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Donnerstag, 13. Mai 2010

Black Rebel Motorcycle Club, Paris, 12.05.10

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Konzert: Black Rebel Motorcycle Club

Ort: Le Bataclan
Datum: 12.05.2010
Zuschauer: ausverkauft
Konzertdauer: circa 100 Minuten



Concert solide, puissant et lourd de Black Rebel Motorcycle Club dans un Bataclan plein comme un oeuf. Les dignes héritiers des Jesus et Mary Jane et Stooges ont enflammé la foule avec leurs riffs sanglants et leur batterie sèche et lourde. Habillés tout en noir comme la majorité du public (souvent assez jeune et féminin) ces trois "angry young men"* ont parfois montré leur côté doux. Pour la ballade Visions Of Johanna (une reprise de Bob Dylan) Robert Turner a montré qu'il ne sait pas simplement brailler comme s'il buvait du whiskey toute la journée, mais aussi chanter calmement d'une voix chaude et profonde. Mais les morceaux lents restent l'exception bien sûr, on est là pour écouter du rock'n roll sec et direct, souvent teinté de blues comme le fabuleux Beat The Devil's Tattoo titre éponyme du très bon nouvel album. Autres moments forts: la performance des classiques Love Burns et Berlin. A noter aussi que la lumière était parfaitement adaptée au style sombre du groupe avec quelques rayons laser verts et bleus.

En somme, le public a eu le concert attendu et les BRMC ont prouvé qu'ils ont toujours la pêche, même après 15 ans de carrière sur le dos. Comme quoi le Rock'n Roll n'est pas encore mort!

Mais j'aimerais savoir: "pourquoi y-avait-il cette pause de quelques minutes au milieu d'un morceau? Une fille est tombée dans les pommes ou quoi? Si oui, j'espère qu'elle va mieux!


Setlist Black Rebel Motorcycle Club, Le Bataclan, Paris (tausend Dank an Uschi!):

01: War Machine
02: Mama Taught Me Better
03: Bad Blood
04: Beat The Devil's Tattoo
05: Love Burns
06: Ain't No Easy Way
07: Aya
08: Berlin
09: Weapon Of Choice
10: Annabel Lee
11: Whatever Happened To My Rock'n Roll

12: Visions Of Johanna (Dylan)
13: Shuffle Your Feet
14: River Styx
15: Half-State
16: Conscience Killer
17: Six Barrel Shotgun
18: Spread Your Love

19: Stop
20: Shadow's Keeper
21: The Line

Deutscher Bericht folgt. Cool bleiben!

More pictures of Black Rebel Motorcycle Club (BRMC) @ Bataclan, Paris, klick!

* Pas tout à fait correct, parce qu'avec Leah Shapiro il y a une fille à la batterie. Ici une super photo d'elle de Robert Gil.



Dienstag, 10. November 2009

Arctic Monkeys, Paris, 06.11.09

2 Kommentare

Konzert: Arctic Monkeys

Ort: Le Zénith, Paris
Datum: 06.11.2009
Zuschauer: ausverkauft
Konzertdauer: 80 Minuten


par Marguerite [merci beaucoup!!]

21h00, on entend encore le soundcheck derrière un lourd rideau. Le mix tape pré-set consiste en une playlist de titres très mélodiques des 60ies/70ies, même sans les avoir jamais vus encore auparavant, on devine déjà que le groupe qui est sur le point de monter sur scène n’est pas un énième groupe sériegraphié indie rock et dont le nom commencerait notamment par "The..". Dans le public, nombreux garçons un peu maigrichons avec cheveux mi-longs, en skinny jeans et style mi-indie rock, mi-grunge - mais qui cherchent-ils donc à imiter?

21h12 un mouvement d'impatience passe parmi le zénith, chauffé par le rock assez show-off des Eagles of Death Metal qui ont assuré le support act ce soir.

21h15, les rideaux s’ouvrent enfin et révèlent sur une nappe audio quelque peu psychédélique la bande des 4 de Sheffield - ceux qui ignoraient ce changement esthétique découvrent un Alex Turner avec une masse de cheveux mi-longs soigneusement coiffés, le tout s’inscrivant dans un look faussement négligé mais toujours aussi élégant ; il porte sur son t-shirt une belle veste rayée qui ne durera bien évidemment que quelques titres. L’éclairage est éblouissant, on ne voit presque rien de ce qui se passe sur scène mais on hurle tout de même, gagné par l’hystérie collective, on saute d’impatience ou se dresse sur la pointe des pieds pour les moins grands, les yeux écarquillés à la recherche du visage d'Alex Turner, 23 ans et déjà une idole du rock indie incontestée.

Pour le 3ème titre, This House is a Circus, 2 rangées d’écrans se révèlent en partie haute de chaque côté de la scène, filmant en direct (un peu moins près que lors des concerts de Radiohead mais approche tout de même semblable) les 4 garçons à travers des filtres en tons bleus, jaunes, blanc & rouges. Un gros show luminaire accompagnera tout le concert, pas de back drop particulier mais quelques projecteurs robotisés suspendus telles des araignées en fond de scène et qui sont réarrangés pour chaque titre, produisant un effet assez minimaliste tout en créant une luminosité impressionnante.

"Paris est magique!" sont les premiers mots adressés au public parisien ce soir par Alex Turner avant d'entamer Still take you Home. "Paris, ça va?" demande-t-il ensuite, "Where are you single ladies?" avant d'enchaîner sur I Bet You Look Good On The Dancefloor ponctué par des cris féminins hurlant "Aleeeeeeexxxx, I love youuuu!". Le jeu de lumière est hyperactif sur ce titre, le public est déchaîné, on aimerait tous partager le même dancefloor en formant un seul moshpit géant mélangeant groupe et public.

Crying Lightning hypnotise la foule, le titre est délivré avec une puissance nouvellement caractéristique des Arctic Monkeys version 2009.

Décidément, Alex Turner semble vouloir communiquer en Français, il réitère ainsi son "Paris est magique, I'll say it again!" en souriant au public - il s'amuse visiblement bien ce soir! The View from the Afternoon est un peu moins nerveux que lors de leurs tournées précédentes, c'est dommage, mais peut être calculé car ainsi s'enchaîne parfaitement la superbe ballade romantique à la mélodie rétro, Cornerstone, qu'il introduit par un marmonné "I saw your sister in a cornerstone..". "(..) Tell me where's your hiding place (..)" il demande alors - on est vite tentée de répondre sans réfléchir "I'm here, Alex – here !!".

Pretty Visitors de l'album Humbug prend en version live des accents assez frappants de Muse sur scène, c'est nouveau, en tout cas le public chante en choeur le refrain "All the pretty visitors came and waved their arms and cast, the shadow of a snake pit on the wall". Le prochain titre, aussi tiré de Humbug, Jeweller's Hands, rappelle étrangement aussi le monde musical de Muse.

Dès les premiers accords de When the Sun Goes Down, le Zénith se prépare à la montée d'adrénaline qui va s'ensuivre, on a du mal à ne pas déjà sauter en anticipation de ce qui va arriver car tout le monde reconnaît l’introduction, certains laissent échapper déjà des cris tellement ils sont impatients –on attend patiemment que soit chanté "..I said he's a scumbag, don't you know?.." et c'est parti, fini l'attente - le Zénith entier danse et remue et hurle les paroles en souriant de bonheur, en communion totale avec le groupe sur scène; aucune jambe, aucun pied ne reste immobile, impossible de rester impassible devant cette prestation.

Le set principal se termine par un grandiose Secret Door, tellement imposant et magistral qu’il pourrait être le dernier titre jamais joué par un groupe se séparant après de multiples albums et tirant sa révérence scénique; c’est alors que tout à coup, une pluie de confetti dorés et argentés explose au-dessus de nos têtes, quelle surprise ! Il est vrai que j'avais vu à mon arrivée dans le Zénith des confettis par terre et dès lors anticipé un canon à confetti mais ils ont réussi la surprise, le public boit chaque parole, chaque riff de guitare, chaque frappe de batterie et note de basse comme s’il s’agissait de la première gorgée d’eau avant la traversée d’un désert, en oublie presque de respirer et de cligner des yeux, par crainte de louper ne serait-ce qu'une nanoseconde de ce moment magique. Et pourtant, on sait déjà qu’ils seront de retour en France pour quelques dates en Province début 2010.


Les Arctic Monkeys reviennent pour un rappel de 2 titres. La foule n'en finit de les applaudir avant même qu'ils entament le 1er des deux titres, Fluorescent Adolescent - encore un triomphe, le Zénith est sous le charme, amoureux fanatique de la musique de la bande de Sheffield. Ca chante et ça danse, les jeunes en oublient même qu'il est maintenant interdit de fumer dans une salle e concert, et les appareils photos ne cessent de faire leur apparition dans le champ de vision, mais ce n’est guère gênant car tout le monde sautille, en fosse, personne ne reste à sa place. Le set de cette seconde date parisienne s'achève sur un titre relativement calme mais au rythme soutenu, 505 - titre parfait pour figurer sur une bande-son d'un long voyage en voiture sur une voie déserte en chaleur estivale.. Une bonne idée en somme de terminer ainsi leur set, cela ramène à la réalité mais en laissant s'installer cet agréable après-goût de concert qu'on connaît tous et qu’on aime savourer - histoire qu'on ne se prenne pas pour un superhéro à la sortie du Zénith dans cet élan d’euphorie du moment partagé ce soir entre public&artistes. Pendant quelques minutes, Alex Turner chante sans jouer de sa guitare, il monopolise l'attention du public, tous ont les yeux rivés sur l'entertainer et génie musical qu'il est aux yeux des fans des Arctic Monkeys.

Autour de 80 minutes de concert en tout, dont on ressort les yeux brillants et le sourire aux lèvres, tel après un moment passé avec des amis de longue date de passage en ville pour une soirée. J'ignore ce qu'on vécu les nouveaux fans du groupe qui les découvrent ce soir pour la première fois en live, mais les ayant vus nombreuses fois et suivi leur évolution, je ne peux que confirmer de nouveau – je suis fan!


Setlist Arctic Monkey, Le Zénith Paris:

01: Dance Little Liar
02: Brianstorm
03: This House Is A Circus
04: Still Take You Home
05: I Bet You Look Good On The Dancefloor
06: Sketchead
07: My Propeller
08: Crying Lghtning
09: Dangerous Animals
10: The View From The Afternoon
11: Cornerstore
12: If You Were There, Beware
13: Pretty Visitors
14: The Jeweller's Hands
15: Do Me A Favour
16: When The Sun Goes Down
17: Secret Door


18: Fluorescent Adolescent (Z)
19: 505 (Z)

Deutsche Übersetzung folgt!

Links:

- Arctic Monkeys live...
- in Köln (03.12.07)
- in Nîmes (24.07.07)
- in Paris (03.07.07)
- und noch einmal in Paris (14.03.07)



Mittwoch, 20. Mai 2009

Akron/ Family, Paris, 19.05.09

3 Kommentare

Konzert: Akron/Family ( Fan Death, Heartless Bastards)
Ort: Le Nouveau Casino
Datum: 19.05.2009
Zuschauer: für Akron/Family sehr gut gefüllt



Bevor mich Eike fragt: Heartless Bastards habe ich nicht gesehen. Leider! Heute war ohnehin nicht eingeplant, auf ein Konzert zu gehen, da ich mit meiner Frau Hochzeitstag feierte. Aber da wir so nett eingeladen wurden, sind wir schließlich doch ausgegangen. Vor dem Eingang des Nouveau Casino haben wir uns lange festgequatscht, alle die da rum standen, behaupteten, das Konzert hätte noch nicht angefangen. Stimmte aber nicht, Heartless Bastards wurden bereits um 20 Uhr auf die Bühne gehetzt. Diejenigen die es gesehen haben, fanden es in der Mehrzahl nicht besonders gut, ein paar wenige fanden aber lobende Worte. Diese waren für die danach startenden Fan Death keineswegs angebracht. Die beiden Mädels, eine brünett, die andere blond, boten 80er Jahre Elektropop für die Touridisco und konnten nur optisch Akzente setzen. Vor allem das dunkelhaarige heißblütige Girl hüpfte rum wie eine Go Go Tänzerin. Es gab auch noch einen blonden Musiker in der Band, aber der störte die Show der Damen nicht weiter. Wer auf so etwas steht sollte am 22. Mai im Cookies Club in Berlin auf der Matte stehen.

Die Headliner Akron/Family waren schließlich das Kommen wert. Sie boten ein abwechslungsreiches Set voller überraschender Wendungen, Tempo-und Stilwechsel und spielten sich und das Publikum phasenweise in Ekstase. Ihre Mischung aus psychedelischem Folk, Stonerrock, Mathrock und etlichen anderen Genres war zwar auch nicht unbedingt für jeden etwas (meine Frau mochte das z.B. überhaupt nicht), aber Fans von freakigen Bands wie Animal Collective, Panda Bear, Au, den Dodos, Black Mountain, Simon & Garfunkel, Grizzly Bear, den Dirty Projectors, Led Zep, Black Sabbath etc. kamen bei Akron/Family voll auf ihre Kosten. Live sind die vollkommen abgefahren, da wird in kleine, psychedelische Töne aussondernde Flöten geblasen, teilweise minutenlang nur instrumental gefreejazzt und getrommelt und schlumpfig rumgehüpft. Wenn man sich darauf einläßt, kann man sich zu dieser Musik in Hypnose tanzen, so tribalisch ist sie. Empfehlenswert!

Links:

- Hier schwärmt Eike vom Klienicum von den Heartless Bastards und lobt die Stimme der Sängerin Erika als Aushängeschild der Band.

- Mehr Fotos von Fan Death hier
- Mehr Fotos von Akron/Family hier

- Videoclip Veronica's Veil von Fan Death
- Video Akron/Family Awake in einer charmanten Instore Session, Mohawk bei SXSW 2009



Samstag, 6. September 2008

The Rascals, Paris, 05.09.08

5 Kommentare

Konzert: The Rascals (The Week That Was, The Acorn, The Wave Pictures)

Ort: La Flèche d'or, Paris
Datum: 05.09.2008
Konzertdauer: The Rascals ca. 45 Minuten, die anderen Bands kürzer



Einen Konzertabend mit vorzüglichen musikalischen Gästen hielt die Flèche d'or heute abend bereit. Im Rahmen des Festivals Wild Cards, gab es eine Veranstaltung des Labels Cooperative Music und das Programm konnte sich wirklich sehen (und hören) lassen!


Schon die erste Band, The Week That Was aus Sunderland, bot intelligenten und ausgefeilten Pop, was aber nicht weiter verwunderlich ist, wenn man weiß, daß hinter dem Namen die beiden Brewis Brüder (ex- Field Music) stecken, die vor Kreativität nur so strotzen.

Field Music habe ich geliebt, vor allem ihr zweites Album Tones Of Town (2007). In der Musikpresse hageltes dafür auch verdientermaßen Kritikerlob, aber kurze Zeit später kam die schockierende Meldung, dass sich Field Music aufgelöst haben. Vor allem die Begründung war seltsam, da sprachen die Brewis Brüder nämlich davon, daß es Zeit sei, einer richtigen Arbeit nachzugehen ("It's time to go and do some proper work). Ich konnte mir beim besten Willen nicht vorstellen, wie diese beiden (vom Publikum weitgehend unentdeckten) kleingewachsenen Genies in einer Bank oder bei einer Versicherung Dienste verrichten würden und so kam es wie es kommen musste: David und Peter Brewis machten weiter und zwar als Musiker und nicht als Bürohengste.

David veröffentlichte unter dem Projektnamen School Of Language im Februar 2008 ein Album, mit der auch fast live in Paris Station gemacht hätte, wenn, ja wenn das Geld gereicht hätte! Angeblich konnte sich die Plattenfirma den Auftritt im Café de la Danse nämlich nicht leisten und so musste man sich in Paris noch weiter gedulden, um die Gebrüder Brewis wiederzusehen (zumindest als Field Music hatte ich mit ihnen während eines Inrock Indie Clubs in der Maroquinerie einmal das Vergnügen).

Heute am 05.09.2008 dann endlich das Wiedersehen mit den Boys aus Sunderland, die auch beste Kontakte zu den ebenfalls großartigen Futureheads pflegen.

The Week That Was ist das Projekt von Peter Brewis und das Debütalbum ist gereade erst erschienen. Ich habe es leider noch nicht und kam somit völlig unbedarft in die Flèche d'or, war aber sofort angetan von den intelligenten Arragements der Band, die zu viert gekommen war. Neben den Brüder Brewis an Schlagzeug und Bass agierte auch noch ein blonder Herr am Xylophon und es gab auch noch einen Pianisten, der am Ende mit Peter die Instrumente tauschte. Zusammen zauberten sie sehr hübsche Kompositionen aus dem Hut und ich bin sicher, dass die Lieder - wie so oft bei den Herren Brewis - ihre volle Blüte erst nach dem x-ten Mal Hören entfalten. Die Kerle aus Sunderland machen es sich nämlich nie so leicht, wie andere englische Bands. Da wird nicht auf den eingängigen Hit hingearbeitet, sondern an ausgetüftelten Strukturen und ständigen Spannungs-und Tempowechseln gefeilt.

Wer sich selbst einen Eindruck verschaffen möchte: Bei Youtube findet man Videoclips von den tollen Songs Scratch The Surface (hier), The Airport Line (hier in einer Liveversion von guter Qualität) und der Ballade Come Home (hier), die Peter Brewis in Paris am Piano vortrug.

Also, unbedingt The Week That Was Gehör schenken, es lohnt sich!

Anschließend bereiteten mir die Kanadier The Acorn ebenfalls eine gute halbe Stunde. Gerade die ersten Lieder waren sehr gelungen, bevor es dann ein klein wenig abflachte. Die Band, die dieses Jahr bereits bei South By Southwest in Texas gespielt hat, wartete ebenfalls mit intelligentem Pop auf, der sich weitab vom Mainstream bewegt und traumhafte Melodien bot. Die Kanadier kamen zu fünft, angeführt von dem bärtigen Sänger Rolf Klausener (seine Mutter stammt aus Honduras), der hervorragend franzöisch sprach (was aber wohl einfach daran liegt, daß die Gruppe, neben Ottawa, zumindest zum Teil in Montréal beheimatet ist) und eine sehr schöne Stimme hat und komplettiert durch die Keyboarderin Keiko Devaux.

Man sollte sich also auch mit The Acorn einmal beschäftigen, zum Beispiel indem man diesen hübschen Videoclip von Flood Pt. 1 anhört - und sieht.

Miles Kane von den Rascals ließ sich danach recht viel Zeit, brachte den völlig überfüllten Saal aber dann zusammen mit seinen beiden Kumpels, Joe Edwards am Bass und Greg Mighall an den Drums, richtig zum Kochen. Der Stilmix aus bluesigem amerikanischem Stonerrock im Stile der Queens Of The Stone Age gepaart mit dem schnörkellosen englischen Vorstadtsound der Arctic Monkeys schlug ein wie eine Bombe und begeisterte vom ersten Lied an.

Einer hübschen Blondine aus Marseille neben mir schien die Reaktion des Publikums aber zu lahm auszufallen: "Ist das In Paris immer so steif?", fragte sie mich, bekam dann aber die Antwort gleich beim nächsten Lied geliefert, denn da ging so richtig die Post ab! Man muss sich nur einmal Out Of Dreams anzuhören, um zu wissen, warum das so ist. Ein Song, der relativ schleppend beginnt, aber in der Folge immer schneller und explosiver wird und auch eine psychedelische Note bekommt. Super!

"Is this exellent?" wollte Miles Kane dann auch irgendwann wissen und als ihm die Reaktion zu dürftig ausfiel, wiederholte er seine Frage, diesmal mit mehr Inbrunst: "Is this excellent?"

Diesmal gab es mehr Applaus und es ging munter im Programm weiter. Zwischen den Liedern nippte Miles immer mal wieder an einem Glas Rotwein, eine Sache, die mir übrigens schon bei seinem Konzert mit Alex Turner bei den Last Shadow Puppets aufgefallen war.

Und noch eine Parallele gab es zu den Last Shadow Puppets: Auch bei den Rascals schleichen sich manchmal Passagen ein, die einen angenehm an einen James Bond Film erinnern! (Kein Wunder also, dass ein Lied "Bond Girl" heißt)

Natürlich ist die musikalische Nähe zu den Arctic Monkeys recht frappierend, aber die Rascals sind noch deutlicher sphärischer, weniger roh und haben auch eine stärker bluesig ausfallende Note.

Meinen Segen hat das junge Trio auf jeden Fall, die Typen rocken wie Hölle und sind tausendmal besser als gehypte Lutscher wie z.B. die Klaxons!

Daumen also hoch für Miles und seine Rascals!

Die ebenfalls interessant klingenden Engländer The Wave Pictures schenkte ich mir dann aber. Irgendwann hat auch ein Nerd wie ich mal genug Konzerte intus...


Setlist The Rascals, La Flèche d'or, Paris (Merci à Stéphane!)

01: Rascalize
02: Does Your Husband Know That You're On The Run
03: Out Of Dreams
04: Bond Girl
05: Fear Invicted To The Perfect Stranger
06: Freakbeat Phantom
07: People Watching
08: Stockings To Suit
09: Wicked Way
10: I'll Give You Sympathy
11: Is It Together?



Freitag, 29. Februar 2008

Queens Of The Stone Age, Paris, 29.02.08

2 Kommentare

Konzert: Queens Of The Stone Age

Ort: Le Zénith, Paris
Datum: 29.02.2008
Zuschauer: gut gefüllt


"This security guard is fired!" - "Yes, this one, can you put the lights on him?"


Wer schon desöfteren Josh Homme und seine Queens Of The Stone Age gesehen hat, kennt solche Sprüche bereits. Irgendwann im Laufe seiner Shows geht irgendjemand Josh auf die Nerven, er zeigt auf ihn, oder bittet die Lichttechniker Spots auf ihn zu richten. Dann beleidigt er die entsprechende Person und überzieht sie mit üblen Schimpfwörtern und schon hat er die Lacher auf seiner Seite. Man muß sich nur die Live-CD "Over The Years And Through The Woods" von 2005 anhören. Bei diesem Mitschnitt aus London wird ein armes Geschöpf gar als "Cock-Smoker" bezeichnet. "This guy with the white shirt is an asshole; yes this one, and now everybody here knows that you are a fucking Cock-Smoker". Und beim Furia Sound Festival 2007 in Cergy bei Paris wurde ein Kerl, der in einem Tigerkostüm rumlief, von Josh auf die Bühne zitiert und anschließend verunglimpft.

Heute also nun ein Typ von der Security, der den Homme'schen Sprüchen ausgeliefert war. Angeblich war er viel zu grob mit Leuten in den ersten Reihen umgesprungen. Konnte ich von meiner Position aus nicht sehen, insofern schwer zu beurteilen, ob Josh Recht hatte. Erfahren habe ich allerdings von meiner besser platzierten Frau, daß der Security-Gorilla tatsächlich ausgetauscht wurde. Wie ein schlechter Linienrichter beim Tennis, großartig!

Dies alles ereignete sich gegen Ende des Konzertes. Vorangegangen war folgendes:

Die drei Schotten von Biffy Clyro schmetterten ihre Hits vom letzten Album "Puzzle", allen voran "Living Is A Problem Because Everything Dies" und kaum eine Sau interessierte sich dafür. Das Publikum im Zénith schien kollektiv Valium-Tabletten eingeworfen zu haben, anders ist nicht zu erklären, daß eine Vorgruppe, die hundert Prozent zum Hauptact des Abends passt, komplett an den bereits recht zahlreich anwesenden Besuchern vorbeiging. Sänger Simon Neil wirbelte zwar wie gewohnt mit nacktem und tätowiertem Oberkörper umher und die Johnston Brüder an Schlagzeug und Bass gaben auch ihr Bestes, aber der Funke wollte einfach nicht überspringen. Da halfen auch hohe Dezibel-Zahlen und ein hochdynamischmer und explosiver Sound nichts, die Stimmung blieb mau. Kaum jemand war also auch für die Vorgruppe gekommen, was mich wieder in meiner These bestätigt, daß man in der Regel erst zur Hauptgruppe erscheinen sollte. Denn entweder ist die Vorband schlecht und man verliert wertvolle Lebenszeit, oder aber man mag sie sehr, aber kaum jemand interessiert sich dafür und man ärgert sich, daß der ihr gebührende Respekt und Applaus nicht gezollt wurde. Nun gut, Applaus bekamen Biffy Clyro am Ende schon, aber dafür, daß hier eine der besten Rockbands Englands auftrat, war das doch eher ernüchternd. Zu den gespielten Stücken gehörten übrigens neben "Living Is A Problem Because Everything Dies", "Now I'm Everyone", "Love Has A Diameter", "Get Fucked Stud" und "Glitter And Trauma".

Schon in der darauffolgenden Umbaupause wurde das Publikum lebhafter. Vom Band liefen da gerade kurios zusammengewürfelte Lieder wie "I Feel Love" von Jimmy Somerville (bzw. Bronski Beat), ein Ramones-Schunkler und "Born To Be Wild" von Steppenwolf. Auf den Harley-Davidson Klassiker fuhren die Leute mehr ab als zuvor auf Biffy. Dann wurde am Bühnenbild gewerkelt und zum Vorschein kamen Objekte, die zunächst aussahen, als handele es sich um in schwarze Tücher gewickelte Sandsäcke zum Boxen. Als die "Hüllen" entfernt wurden, erkannte man aber schnell die bereits von der letztjährigen Tournee bekannten Gothik- Ketten-Lüster, die darufhin in die Höhe gefahren wurden.

Eine gute Viertelstunde später konnte es dann losgehen. Als erster kam Gitarrist Troy Van Leeuwen aus der Kabine gekrochen und bezog vorne links Stellung. Dann tröpfelten auch die anderen Queens ein, darunter selbstverständlich auch Josh, der sich als letzter die Gitarre umschnallte.

Der Auftakt des Sets gestaltete sich überraschenderweise recht zahm und auch etwas zäh. Weder "Turning On The Screw", noch "Hanging Tree" (hier fehlte die rauchige Stimme von Marl Lanegan) konnten das Konzert so richtig in Fahrt bringen. Auch "River In The Road" nicht. Nachdem aber Josh die ersten Sätze an das Pariser Publikum gerichtet hatte und die üblichen Allgemeinplätze bezüglich der Schönheit der Stadt und der Frauen fallen ließ, kam bei "Misfit Love" zum ersten Mal Stimmung auf. Vorne, wo ich stand, wurde es ziemlich wild, allerdings nicht aggressiv und bösartig. Mit "Do It Again" konnte die Intensität sehr gut gehalten werden und es war klar, daß die Aufwärmphase längst vorbei war. Nun ging es zur Sache! Die Gitarren bretterten erbarmungslos, der Bass polterte, daß der Boden bebte und das Schlagzeug knallte satt und trocken. Eine der besten Phasen des Konzertes wurde eingeläutet, wo hintereinander der "Feel Good Hit Of The Summer", "Go With The Flow" und eines der besten Lieder vom letzten Album "Era Vulgaris", nämlich "3's & 7's" (genial das quitschende Gitarrenriff, das sich durch das ganze Lied zieht) abgefeuert wurden. Ab dem Titelstück des letzten Werkes wurde es dann jedoch etwas mäßiger, ein kleiner Hänger war zu verzeichnen. Allerdings muß lobend hervorgehoben werden, das Lieder wie "Suture Up Your Future", oder "In The Fade" auf den Festivals 2007 nicht gespielt wurden, was wiederum beweist, daß Queens Of The Stone Age ständig ihre Setlisten abwandeln und neugestalten. Leider keine Selbstverständlichkeit im Musik-Business!

Ab "Burn The Witch" ging es aber wieder zur Sache, die Gitarren heulten, Josh wechselte munter von der tiefen Stimmlage zum Falsett und Troy Von Leeuwen bot einige typische Rockstarposen. "Make It With Chu" wurde als Lied bezeichnet, daß in keiner anderen Stadt der Welt besser passen würde ("you can figure out why"), plätscherte aber ein wenig dahin, bevor "Little Sister" einschlug wie eine Bombe. Kein Wunder, denn kaum ein Titel im Repertoire der Band ist so kompakt und auf den Punkt gespielt wie dieser Smasher vom "Lullabies-Album" und auch das geile Gitarrensolo wirkte keinesfalls deplatziert. Das abschließende "Sick Sick Sick" kam auch gut rüber, macht aber auf mich immer ein wenig en Eindruck, als ginge man mit der Brechstange vor. QOTSA haben schon filigranere und komplexere Lieder geschrieben.

Zu jenem Zeitpunkt war circa eine gute Stunde brachialer Rock geboten worden, aber es fehlten noch ein paar Hits. Trotzdem ließen sich die Machos schon einmal feiern und klatschten ihrerseits dem Publikum Beifall.

"This song is for you", oder sowas in der Art, raunzte Monsieur Homme, nachdem er auf die Bühne zurückkommend ein paar französische Brocken wie z.B. "magnifique" vom Stapel gelassen hatte. Der dem Publikum gewidmete Titel war der heißersehnte Klassiker "No One Knows", für den allein es sich schon gelohnt hätte, zum Konzert zu gehen. Zwar kommen die Tempowechsel immer ein wenig mit Ansage und sind für mich nach dem 5. Queens Of The Stone Age - Gig nicht wirklich überraschend, die pure Wucht, die regelmäßig dahintersteckt, ist jedoch auch für einen abgestumpften Typen wie mich nach wie vor atemberaubend.

Den finalen Adrenalin-Kick hatten sich die harten Kerle dann selbstverständlich für den Schluß aufgehoben. Bei "A SongFor The Dead" wurde alles mobilisiert was Krach macht, es wurde gebrettert was das Zeug hält und mit den Tempowechseln erwischten sie diejenigen, die zum ersten Mal bei QOSTA dabei waren, auf dem falschen Fuß. Ich kannte das Zuckerbrot und Peitsche-Spiel aber schon vom Rock- A- Field - Festival in Luxemburg, wo ebenfalls "A Song For The Dead" ein beinhartes Konzert bendete.

Fazit: Ein grundsoliger und gut geölter Gig. Die meisten Gimmicks - sowohl in musikalischer als auch in sprüchetechnischer Hinsicht - waren aber nicht wirklich neu. Und der Typ von der Security ist beim nächsten Mal bestimmt wieder dabei. Josh Homme ist Amerikaner, der kennt die französischen Gewerkschaften nicht. So leicht kann mir hier niemanden feuern...

Setlist Queens Of The Stone Age, le Zénith, Paris:

01: Turning On The Screw
02: Hanging Tree
03: River In The Road
04: Misfit Love
05: Do It Again
06: Feel Good Hit Of The Summer
07: Go With The Flow
08: 3's & 7's
09: Era Vulgaris
10: In The Fade
11: Suture Up The Future
12: Burn The Witch
13: Make It With Chu
14: Little Sister
15: Tangled Up In Plaid
16: Sick, Sick, Sick

17: No One Knows
18: Avon *
19: Song For The Dead

Konzertdauer: ca. 85 Minuten

* Vielen Dank an unseren Leser!



Noch viel mehr Fotos von den Queens Of The Stone Age hier



 

Konzerttagebuch © 2010

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