Freitag, 22. August 2014

La Route Du Rock deuxième journée, Saint-Malo, le 15 août 2014


La Route Du Rock deuxième journée, Saint-Malo, le 15 août 2014


Le réveil fut dur ce vendredi 15 août. J'ai pas eu beaucoup de sommeil et j'avais encore froid de la veille. Pourtant le soleil était au rendez-vous ce jour là, même si cela suffisait pas du tout pour sécher le terrain ultra boueux.

Dommage aussi que jusqu'au début des concerts à 18h30 tout était fermé sur le site. J'ai même pas trouvé un café ou un croissant sur le terrain et était obligé de sortir pour aller dans la petit village d'à côte, Châteauneuf d'Ille-et-Villaine. Là-bas il y avait un joli parc avec des fleurs magnifiques, une mairie pittoresque et deux trois cafés sympas où on pouvait se restorer pour reprendre des forces. Il me fallait 3 cafés pour me sentir à peu près correct et pour retourner au site pour voir Cheathas. Encore une fois j'étais privilégié et je pouvais arriver devant la scène avant la foule qui a du attendre avant de pouvoir accéder le site 15 minutes après le début du concert. Là je me dis que c'est quand même pas optimal, chacun devrait avoir la possibilité de voir les débuts des concerts sur la scène des Remparts à 18h 30. On devrait changer ça pour les années à venir.

Je voyais Cheatahs donc avec peu d'autres spectateurs (que des gens accrédités comme moi en gros) et c'était vraiment un chouette concert des londoniens qui sonnaient un peu comme Pavement, Dinosaur Jr. ou Teenage Fanclub. Quand je dis londoniens, cela ne veut pas dire que les membres du groupe sont britannique ! Ils se sont seulement fondés dans la capitale sur la tamise en 2009. Les musiciens viennent du Canada (le chanteur), des USA (le guitariste) et de l'Allemagne (le batteur) !

Un groupe international donc, jouant un mélange de shoegaze, de noise pop et de rock indé US. Leur premier album éponyme me plait vraiment bien et en live à la Route Du Rock ils m'ont charmé aussi, même si certains se sont plaints d'un son pas au top. Il faut écouter "Fountain Park" ou "Cut The Grass" pour se faire une idée du style de ces faux anglais.

Anna Calvi faut plus la présenter. Tout le monde la connait ou presque. On connait aussi sa discipline, son travail acharné pour améliorer son déjà impressionnant jeu de guitare, son look toujours élégant et parfait (le maquillage de mannequin, ses pantalons noires taille haute, ses talons de 10 cm au moins), ses fans célèbres Brian Eno et David Lynch, ses morceaux phares "Desire" ou "Eliza". On connaissait moins son (nouveau) bassiste et multiinstrumentaliste et ceux qui ont seulement vus sa tournée pour le premier album sa nouvelle tendance de porter ses cheveux ouvertes. Avant elles étaient toujours attachés d'une manière très stricte. Un signe pour montrer plus d'ouverture et moins de rigueur ? Hmm, difficile à dire. Anna n'est toujours pas la musicienne qui s'ouvre beaucoup, qui communique avec le publique, elle garde toujours une distance, reste mystérieuse et un peu réservé. Mais cela va très bien à son style et son look, elle incarne parfaitement le rôle de la femme fatale qui fait craquer tous les hommes par ses yeux blues glaciales et un petit sourire coquine.

En tout cas musicalement c'était énorme encore, le set un parcours sans fautes avec des riffs de guitares hallucinants, des longues passages instrumentales à couper le souffle, une densité et tension incroyable et un punch (mention très bien pour le batteur dégarni) remarquable. Impressionnant aussi encore une fois sa voix, qu'elle pousse un peu moins qu'avant. Une voix puissante et de velours en même temps, qui fascine aussi pas sa sensualité.

Après une heure de concert (presque) tout le monde était d'accord d'avoir vu un concert de haute volée. Malheureusement le spectacle fut gêné par l'apparition des jeunes bourrés au milieu du set. Ils étaient pénibles, emmerdaient tout le monde et se sont presque battus avec un ami qui ne supportait pas du tout ce genre de blagues.  Triste quand les gens ne viennent pas pour profiter de la musique...



Moi en tout cas j'ai bien profité du concert d'Anna, mais encore plus de la superbe prestation de Protomartyr de Detroit sur la Scènes des Remparts à 20h 25 ! Un quator avec un son post punk à la Gang Of Four, Wire ou The Fall, avec une basse qui claque sombrement et un chant méchant et sadique à la Mark E. Smith. Les trois jeunes musiciens avaient juste avant remué le Glazart à Paris, mais déclaraient n'avoir jamais joué devant autant de monde qu'à Saint-Malo.

Le groupe avait tout pour me plaire, le son abrasif et sec, le second dégré (les lunettes de soleil du chanteur, son pantalon trop large, son attitude de clochard) et la qualité des morceaux. Il faut écouter "Maidenhead", "Want Remover" (un morceau qui m'a fait penser aux regrettes The Walkmen), "Cowards Stave" (avec un côté Parquet Courts) or "What The Wall Said" pour  comprendre mon euphorie.

Ensuite vient le grand moment pour Slowdive. Un groupe que j'ai pas écouté dans leur années de gloire (les années 90), que les jeunes présents dans le public ne peuvent pas connaitre (au moins pas les lives), mais que presque toute le monde cite de nos jours comme un de ses groupes préférés (les spectateurs) ou comme influence (les groupes).

Le revival shoegaze marche donc toujours très bien, on a a peine digéré le nouveau disque (un brin déçevant) de My Bloody Valentine, que Slowdive reviennent avec force et jouent après Villette Sonique leur deuxième show important en France. Sous le son atmosphériques de Brian Eno ils entrent sur scène, mettent ensuite lentement la machine en route et charment par la beauté de leurs guitares épiques et le jolie sourire et la douce voix de la rousse Rachel Goswell. 


Mais leur leader Neil Halstead m'ennuie un peu par son manque de charisme et de présence sur scène. Pire encore, le bassiste joue au milieu, pour certains juste un détaille, pour moi qui veut que la chanteuse /le chanteur se positionne au milieu très gênant. Mais bon c'est pas pour rien que Slowdive sont classé groupe shoegaze ! Le mouvement doit leur nom au fait que les musiciens regardent par terre et donc leurs chaussures au lieu de communiquer avec le public.

Le concert est plaisant et de bonne facture, mais ne me renverse pas totalement. Le tout est un brin trop gentille, trop inoffensif pour m'enthousiasmer, même si des morceaux comme "Alison" ou "Crazy For You" sont vraiment jolies et gracieux. Dans l'ensemble on peut dire que Slowdive ont bien vieilli et que leur retour n'est pas superflu du tout. On a envie de les revoir plus souvent.

Même chose pour Portishead qui jouent après et là c'est sûr qu'on va les revoir parce qu'ils seront aussi à Rock En Seine. On se réjouit d'avance tant que leur prestation en Bretagne était remarquable ! Toujours la même fragilité dans la voix de la très humble et attachante Beth Gibbons, toujours ces rythmes millimétrés et ultra précis, toujours ce son son des guitares sombres et séduisants. Beth parle comme d'habitude très peu, mais le guitariste Adrian Utley vient a deux reprises au micro pour saluer les fans et dire merci. Il rappelle que le groupe avait joué au même endroit il y a 16 ans jour par jour !

Le concert est fascinant et atteint ses sommets quand les groupe de Bristol joue des tuéries comme "The Rip", "Machine Gun" (mes oreilles tremble encore !! ), "Sour Times" ou "Glory Hole". On sent qu'ils prennent  plaisir à jouer et reviennent même pour un rappel (plutôt rares pendant les festivals) longuement applaudi par la foule. Beth descends ensuite dans un moment touchant pour secouer les mains des fans aux premiers rangs. Malheureusement cet excellent concert fut également gêné par des gens bourées et une fois de plus les vigiles ne faisaient rien pour améliorer la situation. Il y avait même un mec qui est tombé par terre, quasiment sans conscience, mais le vigile voulait pas se déplacer pour regarder. Pourtant plein de gens lui faisaient signe.

Après Portishead la journée est  finie pour moi, musicalement parlant, Metz et Liars qui suivent sont beaucoup trop violent et bourrin pour moi, j'aurais préférés des artistes folk rock à leur place.

Mes compatriotes allemandes Moderat (fusion d'Apparat et de Modeselektor) clôturent cette journée avec leur musique électro bien foutue, mais même si je me dit que s'est bien fait, je ne peux pas m'empêcher retourner à ma tente, complètement fatigué et les pieds mouillés. Terrible que j'arrive pas a dormir, après la musique qui dure jusqu'à 4 heure du mat, les jeunes hurlent comme des psychopathes sur le site du camping, c'est insupportables, un véritable cauchemar et je me dit que je ne vais plus jamais camper ici et investir dans une chambre d' hôtel calme la prochaine fois.

Setlist Slowdive

01: Deep Blue Day (B. Eno)
02: Slowdive
03: Avalyn
04: Catch The Breeze
05: Crazy For You
06: Machine Gun
07: Souvlaki Space Station
08: When The Sun Hits
08: Alison
09: She Calls
10: Golden Hair (Syd Barrett)



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