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Donnerstag, 26. September 2019

Wilco, Paris, 22.09

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Concert: Wilco

Lieu: Le Trianon

Date: 22.09
Durée: 2 heures
Spectateurs: environ 1000
Relecture du texte par Frank Godgiven (merci beaucoup!)







Ça faisait sept ans que je n'avais pas vu Wilco. La dernière fois, c'était le 6 mars 2012 dans un Grand Rex assis, un concert un peu spécial vu qu'il y avait eu une dispute entre une partie du public des trois premiers rangs qui voulait être debout et les vigiles de la salle. Depuis, Wilco est revenu une fois dans la ville lumière, c'était le 16 novembre 2016 au Casino de Paris, mais j'avais raté cette occasion. Hier donc j’ai eu la grande chance de revoir Wilco et cette fois-ci j'étais bien présent. Avec ving minutes de retard, d'accord, mais je venais d'un concert en appartement à Fontenay-aux-Roses, (assez loin donc) et le RER était coincé 15 minutes à Châtelet. 






Ma première chanson du soir était donc « Handshake Drugs ». Pas forcément un de mes favoris, mais je me suis dit que si je tombais tout de suite sur un vieux titre, j'allais connaitre pas mal de chansons du set, Les chansons que je ne connaissais pas encore ont été jouées avant, du moins une partie d’entre elles. « Bright Leaves, Before Us, One And A Half Stars », trois nouveautés de l'album à sortir début octobre, nommé « Ode To Joy ». Puis sinon avec « If I Ever Was A Child » le seul morceau de l'album précédent « Schmilco » et deux classiques: « War On War » et « I Am Trying to Break Your Heart », les deux venant de « Yankee Hotel Foxtrot ». Un album qui est souvent considéré comme leur meilleur. Pour ma part je suis aussi grand fan de l'album « A Ghost Is Born ». Quand il est sorti en 2004 il tournait chez moi en boucle et « Hummingbird », une des perles de cet opus, était mon premier moment très fort de ce concert, même s'il manquait le superbe violon qu'on entend dans la version studio. 

Il faisait chaud au Trianon et la salle était bien pleine, mais j'ai quand même réussi a voir Jeff Tweedy depuis ma place un peu cachée derrière un pilier sur le côté, et le son me paraissait également très correct, pas trop fort et pas trop bas. 



Le jeu de guitare virtuose de Nels Cline a été une fois de plus riffs sont si tranchants, si précis, si noise, mais en même temps mélodieux. Bref, c'est un génie. Je me concentrais sur lui et sur Tweedy, même si les quatre autres musiciens jouaient parfaitement bien aussi. 



Tweedy portait tout le temps son bonnet noir, malgré la chaleur. Je ne sais pas comment il a supporté ça, mais il paraissait en forme, il a été vocalement impeccable et était d'assez bonne humeur, riant souvent. En revanche, il ne parlait pas beaucoup entre les chansons, je l'avais déjà vu plus bavard. En général, il commente toujours un peu les actualités politiques, fait des petites remarques, mais pas ce soir. 



Mais la qualité de la musique parlait pour elle seule. Les temps forts du milieu du set : la ballade sentimentale « How To Fight Loneliness, Reservations » et bien sûr « Impossible Germany », le grand favori du public. Le titre commençait lentement mais au final, c'était vraiment le grand spectacle de Nels Cline, qui faisait hurler (mélodiquement) sa guitare pendant de longues minutes, jouant à la perfection des soli époustouflants. Ce qui n'était pas tout à fait du goût d'Isabelle, qui m'accompagnait ce soir. Comme elle est jeune, ça devait sonner un peu vieux jeu pour ses oreilles. Comme je ne suis plus très jeune (pour ne pas dire vieux !), ça sonnait parfaitement bien pour moi. Parfois je pensais même un peu à Dire Straits et Mark Knopfler mais je crois cette association est plutôt mal vu chez les fans de Wilco, c'est pour ça que je me permets cette petite remarque seulement ici sur mon blog. 



Autre très grand classique dans le set: « Jesus, Etc ». Quasiment pour la première fois le public reprenait une partie des paroles en chœur : "Jesus, don't cry, you can rely on me honey, you can combine anything you want. I'll be around, you were right about the stars, each one is a setting sun." N'oublions quand même pas que ce n’était pas une tournée "best of", mais plutôt la présentation du nouvel album « Ode Of Joy » (le onzième) : de ce dernier disque, ils ont finalement joués huit morceaux. Difficile pour moi de juger de leurs qualités : une seule écoute en live ne me suffit définitivement pas, même si je peux déjà dire que j'étais plutôt séduit par la plupart de ses nouveaux titres. Et pour « Everyone Hides » existait déjà un clip que l'on peut déguster sur Youtube. Une chanson rapide, presque dansante, avec une ambiance positive, mais tout de même un peu de mélancolie.



Dans l'ensemble, je n’ai pas non plus remarqué de changement radical de leur style : Wilco fait toujours du Wilco et c'est bien comme ça. Pourquoi changer quelque chose dans leur formule, ce mix raffiné entre classic rock et noise rock ? Style d'ailleurs parfaitement illustré par le tout dernier morceau du concert, « Misunderstood », et ces passages free jazz et noise avec une batterie qui explose par moment, juste pour revenir ensuite sur un rythme beaucoup plus conventionnel. Après « Misunderstood » le groupe quittait une première fois la scène, avant de revenir pour trois morceaux. 



Le premier était un nouveau, appelé « An Empty Corner ». Tweedy expliquait que ça parlait de la "cocaïne sur une coffee machine", proposée à Jeff par le patron d'un liquor store pour que ses employés tiennent le coup. Une histoire qu'il a rêvée, mais qui lui a donné envie de prendre de la cocaïne au réveil. Tweedy ajouta en souriant qu'il ne devrait peut-être pas présenter le titre comme ça. Après cela, on a eu droit à un titre de l'album « Mermaid Avenue » (de 1998) que Wilco avait alors réalisé avec le britannique Billy Bragg : un disque basé sur les paroles du protest Woody Guthrie (1912-1967). Le titre en question fut « California Stars », chanson très folk, mélodieuse et entêtante, pendant laquelle tous les membres du groupe chantaient le refrain ensemble. Avec « The Late Greats Wilco » se termina un excellent concert de deux heures. Il ne fallait pas le rater, ce fut vraiment immanquable !

Setlist:

Bright Leaves

Before Us

I Am Trying To Break Your Heart
War On War
One and a Half Stars
If I Ever Was A Child
Handshake Drugs
Hummingbird
White Wooden Cross
Via Chico
How To Fight Loneliness
Bull Black Nova
Random Name Generator
Reservations
Love Is Everywhere (beware)
Impossible Germany
Box Full Of Letters
Everyone Hides
Jesus, Etc.
Theologians

I'm The Man Who Loves You

Home Me Anway

Misunderstood


An Empty Corner
California Stars (de l'album Mermaid Avenue)

The Late Greats




Montag, 10. März 2014

Anna Calvi, Au Revoir Simone, St. Vincent, Paris, 14.02., 16.02., 18.02.14

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Konzerte: Anna Calvi, Au Revoir Simone, St. Vincent
Orte: Le Trianon, Le Trabendo, La Cigale, Paris
Daten: 14., 16. und 18.02.2014
Zuschauer: Anna Calvi und Au Revoir Simone ausverkauft, St. Vincent nicht ausverkauft
Konzertdauer: Anna Calvi: etwa 1 Stunde 10, Au Revoir Simone 1 Stunde 15, St. Vincent 1 Stunde 20

Klassischer Hattrick! Drei Konzerte in Folge, die ich alle als etwas gekünstelt, zu stark einstudiert und seelenlos empfand: Anna Calvi, Au Revoir Simone, St. Vincent. Wo ist da die Natürlichkeit geblieben? Ich bin sicher, daß jedes Konzert von diesen drei Acts auf der jeweiligen Tour exakt gleich klingt. Das ist fast wie Fließbandarbeit, die Konzerte sind handwerklich tadellos gemacht, werden aber dennoch irgendwie runtergeritten, ein aufgesetztes Lächeln (Au Revoir Simone), oder eine übertriebene Rockstarpose eingenommen (Anna Calvi, St. Vincent), aber echte Emotionen kommen da kaum auf. Zumindest nicht bei mir.

Nun, ich bin sicherlich etwas hart in meinem Urteil, aber das sind eben die Eindrücke, die ich von diesen Konzerten gewonnen habe. 

Gehen wir vielleicht mal chronologisch vor:

Anna Calvi im Trianon, 14.02.2014:

Anna Calvi spielte im wundervollen Theater Trianon gleich zwei ausverkaufte Shows hintereinander. Etwa 3000 Leute wollten also Anna live sehen, beindruckend.

Ich war beim ersten Konzert am 14. Februar dabei und von der technischen Klasse von Anna Calvi begeistert, aber in emotionaler Hinsicht letztlich kaum bewegt. Deutlich zu erkennen war hier, daß jedes Hochreißen der Gitarre, jeder Ausfallschritt, ja selbst die Mimik komplett einstudiert waren. Nun sah ich Anna Calvi nicht zum ersten Mal. Insgesamt komme ich auf mindestens 5 Konzertbesuche. Neu war allerdings, daß ich sie in einer solch großen Venue erlebte. War ich vorher immer nahe dran, stand ich dieses mal recht weit von der Bühne entfernt. Mein Platz war wahrlich nicht toll, ich stand außerhalb des eigentlichen Publikumsbereichs, umringt von vielen Leuten, mit mitelmäßigem Blick und an dieser Selle nicht perfektem Sound. Oliver Peel im Abseits. So oder so ähnlich war das.

Aber davon unabhängig erinnerte mich der Auftritt an etliche andere, die ich von Calvi bereits gesehen hatte. Das langweilte mich, obwohl sie wie immer hervorragend (wenngleich wahnsinnig theatralisch) sang, perfekt Gitarre spielte (der Wahnsinn, was sie da drauf hat!) und natürlich auch wie aus dem Ei gepellt aussah.

Hohes Niveau, das Abend für Abend abgerufen wird, aber nicht wirklich der Inbegriff für Rock'n Roll is wie ich ihn verstehe. Wo ist da Platz für Improvisation, für eine spontane Änderung der Setlist, für eine ungeplante Aktion, für irgend etwas in dieser Richtung? Nicht vorgesehen. Da wird keinerlei Risiko eingegangen. Alles muss perfekt sein. Genauso perfekt wie die Haare und die Klamotten. Hochglanzbluesrock für Modemagazine. Wenn Anna Calvi nicht so klein wäre, könnte sie selbst noch auf dem Catwalk laufen und unser Karl Lagerfeld würde mit seinen beknackten Halbhandschuhen dastehen und Beifall klatschen.

Wobei man definitiv nicht sagen konnte, daß nur die jeweiligen Alben Note für Note nachgespielt wurden. Da gab es durchaus längere Versionen mit ausgeprägten Gitarrenparts so zum Beispiel bei dem vorzüglichen I'll Be Your Man, das mit einem langen Instrumental begann und in der Folge zwischen explosiven Ausbrüchen und ruhigen, sinnlichen Phasen hin und her tänzelte.

Sehr sexy und PJ Harvyesk (aber auch stonerrockig a la Queens Of The Stone Age) Love Of My Life. Da stöhnte sie ähnlich wie eine Maria Sharapova auf dem Tennsicourt, fast so als würde sie ein Oliver Peel persönlich rannehmen.

Nach Piece By Piece kam bei Carry Me Over erneut sehr langer Instrumentalpart in der Mitte, der deutlich von der Albumversion abwich. Ähnliches Bild bei dem das offizielle Set abschließenden Love Wont Be Leaving.

Dazwischen coverte sie sehr sinnlich und sexy Bruce Springsteen (Fire) und liefert mit A Kiss To Your Twin eine hübsche Ballade ab.

Desire war sogar richtig groß, besonders die Harmoniumpassage am Anfang klang herrlich feierlich.

Was allerdings auffiel war, daß sich viele Stücke untereinander ähnelten. Die aufgebaute Dramatik wurde ein bißchen mit Ansage erzeugt, das folgte vieles einem ähnlichen Strickmuster zwischen ruhigen Passagen und feurigen Ausbrüchen.

Da ich das alles schon kannte, konnte mich Anna eben nicht wirlich aus der Reserve locken, selbst wenn ich die 2. Zugabe Blackout nach wie vor umwerfend fand.

Setlist Anna Calvi

01: Suzanne & I
02: Eliza
03: Sing To Me
04: Suddenly
05: Cry
06: Rider To The Sea
07: First We Kiss
08: I'll Be Your Man
09: Love Of My Life
10: Piece By Piece
11: Carry Me Over
12: A Kiss To your Twin (Ballade)
13: Fire (B. Springsteeen)
14: Desire
15: Love Won't Be Leaving

16: Bleed Into Me
17: Blackout
18: Jezebel

Au Revoir Simone, Paris, Le Trabendo, Paris, 16.02.2014


Die Show zum aktuellen Album von Au Revoir Simone hatte Christoph Konzerttagebuch ein paar Tage vor mir bereits in Köln gesehen. Er fand sie langweilig, belanglos, das synchrone Wippen der Sängerinnen machte ihn sogar seekrank. Er stellte die These auf, daß die Platten des weiblichen Trios toll seien, die Band live aber nicht überzeugen könne.


Und in der Tat, den Vorwurf der Belanglosigkeit kann man Au Revoir Simone durchaus machen. Wobei man dabei aber selbstverständlich die Alben mit einbeziehen sollte, denn die sind nun einmal eher leichte Kost, gar seicht wenn man besonders kritisch ist. Die Liveautfritte spiegeln letztlich nur den Charakter der Alben wieder, wobei ich finde, daß die drei Mädels aus New York das Beste aus dem Studiomaterial herausholen und live eher stärker als auf Platte sind. Sie wippen hinter ihren Keyboards wild rum, ja stimmt, aber was sollten sie sonst machen? Statisch bleiben wie Kraftwerk? Wäre cooler, aber auch spannender?



Mein persönliches Problem beim Konzert in Paris war eh ein anderes. In meiner Umgebung wurde sehr laut geplaudert. Drei Italienerinnen hinter mir plapperten ohne Unterlass, kommentierten ein ums andere Mal das gute Aussehen der New Yorkerinnen  auf der Bühe (kein Wort zur Güte der Lied hingegen) und sangen auch (leider falsch!) mit. Das nervte irgendwann so sehr, daß ich mich bald woanders hinstellte, aber auch da wurde ungeniert geschwatzt. Das Publikum fiel wirklich unangenehm auf. Optisch eine Mischung aus Hipstern und Modeblogerinnen (was ja eigentlich wurscht ist), vom Verhalten her einfach nur respektlos. Als ginge es nur ums Sehen und Gesehenwerden. Haben Au Revoir Simone ein solches Publikum verdient? Sind sie etwa gar selbst oberflächlich und arrogant? Au weia, das würde ich ihnen nicht unterstellen wollen! Nur weil sie hübsch sind, müssen sie noch lange keine kratzbürstigen Diven sein. Andererseits spielen sie auch perfekt die Rolle der drei dauerlächelnden Charme-Prinzessinen. Das gehört bei ihnen einfach dazu. Warscheinlich ist ihnen in der Tat oft zum Lächeln zumute, weil sie es lieben auf der Bühen zu stehen, aber ich bin auch davon überzeugt, daß sie selbst dann lächeln würden, wenn es ihnen mal nicht so gut geht (Tod der kleinen Katze oder so...) Anders als eine Scout Niblett die beim letzten Konzert mürrisch dreinblickte, weil sie kränkelte und keinen Bock hatte dies zu kaschieren.




Aber reden wir mal von den performten Songs. Waren die wirklich nur so mittelmäßig wie Christoph sagte? Weil das neue Album nicht so doll ist? Kann ich nicht bestätigen. Stücke wie Crazy, Just Like A Tree oder Someboy Who sind äußerst catchy und stehen den alten Nummern in nichts nach. Man musste freilich das aktuelle Album ein paar mal gehört haben, um das Material live vollends zu genießen. Also Belanglosigkeit hin oder her, die gespielten Lieder waren keineswegs schlecht und wenn das Publikum nicht so genervt hätte, wäre es möglich gewesen, sich diesem gezuckerten Dream Pop vollends auszuliefern.



So aber wurde der Genuß getrübt, wenngleich ich dieses Konzert von Au Revoir Simone als besser und berührender empfand als die Shows von Anna Calvi und von St. Vincent. In manchen Momenten wurde mir durchaus deutlich, warum ich diese Band mag und warum sie so viel Erfolg hat. Da wurde eine Unschuld und Sorglosigkeit vermittelt, die wohltuend wirkte und gute Melodien haben Erika, Anne und Heather sowieso. Wenn es so sahnig gerührt kredenzt wurde wie bei Another Likely Story oder The Lead Is Galloping ("just put your hands up") wurden gar hohe Gipfel erklommen. Dahinplätschernde Stücke wie Let The Night Win oder We Both Know waren aber in der Tat Rohrkrepierer.



Nach knapp einer Stunde wurde das offizielle Set mit dem flotten Shadows abgeschlossen, zum dem die Zuschauer deplatzierterweise mitklatschten. Hier wurde auch etwas Bass gespielt und der ansonsten durchgängig synthetische Sound um ein organisches Element bereichert.


Die erste Zugabe All Or Nothing war dann ein wirkliches Highlight, hier wurden gekonnt zackige Rythmen mit einem ohrwurmigen Refrain und melancholisch-luftigen Parts verbunden. Stay Golden im Anschluß daran sehr getragen und sentimental, bevor mit Knight Of Wands dann noch einaml das Tempo angezogen wurde.

Leider entsprach die Setliste bis auf das I-Tüpfelchen anderen Setlists der aktuellen Tour, was meine These bestätigt, daß da jeden Abend das Gleiche runtergeleiert wird. Kann man nach 4 Alben nicht zumindest ein wenig abwandeln?

Setlist Au Revoir Simone

01: More Than
02: Just Like A Tree
03: Gravitron
04: Another Likely Story
05: Tell Me
06: Let The Night Win
07: Only You Can Make Me Happy
08: We Both Know
09: The Lead Is Galloping
10: Anywhere You Looked
11: Crazy
12: Somebody Who
13: Shadows

14: All Or Nothing
15: Stay Golden
16: Knight Of Wands

St. Vincent, La Cigale, Paris, 18.02.2014


St Vincent stand am 18.02.2014 in der ehrwürdigen Cigale auf dem Programm. Ein wundervolles altes Theater in dem ich zuletzt Bill Callahan gesehen hatte. Heute setzte ich mich zum ersten Mal ganz nach oben auf den Balkon und hatte eine super Sicht.


Visuell wurde dann auch einiges geboten. Wobei mir persönlich der bloße Anblick der hübschen Annie gereicht hätte. Die Räkelnummer auf den weißen Treppenstufen, das übertheatralische Gitarrenspiel, die perfekt durchinszenierte Choreographie, die geprobten Tanzschritte, all dies hätte sie für mich nicht aufbieten müssen.

So erinnerte mich dann auch dieses Spektakel an jene großer Mainstream Pop Diven wie Madonna (der Song Prince Johnny erinert sogar musikalisch an die Ciccone) oder Gwen Stefani. Eine große amerikanische Show, die wenig Freiraum ließ für Natürlichkeit oder charmanten Amateurismus. Zugeben, aus künstlerischer Sicht war das gut gemacht, allein schon atemberaubend wie Annie mit ihren hohen Boots so flink laufen und hüpfen konnte und wie elegant und grazil sie sich in einer Szene die Treppenstufen runtergleiten ließ. Aber: wer brauchte das? Ich jedenfalls nicht.


Zumal mir auch die Musik nicht immer wirklich zusagte. Zwar war das Gitarrenspiel von Annie technisch brillant, aber das Ganze war mir viel zu funkig (Funk mochte ich noch nie), klang zu sehr nach Prince und David Bowie in der Glamphase, strotzte nur so vor (freilich gewollten) Disharmonien und Brüchen. Es wirkte, als wolle uns die Künstlerin auf fast streberhafte Weise zeigen, was sie alles so drauf hat. Dabei wussen wir doch alle längst, daß sie ein großes Talent ist. Mir persönlich hätten etwas eingängigere Lieder besser gefallen. Das neue Material sagte mir kaum zu.



So hatte das Konzert für mich dann auch die besten Momente, wenn alte und ohrwurmige Klassiker wie Cruel oder Cheerleader kamen, bei denen auch mal ein Refrain haften blieb. Ansonsten wurden oft Lieder zerhackt, überfrachtet und mutwillig ihrer Melodie beraubt. Kritiker stehen auf so was, kriegen eine feuchte Hose und schwärmen von der unglaublichen Kreativität, ich aber sehnte mich nach richtigen Songs. 



Schon der erste Titel Rattlesnake gab mir fast Kopfschmerzen und endete mit einem krachigen Gitarrenpart äußerster Theatralik. Besser aber Birth In Revers, der mit seinen abrasiven Riffs an die Gang Of Four erinnte.


Das für mich gelungenste Lied des neuen Albums war Huey Newton, da spielte Annie nämlich zumindest im ersten melancholischen Part ihre schöne Stimme aus, bevor der zweite Teil mit saftigen Gitarren aufwartete.

Hatte das Konzert also musikalisch ein paar gute Momente, irritierte mich durchgängig die Kühle, die von dem Vortrag ausging. Ich merkte quasi nie eine direkte Verbindung zwischen Musikerin und dem Publikum und hatte den Eindruck, daß man in jeder Stadt der Tour exakt das Gleiche sehen würde.

Vielleicht gab es auch deshalb diese seltsame Phase, in der Anne scheinbar spontan Fragen in die Runde warf, obwohl sie noch nicht einmal die Antworteten abwartete. Ob jemand schon einmal das Gefühl gehabt hätte, die eigene Hand gehöre jemand anderem, war eine der Fragen und ein paar Leute im Publikum hoben ihren Arm in die Höhe. Ich war mir sicher, daß sie exakt die gleichen Fragen jedes Mal stellen werde, deshalb hörte ich da gar nicht richtig hin. Es wirkte, als wolle sie krampfhat versuchen, ihre kühle Show etwas aufzulockern.

Nach den gespielten 80 Minuten war ich deshalb nur mittelmäßig begeistert. Das Publikum tobte, aber ich war mir nicht sicher, ob ich St.Vincent in absehbarer Zeit noch einmal live sehen wollte. Ihre Entwicklung geht leider Eichtung Showstar und somit gen Mainstream. Eher nix für mich. Schade.

Setlist St. Vincent

01: Rattlesnake
02: Digital Witness
03: Cruel
04: Birth In Reverse
05: Regret
06: I Prefer Your Love
07: Pieta
08: Laughing With A Mouth Of Blood
09: Surgeon
10: Cheerleader
11: Every Tear Disappears
12: Prince Johnny
13: Year Of The Tiger
14: Black Rainbow
15: Marrow
16: Huey Newton
17: Bring Me Your Lovers
18: Northern Lights
19: Krokodil

20: The Bed
21: Your Lips Are Read 







Donnerstag, 28. Februar 2013

Alt-J, Paris, 24.02.13

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Konzert: Alt-J (Stealing Sheep)
Ort: Le Trianon, Paris
Datum: 24.02.2013 
Zuschauer: ausverkauft
Konzertdauer: nur 50 Minuten


Schon ein krass seltsames Gefühl, bei einem Konzert neben verpickelten sechzehnjährigen Mädchen mit strähnigen Haare zu stehen. Zu sehen, wie sie die Texte mitsingen, Händchen halten und gemeinsam den Sänger auf der Bühne anhimmeln, schlechte Photos mit ihren kleinen Kameras oder Handys von ihm schießen. Eine schlimme Phase, diese Pubertät bei den Mädels und eigentlich hatte ich keinerlei Absicht, hautnah mitzuerleben, wie sich so etwas äußert.

Aber das Publikum, zumindest in meiner Ecke, bestand nun einmal zum Hauptteil aus diesen schmachtenden Girlies, denen sogar der Ticketpreis von 30 Euro nicht zu hoch war. Papi zahlt ja. Ob ich meine nichtvorhandene Tochter auch zu einem Konzert von Alt-J lassen würde? Sicherlich. Die Burschen in der Band sehen so brav und pflegeleicht aus, daß sie keinen schlechten Einfluss ausüben dürften. Sie rauchen nicht, sie trinken nicht, sie schreien nicht rum. Total harmlos. Zu Pete Doherty dürfte meine Tochter nicht, aber Alt-J ist okay, da passiert nix.

Und die Musik ist ja ohnehin schon einmal gar nicht so übel. Da dachte ich immer, daß pubertierende Mädchen nur Justin Timberlake und Beyonce hören und dann gehen sie doch tatsächlich zu Alt-J. Wann gab es so etwas überhaupt schon einmal? Dass Musikkritiker und heranwachsende Mädels einer Meinung waren?

Aber wie war jetzt das Konzert? Konnte es die hohen Erwartungen, die durch die lobpreisenden Artikel und die vielen Auszeichnugen entstanden sind, erfüllen? Jein.


In musikalischer Hinsicht war das eine tadellose Leistung. Die vier Jungspunde bekamen die Platte sehr detailgetreu umgesetzt. Die Hits wie Tessellate, Matilda oder Breezeblocks klangen live fast noch toller als auf der äußerst gelungenen CD An Awesome Wave, aber ansonsten kam leider nicht viel rüber. Vor allem der total ruhige Sänger Joe Newman war der Problembär. Er machte während des gesamten Konzertes keine einzige Ansage und überließ das Reden ausschließlich dem nerdigen Keyboarder mit Basecap, der sogar des Französischen mächtig war. Newman ging so vorsichtig und schüchtern zu Werke, als wolle er niemanden stören. Nie griff er mal beherzt in die Saiten seiner Gitarre und ganz selten bewegte er sich mehr als nötig. Stattdessen sang er traumversunken in sein Mikro und spulte die Songs des Albums ab. Emotionen Fehlanzeige.


Allerdings reichte ein Blick auf den blonden Bassisten, um sich bewußt zu werden, wie unglaublich jung diese Senkrechtstarter aus Leeds noch sind. Den Kerl hätte ich nicht älter als sechzehn geschätzt und auch der Drummer schien noch nicht volljährig. Der Erfolg kam für sie wahnsinnig früh und wahnsinnig schnell und so ist es auch kein Wunder, daß sie erst einmal in ihren Starstatus reinwachsen müssen. Geben wir ihnen die Zeit, sich auch auf der Bühne zu entwickeln und Sicherheit und Selbstvertrauen zu gewinnen. Songtechnisch sind sie definitiv ein großer Gewinn für die Musikszene. Ihre Chorgesänge sind wundervoll, die Melodien herrlich und ihr minimalistischer Ansatz sehr lobenswert. Sie sind viel viel besser als andere junge britische Bands, die in den letzten 10 Jahren gekommen und (oft sehr schnell) gegangen sind.

Ich jedenfall bleibe bei Alt-J am Ball und traue ihn durchaus zu, in den nächsten Jahren packende Konzerte abzuliefern, die auf der Höhe ihres Studiowerks sind.

Setlist:

01: Intro
02: (Ripe & Ruin)
03: Tessellate 
04: Something Good
05: Buffalo
06: Dissolve Me
07: Fitzpleasure
08: Matilda
09: (Guitar)
10: Bloodflood
11: Ms
12: Breezeblocks

13: Handmade
14: Taro



Sonntag, 2. Dezember 2012

Mina Tindle, Paris, 26.11.12

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Konzert: Mina Tindle (Vorgruppe Judah Warsky)
Ort: Le Trianon
Datum: 26.11.2012
Zuschauer: etwa 1200
Konzertdauer: 90 Minuten


Version française en bas du texte!

Der 26. November 2012. Wieder einmal ein Tag, an dem ich mir selbst anerkennend auf meine Bloggerschulter klopfe. "Haste mal wieder richtig prophezeit, Olli, daß die süße Mina Tindle es mal weit bringt und kanntest sie ja schon wieder vor den anderen." Gut, Eigenlob stinkt, aber der Franzose sagt auch: "on est jamais aussi bien servi que par soi même" (das könnt ihr euch selbst übersetzen, haha!).


Ein Blick in das Archiv des Konzerttagebuchs dokumentriert es genau:  am 15.10.2008 war ich zum ersten Mal auf einem Konzert von Mina Tindle in der Pariser Flèche d'or. Damals gab es von ihr weder eine Single noch eine EP und schon gar kein Album. Der Longplayer ist inzwischen im Frühjahr 2012 erschienen und immerhin vier der sechs Lieder, die sie damals in der Flèche d'or gespielt hatte (Sister, To Carry Many Small Things, The Kingdom, Lovely Day), haben es auch auf die Taranta genannte Platte geschafft.


Dennoch klangen die Songs heute merklich anders, denn es wurde im Laufe der Jahre viel an ihnen rumgefeilt, rearrangiert und neuinterpretiert. Zudem hat sich ihre Livetruppe im Lauf der Jahre auch positionell verändert. Maxime Chamoux ist schon seit geraumer Zeit nicht mehr am Piano dabei und auch Thomas Pirot sitzt nicht mehr hinter den Drums. Geblieben ist der alte Weggefährte Guillaume Villadier an Gitarre, Bass und Ukulele und der Syd Matters-Musiker Olivier Marguerit an Schlagzeug (im Stehen), Keyboard und Trompete. Dieses Power Trio ist inzwischen gut zusammengewachsen und hat gemeinsam unzählige Konzerttermine 2012 absolviert. Sie waren eigentlich überall, nur nicht in meinem Wohnzimmer...






Heute also die bisherige Krönung der Laufbahn von Mina Tindle, das Bespielen der 1600 er Location Le Trianon. Ein prachtvolles, geschmackvoll renoviertes Theater, welches heute wohl etwa 1200 Zuschauer sah. Das Parkett unten war bestuhlt, so als wolle man zum Ausdruck bringen, daß es eine gesetzte Veranstaltung ist, bei dem auch ältere Semester dabei sind und man sich ordentlich zu benehmen hat. So eine Art Diplomverleihung für die Künstlerin im Beisein der Eltern.


Aber das soll mit dem "gesetzte Veranstaltung" jetzt gar keine Verhohnepiepelung sein, im Gegenteil. Die durchgängige Bestuhlung bot den würdigen Rahmen für ein wundervolles Fest. Hier gab es kein Rempeln und Stoßen, keine Kameras oder Smartphones die störend in die Luft gerissen wurden und auch niemanden, der sich vordrängelte. Alle saßen sie friedlich da und guckten mit leuchtenden Augen auf die Bühne und wurden Zeuge des Talentes der jungen Pariserin und ihrer beiden männlichen Mitmusiker.

Trotz der Nervenanspannnung machten die drei Sympathen ihre Sache gut und es half sicherlich auch, daß Olivier Maguerit mit Syd Matters schon im 2500 Zuschauern fassenden Olympia gespielt hatte. Seine Erfahrung und Routine übertrug sich auch auf die Sängerin und Guillaume, der ohnehin immer wahnsinnig lässig und unbeirrbar wirkt.


Stimmlich gab es also keine stressbedingten Wackler bei Mina Tindle und ihre hübsche, leicht jazzig/soulige Stimme kam zur vollen Entfaltung. Musikkritiker vergleichen sie immer wieder mit Feist, manche sogar mit Alela Diane. Zu Alela sehe ich allerdings stimmlich kaum Gemeinsamkeiten. Dennoch gab es aber ein Band, daß Mina mit Alela verband und zwar die Tatsache, daß die Französin im letzten Jahr genau an der gleichen Wirkungsstätte das Vorprogamm der Kalifornierin bestritten hatte. Deshalb sprach Tindle auch von einer Art Jahrestag, der hier gefeiert wurde und von einem irrealen Ereignis, das sie sehr berühre. An den intensiv glänzenden Augen der natürlichen Schönheit konnte man ablesen, daß dies kein blabla war, mehrfach wähnte ich sie am Rande der Tränen, vor allem bei den Danksagungen.


Das Publikum, darunter natürlich viele Bekannte und Freude, retunierte diese Ansprachen sofort mit lautem Applaus, aber es wurde nicht nur für die schönen Reden, sondern selbstverständlich auch für die guten Lieder geklatscht. Für Pan, einen der wenigen französischen Chansons, der gleich zweimal gebracht wurde, einmal relativ zu Beginn und später dann zusammen mit JP Nataf als letzte Zugabe. Für Sister, bei dem das Toypiano so herrlich pluckerte und der Rhythmus gut in die Beine ging (obwohl man sich freilich nicht bewegen konnte). Für Too Carry Many Small Things, der schwungvollen Hitsingle, zu der auch viele Leute mitklatschten oder für The Kingdom, das vor Jahren bereits als Vinylsingle ausgekoppelt worden war.



Mein persönlicher Favorit hieß aber Austin. Damals als B-Seite auf The Kingdom enthalten, wurde der Song seitdem komplett neu arrangiert und deutlich in die Länge gestreckt. Das tat ihm sichtlich gut, denn er brillierte durch Komlexität, eine sich steigernde Dramatik  und eine erstaunliche Wendung gegen Ende, bei dem der "Magier" Olivier Marguerit ein wenig die psychedelische Handschrift seiner Hauptband Syd Matters mit einbrachte.

Austin war auch gleichzeitig letzter Track des offiziellen Sets. Der Zugabenteil wirkte danach wie ein Schaulaufen im Eiskunstlauf. Hier wurde alles aufgeboten, was die Schönheit und Feierlichkeit noch steigern konnte. Eine sizilianische glutäugige Tänzerin zum Stück Taranta, ein mehrköpfiger, absolut traumhaft schön singender Frauenchor, in dem man glänzende Sängerinnen wie The Rodeo, Lidwine und Mitglieder der Band Les Colettes wiederfand, ein Caetano Veloso Cover (Os Argonautas) und das erwähnte französisch gesungene Pan mit dem rauschebärtigen alten Herrn des Indie-Chansons JP Nataf (Archivfoto), den Kenner noch von der Band The Innocents her kannten.

Insgesamt fast 90 Minuten ging das so und ich muss nicht lügen, um zu sagen, daß ich an diesem feinen Konzert mehr Freude als an einem Fußballspiel hatte.

Daß ich hinterher bei der Aftershow kaum mal eine Gelegenheit hatte, Mina Tindle zu ihrem Auftritt zu beglückwünschen, weil immer neue Gratulanten ankamen, war zu verschmerzen. Ich habe sie halt nicht mehr "für mich alleine" , wie damals in der Fleche d'or 2008, als ich ganz locker und ungestört mit ihr plaudern konnte . Aber ich teile sie gerne mit allen, die sie mögen (Mann bin ich ein großzügiger, ja geradezu großmütiger Mensch!) und wünsche ihr auch bei den anstehenden deutschen Konzertterminen den größtmöglichen Zuspruch. Sie wird auch verzaubern, wie eine Tarantel, dessen bin ich mir sicher.

Setlist Mina Tindle, Le Trianon, Paris

01: Allegria
02: Bells
03: The Kingdom
04: Pan
05: Too Loud
06: Henry
07: Sister
08: To Carry Many Small Things
09: Echo
10: Demain
11: Lovey Day
12: Austin

Tanzpassage, 

13: Taranta
14: The Good
15: Os Argonautas (Caetano Veloso)
16: Pan (avec Nataf)

Deutsche Konzerttermine von Mina Tindle: 

08.12.2012: Gebäude 9, Köln
09.12.2012: Jahrhunderthalle, Bochum
10.12.2012: Alte Feuerwache, Mannheim
11.12.2012: Festsaal Kreuzberg, Berlin >> höchstwahrscheinlich in den Comet Club verlegt; erkundigt euch bitte beim Veranstalter

Pour nos lecteurs français:




Le 26 novembre 2012. Un de ces jours où je me félicite moi-même d'avoir découvert l'artiste Mina Tindle si tôt et où je suis content de mes qualités de dénicheur de talents (pour les compliments on n'est jamais aussi bien servi que par soi même, n'est-ce pas?)! J'avais prédit un parcours pareil pour la talentueuse parisienne dès le premier concert que j'ai vu d'elle le 15/10/2008 à la Flèche d'or. À l'époque elle n'avait pas encore de 45 tours, ni de Ep et surtout pas d'album. Mais finalement 4 morceaux qu'elle avait joués à la Flèche d'or ce soir-là, ont fini sur l'album, finalement intitulé Taranta.



Mais aujourd'hui ces belles chansons sonnaient très différemment. Ces dernières années Mina les avait réarrangées, retravaillées et re-interpretées et puis il n'y a plus exactement la même équipe sur scène non plus. Le pianiste Maxime Chamoux (Please Dont Blame Mexico) a quitté l'aventure, le batteur Thomas Pirot (Nelson) ne fait plus partie du groupe non plus et seulement Guillaume Villadier (Sidi Ali), le guitariste/bassiste est resté. Depuis un moment le multi-instrumentaliste Olivier Marguerit (Syd Matters, Chicros, Fugu et plein d'autres) a rejoint le groupe et y joue de la batterie (debout!), des claviers, et de la trompette. Ce "Power Trio" a joué d'innombrables concerts en cette année 2012. Ils étaient vraiment partout (Maroquinerie, Bouffes du Nord, Festival Fnac live, EMB Sannois, Colette, etc) sauf dans mon salon....

Aujourd'hui donc le couronnement de ce très beau parcours au Trianon, somptueux théâtre de 1600 places, récemment rénové avec beaucoup de style et d'élégance. La salle était entièrement équipée de sièges, comme pour une sorte de "remise de diplômes" en présence des parents et des amis!

Le Trianon est le cadre idéal pour un évènement pareil, pas de bousculades, pas de bras levés avec une caméra ou un portable qui bouche la vue, personne ne profitant d'une seconde d'inattention pour se précipiter sur une place laisser vacante. Tout le monde était assis dignement et regardait les yeux brillants la scène et fut temoin du charme et du talent de Mina Tindle et de ses musiciens.


Malgré le stress et la tension, les artistes s'en sortaient très bien et je pense que l'expérience d'Olivier Marguerit qui avait déjà joué avec son groupe Syd Matters au mythique Olympia, y était pour beaucoup. Son calme et sa lucidité se transmettait au reste du groupe.


Vocalement il n'y avait aucun tremblement chez Tindle, et sa belle voix jazzy/soul pouvait se développer pleinement. Des critiques la comparent souvent à Feist et même à Alela Diane. Avec la dernière je ne vois pas trop de similitudes, mais il y a quand  même un lien qui noue Mina et Alela: la parisienne avait fait juste un an avant la première partie de la californienne au même endroit et c'est pour cela que Tindle parlait aussi de ce concert aujourd'hui comme une sorte de premièr anniversaire. Jamais elle n'aurait imaginé de jouer ici comme tête d'affiche, déclara-t-elle émue et la lueur dans ses yeux verts (elle pleurait un peu, non?) nous montrait que ce n'était pas seulement du blabla. Elle reçut beaucoup d'applaudissements chaleureux pour ces petits discours, mais le public n'apprécia pas seulement les remerciements, mais également et surtout les magnifiques chansons plein de grâce et de tendresse.



Les meilleures dans un set bien équilibré furent Pan, mélancolique chanson française, jouée même deux fois, puis Sister, morceau enjoué avec une mélodie irrésistible, le tube Too Carry Many Small Things euphoriquement reçu par le public, et puis The Kingdom, un tres bon vieux titre, sorti en 45 tours sur Sauvage Records il y  deux ans.

Mais le titre le plus remarquable fut Austin. Au départ seulement Face B du single The Kingdom ce titre fut complètement réarrangé depuis et brilla par sa complexité, son changement de rythme et un final fabuleux où on voyait bien  la patte psychédélique de Syd Matters, incorporé par Olivier Marguerit qui faisait sortir des mélodies de toute beauté de son piano électrique.



Austin était également le dernier morceau du set officiel. Vinrent ensuite les rappels avec une danse hypnotique de Moira Cappilli , une amie de Mina ("l'une des femmes de sa vie même) qu'elle avait croisé lors d'un voyage, puis le morceau titre de l'album Taranta et l'arrivée d'un sublime choeur féminin, composé de filles très douées comme The Rodeo, Lidwine, Emma Broughton, Myra Lee, Maeva et deux membres des Colettes (Diane Sorel et Anne Millioud-Gouverneur) C'était la phase la plus solennelle et conviviale du concert où les voix s'entremêlaient parfaitement pour le plus grand joie des auditeurs.

Mais ce n'était pas tout. Pour les deux dernieres chansons Mina changa de langue, laisse l'anglais de côté et interpréta avec plein d'émotion en portugais Os Argonautas, reprise de Caetano Veloso puis en dernier rappel encore une fois Pan cette fois ci avec JP Nataf, chanteur barbu et culte des Innocents.





Au vu de ce magnifique concert, je suis totalement persuadé que son parcours ne s'arrête pas là et je vous donne rendez-vous très bientôt à l'Olympia!



Mittwoch, 7. November 2012

Band Of Horses, Paris, 06.11.12

2 Kommentare

Konzert: Band Of Horses
Ort: Le Trianon, Paris
Datum: 06.11.2012
Zuschauer: etwa 1000? nicht ganz ausverkauft
Konzertdauer: 96 Minuten 


Ich bin eben kein cooler Hipster aus Brooklyn, so viel scheint nach dem sensationellen Konzert der Band Of Horses in Paris klar.



War ich noch am Wochenende zuvor auf dem Pitchfork Festival Paris mit experimentellen, synthetischen und oft unhörbaren Klängen über alle Maßen traktiert worden (wer hält es eigentlich aus, ungefragt mit  Acts wie Factory Floor, Death Grips, Liars, Fuck Buttons oder gar Robyn und Sebastian Tellier beschossen zu werden? eine auditive Vergewaltigung sowas!) ging es an diesem Montag deutlich bodenständiger zu.

Bei der Band Of Horses gab es kein übercooles Publikum, keine arroganten Schnösel und auch keine Modenschau der Eitelkeiten, sondern angenehme, feierfreudige Zuschauer aller Altersklassen, wobei erfreulicherweise viele junge, hübsche Mädchen darunter waren. Also nicht nur Bauernlümmel mit Amerika-Nostalgie oder Sozialkundelehrer mit Frau Gemahlin, wie man das befürchten durfte. Nein, spießig waren sie nicht, die Leute, die eine Karte für die Band Of Horses gekauft hatten. 

Dabei ist die Musik der Truppe um den integral tatöwierten Sänger Ben Bridwell zugegebenermaßen immer mal wieder recht hausbacken und mit amerikanischen Klischees versehen. Und Bridwell selbst würde ja perfekt als Marlboro-Mann durchgehen, noch von weitem hat man den Verdacht, daß es unter seinen Cowboystiefeln nach Kuhmist riecht. Von den kitschigen Landschaftsvideos mit den Wasserfällen und den Sonnenuntergängen ganz zu schweigen.


Aber ich glaube, daß die BOH die ganze Sache auch mit einem Augenzwinkern versieht. Sicherlich sind sie stolz auf ihr Land und ihre atemberaubend weiten Landschaften, aber zum Teil spielen sie natürlich auch die Rolle der typischen Amis, gerade in Europa. Ich denke das Publikum will das jetzt so, würde es nicht hinnehmen, wenn sie sich plötzlich rasierten und wie Interpol in Anzügen rumstehen würden. Passte ja auch nicht zu der Musik, die sich zwar modernem Mainstreampop nicht verschließt, aber auch immer wieder stark nach Southern Rock klingt. Gerade die Anfangsphase, in der Bridwell beim ersten Lied For Annabelle Mundharmonika spielte und der dicke Keyboarder Ryan Monroe danach bei Motors seine Orgel aufbrausen ließ, klang so gar nicht nach Europa. Ihre Herzschmerzballade No One's Gonna Love You, die deutlich später kam, hingegen wesentlich mehr. Ein solches Lied könnte theoretisch auch von Coldplay kommen.

Southern Rock gemischt mit Coldplay. Pfuiteufel?! So was soll gut sein? Und gut als was? Als Brechmittel? Hmm, mag sein, daß das manchen hilft, ihr Abendessen in die Toilette zurückzugeben, mir aber hat die Sache so viel Spaß wie lange nicht mehr gemacht. Mehr noch, ich kam saumüde hin und ging total berauscht wieder heraus!

In einer Spielzeit, in der ein Fußballmatch mit Nachspielzeit über die Bühne geht, haben die zünftigen Buben da oben ein Wahnsinnskonzert abgeliefert. Hier gab es alles was das Herz begehrt. Fetzige Folkrocksongs mit der Kraft der drei Gitarren (Is There A Ghost, Weed Party, Laredo), herzeißende Balladen, bei denen auch ein Cowboy schwach würde (Infinite Arms, On My Way Back Home, No One Is Gonna Love You, Slow Hands Cruel Down) und hochmelodiöse Powerpopsongs (Cigarettes, Weddings Band, Ode To LRC, Islands On The Coast), die auch die Shins so ähnlich schreiben würden. All diese vorgetragen mit der unfassbar markanten Falsettsimme von Ben Bridwell, der sich komplett verausgabte, schwitzte wie ein Schwein, aber sichtbar unglaublichen Spaß an der Sache hatte ("wow, this is fun!", rief er einmal beglückt aus). Seine Band spielte ebenfalls wie aus einem Guss und Keyboader Monroe durfte sich bei dem The Hour Glass Cover Ain't No Good sogar als Hauptsänger hervortun (das klang dann irgendwie wie I'm Still Standing von Elton John und war trotzdem dufte). Schade, daß der baumlange Taylor Ramsay nur ab und zu auch mal im Vordergrund singen durfte, denn der Bursche trällert ebenfalls sehr hübsch und bringt auch solo Platten auf den Markt. Er erwies sich wieder einmal als Teamplayer, agierte in einer Ecke versteckt dezent aber hocheffizient seinen Part und überließ dem temperamentvollen Bridwell die Show. Der ließ sich nicht lange bitten, wenngleich die größte Showeinlange wirklich immer seine Stimme war. Wie er da hoch und mit voller Inbrunst mit weit aufgerissenem Mund greinte, ja fast heulte wie ein angeschossener Wolf, das verschlug mir glatt den Atem. Als er No One's Gonna Love You vortrug, herrschte absolute Stille, Pärchen hielten sich in den Armen (Romantik, noch so ein Klische, herrlich!) und alle guckten feierlich und mit leicht verheulten Augen nach vorne, wo nur Bridwell und Ramsay im Einsatz waren, während sich die anderen Musiker ausruhten. Diese reduzierte Ballade war eine gelungene Abwechslung zu den vielen lauten Rocksongs mit den superfetten Gitarren und dem prägnanten Orgelsound. Aber es gab auch ein paar Songs, die stilistisch genau dazwischen lagen, wie das wundervolle Infinite Arms, das als Ballade anfing und als wütender Rocker endete (im Gegensatz zur Albumversion wo es durchgängig ruhig bleibt). Diese Abwandlung der Stücke im Vergleich zur Studioversion war dann auch eine der großen Stärken der Show. "We allways change the songs a bit, to keep them fresh and new" erklärte Ben hierzu und er hatte absolut recht und dies im positiven Sinne.  Der Opener des neuen Albums Knock Knock gefällt mir in der Konserve nicht so sehr, zog aber heute beim Livekonzert wahnsinnig gut und reihte sich ein in die lange lange Liste der hammermäßig tollen Songs, zu denen sich mit auch zwei Coverversionen gesellten.


Verdienter Lohn für so viel Ohrenschmaus und Einsatzfreude war ein donnernder Applaus nach dem ersten Abgang nach etwa 80 Minuten. Die Leute trampelten mit den Füßen auf den Boden, was auf dem Parkett des Trianon einen besonders lauten Lärm erzeugte. Folgerichtig wurde der Gig dann auch noch einmal um eine Viertelstunde verlängert und mit Heartbreak On The 101 (kitschig, aber toll) kam ein besonders bemerkenswertes Lied vom neuen Album. Hier  sang Bridwell interessanterweise auch den tiefen, verrauchten Anfangspart, bevor er später wieder in sein gewohntes Falsett verfiel. Beim Hören der Platte hatte ich immer gedacht, daß zwei Sänger an diesem Titel beteiligt gewesen wären.

Der Abschluß mit The General Specific (wie immer auf der getippten Setlist mit Writers vermerkt, warum auch immer) dann wieder sehr amerikanisch angehaucht. Sie wollten eben mit einem positiven, stimmungsvollen Lied beenden, so Bridwell lächelnd. Der Saal nahm das Stück dankend auf, sang und klatschte ausgelassen mit. Eigentlich eher eine Unsitte, passte das hier perfekt und rundete den unfassbaren tollen Abend gelungen ab.

Coolness- Faktor 0, Spassfaktor 10. Konzert des Jahres, ganz klarer Fall!!! Was soll da sonst noch kommen?

Setlist Band Of Horses, Le Trianon, Paris

01: For Annabelle
02: Electric Music
03: Aint No Good
04: The Great Salt Lake
05: Is There A Ghost?
06: Weed Party
07: Islands On The Coast
08: On My Way Back Home
09: Cigarettes, Wedding Bands
10: Everything Is Gonna Be Undone
11: Laredo
12: Older
13: Slow Cruel Hands Of Time
14: No One's Gonna Love You (Duo)
15: Don't Ya Take It Too Bad (Townes Van Zandt Cover)
16: Knock Knock
17: Ode To LRC
18: The Funeral

19: Heartbreak On The 101
20: Snow
21: Infinite Arms
22: The General Specific


Aus unserem Archiv: 

Band Of Horses, Paris, 26.02.11
Band Of Horses, Köln, 15.02.11
Band Of Horses, Paris, 30.08.10
Band Of Horses, Paris, 27.08.10
Band Of Horses, Paris, 08.04.10
Band Of Horses, Paris, 28.02.08


 

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