album qui traite la séparation de son époux Ben, qui tournait encore avec elle pour le troisième Opus Lady Divine. Logiquement c'est devenu un album assez sombre et mélancolique et ce n'est pas par hasard qu'on voit une Alela en noir et blanc sur la pochette de l'album, presque comme si elle était veuve. Mais la douleur et le cœur brisé sont souvent d'excellentes sources de créativité et les chansons sublimes d'About Farewell ne font pas exception à cette règle. Rarement Diane chantait de manière aussi intense, blessée, fragilisée, mais en même temps fière et digne. Les morceaux de cet album me touchent plus que tout ce qu'elle avait fait auparavant (et c'était très bien comme vous le savez bien). On a l'impression qu'elle a beaucoup mûri, qu'elle a appris plein de choses sur la vie et qu'elle est en train de devenir complètement indépendante.  Sur scène il n'y a plus son père, même s'il a participé un peu à cet album. Alela Diane semble avoir fait le ménage, elle se concentre désormais sur l'essentiel: sa voix et ses mélodies irrésistibles.

Et les nouveaux morceaux passent sans problème le test en live. Ils sont fluides, directs et accrocheurs, on s'ennuie pas une seule minute, malgré l'instrumentalisation épurée.



Prenons p.ex. Colorado Blues: la première nouvelle chanson qu'elle joue ce soir et le premier titre du nouvel album. Une chanson importante donc, qui parle des beaux moments qu'Alela et son ex passaient ensemble (" I think of you sometimes... we watched the sunrise over town from your neighbours roof"), mais qui finit par son énorme déception "I saw you fade into the snow when you left me for her, you left me in the snow", la trahison de son ex mari. C'est une chanson douce, qu'elle joue avec plein de tendresse, de sentimentalité, le cœur brisé...

Puis elle enchaine avec "Lostland", un tritre d'une beauté sombre, comparable au chansons folk noires de sa sublime compatriote Marissa Nadler. "Am i into deep? Am i in too deep to soon?" chanta Alela avec conviction et on imagine bien toute la douleur et la souffrance qu'elle a eu à cause de cette rupture.





"The Way We Fall" est peut-être la chanson la plus aboutie sur le nouvel album, parce qu'il y a des  changements d'intensité, de rythme et d'humeur, il commence discrètement mais devient de plus en plus fort et me plaisait aussi par son léger côté psychédélique.

Le côte fort de Hazel Street ce sont les chœurs sublimes qu'Alela chantait elle même à défaut d'avoir eu Mariee Sioux , Alina Hardin ou Heather Woods Broderick avec elle. Les paroles sont touchantes notamment quand elle chante: "I woke up drunk on that basement floor and then you asked me how I would read the score, if you asked me to marry you."

Quand elle finit son set officiel avec la superbe ballade About Farewell ("I heard somebody say: "That the brightest lights cast the biggest shadows." So, honey, I've got to let you go.. I've got to let you go") elle a joué tous les titres du nouvel album sauf Blacksheep.

Elle quitte pour la première fois la scène, mais revient sous un tonnerre applaudissements pour finir avec des titres anciens du premier album The Rifle et Oh! My Mama, mais le sommet du concert fut Lady Divine, qui transmet plein d'espoir et d'optimisme. Elle est si douce et apaisante, c'est vraiment un régal pour tous les sens.

Après seulement une heure le concert est terminé, mais la future mère doit gérer ses efforts et pas trop s'épuiser. En plus elle souffre toujours un peu du jet lag, qui la faire se réveiller à 3h du matin. On espère pour elle que cette nuit elle trouva une meilleur sommeil!

Une fois de plus, un concert magistral d'Alela Diane! Elle a bel et  bien montré qu'elle y arrive toute seule. Si on a de bons morceaux, on a pas besoin de tout un groupe pour les défendre sur scène.

Setlist 
01: My Tired Feed
02: Dry Grass & Shadows
03: White As Diamonds
04: Colorado Blue
05: Lots Land
06: The Way We Fall
07: Hazel Street
08: I Thought I Knew
09: Rose & Thorn
10: Nothing I Can Do
11: before The Leaving
12: About Farewell
13: Lady Divine
14: The Rifle
15: Oh! My Mama



Montag, 10. Juni 2013

Alela Diane, Paris, 06.06.13

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Konzert: Alela Diane
Ort: La Flaq, Rue Quincampoix,Paris
Datum: 06.06.2013
Zuschauer: etwa 80
Konzertdauer: gut 20 Minuten



So eine exklusive Promoveranstaltung ist schon was Feines! Nicht, daß ich grundsätzlich solche VIP Geschichten besonders schätzen würde. Wenn aber der Stargast Alela Diane heißt, man die neuen Songs in wunderbarer Atmosphäre mit netten Leuten genießen kann und sogar Zeit für einen kurzen Plausch mit der Kalifornierin bleibt, dann ist man doch froh, Teil des Ganzen zu sein. Dass auch der (freilich nicht besonders großzügig eingeschänkte) Wein und ein paar Pizzahäppchen gratis waren, ist dann nur noch Nebensache.


Es war in der Tat ein wundervoller Abend. Das neue Label von Alela (Believe Recordings) hatte in den urigen Gewölbekeller der sehr hübschen Galerie Flaq geladen, die sich unweit des Centre Pompidou befindet. An gleicher Stelle hatte auch bereits einmal Troy von Balthazar einen Showcase gespielt und einen kleinen Bildband über ihn mitpromotet. Die Galerie mit ihren sorgsam ausgewählten Antiquitäten war mir also in bester Erinnerung, als ich gemeinsam mit der jungen Australierin Emma Rusack (sie hatte kürzlich eine tolle Oliver Peel Session gespielt) die Treppen in den angenehm frischen Kellersaal hinunterstieg. Wir machten es uns auf einem der schönen Sofas bequem, tranken ein wenig Wein und warteten auf den musikalischen Stargast. Zunächst wurde das komplette Album aber vom Band laufen gelassen, als Appetizer auf die Liveshow. Eine zähe, langwierige Sache wurde das dennoch nicht, denn der neue Longplayeranems About Farewell ist gerade einmal 10 Lieder und 33 Minuten lang und zudem außergewöhnlich erlesen und hübsch geraten. Innerhalb von ein paar Tagen habe ich mir mittels der vom Label überreichten Promo CD die Songs angeeignet, als seien es Klassiker vom Erstling The Pirate's Ghospel.


Vier der neuen Stücke würde Alela Diane auch heute spielen. Nach einer kurzen netten Ansage durch einen Labelverteter von Believe schritt die stilvolle Amerikanerin gewohnt elegant mit ihrer Akustiggitarre durch den schmalen Mittelgang, begab sich hinter das Mikro, begrüßte kurz und höflich die Gäste und legte vor der steinernden Wand des Gewölbekeller los. Innerhalb kürzester Zeit wurde wieder deutlich, warum die inzwischen in Portland lebende Frau eine Ausnahmekünstlerin ist. Ihre Stimme ist insbesonders live so dermaßen fest, stolz und erhaben, daß man selbst als Altfan immer wieder verblüfft ist. Wo holt das zierliche Persönchen das her? Wie kann sie bloß so dominant aber gleichzeitig unverkrampft und natürlich intonieren? Ein kleines Wunder. Aber es geht gerade bei dem neuen Werk nicht nur um die Stimme sondern auch um die Texte. About Farewell hat ein zentrales Thema. Die Trennung von ihrem Ehemann Tom Bevitori, mit dem sie noch beim Vorgangeralbum mit der Begleitband Wild Divine gemeinsam getourt ist. Ihren Schmerz hat sie in den Liedern verarbeitet, das Opus war eine Art Therapie, um den Frust und die Bitterkeit herauszulassen und zu verarbeiten. Es ist ein dunkles Album geworden ( so Alela, die mir einen Tag zuvor ein Interview gegeben hatte), das aber keineswegs hoffnungslos klingt. Zu stark und stolz wirkt Alela, um sich von einem gebrochenen Herzen unterkriegen zu lassen. Sie blicke nach vorne, sei jetzt freier und unabhängiger, müsse nicht wie vorher auf die Männer in der Truppe (besonders Tom und ihren Dad Tom) aufpassen und sie umsorgen. Deshalb werden die künftigen Konzerte auch solo bestritten werden, eventuell sieht man noch Heather Woods Broderick, mit der Diane gemeinsam an dem Album gearbeitet hatte und vor ein paar Monaten auch live in der Pariser Cigale aufgetreten war.

 

Eine Art Neuanfang also, wenngleich die neuen Lieder vertraut, aber nicht wirklich gleich klangen. Man kann teilweise die Fleet Foxes heraushören, Cat Power auch, aber vor allem Alela selbst, die sich wieder ganz auf ihre Stimme und ihr feines Songwriting konzentriert und Ballast abgeworfen hat. Manchmal hört man ein wenig Drums (die heute fehlten), manchmal ein paar Geigen und auch zarte Chorgesänge.

 

In der heutigen abgespeckten Variante war das aber mindestens ebenso schön wie auf dem Album. Gespielt wurden 5 Stücke, darunter der Keytrack About Farewell am Ende. Ein ganz wudervolles Lied, in dem es heißt: "I heard somebody say: That the brightest lights cast the biggest shadows: So honey, I've got to let you go... I've got to let you go." Schon jetzt einer meiner All Times Favourites, kaum ein anderes Stück der Kalifornierin ging mir je so nahe. Auch sehr fein, der verträumte Colorado Blues, mit dem sowohl das Album als auch dieser Showcase startete. Ach eigentlich war jedes einzelne Stück ein Geschenk Gottes, man höre nur das berührende Lost Land mit dem überaus feinen Guitarpicking, oder das verwunschene Hazel Street mit all seiner Melancholie, den betörenden Chören und der eleganten Melodie.








Nach 20 Minuten war aber auch schon Schluß, schließlich sollen alle noch genügend Heißhunger für die beiden Konzerte im Juli im intimen Européen haben.

Da sind wir natürlich auch wieder dabei!



Freitag, 14. Oktober 2011

Alela Diane, Paris, 13.10.11

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Konzert: Alela Diane (& Mina Tindle)

Ort: le Trianon
Datum: 13.10.2011
Zuschauer: gut besuchte Veranstaltung (vielleicht 800?)


"Man soll den Tag nicht vor dem Abend loben" sagt ein Sprichwort.

Heute passte eher ein Spruch wie: "Man soll den Tag nicht vor dem Abend verfluchen." Der Tag war nämlich bis gegen 20 Uhr nicht wirklich berauschend. Wir sind auf hektischer Suche nach einer neuen Wohnung und erleben eine Enttäuschung nach der nächsten. Die Zeit drängt und unsere Nerven liegen blank.

Als ich aber schließlich gegen 23 Uhr mit einem Champagnerglas in der Hand in der unglaublich schicken Kabine (eigentlich ein traumhaftes Appartement mit Kamin, Tischfußball, Sofas, schönem Parkett und Balkon) von Alela Diane stand und mit der Kalifornierin auf ihr formidables Konzert anstieß, war die Welt schon wieder deutlich freundlicher. Michel Pamplune, Chef ihres ehemaligen Labels Fargo*, hatte uns eingeschleust und dann standen wir da plötzlich zwischen den Musikern und unterhielten uns sehr nett. In erster Linie redete ich mit Alela über Katzen, denn in dem Raum lief auch ein flauschiger Stubentiger rum und so ergab es sich, daß sie mir von ihrem kleinen Raubtier und ich ihr von meiner Ragdoll erzählte. Die Sängerin machte sich einen Spaß daraus zu behaupten, daß dies ihre Katze sei, die sie mit auf Tour durch Frankreich genommen haben. Stimmte aber natürlich nicht, ihr Vierbeiner ist zu Hause In Portland/Oregan. Auch Mariee Sioux, Alina Hardin (ihre beiden Backgroundsängerinnen) und Matt Bauer (ihr ehemaliger Banjospieler) waren heute nicht mit dabei, dafür aber ihr Eheman Tom Bevitori, Vater Tom Menig und ein neuer Basser + Drummer. Ich ließ es mir auch nicht nehmen, von Alela und einer süßen Fargo-Mitarbeiterin ein paar Fotos zu schießen, die ich euch in Kürze zeigen möchte.

Vorangegangen war ein tadelloses Konzert mit einer stimmlich brillanten Alela Diane und einer Begleitband, die sehr harmonisch agierte und eine herrlich ausgewogene Instrumentierung hinbekam.

Die Amerikanerin hatte ihr Konzert gegen 21 Uhr 45 gestartet. Von Beginn an schwappte ihr eine Welle von Sympathie entgegen, die sie sich in den vergangenen 4 Jahren erspielt und erlächelt hat. Ja, richtig gelesen, erlächelt hat. Ihr Lächeln ist nämlich einzigartig. Wenn sie strahlt, geht wirklich die Sonne auf, da möge der Saal noch so dunkel sein. Dabei hatte sie es in den letzten Jahren nicht leicht. Die Scheidung ihrer Eltern und der Tourstress setzten ihr so stark zu, daß sie Haare verlor und ihre lange Mähne stutzen musste. Inzwischen sind sie wieder etwas nachgewachsen und nun wirkt sie mit ihrem schicken Schnitt sehr städtisch, fast wie eine fesche Pariserin. Auch ihre Cowboyboots trägt sie nicht mehr und der hippieske Ohrschmuck ist auch verschwunden. Die neue Alela setzt auf schlichte Eleganz: enge, hochsitzende Skinny Jeans, in der sie einen hübschen Arsch hat, simples Top, Hosenträger und feine Schuhe mit mittelhohem Absatz. Schließlich ist jetzt verheiratet und ihr Ehemann Tom Bevitori spielte praktischerweise gleich in der Band mit. Auch Vati ist nach wie vor mit dabei und mit so viel familiärer Unterstützung im Rücken konnte eigentlich nichts schief gehen.

Insgesamt bevölkerten fünf Musiker die Bühne, darunter ein lockenköpfiger Drummer, den ich auch schon einmal in der Band von Josh Tillman im Einsatz gesehen hatte. Sie machten ihre Sache ausgezeichnet und wenn ruhigere Stücke angestimmt wurden, verabschiedeten sich die Musiker kurz in die Kabine und ließen Alela und ihren Vati alleine spielen. Das Ganze lief so ab: die ersten Lieder gab es mit der kompletten Band, danch performte Alela einige Stücke nur mit ihrem Vater, dann kam wieder die Band zurück und bei den beiden Zugaben sahen wir erneut nur Alela und Daddy.

Dieser Wechsel erwies sich als höchst sinnvoll, denn so gelang es, bei der Instrumentierung zwischen Reduziertheit und (gemäßigter) Opulenz zu variieren. Langeweile kam so nicht auf und wenn es etwas zu bemängeln gab, dann am ehesten, daß keine Backgroundsängerin dabei war, die Alelas Stimme sanft begleitete. Andererseits kam das Goldkehlchen der Diane so besonders gut zur Geltung. Sie war stimmlich sensationell, sang noch wesentlich schöner, intensiver und naturreiner als auf ihren Tonträgern und hat sich in dieser Hinsicht seit dem Beginn ihrer Karriere massiv verbessert. Auf der ersten CD knödelte sie noch ein wenig, forcierte mitunter ihren heroischen und würdevollen Gesang, ist aber inzwischen diesbezüglich fehlerlos und spulte das Ganze heute spielerisch leicht und ohne äußerlich erkennbare Anstrengung ab.

Dennoch kamen besonders die Songs ihres Erstlings am besten beim Publikum an. Als an fünfter Stelle der "Oldie" Tired Feet intoniert wurde, brandete der bisher stärkste Applaus auf und Leute klatschten begeistert mit. Auch The Rifle erfuhr ähnliche Begeisterungbekundungen. Ich persönlich goutierte aber auch ganz stark zwei Songs ihres zweiten Albums To Be Still: Tatted Lace und My Brambles ("cause your love calms my brambles"). Tatted Lace ist so was von lieblich und wurde mit so viel Sanftheit und Güte interpretiert, daß mir ganz warm ums Herz wurde.

Aber auch das dritte und aktuelle Album erwies sich in der Livedarbietung als absolut gelungen. Vor allem Suzanne wurde mit sehr viel Drive und Energie dargeboten, war am Schluß fast rockig.

Das absolute Ende dann göttlich, wie es bereits der Titel von Lady Divine nahelegte. "Songs whistled through white teeth still scuff the day, those song for childern to sing", so die letzten Parolen, bevor stürmischer Beifall einsetzte, der aber nicht mehr dazu führte, daß der Klassiker The Pirate's Gospel gespielt wurde. Den hat Alela kurzzeitig abgelegt wie ihre langen Haare und die Cowboyboots.

Schön!!

Setlist Alela Diane, Le Trianon, Paris:

01: Of Many Colors
02: Dry Grass & Shadows
03: Elijah
04: White As Diamonds
04: Tired Feet
05: The Wind
06: Tatted Lace
07: Bang Bang
08: The Rifle
09: Rose & Thorn
10: My Brambles
11: Rising Greatness
12: White Horse
13: Long Way Down
14: Heartless Highway
15: Suzanne

16: Oh My Mama
17: Lady Divine

* sie ist jetzt bei Rough Trade.

Hier ein Video, das bei einem Showcase im Fargo Store in Paris entstanden ist. Ich war damals dabei!



Aus unserem Archiv:

Alela Diane, Paris, 07.07.10
Alela Diane, Frankfurt, 03.06.09
Alela Diane, Paris, 02.06.09
Alela Diane, Paris, 12.11.08
Alela Diane, München, 04.11.08
Alela Diane, Paris, 19.03.08
Alela Diane, Paris, 24.10.07




Donnerstag, 8. Juli 2010

Alela Diane, Paris, 07.07.10

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Alela Diane

Ort: Fargo Record Store,Paris
Datum: 07.07.10
Zuschauer: 40-50 oder so
Konzertdauer: eine halbe Stunde


"Alela hat ihre Haare abschneiden lassen, weil sie ihr vor Stress ausgefallen sind", erklärte mir ihr unglaublich netter Vater Tom Menig nach dem Showcase von Alela Diane im schönen Pariser Fargo Record Store. Ich war ziemlich erschüttert, malte mir aus, wie enorm die kalifornische Sängerin gelitten haben muss. Dabei dachte ich, daß der Kurzhaarschnitt mit dem sie zum ersten Mal am 2. Juni 2009 im Pariser Olympia auflief, ein Modegag gewesen sei. Blicke hinter die Kulissen eines immer nett lächelnden Countrygirls, das einen kometenhaften Austieg in Frankreich hinter sich hat. In Amerika recht unbekannt, ist sie in Paris der Star der Folkszene. Ausverkaufte Shows in legendären Locations wie der Cigale und dem Olympia belegen dies eindrucksvoll.

"Back to the roots", nämlich Fargo, galt dann heute sozusagen. Denn es ist nicht von der Hand zu weisen, daß ihr Pariser Label Fargo glänzende Arbeit geleistet hat. So war es ziemlich normal, daß sie sich bereiterklärte, einen kostenlosen Showcase in dem in diesem Jahr eröffneten Geschäft aufs Parkett zu legen. Die Angelegenheit war "top secret" oder fast. Die Ladenbetreiber hatten zu Recht einen großen Ansturm erwartet und deshalb den Kurzauftritt nicht im Internet publik gemacht. Zudem sollte man sich in eine Gästeliste eintragen. Ich briet wie so oft eine Extrawurst und kam einfach so, also ohne Reservierung, reingestolpert. Aber natürlich wurde ich nicht vor die Tür gesetzt, schließlich gehöre ich zu den komischen Käuzen dieser Welt, die noch reichlich CDs kaufen. Bisher bin ich nie ohne Tonträger aus dem Laden rausmarschiert und heute war dies nicht anders. Bei Alela war ich allerdings eingedeckt, wenn man mal von der Ep zusammen mit Alina Hardin absieht, die ich dummerweise noch nicht besitze. Ich glaubte mich also gut vorbereitet und wurde prompt auf dem falschen Fuß erwischt. Alela und ihr Vater spielten nämlich sofort zu Beginn ein nagelneus Lied namens Eastword Still. Die Stimme der Amerikanerin war brillant wie immer. So ganz ohne Mikro und Verstärker klang sie noch naturreiner, noch lieblicher. Ein Genuß! In der Folge wechselte die Diane zu altbekanntem Stoff über, (The Rifle, White as Diamond) bevor sie mit I Have Returned erneut einen Neuling anstimmte. "But you never now" heißt es dort mehrfach in den Lyrics. Letzter unveröffentlichter Song war dann nach Dry Grass And Shadows ein Stück namens Rising Greatness, das mir auf Anhieb gefiel. Leider kann ich vorläufig nicht mehr dazu sagen, denn in dem Laden war es unfassbar stickig und schwül und der Schweiß tropfte den Zuschauern nur so von der Stirn. Normal, daß man da benebelt ist wie ein besoffener Russe! Es gab sogar Leute, die die Hitze nicht mehr aushielten und bereits in der Mitte des Sets aus dem Geschäft rannten, um an die relativ frische (wir reden trotzdem von 30 °!) Luft zu kommen. Dennoch hatte ich persönlich meine Freude, denn Alela Diane mal aus nächster Nähe zu sehen, war schon etwas Besonderes und hinterher signierte sie mir noch ein Autogramm in das von den Fargo Leuten aufgelegte Printmagazin Eldorado, dessen Titelbild sie auf der allerersten Nummer zierte. Ein paar Erinerungsfotos zusammen mit der Bookerin von Mariee Sioux und mit einem Lächeln auf den Lippen verabschiedete ich mich von dem Ladenbetreiber, Tom und Alela. So nette Leute! Und so natürlich geblieben, bravo!

Setlist Alela Diane, Showcase Fargo Record Store, Paris:

01: Eastword Still
02: White As Diamond
03: The Rifle
04: I Have Returned
05: Drygrass And Shadows
06: Rising Greatness
07: Oh My Mama!


Aus unserem Archiv:

Alela Diane, Frankfurt, 03.06.09
Alela Diane, Paris, 02.06.09
Alela Diane, Paris, 12.11.08
Alela Diane, München, 04.11.08
Alela Diane, Paris, 19.03.08
Alela Diane, Paris, 24.10.07




Donnerstag, 4. Juni 2009

Alela Diane, Frankfurt, 03.06.09

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Konzert: Alela Diane
Ort: Mousonturm, Frankfurt
Datum: 03.06.2009
Zuschauer: nicht ganz ausverkauft, vielleicht 400
Dauer: 75 min


Ein "schönes Konzert" (Zitat Oliver über den Vorabend in Paris), gar keine Frage! Aber der Reihe nach...

Auch wenn ich den Abend mit Alela Diane schon lange vorgemerkt hatte, war der Entschluß spontan, sie im Mousonturm zu sehen. Denn neben einigen anderen potentiellen Hinderungsgründen tauchte mit der wundervollen Caroline Keating kurzfristig noch eine Konkurrenzveranstaltung auf. Die Kanadierin spielte aber als
eine von zwei Vorgruppen von Kristofer Åström im Wiesbadener Schlachthof. Die Aussicht auf einen sehr kurzen Auftritt und die fehlende Lust, den schwedischen Sänger schon wieder zu sehen, bedeuteten den letzten Funken Ausschlag (das klingt nach Spätpubertät...) für die amerikanische Folkkünstlerin.

Das Künstlerhaus Mousonturm ist neben den vielen skurrilen (und meist trotzdem charmanten) Clubs in Frankfurt ein echter Star. Sein Konzertsaal ist ein eigens dafür gebauter, was ihn für Künstler, deren Musik gute Akustik besonders gut verträgt, zum perfekten
Auftrittsort macht. Auch bei Art Brut hatte ich viel Spaß im Mousonturm, so richtig punkten als Spielstätte kann der Saal aber eben bei den Paul Wellers, Mark Lanegans, Isobel Campbells oder Alela Dianes.

Saal und Empore waren bestuhlt. Ich schätze, daß so etwa 450 bis 500 Leute Platz gefunden hätten. Ganz ausverkauft schien es mir aber nicht zu sein. Beginn 21 Uhr war ausgegeben worden, was mir bei zwei Vorgruppen wie in Paris plausibel erschien. Ich hatte aber nichts von Supports gelesen (auf die ich nicht sonserlich erpicht war, besonders nach dem, was mir Oliver über die zweite im Olympia erzählt hatte) und wollte nicht riskieren, den Hauptact zu verpassen. Also kam ich um zwei vor neun im Parkhaus am Mousonturm an und sah, daß noch viele Leute draußen oder im Vorraum standen. Offensichtlich verkalkuliert. Als ich aber kurz in den Konzertraum guckte, liefen die letzten Vorbereitungen. Es würde also wirklich schon losgehen!

Um zehn nach neun erschien aber kein Warmup sondern die Kalifornierin. Alela Diane hatte aber erst nur einen zweiten Gitarristen im Schlepptau, vermutlich Tom Menig.* Die beiden guckten sich an und spielten auf ihren Instrumenten los. Lady
Divine vom diesjährigen Album To be still bildete den Auftakt. Alelas Stimme ist live so, wie ich es gelesen hatte. Sie ist klar, kraftvoll und einprägsam.

Toll fand ich die Dramaturgie des Konzerts. Da sie offenbar die gleiche Setlist spielt (Paris und Frankfurt
waren identisch), scheint dies so geplant zu sein. Standen bei Lady Divine noch Alela und Tom alleine auf der Bühne, war es beim zweiten Stück (Tired feet vom 2006er Debüt) schon eine dreiköpfige Band - Sängerin Alina Estelle Hardin war dazugekommen. Obwohl ihr Gesicht meist vollkommen unbeteiligt aussah, gefiel mir die zusätzliche Stimme sehr! Tired feet war dadurch deutlich intensiver als das erste Lied.

In gleicher Konstellation ging es zunächst weiter mit Tatted lace, bei denen Alelas Gesang an einer Stelle stark Jodlern glich - vielleicht können das Münchner Konzertgänger am Donnerstag bestätigen!

Zum vierten Lied - Dry grass & shadows - kam der Rest der Band dazu. Bassist Tom Bevitori und (als
Vogelscheuche verkleidet) Schlagzeuger Benjamin Oak Goodman. Ich tue Benjamin aber ein wenig unrecht, sein Hut ist vermutlich mehr Hoss Cartwright als Vogelscheuchenkopfbedeckung. Vor allem tue ich seinem Spiel unrecht, denn Ho ähh Benjamin machte das ganz ausgezeichnet. Durch die beiden weiteren Musiker kam jetzt deutlich mehr Schwung in die Bude, allerdings nur auf der Bühne, denn im Saal war es ruhiger als in der Kirche (da husten Leute und klingeln Telefone). Nach jedem Lied setzte zwar freundlicher Applaus ein, mit Konzertstimmung hatte das aber nichts zu tun. Vielleicht erschwerte die Bestuhlung größere Ausgelassenheit. Natürlich ist es sehr bequem, während eines solchen Konzerts weich zu sitzen, es fördert aber auch abends, wenn man ohnehin müde ist, das langsame Wegdösen (harte, unbequeme Kirchenbänke wie bei Scott Matthews können da Wunder wirken!).

Benjamin trommelte zumindest das erste Lied mit einer Rassel, ein wunderbarer Effekt! Mir schien es auch eine gute Idee zu sein, den Schlagzeuger zu betrachten, denn dem auch ausgezeichnet spielenden Bassisten Tom konnte ich beim besten Willen nicht zusehen. Sein Gehampel und Gepose machte mir wieder einmal
deutlich, wie Bassisten für mich sein müssen: sie müssen stoisch auf ihrem Platz stehen und tiefe Töne erzeugen. Beispiele und Vorbilder sollten Dee Dee Ramone oder Shmoo Ritchie sein! Aber netto war Tom Bevitori sehr gut!

A propos stoisch: Alinas Müdigkeit lag vielleicht auch an der Wahnsinnsfahrt morgens von Paris nach Frankfurt, die Alela aber mochte ("we drove from Paris this morning. It's good to have a change of scenery!").

Wie bei Scott Matthew spielte auch Alela ihr ganzes aktuelles Album. Der Hauptteil des Konzerts wurde nur viermal durch andere Songs "unterbrochen", durch drei Stücke von der ersten Platte und das Neil Young Cover Heart of gold, das mich aber nicht überraschte, weil ich es in Olivers Setlist bereits gesehen hatte. Hätte ich mich
mehr mit der Sängerin befasst und wäre es nicht mein erstes Konzert gewesen, hätte mich vermutlich enttäuscht, daß die Amerikanerin ihr Programm nicht variiert, so störte es mich nicht, ich erfreute mich mehr an der zunehmenden und nach The ocean wieder abnehmenden Bandgröße.

The ocean war für mich der beste Song des Abends! Neben dem erwähnten Tired feet gefiel mir auch White as diamonds besonders. Ein Highlight bot aber noch die Zugabe. Nach dem schönen Age old blue (kein Lied über Käse) kam The pirate's gospel, das böse Zungen als albern bezeichnen könnten. Ich bin wohlgesonnen und liebte das Piraten-Cowboy-Lied. Es handelt nicht von Cowboys (das glaube ich wenigstens), es wurde aber von einer Cowboy-Band gesungen, die an diesem Abend nie mehr nach Country klang (und
die die leider vergessene Jeanshemd-Mode wieder aktuell gemacht hat).

Und da packte es das Publikum dann wirklich mal! Alela hatte vorher gebeten, doch aufzustehen. Zögerlich machten alle mit. Es wirkte aber fremd. Nach
The pirate's gospel dagegen brach extrem langanhaltender Jubel aus. Vollkommen klar, daß die Band noch einmal rauskommen musste. Alela und Tom kamen zurück - allerdings nur, um sich zu verbeugen. Schade.

Die mit Abstand romantischste Szene hatte sich vorher ereignet. Alela und Bassisten-Tom hatten
Take us back, das letzte Lied vor den Zugaben alleine bestritten. Tom stand hinter der Kalifornierin und sang in ihr Mikro. Sehr schön! Und ich hatte den Eindruck, es war nicht ganz zufällig, daß dies so romantisch wirkte.

Setlist Alela Diane, Mousonturm, Frankfurt:

01: Lady Divine
02: Tired feet
03: Tatted lace
04. Dry grass & shadows
05: White as diamonds
06: The alder trees
07: To be still
08: Heart of gold (Neil Young Cover)
09: Every path
10: My brambles
11: The ocean
12: The rifle
13: Oh! My mama
14: Take us back

15: Age old blue (Z)
16: The pirate's gospel (Z)

Links:

- aus unserem Archiv:
- Alela Diane, Paris, 02.06.09
- Alela Diane, Paris, 12.11.08
- Alela Diane, München, 04.11.08
- Alela Diane, Paris, 19.03.08
- Alela Diane, Paris, 24.10.07
- Fotos aus Frankfurt

* Leser dieser Seite werden wissen, daß er Alelas Vater ist


Mittwoch, 3. Juni 2009

Alela Diane, Paris, 02.06.09

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Konzert: Alela Diane (Matt Bauer, Olle Nyman)

Ort: L'Olympia, Paris
Datum: 02.06.2009
Zuschauer: so gut wie ausverkauft
Konzertdauer: ca. 85 Minuten



Parallel zu dem immer größer werdenden Erfolg von Alela Diane kommen die ersten Kritiker und Lästerer aus ihren Löchern gekrochen. War noch im Jahre 2008 die Mehrheit der Folkmusikfans entzückt von der neuen "Queen" dieser Gattung, scheiden sich seit der Veröffentlichung des zweiten Albums To Be Still ein wenig die Geister an der jungen Frau aus Kalifornien. "Ihr Songwriting ist ziemlich flach", maulen die einen, das neue Material ist zu seicht und glatt ausgefallen"", krakelen die anderen und teilweise las man sogar etwas von einer schwachen Kopie von Joanna Newsom, ein Vergleich der fürchterlich hinkt, denn weder die Stimmen der beiden Folkeusen sind vergleichbar, noch spielt Alela Harfe.

Vielleicht nervt einige auch, daß Alela Diane gerade in Frankreich omnipräsent ist und einem aus Modezeitschriften wie der Vogue oder Biba entgegenlächelt. Aber gerade diese Vermarktung außerhalb klassischer Musikpostillen wie den Inrocks, Rock & Folk, oder dem neuen auf Country und Folk spezialisierten Magazin Eldorado, führte dazu, daß heute im Olympia auch junge, trendige Leute auf der Matte standen und nicht nur die üblichen Verdächtigen, bestehend aus altlinken Oberstudienräten mitsamt Gattin, gutmenschelnden Psychiatern und steifen Verwaltunsgrichtern.

Dabei war gerade für junge Leute am heutigen Tage in Paris Etliches geboten. Maximo Park schumpften im Trabendo rum, Snow Patrol versprühten ihre melancholische Seichtheit im Elysée Montmarte, Partrick Watson spielte zusammen mit Sherlock Holmes in der Maroquinerie und Morrissey sollte eigentlich das Grand Rex beehren , sagte aber ab. Die Parallelveranstaltung, die mich abgesehen von Alelas Konzert allerdings am meisten interessierte, war die Kombination aus dem aufstrebenden Franzosen François Virot (die französische Antwort auf Animal Collective, so liest man vielerorts*) und dem famosen Chad VanGaalen.

Viel los also in der Stadt der Liebe, in der zur Zeit auch die offenen französischen Tennismeisterschaften stattfinden. Und da Tennis neben der Musik meine größte Leidenschaft ist, saß ich heute bei brütender Hitze im Stadion in Roland Garros und sah die Matches zwichen Azarenka und Safina und Gonzales und Murray. Eher mäßiges Tennis wurde dort geboten und auf das abschließende Mixed verzichtete ich dann auch, weil ich unbedingt Matt Bauer im Olympia sehen wollte, der für das Vorprogramm von Alela Diane vorgesehen war. Ich hetzte von der Tennisanlage, stieg mit tausenden von schwitzenden Menschen in die überfüllte U-Bahn und hoffte pünktlich im mystischen Konzertsaal zu erscheinen. Aber ich hatte Pech: Obwohl ich schon kurz nach 20 Uhr eintraf, war der hochtalentierte Banjospieler und Sänger schon durch und ich mußte mich mit dem recht zähen Set des Schweden Olle Nyman begnügen. Der Song Don't Let Those Bastards war allerdings richtig gut.

Mit den Vorgruppen ist es ohnehin ein ziemlicher Fluch.Wenn mich mal eine interessiert, wird sie immer sehr früh angesetzt und falls ich es trotzdem zeitlich schaffe (wie neulich bei The Miserable Rich), dann werden diese Künstler entweder durch Abwesenheit eines Großteils des Publikums oder Ignoranz bestraft. Zum Konzert von Matt Bauer, den ich nicht nur wegen seiner natürlich- bescheidenen und hochsympatischen Art, sondern vor allem wegen seiner starken und berührenden Kompositionen verehre, hörte ich nämlich im Anschluß schon wieder nur desinteressierte bis ablehnende Kommentare. Dabei hätte es der glatzköpfige Bartträger sogar verdient, selbst das Hauptprogramm in einer Location wie dem Olympia zu bestreiten! Sein Songwriting ist vortrefflich, sein Banjospiel meisterlich und sein Gefühl atemberaubend!

Ich habe mir deshalb in den Kopf gesetzt, Matt für eine Oliver Peel Session zu gewinnen. Dort wird er auf ein aufmerksames und hochmotiviertes Publikum treffen, so wie er das verdient. Gegen das Konzept "Homeshow" scheint er ohnehin nichts zu haben, noch am Vortage ist er zusammen mit meinen Freunden von Arch Woodman in einem Appartement aufgetreten.

Soviel zum Warm-Up, kommen wir nun zum Star des Abends, Alela Diane. Die erschien mit flottem Kurzharschnitt und hübschem Kleid, zu dem sie wie gewohnt stilechte Cowboystiefel trug. Zunächst performte sie zusammen mit ihrem Dad, dem Gitarristen und Mandolinspieler Tom Menig, den Song Lady Divine und stellte das Christophsche Gesetz kräftig auf den Kopf. Sie fing nämlich mit dem letzten Lied ihres aktuellen Albums an! Ein wunderschöner Song im Übrigen, dieses Lady Divine, sehr lieblich und hoffnungspendend, mit einem herrlichen Pfeifsolo von Alela am Ende.

Dann stieß Matt Bauer mit hinzu und durch das tolle Pluckern des schönen Instruments wurde es gleich noch eine Ecke brillianter. Der Klassiker Tired Feet und das wundervolle Tatted Lace, eine der Perlen des neuen Albums wurden dargeboten und mir war schon zu diesem Zeitpunkt klar, daß ich am Ende ein positives Fazit ziehen würde. Ich wußte wieder, warum ich Alela so verehre! Ich mag ihre Ausstrahlung, ihre Natürlichkeit, ihr Lächeln und vor allem natürlich die feste, stolze und klare Stimme, die heute besonders gut zur Geltung kam. Ich glaube sogar stimmlich das beste Konzert der jungen Amerikanerin gehört zu haben. In diesem Bereich hat sie sich weiterhin verbessert und zeigt kaum Schwächen.

Vorne auf der Bühne gab es also nichts zu bemängeln, aber leider gab es Störfeuer in meinem direkten Umfeld. Zwei junge Mädels, beide höchstens 18 Kahre alt, plauderten unentwegt und nervten damit ungeheuerlich. Ich wollte ihnen sagen, daß sie doch nächstens lieber zu den Kooks gehen sollen, ließ das aber bleiben, weil ich insgeheim froh war, daß auch junges Publikum auf Alela Diane aufmerksam geworden ist und ihre Konzerte besucht. Folkkonzerte erinnern ja oft an Beerdigungen, da wird ernst und andächtig geschaut und keiner sagt einen Mucks. Insofern nicht schlecht, daß das althergebrachte Genre auch einmal ein wenig aufgelockert wird und der Muff von tausend Jahren unter den Talaren weggespült wird. Vor allem aber: der Stimmung tat das gemischte Publikum gut, es herrschte eine ausgelassene Atmosphäre, genau wie bei anderen Indiekonzerten auch und die Pariser Folkszene erfährt nicht nur durch die Künstlerin Alela, sondern auch durch ihr Publikum eine Frischzellenkur.

Die Bühne wurde unterdessen von immer mehr Musikern bevölkert. Matt Bauer war im Mittelteil nicht mehr dabei, dafür gab es aber Verstärkung durch den Schlagzeuger Benjamin Oak Goodman, den permanent posenden Bassisten Tom Bevitori (ob er wohl gerne Mitglied einer Heavy Metal Band wäre? und die stets schüchtern wirkende Alina Hardin. Die junge Sirene hat bereits eigene Lieder veröffentlicht, war aber heute wirklich nur für sehr leisen Backgroundgesang verantwortlich, den man auch auf dem Album hören kann, wenn man seine Öhrchen sehr gut spitzt. Trotz der Mehrzahl an aktiven Musikern, flachte die Stimmung im Publikum ganz leicht ab, weil mit The Alder Trees und To Be Still langsame Stücke kamen, die mehr oder weniger dahinplätscherten. Mit dem Neil Young Cover Heart Of Gold kam dann aber wieder Schwung in die Bude. Alela hatte eingangs erläutert, daß sie während des Primavera Festivals in Spanien die Gelegenheit gehabt hätten, den alten kanadischen Haudegen zu genießen und daß seine Stimme nach wie vor fantastisch sei. Er sei lediglich recht alt geworden, schloß Alela kess schmunzelnd. Das Cover selbst war gut, aber nicht überragend. Mehr Spaß hatte ich persönlich mit dem traumhaften Every Path auf dem Alelas Vater Tom auf das Wundervollste Mandoline spielte, desweiteren mit dem mir live breits gebotenen My Brambles und schließlich mit dem wohl schönsten Stück, The Ocean, das von Alelas Mutter handelte. Und Mutti war sogar extra aus den USA angereist und dabei zum allerersten Mal in ihrem Leben über den großen Teich gekommen! Sogar Großmutti und Tantchen waren anwesend und soviel familiäre Unterstützung ist natürlich rührend und verfehlte auch nicht die herzerweichende Wirkung bei mir. Zumal auch der Text über ihre Mom wirklich naheging : "In spirit she drifted to the oean, all those years of in her mind, the sunset by the sea is in her mind, the sunset by the sea was in her mind." Mit welcher Inbrunst Alea diesen Zeilen dang! Das wühlte auf und mit Oh! My Mama vorm ersten Album The Pirate's Gospel (nach einem vorzüglichen The Rifle) kam 10 Minuten später erneut die Mutter ins Spiel.

Take Us Back wurde schließlich zusammen mit dem Bassisten Tom am Mikro vorgetragen und die beiden tauschten verliebte Blicke aus, die kaum verhehlen konnten, daß die beiden ein Paar sind.

Tosender Applaus und ein Finale, daß sich sehen lassen konnte: Auf Age Old Blue folgte mit The Pirate's Gospel der Überhit des ersten Albums, der der Künstlerin möglicherweise zu den Ohren heraushängt, aber selbst das hüftsteife Publikum in den oberen Sitzreihen zum Tanzen und Mitklatschen verleitete. Das ausgelassene Treiben auf und vor der Bühne sorgte für einen wunderbaren Abschluß eines sehr schönen Konzertes, das mir allerdings nicht ganz die Glücksmomente des legendären Auftritts in der Cigale bescherte.

* Francois Virot spielt übrigens am 11. Juli beim Potsdamer Street Festival





Konzerttermine Alela Diane

3. Juni Mousonturm, Frankfurt
4. Juni München, Ampere

Setlist Alela Diane, Olympia, Paris:

01: Lady Divine
02: Tired Feet
03: Tatted Lace
04. Dry Grass & Shadows
05: White As Diamonds
06: The Alder Trees
07: To Be Still
08: Heart Of Gold (Neil Young Cover)
09: Every Path
10: My Brambles
11: The Ocean
12: The Rifle
13: Oh! My Mama
14: Take Us Back

15: Age Old Blue (Z)
16: The Pirate's Gospel (Z)

- Mehr Fotos von Alela Diane hier



 

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