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Donnerstag, 26. September 2019

Wilco, Paris, 22.09

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Concert: Wilco

Lieu: Le Trianon

Date: 22.09
Durée: 2 heures
Spectateurs: environ 1000
Relecture du texte par Frank Godgiven (merci beaucoup!)







Ça faisait sept ans que je n'avais pas vu Wilco. La dernière fois, c'était le 6 mars 2012 dans un Grand Rex assis, un concert un peu spécial vu qu'il y avait eu une dispute entre une partie du public des trois premiers rangs qui voulait être debout et les vigiles de la salle. Depuis, Wilco est revenu une fois dans la ville lumière, c'était le 16 novembre 2016 au Casino de Paris, mais j'avais raté cette occasion. Hier donc j’ai eu la grande chance de revoir Wilco et cette fois-ci j'étais bien présent. Avec ving minutes de retard, d'accord, mais je venais d'un concert en appartement à Fontenay-aux-Roses, (assez loin donc) et le RER était coincé 15 minutes à Châtelet. 






Ma première chanson du soir était donc « Handshake Drugs ». Pas forcément un de mes favoris, mais je me suis dit que si je tombais tout de suite sur un vieux titre, j'allais connaitre pas mal de chansons du set, Les chansons que je ne connaissais pas encore ont été jouées avant, du moins une partie d’entre elles. « Bright Leaves, Before Us, One And A Half Stars », trois nouveautés de l'album à sortir début octobre, nommé « Ode To Joy ». Puis sinon avec « If I Ever Was A Child » le seul morceau de l'album précédent « Schmilco » et deux classiques: « War On War » et « I Am Trying to Break Your Heart », les deux venant de « Yankee Hotel Foxtrot ». Un album qui est souvent considéré comme leur meilleur. Pour ma part je suis aussi grand fan de l'album « A Ghost Is Born ». Quand il est sorti en 2004 il tournait chez moi en boucle et « Hummingbird », une des perles de cet opus, était mon premier moment très fort de ce concert, même s'il manquait le superbe violon qu'on entend dans la version studio. 

Il faisait chaud au Trianon et la salle était bien pleine, mais j'ai quand même réussi a voir Jeff Tweedy depuis ma place un peu cachée derrière un pilier sur le côté, et le son me paraissait également très correct, pas trop fort et pas trop bas. 



Le jeu de guitare virtuose de Nels Cline a été une fois de plus riffs sont si tranchants, si précis, si noise, mais en même temps mélodieux. Bref, c'est un génie. Je me concentrais sur lui et sur Tweedy, même si les quatre autres musiciens jouaient parfaitement bien aussi. 



Tweedy portait tout le temps son bonnet noir, malgré la chaleur. Je ne sais pas comment il a supporté ça, mais il paraissait en forme, il a été vocalement impeccable et était d'assez bonne humeur, riant souvent. En revanche, il ne parlait pas beaucoup entre les chansons, je l'avais déjà vu plus bavard. En général, il commente toujours un peu les actualités politiques, fait des petites remarques, mais pas ce soir. 



Mais la qualité de la musique parlait pour elle seule. Les temps forts du milieu du set : la ballade sentimentale « How To Fight Loneliness, Reservations » et bien sûr « Impossible Germany », le grand favori du public. Le titre commençait lentement mais au final, c'était vraiment le grand spectacle de Nels Cline, qui faisait hurler (mélodiquement) sa guitare pendant de longues minutes, jouant à la perfection des soli époustouflants. Ce qui n'était pas tout à fait du goût d'Isabelle, qui m'accompagnait ce soir. Comme elle est jeune, ça devait sonner un peu vieux jeu pour ses oreilles. Comme je ne suis plus très jeune (pour ne pas dire vieux !), ça sonnait parfaitement bien pour moi. Parfois je pensais même un peu à Dire Straits et Mark Knopfler mais je crois cette association est plutôt mal vu chez les fans de Wilco, c'est pour ça que je me permets cette petite remarque seulement ici sur mon blog. 



Autre très grand classique dans le set: « Jesus, Etc ». Quasiment pour la première fois le public reprenait une partie des paroles en chœur : "Jesus, don't cry, you can rely on me honey, you can combine anything you want. I'll be around, you were right about the stars, each one is a setting sun." N'oublions quand même pas que ce n’était pas une tournée "best of", mais plutôt la présentation du nouvel album « Ode Of Joy » (le onzième) : de ce dernier disque, ils ont finalement joués huit morceaux. Difficile pour moi de juger de leurs qualités : une seule écoute en live ne me suffit définitivement pas, même si je peux déjà dire que j'étais plutôt séduit par la plupart de ses nouveaux titres. Et pour « Everyone Hides » existait déjà un clip que l'on peut déguster sur Youtube. Une chanson rapide, presque dansante, avec une ambiance positive, mais tout de même un peu de mélancolie.



Dans l'ensemble, je n’ai pas non plus remarqué de changement radical de leur style : Wilco fait toujours du Wilco et c'est bien comme ça. Pourquoi changer quelque chose dans leur formule, ce mix raffiné entre classic rock et noise rock ? Style d'ailleurs parfaitement illustré par le tout dernier morceau du concert, « Misunderstood », et ces passages free jazz et noise avec une batterie qui explose par moment, juste pour revenir ensuite sur un rythme beaucoup plus conventionnel. Après « Misunderstood » le groupe quittait une première fois la scène, avant de revenir pour trois morceaux. 



Le premier était un nouveau, appelé « An Empty Corner ». Tweedy expliquait que ça parlait de la "cocaïne sur une coffee machine", proposée à Jeff par le patron d'un liquor store pour que ses employés tiennent le coup. Une histoire qu'il a rêvée, mais qui lui a donné envie de prendre de la cocaïne au réveil. Tweedy ajouta en souriant qu'il ne devrait peut-être pas présenter le titre comme ça. Après cela, on a eu droit à un titre de l'album « Mermaid Avenue » (de 1998) que Wilco avait alors réalisé avec le britannique Billy Bragg : un disque basé sur les paroles du protest Woody Guthrie (1912-1967). Le titre en question fut « California Stars », chanson très folk, mélodieuse et entêtante, pendant laquelle tous les membres du groupe chantaient le refrain ensemble. Avec « The Late Greats Wilco » se termina un excellent concert de deux heures. Il ne fallait pas le rater, ce fut vraiment immanquable !

Setlist:

Bright Leaves

Before Us

I Am Trying To Break Your Heart
War On War
One and a Half Stars
If I Ever Was A Child
Handshake Drugs
Hummingbird
White Wooden Cross
Via Chico
How To Fight Loneliness
Bull Black Nova
Random Name Generator
Reservations
Love Is Everywhere (beware)
Impossible Germany
Box Full Of Letters
Everyone Hides
Jesus, Etc.
Theologians

I'm The Man Who Loves You

Home Me Anway

Misunderstood


An Empty Corner
California Stars (de l'album Mermaid Avenue)

The Late Greats




Freitag, 17. August 2012

Wilco, Haldern, 11.08.12

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Konzert: Wilco
Ort: Haldern-Pop Festival, Rees-Haldern
Datum: 11.08.2012



von Oliver

Der Headliner des diesjährigen Haldern Pop Festivals, Wilco aus Chicago, verdient natürlich auch einen separaten Bericht. Schließlich ist die Band um Jeff Tweedy in den USA eine ganz große Nummer und in Europa nur recht selten anzutreffen. Wilco haben meine letzten 15 Jahre musikalisch entscheidend mitgeprägt, mir mit Alben wie, Yankee Hotel Foxtrott (2002), A Ghost Is Born (2004) und Sky Blue Sky (2007) wunderschöne Stunden bereitet. Ich liebe die zarte, leicht rauchige Stimme von Jeff, sie ist so verletzlich, tröstlich, anrührend. Und live ist natürlich auch der baumlange Gitarrist Nels Cline eine absolute Wucht. Gegen seine schwindelerregenden Soli ist kein Kraut gewachsen, er stellt wirklich das Idealbild eines «guitar hero» dar. Aber natürlich ist die gesamte Band Wilco trotz vieler Line Up Wechsel exzellent und jeder trägt sein Teil zur Unternehmung bei.

In Haldern war es bereits 0:25 h geworden, als Wilco endlich in See stachen. Sie begannen mit Dawned, War und I Might, bevor sie mit At Least That’s What She Said den ersten Riesenhit zum Besten gaben. Der Sensations-Track von A Ghost Is Born, der so langsam und anschmiegsam beginnt und dann in einen völlig überraschenden noisigen Gitarrenpart einmündet, wurde auch von den im Publikum stehenden Musikern von Megafaun und Bowerbirds begeistert aufgenommen. Die Künstler freuten sich wie kleine Kinder, als Nels Cline seine Riffs in den Halderner Nachthimmel entsendete, headbangten phasenweise fast ein wenig.

Packende Abschnitte wie diesen gab es ein paar, so auch bei Klassikern wie Handshake Drugs oder Shot In The Arm, aber nichts kam an den überragenden Mittelteil heran, als mit Hummingbird, Impossible Germany und dem wunderbar melodiösen Born Alone drei besondere Bonbons ins Publikum geworfen wurden. Da wurde deutlich, wie verdammt gut doch diese Amis sind. Kaum eine Gruppe beherrscht ihre Instrumente so gut, nur wenige haben das Händchen dafür, solch zeitlos schöne Melodien zu schreiben und keine einzige Formation schafft es wie Wilco, den Brückenschlag zwischen Classic Rock aus den 70 er und frühen 80er Jahren, US-Indierock der 90er Jahre und Noiserock im Stile von Sonic Youth hinzubekommen. Wilco beherrschen alles. Sobald man glaubt, ein Song sei zu bieder und bodenständig, wird man von experimentellen, oft sehr lauten Passagen überrascht, die dann wie von Gotteshand geführt wieder zum ursprünglichen Thema zurückkehren. Wilco ist beides, Old school und Moderne. Und immer merkt man, daß hinter dieser Truppe, die oft in Stadien spielen, noch «richtige» Menschen stecken und keine ausgebufften Rockstars, die nur auf Kohle aus sind. Wenn hinterher Besucher auf dem Haldern Forum beklagten, dieser heutige Auftritt sei zu routiniert und lustlos ausgefallen, muss man auch um die Launen und die Leiden des Jeff Tweedy wissen. Der Bursche hat in den vergangenen Jahren teilweise Höllenqualen miterlebt, Depressionen und Panikattacken inklusive. Wenn ihm mal nicht danach ist, rumzualbern und auf Verbrüderung zu machen, dann sollte man das akzeptieren. Klar, seine Kommunikation mit dem Publikum am Niederrhein beschränkte sich weitestgehend auf ein «hello», «thank you» und how are you?» aber er bleibt halt eben lieber authentisch, als ein gekünsteltes Bubblegum Smile aufzusetzen.

Mir jedenfalls hat das ungefähr 90minütige Konzert von Wilco gefallen. Natürlich fehlten ein paar Klassiker im Set, allen voran Jesus etc., aber das Ganze war dennoch musikalisch hochstehend. Schade insofern, daß im Laufe des Gigs so einige Zuschauer frühzeitig das Gelände verließen, sodass die Stimmung am Ende eher mau war und auch die eigentlich eingeplanten Zugaben ausgelassen wurden.

So ging dann das Haldern 2012 etwas abrupt zu Ende, ein paar Dankesworte des unermüdlichen holländischen Moderators, das war’s. Macht nichts, das Festivals war insgesamt wieder traumhaft und ein voller Erfolg. Natürlich sind wir 2013 wieder mit dabei!!

Setlist Wilco, Haldern-Pop Festival:

01: Dawned
02: War
03: I Might
04: At Least
05: Heart
06: One Wing
07: Handshake
08: Poor Places
09: Art
10: Standing O
11: Hummingbird
12: Impossible Germany
13: Born Alone
14: Wishful
15: Whole Love
16: Always
17: HMD
18: I’m The Man
19: Shot

20: Late Greats (vorgesehen, aber nicht gespielt)
21: I’m A Wheel


Dienstag, 6. März 2012

Wilco, Paris, 05.03.12

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Konzert: Wilco

Ort: Le Grand Rex, Paris
Datum: 05.03.2012

Zuschauer: mindestens 2300, nicht ganz ausverkauft
Konzertdauer: Hanne Hukkelberg noch nicht einmal 30 Minuten, Wilco 2 Stunden



Duell der Altherrenbands an diesem kühlen 5. März in Paris! Wilco gegen die Tindersticks. Während die Tindersticks* ihre wunderbaren/einschläfernden Songs im Trianon darboten, rockten Wilco das Grand Rex. Obwohl in anderen Konzertsälen auch noch Soko* und Sleigh Bells anstanden, war für mich klar, daß ich zu der Gruppe aus Chicago musste. Meiner guten Freundin Uschi hatte ich versprochen, pünktlich um halb acht da zu sein. Weil Pünktlichkeit aber nicht zu meinen Stärken zählt, trudelte ich erst gegen 19 Uhr 50 ein. Am Empfang wurde mir dann sofort meine Kamera von den Sicherheitsleuten abgenommen und die stiernackigen Typen nervten im Laufe des Abends auch noch zahlreiche anderen Mitbürgerinnen und Mitbürger, Zuschauerinnen und Zuschauer. Niemand außer den wenigen akkreditierten Fotografen durfte auch nur das kleinste Erinnerungsfoto schießen*, sofort kamen die Gorillas angerannt und schnauzten die Leute an.

Das war aber zunächst nicht das größte Ärgernis, denn es galt erst einmal einen guten Sitzplatz zu ergattern, was auf Grund meiner Verspätung gar nicht so leicht war. Überall saßen die fetten alten Böcke und die biederen verblühten Weiber mit ihren ollen Ärschen auf den butterweich gepolsterten Sesseln und es waren nur noch die unbequemen Klappstühle an den Seiten frei. Ich schnappte mir einen solchen, erntete aber von dem Deppen neben mir nur doofe Blicke. Was wollte der Idiot? Es schien so, als dulde er niemanden neben sich. Ich hielt es ungefähr 10 Minuten nebem diesem Mistkäfer aus, dann suchte ich weiter. In der allerersten Reihe sah ich meinen Kumpel Laurent und neben ihm war noch einer dieser verdammt weichen Sessel frei. Da ließ ich mich nicht zweimal bitten und saß plötzlich wunderbar. Sofort fühlte ich mich deutlich besser und ärgter mich auch nicht mehr darüber, daß ich die wunderbare Norwegerin Hanne Hukkelberg verpasst hatte. Ich mag Laurent sehr gerne und auch die Weiber vorne waren viel hübscher. Besonders am Anblick einer langhaarigen Blondine mit 15 Zentimeter hohen Plateauabsätzen, die nicht allzu weit von mir entfernt rumtanzte, geilte ich mich im Laufe des Konzertes ab und zu schön auf. Zwar kam etwa 20 Minuten später noch Jerome angekrochen, für den mein Platz reserviert worden war (er bestand nicht darauf, diesen einzunehmen, sehr höflich die Franzosen!), aber neben ihm hielt ich es auch auf dem Strapotin (= Klappsitz) 2 Stunden problemlos aus.


Um 20 Uhr 30 ging dann das Konzert los. Schon nach dem ersten Lied war mir klar, wie der Abend werden würde. Brillant nämlich! Der Sound war druckvoll und hochvolumig, aber dennoch glasklar und nuancenreich, es war eine Wonne. Die verzerrten Gitarren dröhnten laut aus den riesigen Boxen, Jeff Tweedy (mit Hütchen) sang perfekt und das Schlagzeug trieb von hinten mit einer Wahnsinnspower an. Wir würden es hier in weiten Teilen mit einem Noise-Konzert im Stile von Sonic Youth zu tun haben, so viel war schnell klar. Trotzdem wurden die ruhigen, die besinnlichen Phasen nicht ausgelassen und Tweedy spielte auch immer mal wieder auf der Akustikgitarre. Dominierender Mann war allerdings der baumlange Nels Cline. Was der aus seiner Elektrischen rausholte war einfach unbeschreiblich. Er schrammelte auf seinem Instrument wie ein Irrer und verhielt sich wie ein Reiter in Aufruhr, dem sein wildes Pferd auszubrechen drohte.

Aber zurück zu den gespielten Songs. Schon an dritter Stelle kam der von Yankee Hotel Foxtrott stammende Klassiker I Am Trying To Break you Heart, der in einem experimentellen Finale endete und in das herrlich harmonische One Wing vom Vorgängeralbum einleitete. Ein herzerwärmendes Lied, bei dem die wehklagende Stimme von Tweedy aufs Beste zur Geltung kam. Das erste riesige Highlight kam dann zwei Stücke später mit At Least That's What You Said (von A Ghost Is Born, 2004). Schon immer einer meiner Lieblinge im Set der Amerikaner hatte der Song mit seinem sensationellen Gitarrenriff heute eine solch gewaltige Sogwirkung, daß es mich nicht mehr auf meinem Sitz hielt. Ich sprang vor Begeisterung auf, wollte am liebsten auf die Bühne springen und mitjammen. Aber das wäre nie gegangen, denn die Ordner gingen überpingelig gegen jeden vor, der sich lediglich vorne vor der Bühne aufbauen und friedlich tanzen wollte. Alles wurde verboten. In den Gängen stehen, nach vorne laufen, fotografieren, einfach alles. Dabei waren wir doch verflucht noch einmal bei einem Rockkonzert und nicht in der Philharmonie! Einige Leute begannen deshalb zu murren, ein Amerikaner schrie plötzlich ganz laut: "Jeff, please tell the security guards to chill out". Tweedy ignorierte den Zuruf aber zunächst und konzentierte sich auf das nächste Lied. Ohnehin war er heute nicht zum Plaudern aufgelegt. In einer Szene erklärte er, daß er heute keine langen Reden halten würde, um so so viele Stücke wie möglich spielen zu können. Witzigerweise ging er aber etwa 10 Minuten später doch auf den Zuruf ein und murmelte ganz trocken: "Hey, security guards, please chill out!" Die Typen verstanden natürlich nicht, daß sie gemeint waren und gingen in der Folge mit der gleichen Härte und Pedanterie gegen vermeintliche Störer vor.


Tweedy schien irgendwann auch genug davon zu haben und ließ sich über die weichen Polstersessel aus. Diese seien "ridiculous". So etwas hätte er noch nie gesehen. Bereits beim Soundcheck hätte er sich beim Anblick der Dinger gesagt, daß die einen sofort verleiten würden, tief einzupennen. Nur um abzuschließen mit: "so you know what you have to do." Die Pariser verstanden den Wink mit dem Zaunpfahl und sprangen nun vermehrt von den Sitzen auf. Bei Impossible Germany, das mit einem unfassbaren Zug gespielt wurde, hielt es am Ende keinen mehr auf seinem Sessel. Es brach ein Jubel wie in einem Fußballstadion nach einenm Tor der Heimmannschaft aus. Minutenlang. Genial!

Und nicht allzu viel später kam mit Via Chicago noch so eine Perle aus dem Altwerk. Zwar ging es hier ruhiger zu als bei Impossible Germany, aber sehr schön war es trotzdem. Viele Amis im Publikum sangen jede Strophe mit. Überhaupt das Altwerk: es zog einfach besser als die eigentlich gar nicht schlechten neuen Sachen. So waren dann auch Handshake Drugs und A Shot in The Arm die Titel, die am stärksten abgefeiert wurden.

Danach war erst einmal kurz Pause, aber der Zugabenteil hatte es noch einmal in sich. Ironisch schmunzelnd erklärte Tweedy, daß Jesus, etc. ein Lied sei, daß sich vorher ungefähr lediglich 17 Leute gewünscht hätten. Natürlich wollten alle diesen alten Hit noch einmal hören und auch die erste Zugabe Missunderstood wurde mit Szenenapplaus begrüßt.

Wir näherten uns langsam aber sicher dem Ende, das letztlich mit dem krachigen I Am A Wheel eingeläutet wurde. Nicht mein Lieblingslied im Set. Es gab aber so viele Hochkaräter, daß ich nun wirklich nicht meckern konnte. Hummingbird hätte ich vielleicht gerne noch gehört, Ashes Of American Flags, Either Way, Sky Blue Sky, How To Find Loneliness, oder She's A Jar, aber das hätte definitiv den Zeitrahmen gesprengt.

Alles in allem ein absolut denkwürdiges Konzert. Kaum eines wird am Ende des Jahres 2012 besser gewesen sein. Wilco sind und bleiben eine Klasse für sich. Eine essentielle Band in extrem guter Form!

Setlist Wilco, Grand Rex, Paris

01: Art Of Almost
02: I Might
03: I Am Trying To Break Your Heart
04: One Wing
05: Bull Back Nova
06: At Least That's What You Said
07: Black Moon
08: Spiders (Kidsmoke)
09: Impossible Germany
10: Born Alone
11: Laminated Cat
12: Via Chicago
13: Whole Love
14: Box Full Of Letters
15: Capitol City
16: Handshake Drugs
17: Dawned On Me
18: A Shot In The Arm

19: Misunderstood
20: Jesus, Etc.
21: Theologians
22: Heavy Metal Drummer
23: I Am The Man Who Loves You
24: I'm A Wheel

* Foto von Jeff Tweedy, Archiv.

* Exkurs: Setlist Tindersticks, Le Trianon, Paris:

01: Blood
02: If you’re looking for a way out
03: Dick’s slow song
04: Chocolate
05: Show me everything
06: This fire of autumn
07: Don’t ever get tired
08: I know that loving
09: A night so still
10: Slippin’ shoes
11: Frozen
12: Come Inside

13: 4.48 psychosis
14: Cherry Blossoms

15: Medicine
16: Goodbye Joe

* Exkurs: Setlist Soko, Café de la Danse, Paris:

01: I Cannot Be Bothered To Open My Eyes Again
02: Cry Baby
03: I Thought I Was An Alien
04: People Always Look Better In The Sun
05: Just Whant To Make It New To You
06: Treat Your Woman Right
07: No More Home No More Love
08: Fake It Until You Make It
09: Little Mermaid Man
10: Don't You Touch Me
11: Destruction Of The Disgusting Ugly Hate
12: For Marlon
13: We Might Be Dead By Tomorrow
14: Trapped In Freedom
15: First Love Never Die
16: ?
17: I've Been Alone To Long
18: Paranoia
19: Why Don't You Eat Me Now You Can
20: My Wishful Thinking/You Have A Power On Me
21: My Dreams Dictate My Reality
22: How Are You ?
23: Happy Hippie Birthday

Aus unserem Archiv:

Wilco, Paris, 29.05.07



Mittwoch, 30. Mai 2007

Wilco, Paris, 29.05.07

5 Kommentare
Konzert: Wilco
Datum: 29.05.2007
Ort: Le Bataclan, Paris
Zuschauer: zu 85% ausgelastet


Ein paar verzogene Returns von Philipp Kohlschreiber waren der Grund dafür, daß ich fünf Lieder von Wilco am heutigen Abend verpasste. Am Nachmittag frönte ich nämlich meiner nach Musik zweitgrößten Leidenschaft, dem Tennissport. Beim Turnier von Roland Garros im Bois de Boulogne von Paris wurde ich Zeuge einer äußerst dramatischen Partie, zwischen Kohlschreiber und dem Tschechen Dlouhy. Der Deutsche hatte im fünften Satz bereits vier Matchbälle beim Stande von 6:5, allerdings bei gegnerischem Aufschlag. Hätte er eine dieser Chancen genutzt, wäre ich frühzeitig losgekommen, so aber dauerte das Match mindestens noch eine Stunde länger und endete...17: 15 für Kohlschreiber!

Als ich gegen 21 Uhr 15 abgehetzt das Bataclan betrat, erklang gerade eines der besten Gitarrensoli der letzten 10 Jahre. Ich spreche von dem umwerfenden Instrumentalpart in "At Least That's What You Said" nach genau 2:32 Spielzeit (zumindest auf der CD), welcher das Lied in zwei Teile aufgliedert und den langsamen Part beendet. Damit war ein Einstieg nach Maß gelungen und der Frust darüber, unter anderem eines der gelungensten Stücke des neuen Albums "Sky Blue Sky", nämlich "You Are My Face" verpasst zu haben, einigermaßen vergessen... Das nachfolgende "Side With The Seeds" konnte allerdings nicht ganz an das vorangegangene Lied anschließen, vielleicht, weil ich einfach noch ein wenig Zeit brauche, mich an das neue Album zu gewöhnen. Es ist mir noch nicht ganz so vertraut, wie meine Lieblinge "Summerteeth", "Yankee Hotel Foxtrott" und "A Ghost Is Born". Mit dem Klassiker "Via Chicago" hatten Wilco mich dann aber wieder für sich gewonnen, zumal sie die Ballade mit plötzlich aufbrausenden, donnernden Gitarren aufmotzten, nur um anschließend wieder das Tempo rauszunehmen. Nach wie vor ist das Lied über die Heimatstadt von Frontmann Jeff Tweedy und seinen Wilcos eine sichere Zugnummer, da einfach zeitlos schön. Die rockige Version des Songs kann man übrigens auf "Kicking Television", der Live- CD der Band hören.

Mit "Jesus etc." ging der Reigen der Klassiker nahtlos weiter. Schon die ersten Gitarrenriffe wurden erkannt und die Textzeilen laut mitgesungen. Anscheinend waren heute einige Amerikaner im Bataclan versammelt, darunter wohl auch der Bruder von Jeff Tweedy. Ich bin mir ziemlich sicher, daß der mollige Brillenträger, der gleich neben mir stand und der Jeff wie aus dem Gesicht geschnitten war, zur Familie gehörte.

Zwei Amerikanerinnen fingen an, auf etwas altmodische Weise Tango dazu zu tanzen. Altmodisch ist das Stichwort: der Sound von Wilco ist ziemlich traditionell, Kritiker würden sagen altbacken, ich sage lieber zeitlos. Klar kommen da die siebziger Jahre durch, man denkt des öfteren an Neil Young oder The Band, aber wenn es so gut gemacht ist, habe ich damit überhaupt kein Problem. Auch nicht mit den oft brilletragenden und recht bieder wirkenden Mädchen, die heute abend versammelt waren. Heiße Bräute wie zuletzt bei !!! und LCD Soundsystem im Bataclan, suchte man nämlich vergeblich. Aber auf Coolness war heute mal geschissen, es zählte gute Musik und eine warme herzliche Atmosphäre und die bekam man geboten! Jeff Tweedy schafft es einfach immer wieder, Gefühle zu vermitteln, er wirkt authentisch und natürlich und kommunizierte erneut vorzüglich mit dem Publikum. Ähnlich hatte ich das auch schon vor gut zwei Jahren erlebt, als Wilco vor meinen Augen im Elysée Montmartre auftraten. "Hey, ihr seid wirklich ein tolles Völkchen, schade, daß wir schon heute nacht wieder abreisen müssen, es gäbe ihn Paris noch so viel zu sehen..." Selbst, wenn Rockbands so etwas in jeder Stadt behaupten, Tweedy nimmt man das irgendwie ab...

Bevor sie aber gingen, schütteten sie noch einmal ihr Herz aus, zunächst mit "Hummingbird", einem meiner Lieblingslieder von Wilco und schließlich mit "On And On", dem wohl schönsten Stück auf dem neuen Longplayer. Der Song hat das Zeug, zu meinen Top-Titeln des Jahres zu werden! "One night we will disappear together in a dream" heißt es da unter anderem und als Jeff diese Zeilen in sein Mikro schmachtete, mußte ich schon schwer schlucken. Und dann singt er auch noch "Please Don't cry"! Gar nicht so leicht, bei solch todtraurigen, aber doch wundervollen Liedern...

Als die Schmonzette verklungen war, verließ die sechsköpfige Band die Bühne, aber wer Wilco kennt, weiß, das sie mit Zugaben sehr großzügig sind. Da werden nicht, wie bei anderen Bands, zwei Lieder lieblos runtergespult, sondern ganz in Ruhe sechs (laut offizieller Setlist, ich habe sogar sieben gezählt) tolle Stücke geboten. Mein Favorit darunter war ganz klar die erste Zugabe "Impossible Germany", in dem nicht nur meine alte Heimat erwähnt wird, sondern auch über Japan ("unlikely Japan") gesungen wird. Immer wieder verblüffend, wie Wilco es mit einfachen Mitteln schaffen, wunderbare Lieder zu schreiben, ein paar schöne Gitarrenklänge und die charismatische Stimme von Tweedy reichen schon, "Impossible Germany" ist dafür ein schönes Beispiel. Nach gut 100 Minuten Spielzeit war dann leider Schluß, aber ich bin mir sicher, daß sich Wilco mit ihrer Musik noch lange halten werden und ich sie bald wieder erleben werde!

Wilco on Tour:

30.05.07: Gent
31.05.07: Amsterdam
02.07.07: Barcelona, Primavera Sound Festival
11.07.07: Montreux, Jazz-Festival

Setlist Wilco Paris:

01: You Are My Face
02: I Am Trying To Break Your Heart
03: Muzzle Of Bees
04: Handshake Drugs
05: Shot In The Arm
06: At Least That's What You Said
07: Side With The Seeds
08: Either Way
09: War On War
10: Via Chicago
11: Jesus etc.
12: Walken
13: I'm The Man Who Loves You
14: Hummingbird
15: On And On

16: Impossible Germany (Z)
17: Sky Blue Sky (Z)
18: Spiders (Z)

19: Hate It Here (Z)
20: Always In Love (Z)
21: Late Greats (Z)

von Oliver



 

Konzerttagebuch © 2010

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