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Donnerstag, 5. Dezember 2013

Moziimo, Paris, 19.11.13

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Concert: Moziimo
Date: 19.11.2013
Lieu: Les Trois Baudets, Paris
Spectateurs: environ 50 (il y avait un match de foot ce soir là!)
Durée du concert: environ 25 minutes


Je ne suis pas le plus grand fan d'électro pop du monde, mais finalement ces classifications stylistiques ne veulent souvent pas dire grande chose. David Guetta fait de l'électro pop et Moziimo dont nous parlons ici aussi, mais il n'y a (heureusement!) pas de rapport du tout entre les deux.


Disons plutôt que Moziimo fait de la musique sensuelle, intense, moderne, dansante et éclectique. Aucune chanson ne sonne comme une autre, c'est organique, bien rythmé et très beau.

Et sur scène cela dégage encore plus, puisque Moziimo est très élégante et charismatique, bouge très bien et a beaucoup de classe. Dans son smoking blanc elle était sublime ce soir au Divan Du Monde.


Son partenaire sur scène, le barbu Pierre Le Bourgeois, était également très chic avec son beau costume noir. C'était donc un plaisir pour les oreilles et les yeux ce showcase qui durait à peine une demi heure.

Mais quelle demi heure! Truffée de chansons irrésistibles chantées avec une voix un brin soul, une voix envoûtante et douce, alternant entre le chant en français (souvent) et l'anglais (parfois). L'instrument fétiche de Moziimo c'est Omnichord*, mais elle joua également de la batterie (debout) et du piano électrique. Son musicien Pierre est multi-instrumentaliste et responsable du violoncelle, de la basse et du piano électrique. Les deux artistes harmonisaient très bien et on sentait un respect mutuel entre eux.

Les six morceaux interprétés donnaient un bref aperçu des différents styles. Cela variait entre la cold wave dynamique (Coloured Hours) la synth pop uptempo (L'immense Cheval Sauvage) le R'n B pour salafistes transsexuelles (Barbe Bleu- à l'occasion Moziimo portait une longue barbe bleue), la pop de chambre mélancolique et solennelle (La Vague).

Et puis il y avait une reprise pour finir en beauté. Mais quelle reprise! Moziimo nous interprétait sa version bien à elle du classique post punk Love Will Tear Us Apart de Joy Division. C'était divinement beau et ultra touchant. Les paroles étaient chantées en français (juste le refrain à la fin était en anglais) et le jeu subtil de violoncelle de Pierre modifiait le son agressif de l'original, le rendait doux et harmonieux. C'était plus une réinterprétation qu'une reprise au sens propre du terme. Quelle claque ce morceau! Il est tellement bien qu'il devrait tourner en boucle dans toutes les radios et chaines de musique, mais il n'est pas exclu que le grand public ne découvre ce bijou sur le tard en 2014, qui sait?



Si vous voulez revoir Moziimo en live, vous en aurez l'occasion le 17 décembre quand elle jouera avec Loki Starfish à la Boule Noire, puis pour écouter du nouveau son il faut attendre la sortie du prochain EP 4 titres qui va s'appeler "Les Années Dix" et qui va sortir en Janvier (mixé par Jean Pierre Spirli).

Setlist
 
01: Coloured Hours
02: Cheval Sauvage
03: Barbe Bleue
04: La Vague
05: Mr Amour (reprise en français de Love Will Tear Us Apart de Joy Division)

*Moziimo parle dans son cas d'Ovnichord, parce qu'elle modifie les sons et le porte en bandoulière.





Montag, 10. Dezember 2012

Alex June, 06.12.12

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Konzert: Alex June
Datum: 06/12/2012
Ort: La Fabrique des Balades Sonores
Zuschauer: 35 etwa
Konzertdauer: über 50 Minuten 

Traduction française en bas du texte!





Knallbunte Popsongs im Stile der 1980 er Jahre sind ihr Markenzeichen, ihre Haare sind lila, der Aerobicanzug türkis, willkommen in der fabelhaften Welt der Chilenin Alex June!



Die seit 5 Jahren in Paris lebende Südamerikanerin hatte mich vor ein paar Wochen schon einmal begeistert und am heutigen 6. Dezember versprach sie vorab schon auf ihrer Facebook Seite, daß sie alles tun werde, um den Zuschauern ein tolles Spektakel zu bieten. Sie trat in der gemütlichen Fabrique des Balades Sonores an, einem Plattenladen unweit des Sacré Coeur, in dem mindestens zwei mal pro Woche Musiker aus aller Herren Länder gratis ihre Künste zeigen. Es ist für mich inzwischen zu einer schönen Gewohnheit geworden, dort regelmäßig aufzukreuzen, weil es immer familiär und intim zugeht, das Bier mundet und die Mädchen dort hübsch sind.

Heute aber war die Hütte gerammelt voll und mir schien es fast so, als sei ich bei "Wetten Daß ?" gelandet. Nach dem Motto: "Ich wette, daß 50 Leute in eine winzige Boutique passen." 50 waren wir zwar nicht ganz, aber 35 Musikfreundinnen und Musikfreunde quetschten sich doch einen ab und hatten kaum Platz, den Arm hochzuheben, um an der Bieflasche zu nuckeln.




Vorne kauerte Alex June auf dem Boden und hatte zunächst ihre liebe Mühe und Not mit dem Sound. Kein seltenes Probelem bei Elektropoppern. Da gelingt es oft nicht, die CD zu reproduzieren, weil alles so aufwändig und störungsanfällig ist.

Aber sie ging damit sehr sympathisch und höflich um, entschuldigte sich gleich mehrfach und bat um Geduld. Irgendwann klappte alles besser und man konnte endlich richtig die synthetische Musik genießen. Zudem hatten ein paar Mitbürgerinnen und Mitbürger bzw. Mitpariserinnen und Mitpariser die Fabrique verlassen, weil ihnen das Beheben der technischen Probleme zu lange dauerte.


Sie verpassten jetzt die beste Phase und die perlendsten Songs, Les Scorpions, einen glitzernden französischen Titel mit starker Symbolkraft, Amigo (englisch), oder der stark an Visage erinnernde Track Golden Boy , der ebenfalls auf französisch gesungen wurde.

Für wich war das, als würde ich noch einmal die prägenden Bands meiner frühen Jugend hören. Anne Clark, Visage, Kate Bush, die ganz frühen Depeche Mode, The Human League, Ultravox, Propaganda oder auch Kim Wilde. Und nun ja, irgendwie war das toll, selbst wenn man oft mit Naserümpfen und einem starken Gefühl von Peinlichkeit an diese Zeit und diese Künstler zurückdenkt.

Was die Band der Eighties besonders auszeichnete waren ihre einprägsamen Hits. Viele Gruppen hatten ja nur einen oder zwei davon und bastelten die Alben um diese Zugnummer herum.

Bei Alex June heißt der Überhit Alaviksertaxz und den spielte sie natürlich erst ganz zum Schluss. Ein unglaublicher Ohrwurm, diese kugelrunde Single, zu der man eigentlich super hätte tanzen können, wenn man denn den Platz dafür gehabt hätte.


 

Dann war eigentlich Schluß, aber die Leute wollten noch einen Nachschlag. Und da kam es wirklich noch zu einer großen Überraschung. Alex June sang ein Opernstück mit bester Sopranstimme! Mit 95 % iger Wahrscheinlichkeit hat sie eine klassische Ausbildung genossen, gefragt habe ich sie das aber nicht mehr. Wow!


Trotz der Soundprobleme zu Beginn ein toller Showcase! Alex June will ich in Zukunft noch viel öfter sehen, denn irgendwie ist sie auch die französische bzw chilenische Antwort auf die viel stärker mediatisierte Grimes.

Pour nos lecteurs français:

Ses cheveux sont violines, sa tenue d'aérobic turquoise et ses chansons pop électro très 80ies encore plus colorées et pétillantes. Bienvenu dans le monde merveilleux de la chilienne Alex June!

La sud-américaine, qui vit depuis 5 ans dans la capitale française m'avait déjà passionné il y a quelques semaines à L'International, lors de la release party de son tout premier EP, intitulé Plan X (Lentonia Records).


Aujourd'hui Alex investit la boutique très cosy des Balades Sonores. A "la Fabrique" (ainsi s'appelle ce très bon magasin de disques et des fringues signé Chicamanca) il y a des showcases deux fois par semaine, mais les artistes électro y sont plutôt rares. Et après les permières 15 minutes de ce showcase on comprend pourquoi. L'installation de tous ces synthés et ordinateurs est tellement complexes qu'il peut toujours y avoir un truc qui ne marche pas bien. C'est le cas aujourd hui aussi, il y a des problèmes de son. Mais Alex arrive a faire patienter le public, venu en masse aujourd'hui, et rejoue certains morceaux une deuxième fois. Au bout d'un moment elle arrive même à résoudre ces problèmes techniques et là c'est le bonheur! Les morceaux sont très accrocheurs, presque addictifs, les "sonorités galactiques" nous font phantasmer et la voix enfantine d'Alex est extraordinaire. Elle est capable de changer le timbre de sa voix quasi immédiatement, passe d'une voix de gamine à celle d'une chanteuse d'opéra. Je crois qu'elle a suivi une formation classique, autrement son chant soprano parfait n'est pas explicable.






Et des véritables tubes il y en a tout plein. Ils  s'appellent Golden Boy, Scorpion ("le scorpion est libre et sauvage, il symbolise des choses très intenses") et surtout Alaviksertaxz, joué tout a la fin et sont chantés en anglais, en français, mais aussi en espagnol. Ils me replongent dans ma jeunesse quand j'ai commencé d'écouter et d'acheter de la musique. A l'époque j'achetais surtout des 45 tours et j'écoutait en boucle Baboushka de Kate Bush, We Fade To Grey de Visage, Cambodia de Kim Wilde, Dr. Mabuse de Propaganda ou Sleeper In Metropolis d'Anne Clark. Les morceaux d'Alex June me font penser à tous ses  grands hits de cette époque là, mais il y a quand même la patte très originale d'Alex June dessus. C'est probalement son côté globetrotteuse et multilinguiste qui est responsable pour cela. Elle mélange tout plein d'influences et de langues pour créer son propre univers musicale bien a elle.



 

J'ai hâte de la revoir dans une "vraie salle" de concert ou elle peut pleinement profiter d'une bonne sonorisation. N'empêche que c'était plus que chouette de la voir dans un cadre si intimiste, familial et sympathique.

En tout un très bon showcase malgré les petits problèmes du son du début!

Merci à l'artiste, mais également merci a Toma et Esther qui reçoivent régulièrement des artistes de talent chez eu et qui font tout pour garantir un chaleureux acceuil.






Samstag, 7. Juli 2012

Exotica, Paris, 25.06.12

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Konzert: Exotica

Ort: Le Baron, Paris
Datum: 25.06.2012
Zuschauer: etwa 200
Konzertdauer: ungefähr 40 Minuten


Mit Exotica werden Höchstwerte bei der Coolitude erreicht. Wir reden hier von Hochglanzpop mit starkem elektronischen Einschlag, 80 er Jahre Parfum und überwigend französischem Gesang. Eine Art Indie Version von Mainstream Künstlern wie Mylene Farmer oder Jeanne Mass, aber auch Sandra oder Alphaville. Sängerin ist die ehemalige Koko von Napoo Chanteuse Clara Cometti, die nach wie vor kindlich naiv und sehr hoch singt und damit der ganzen Sache ihren Stempel aufdrückt. Gemeinsam mit dem Chateau Marmont Mitglied Julien Galner und etwas Hilfe von dem bärenstarken Bassisten Lionel Flairs bildet sie Exotica und fängt nun an, die allererste EP auch live zu vermarkten.



Natürlich bedurfte es dafür eines coolen Ortes und der war mit der Nobeldisco Le Baron auch schnell gefunden. Wichtige Leute drängelten sich vor dem Eingang und begehrten um Einlass. Ich schien Pech zu haben, meinen Namen fand man nicht auf der Liste. Ich warte daraufhin einen Moment und setzte mich auf eine Steintreppe nebenan, als plötzlich die Einlasserin auf mich zukam und mir sagte, daß sie nun doch meinen Namen entdeckt hatte. Ich konnte nun rein und sicherte mir ein Sitzplätzchen auf einem der roten Sofas.

20 Minuten später ging es los und es war musikalisch wie erwartet. Synthetisch, massiv eightielastig und sinnlich. Sängerin Clara trug ein auffälliges Klitzerkleid und Tänzerinnenschuhe und brachte so ordentlich Glamour in den Laden, der nun immer voller wurde. Der Bass von Flairs futschte extrem funkig, während Juline eher unschinbar hinter seinem Keboard werkelte. Mit Kitsch wurde nicht gespart, aber das gab der ganzen Sache seine spezielle Note. Die Titel waren catchy und tanzbar, keine Frage! Und die Stimme von Clara fand ich schon bei Koko von Napoo ziemlich geil. Ich verbrachte also eine gute Zeit und hatte richtig Spaß an Stücken wie Conte d'Ete und dem potentiellen Hit Désorbitée.


Am Ende wurde es allerdings ziemlich ungemütlich im Baron, da drängten tussige Russinen in den Laden, orderten Champagner als gäbe es keine Krise und vertrieben mich von meinem samtenen Sitzplatz. Egal, ich wollte nach Ende des Konzertes eh schnell raus aus dem Schuppen...

Setlist Exotica, Le Baron, Paris:

01: Conte d'Eté
02: Femme Chai
03: Manimal
04: Spectrum
05: Reprise
06: Désorbitée
07: Si Je Suis Partie




Donnerstag, 14. Juni 2012

Purity Ring, Paris, 11.06.12

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Konzert: Purity Ring
Ort: Le Baron, Paris

Datum: 11.06.2012

Zuschauer: es war sehr voll im Baron, vielleicht 250 Leute?
Konzertdauer: 45-50 Minuten

Kunst oder Käse?


Die Frage stellte ich mir beim Konzert der blutjungen Megan James alias Purity Ring im exklusiven Priser Nightclub Le Baron. Es war ein kurioser Auftritt, gespickt mit abgefahrenen Gimmicks und einer ganz besonderen Atmosphäre. Das kleine, intime Baron mit seinen roten Boudoir- Lämpchen und dem anrüchigen Ambiente war wohl genau der richtige Rahmen für diese avantgardistische, mysteriöse, märchenhafte Show.


An jenem Montag abend war es gar nicht so leicht reinzukommen. Normalerweise läuft der Zugang zum Baron über kostenfreie Gästelistenplätze, für die man sich vorher online eintragen muss. Das stellte noch nie ein Problem dar, ich wurde jeweils sehr zügig vorgemerkt und konnte dann problemlos eintreten. Dieses Mal schien das Interesse aber wirklich riesig zu sein und man antwortete auf meine Mail mit einer Ablehnung: "tut uns leid, die Liste ist schon voll!"

Neugierig wie ich bin, wollte ich mich aber nicht auf diese Weise abspeisen lassen und begab mich einfach gegen 24 Uhr (im Baron geht es immer so spät los) zu dem von außen völlig unscheinbaren Nachtclub. Der Türsteher knurrte was von: "wie bitte? sie stehen nicht auf der Liste?", aber als ich ihm sagen konnte, daß ich für das Konzert von Purity Ring komme, ließ er mich passieren.



Drinnen mixte noch ein weiblicher DJ, aber auf der winzigen Bühne war bereits ein kurioser Gabentisch mit bunten kleinen Lämpchen aufgebaut. Rechts davon stand ein riesiger Gong. Ob dieses Instrumentariums war mir sofort klar, daß dies heute eine ungewöhnliche und bizarre Show werden würde.

Die Leute tröpfelten nun immer stärker ein und der Raum füllte sich merklich. Ich saß derweil vorne auf meinem roten Barhocker und harrte der Dinge die da kommen würden. Wie ich hinterher feststellen konnte, saß ich am gleichen Tisch wie die Künstler Corin und Megan. Corin Roddick spielt die elektronischen Drums, Megan James ist die Sängerin und haut wie eine Gestörte auf den Gong.



Gegen 0 Uhr 30 ging es los. Megan schlängelte sich an mir vorbei und baute sich vor dem Gong auf, Megan James gesellte sich hinter den bunten Gabentisch mit den kleinen Lichtlein. Megan bat unverzüglich das Publikum näher zu kommen. Die Leute nahmen dies nur allzu wörtlich und bauten sich direkt vor den Künstlern auf. Die meisten stellen sich mit dem Bauch an den Gabentisch zu Corin und ein Mädel stand auf lediglich 10 Zentimeter (!) Distanz zu Megan. Dies war der Musikerin dann aber doch zu nah und recht unwirsch schob sie das Mädchen mit der Hand zurück.

Ein wabernder, gothischer Elektrosound ertönte und die Assoziationen zu Fever Ray und Zola Jesus schoßen mir sofort in meine Bloggerbirne. Das 80 er Jahre Synthierevival ebbt halt eben nicht ab, sondern entwickelt immer neue Blüten. Liegt mit Sicherheit auch daran, daß die Musiker des heutigen Abends mit ihren 21 bzw 24 Jahren die Achtziger nicht wie ich live erlebt haben. Für sie ist das noch Neuland, hier können sie sich austoben und experimentieren. Leichte Kost war das für mich indess nicht, denn der Gesang von Megan hatte viele Halleffekte, die Stücke klangen wie gesampelt und echte Songstrukturen waren auch eher rar gesät. Es glitzerte, pluckerte, waberte aus allen Ecken, die Texte konnte ich bei diesem Soundcocktail gar nicht verstehen.

Das Publikum schien das alles trotzdem wahnsinnig toll zu finden, die jungen Leute, die da vorne rumstanden, wirkten restlos begeistert. Ich selbst war hin und her gerissen. Einerseits will ich mich trotz meiner Vorliebe für Folk und handgemachte Musik, neuen synthetischen musikalischen Tendenzen nicht verschließen, andererseits bin ich nicht gewillt, alles toll zu finden, was von der trendigen Musikpresse, allen voran Pitchfork Media, gehypt wird.

So empfand ich dann schließlich den Gig von Purity Ring mit gemischten Gefühlen. Es gab durchaus euphorisierende, hypnotische Momente, Sequenzen in denen mich die kristallklare Stimme von Megan bezauberte und der Glitzersound traumhafte Assoziationen auslöste. Dann aber gab es auch Passagen, die ich eher als kitschig und käsig empfand und mich der künstliche Sound mit seiner Kühle verschreckte.


Schwer einzuschätzen also das Ganze. Wer neugierig geworden ist, sollte sich zumindest die Keytracks Lofticries und Obedear mal anhören, oder gleich das Album Shrines kaufen.

Das Potential für Purity Ring dürfte zumindest im Jahr 2102 groß sein, ihre Musik liegt voll im Trend, das heutige Zuschauerinteresse belegte dies eindrucksvoll.


Also was denn jetzt? Kunst oder Käse? Beides!




Mittwoch, 11. April 2012

Molly Nilsson, Paris, 10.04.12

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Konzert: Molly Nilsson
Ort: L'Espace B, Paris
Datum: 10.04.12
Zuschauer: viele! fast 150
Konzertdauer: etwa 45-50 Minuten


Ja haben wir hier etwa schon die neue Lana del Rey gesehen? Werden die Hypes nun immer schneller und kurzlebiger?


Ob es überhaupt zu einem Hype um die Schwedin Molly Nilsson kommen wird, weiß ich nicht, Fakt ist aber, daß ich im Espace B noch nie so viele Leute gesehen habe. Die Veranstalter hatten in den vergangen Jahren immer massive Probleme, den Laden voll zu bekommen, obwohl hier Top-Acts wie Woodpigeon und Nina Nastasia angetreten sind, die dann vor 30 Leuten performten.

Heute war alles anders. Als ich gegen 22 Uhr 45 ankam (ich war vorher essen), erwartete mich eine regelrechte Traube von Leuten, die draußen vor der Türe rauchten. Die ersten zwei Bands waren gerade mit ihren Sets fertig geworden und nun wartete jeder auf den Auftritt der wasserstoffblonden Schwedin Molly Nilsson. Ich kämpfte mich an den Leuten vorbei nach vorne und schaffte es, in die erste Reihe zu kommen. Dicht gedrängt stand ich nun da und hatte kaum Luft zum Atmen. Der Publikumserfolg freute mich für die Organisatoren, das Problem war aber, daß im Publikum ein paar Sackratten waren. Die zwei größten Sackratten standen direkt hinter mir. Schon kurz nachdem es losging, nervte das Mädchen im meinem Windschatten und laberte mich zu, wie ich meine Fotos zu schießen hätte. Aber es wurde noch übler. Mit dem Konzert ging die Tanzerei los und da ein Kerl vor mir ausladend rumhüpfte, musste ich immer ein Stück zurückweichen. Folge dessen war, daß mein Hintermann mir sein Bierglas mehrfach absichtlich in den Rücken rammte. Ich drehte mich um und er sagte mir, ich solle mich ja nicht mehr zurückbewegen, sonst setze es was. Ein herrliches Ambiente! Es ist schon seltsam, Agressionen dieser Art kommen zum Glück sehr selten vor, aber immer passiert es bei Elektrop Pop Konzerten, daß sich Leute halbstark gebärden. Das letzte Mal war das bei einem Auftritt von Hot Cip so. Synthetische Musik zieht also zum Teil richtige Mistkäfer an, die ich bei Folkkonzerten noch nie angetroffen habe.

Wie auch immer, ich sagte mir: der Klügere gibt nach und stellte mich einfach weiter nach links. Nun sah ich zwar schlechter, hatte aber meine Ruhe. Was unterdessen vorne auf der Bühne passierte? Nun, die (falsche?) Blondine Molly hatte zunächst Probleme mit ihrer CD, die als Band (!) fungierte. Das Scheibchen hing und eierte und musste durch ein Duplikat ersetzt werden, das dann tadellos lief. Molly Nillson hatte keine Musiker dabei und spielte auch kein Instrument, also mussten vorher aufgenommene Sequenzen den Hintergundsound bilden. Aus den Boxen drang stark von den 80 er Jahren beeinflusster, dunkler Elektro Pop, über den Molly mit ihrer tiefen und sehr sinnlichen Stimme drübersang. Sie verzog dabei keine Miene, blieb immer ihrer Rolle des kühlen, männermordenden Vamps treu. Eine mysteriöse Erscheinung (eine Kunstfigur?), diese Schwedin! Aber auch eine faszinierende.Von ihr ging ein starkes Charisma, eine starke Anziehungskraft aus, die dazu führte, daß man ständig ihre Mimik, ihre himmlischen blauen Augen, ihre Gestik beobachtete. Sie tanzte auch ein wenig, blieb dabei aber immer irgendwie apathisch und wirkte wie von einem anderen Stern. Im Publikum ging mehr ab, da machten die Leute ziemlich ausladende Bewegungen.


Die gespielten Songs waren catchy und stark retro angehaucht. Irgendwie hatte ich das Gefühl, das Ganze schon zu kennen, mir fiel aber partout keine Referenz aus den 80 er Jahren ein, die so ähnlich klang, obwohl es die sicherlich gibt. Ich dachte auch immer wieder an Lana del Rey, wegen der Kühle und des Hollywood haften, aber auch an Anika und ihren eiskalten Dubstep. Mir gefiel das Ganze ausgezeichnet. Ohne die Lieder vorher gekannt zu haben, begeisterten sie mich auf Anhieb. Absolut den Vogel schoß gegen Ende Skybound ab. Die melancholische Melodie berührte mich so sehr, daß ich einen dicken Klos im Hals hatte. Das schrammte hart an der Kitschgrenze vorbei, traf aber bei mir einen Nerv. Immer wenn die Sängerin den Refrain "Inertia" sang, bekam ich regelrecht Herzklopfen. Ich wollte nicht, daß das Konzert zu Ende ging, ich war plötzlich so ergiffen. Trotzdem war kurze Zeit später Schluß.



Ich stürzte mich auf den Merchandise Stand und erwarb das neue Album History. Es gab auch noch eine andere CD, aber ich war zu geizig, um diese auch noch zu kaufen, Hätte ich es doch gemacht, an History erfreute ich mich heute schon den ganzen Tag!

Also meinen Segen hat Molly Nilsson. Meinetwegen kann sie gerne die neue Lana del Rey werden, zumal Lana ja fast schon wieder out ist (von einer Todgeburt las ich neulich), oder täusche ich mich da?





Freitag, 10. Februar 2012

Grimes, Paris, 08.02.12

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Konzert: Grimes
Ort: Le Baron
Datum: 08.02.2012
Zuschauer: viele, vielleicht 150
Konzertdauer: 45-50


Claire Boucher aka Grimes erschien bei diesen bitterkalten Temperaturen im Pelzmantel (Kunstfell sehr wahrscheinlich, Tierschützer cool bleiben!) und abgewetzten Springerstiefeln auf der Bühne des noblen Pariser Nightclubs Le Baron und legte diesen und ihre Mütze erst im Laufe ihres Sets ab. Eisige Temperaturen wird sie aus ihrer kanadischen Heimat Vancouver (bzw. Montreal, wo sie inzwischen lebt) kennen, Konzerte in Paris, noch dazu in einer Disco, waren Neuland für sie. Eine kleiner bis mittelgroßer Hype wird schon um das neue Wunderkind des Elektropop betrieben und zumindest bei einigen Stücken wurde klar, warum die lolitahafte Claire so hoch gehandelt wird. Vanessa beispielsweise war ein Ohrwurm erster Güte und auch Crystal Ball kam catchy und perlend rüber. Eine Hitmaschine im Stile einer Austra ist Grimes aber nicht. Bei ihr gab es auch viele experimentelle Phasen, massenweise übereinander geloopte Stimmen und schräge Noten. Radioatauglich war höchstens die Hälfte ihres Sets, der Rest eher was fürs Indievolk. Teilweise spricht man stilistisch von ihrer Musik auch als New Age, Witch House oder K-Pop (was immer das sein mag) und erfreulich ist, daß aus dem Elektrobereich endlich mal wieder eine Frau kommt, die definitiv nicht nach Fever Ray oder Zola Jesus klingt. Eher schon nach Austra, Crystal Castles oder Enya (!), wobei das Ganze doch schon erfreulich eigen ist.

Ihrer Biografie kann man entnehmen, daß sie bereits 4 Alben gemacht hat, wobei das erste Werk eine auf dreißig (!) Exemplare limitierte Kassette war. Visions nennt sich der aktuelle Output und davon spielte sie natürlich ein paar Tracks. Fragt mich aber bitte nicht nach einer Setlist, damit kann ich nicht dienen.

Was die Perfomance anbelangt war Claire Boucher beeindruckend. Ganz allein hinter ihren Maschinen tanzend, schaftte sie es, der künstlichen Musik echtes Leben und Gefühle einzuhauchen. Das Mädel hatte Power, war angrifflslustig, beseelt, ja fast besessen!

In der Gesellschaft einer äußerst charmanten Tischnachbarin verbrachte ich so eine knappe Stunde, bevor ich mir meine dicke Winterjacke schnappte und so schnell wie möglich aus dem Schickimicki-Laden rausrannte. Das Bier ist mir hier zu teuer (10 Euro die Flasche!) und das Stammpublikum, das nach den Konzerten eintrudelt, ist zum Gruseln...






Freitag, 15. April 2011

Anything Maria, Paris, 11.04.11

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Konzert: Anything Maria

Ort: Le Baron, Paris

Datum: 11.04.11

Konzertdauer: etwa 40 Minuten



Die Deutschen können nicht flirten, stand in diesen Tagen in der französischen Kulturzeitschrift Les Inrockuptibles geschrieben.

Nicht nett sowas. Ich meine ich könnte ja auch hingehen und sagen, Franzosen seien alle impotent oder so. Aber das machen die Froschfresser gerne. Uns Germanen als plump, banausenhaft, schwerfällig, humorlos und ohne Geschmack , sprich als das genaue Gegneteil von ihnen selbst hinzustellen. Diese Klischees pflegen sie gerne, genau wie das Vorurteil, der deutsche Fußball sei kampfbetont, aber technisch schwach und unattraktiv. Mussten die Franzosen ja auch nach der letzten WM 2010 revidieren und voller Neid anerkennen, daß wir den schönsten Fußball gespielt haben und ihre Mannschaft peinlich schlecht war. Auch bezüglich der deutschen Frauen ist das Urteil oft vernichtend. Sie seien fett, rasierten sich nicht unter den Achseln und liefen alle mit Birkenstock-Sandalen rum. Erst kürzlich meinte Konzertfotografenzar Robert Gil die wuchtbrummige englische Soulsängerin Adele sehe für ihn wie die typische Deutsche aus. Mich konnte er damit freilich schwerlich verletzen, schließlich ist meine Frau Französin.

Aber trotz dieser Sticheleien habe ich den Eindruck, daß man in Frankreich Deutschland und die Deutschen (falls es so etwas überhaupt gibt in einem Land von 80 Millionen Individuen) gerne mag. Und um Berlin beneiden uns die Pariser ungemein. Die günstigen Mieten und Preise, die Kultur, das Nachtleben, viele würden gerne sofort von der Seine an die Spree ziehen, um davon zu profitieren.

Eine die dieses Vorhaben in die Tat umgesetzt und nach Berlin rübergemacht hat, ist die Französin Sophie Gontier, die als Musikerin unter dem Pseudonym Anything Maria in Erscheinung tritt. In der deutschen Hauptstadt hat sie in Clubs und Cafes Bühnenerfahrung gesammelt und an ihrer Kunstfigur Maria gearbeitet. Inzwischen ist sie in Paris gestrandet und spielt sich langsam aber sicher aus dem Underground nach oben. Ihre Shows sind engergiegeladen, provokativ, körperbetont und sehr sexy. Dabei fühlt sich sich eigentlich eher dem weiblichen Geschlecht hingezogen, wobei wir wieder bei dem obigen Thema der Klischees wären. Warum dürfen lesbische Frauen eigentlich nicht feminin sein, hochhackige Schuhe tragen, sich die Lippen schminken? Natürlich dürfen sie das! Wäre doch auch engstirnig und verbohrt, wenn man sie sich nur mit kurzer, knabenhafter Frisur und ohne Make-Up vorstellen könnte.



Und Anything Maria ist ohnehin keine Musikerin die in Schubladen gepresst werden möchte. Sie setzt sich künstlerlisch keine Grenzen, vereint viele Stile, ist sowohl eine Art französsiche Antwort auf Gitarrenheldinnen PJ Harvey oder Scout Niblett, als auch eine Verteterin des Elektropop-Genres wie eine Peaches oder Ellen Allien. Letzteres prädestinierte sie dann auch dazu, wie heute in einer Discothek zu spielen. Im Baron, einer der nobelsten Adressen in Paris.

Ein selektiver Laden, der als Schickimicki Hochburg verschrien ist und über den die Indiegemeinde gerne derbe lästert. Ein paar der Vorwürfe mögen zutreffen, aber letztlich bin ich schon oft hier hingekommen, hatte nie Probleme den Einlasser zu passieren (obwohl ich nie gestylt ankam) und wurde stets höflich und nett empfangen. Beschweren kann ich mich eigentlich über niemanden hier, die Bedienungen sind zuvorkommend, der Programmgestalter (ein Deutscher!) offen für viele verschiedene Musikstile und die DJs richtig gut. Es ist ihnen untersagt, Techno zu spielen, sie dürfen nur Oldies, Rock, Pop und Folk auflegen, was sehr wohltuend ist.

Wie üblich ging es heute gegen 0 Uhr 15 los. Und wie üblich gab es ein paar respektlose Leute, die sich einen feuchten Kehricht um den Künstler auf der Bühne scherten und einfach laut mit ihren Freunden plauderten. Anything Maria ließ sich davon nicht aus dem Konzept bringen. Mit ihrer gewohnten weißen Gesichtsschminke (Kriegsbemalung?) und einem hübschen weißen Kleid erscheinen, zog sie ihre Show professionell durch. Die Französin hat eine erstaunliche Bühnenpräsenz und ein enormes Charisma. Elegant wie sie Gitarre spielte, lasziv wie sie ihre Hände und Arme einsetzte, beindruckend wie sie sang und performte. Sie bezog auch wie immer die Zuschauer mit ein, fixierte ein paar Besucher mit ihren stechend blauen Augen und zeigte sich bewegungsfreudig und immer in Action. Sophie ist keine Sängerin, die stur hinter ihrem Mikro verweilt. Sie zieht es weg von der Bühne, hin zu den Leuten. Manche guckten ganz verdutzt als die Blondine ihnen plötzlich ganz nahe kam. Aber das gehört zum Spektakel der Ex-Berlinerin dazu. Alles ein wenig verrucht, aggressiv, sündig, zweideutig. Sie spielt mit den Zuschauern, liebt es sie aufzurütteln, sie zu verblüffen.

Tanzfreudig wurde Anything Maria immer dann, wenn ihre Songs elektronisch wurden und wummernde Bässe aus den Verstärkern dröhnten. Dann tigerte sie hüftschwingend los, wie zu dem Indie Hit Cook Him Up, bei dem sie sich als männermordendes Vamp gerierte und zu Beginn sogar eine kleine Geschichte erzählte, die als Intro diente. Auch bei Holy Kiss, der nächsten Single, wippte sie im pluckernden Beat mit und gab Gas ohne Ende.

Aber auch die gitarrenlastigen Stücke wie beispielsweise der Opener Esctastic Pessismist hatten Biss und Angriffslust, faszinierten druch rasiermesserscharfe Riffs und einen kraftvollen, bisweilen hysterischen Gesang, dem dennoch eine melancholische, verletzliche Note innewohnte.

35 Minuten gab Sophie Gontier alles und dies unter wahrlich nicht leichten Bedingungen. Selten habe ich im Baron Musiker gesehen, die sich so gut an die dortigen Verhältnisse anpassen konnten.

Ich bleibe bei Anything Maria am Ball, sie faszinert mich, obwohl ihre Musik nicht unbedingt meinem herkömmlichen Beuteschema entspricht.



Setlist Anything Maria, Le Baron, Paris

01: Ecstatic Pessimist
02: White Silence
03: Cook Him Up
04: This Is Not A Pipe
05: Wild Hearts
06: Holy Kiss

Nützliche Adressen:





Dienstag, 15. Februar 2011

Detachments, Paris, 14.02.11

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Konzert: Detachments

Ort: Le Baron, Paris
Datum: 14.02.11 (eigentlich 15.02., da um 0 Uhr 30 begonnen wurde)
Zuschauer: keine Ahnung
Konzertdauer: etwa 45 Minuten



Ohne Krimi geht die Mimie nie ins Bett! Und ohne Konzerti geht der Ollie auch nichts ins Bett! Ähem, ja...


Schon erstaunlich. In der Maroquinerie, einem eigentlich allgemein zugänglichen Ort werde ich an der Tür abgewiesen (auf die besonderen Umstände wegen des privaten Konzerts von PJ Harvey hatte ich hingewiesen), im Baron, dem nobelsten Laden mit der strengsten Tür, latschte ich allerdings problemlos an den Türstehern vorbei, ich stehe auf der Liste. Hier sollen anscheinend auch Mick Jagger und Bryan Ferry verkehren, wenn sie in Paris sind, aber heute trifft man in dem plüscheligen Laden mit den roten Lämpchen und dem heftigen Champagner- Ausstoß keinen Promi. Nicht, daß das wichtig für mich wäre, im Gegenteil. Ich komme hierhin nur um Konzerte zu sehen, George Clooney oder Angelina Jolie will ich nicht treffen, die sind mir egal. Nichts ist dämlicher als der Promikult. Überlassen wir so etwas doch lieber den klatschsüchtigen Amerikanern und den Engländern.

Amerikaner (genauer gesagt Amerikanerinnen) lümmeln sich auch auf den bequemen Sofas und auf der Bühne werden heute mit den Detachments Engländer spielen. Die Ami-Tussen sind gewohnt krass drauf. Eine der beiden ist höchstens 20, trägt eine fette Rolex am schmalen Handgelenk und 15 cm hohe Absätze. Bei ihrer Freundin ist alles falsch. Die Wimpern, die Nägel, wahrscheinlich auch der Busen.



Um 0 Uhr 30 geht es mit dem Konzert los. Die jungen Engländer Detachments stehen auf dem Programm. Ihr Stil: Neo-Post Punk. So zumindest kann man es bei last fm lesen. Wer ihre musikalischen Vorbilder sind, wird schnell klar: Joy Divion, The Chameleons, New Order, Depeche Mode, Front 242, etc. Obwohl ich großer Fan der englischen Post Punk Bands der später 1970 er Jahre bin, stehe ich den jungen Revivalgruppen skeptisch gegenüber. Glasgevas, die White Lies oder Delphic hasse ich wie die Pest. Mein Problem mit ihnen: der unerträgliche Bombast, das Pathos, die schmalzigen Bubblegum- Refrains. Auch hinsichtlich der Detachments bin ich zunächst recht mißtrauisch, zumal ihre Musik stark elektronisch geprägt und weniger gitarrenlastig ist. Aber im Laufe des Konzertes merke ich von Lied zu Lied, daß mir diese Band gefällt. Sie klingen erfeulich düster und morbide, übertreiben es nie mit dem Bombast und der Sänger ist sehr charismatisch. Mehr New Waver als er geht optisch nicht. Schwarzes Hemd mit schwarzer Krawatte, strenger Seitenscheitel, apathischer Blick. Vermutlich hat er schon als kleiner Junge die Posen von Ian Curtis einstudiert. Seine Stimme hat was. Sie klingt weniger nach Ian Curtis, dafür mehr nach David Bowie, dem Sänger der Psychedlic Furs oder Ian MucCulloch von Echo & The Bunnymen. Seine Begleitband ist hingegen unauffällig. Ein blonder Lockenkopf mit weißem Fred Perry Shirt am elektronischen Schlagzeug wie man es noch aus den 1980er Jahren kennt und ein dreitagebärtiger Bassist, der unscheinbar am rechten Bühnenrand agiert. Der Elektro- Punk der Detachments bringt ein paar Leute schlagartig zum Tanzen. Schon beim ersten Lied hüpfen ein paar Partymacher auf der winzigen Tanzfläche direkt vor der Nase des Sänger hin und her. Das wirkt recht albern, irgendwie wie Ringelpiez mit Anfassen. Die Band lässt sich nicht aus der Ruhe bringen, spielt stoisch und kühl weiter. Ihre Songs singt abwechslungsreich, der elektronische Einschlag ist unterschiedlich stark ausgeprägt. Am besten gefällt mir, wenn der Sänger Gitarre spielt, dann wird es punkig.

Nach gut 45 Minuten sind die Londoner mit ihrem Programm durch und haben mir erstaunlich gut gefallen. So gut, daß ich ihnen glatt ihre Debütalbum abkaufe, das kein Geringerer als James Ford (Arctic Monkey, Klaxons, Last Shadow Puppets etc.) produziert hat. Ich verfolge den weiteren Werdegang gespannt!

Ace!



Freitag, 21. Januar 2011

Austra, Paris, 20.01.11

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Konzert: Austra

Ort: Le Divan Du Monde, Paris
Datum: 20.01.11
Zuschauer: voll
Konzertdauer: etwa 45 Minuten


Austra heißt der neuste "heiße Scheiß" des renommierten Labels Domino (Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, u.v.a.), der dem unschuldigen Publikum im Pariser Divan Du Monde am 20. Januar auf den Hals gehetzt wurde. Ganz berauscht von dem großen Medieninteresse für Anna Calvi, legt das Londoner Label nach und versucht uns eine neue Frau anzudrehen. Austra ist Kandierin und ihr Projekt wohl eine Band, aber eigentlich steckt dahinter in allererster Linie die klassisch ausgebildete Opernsängerin Katie Stelamanis, die nun nicht mehr unter ihrem Namen, sondern dem neuen Moniker operiert. Früher hatte sie mal ne Band namens Galaxy und zudem sang sie auch ein wenig bei Fucked Up (Christoph, deine Lieblingsgruppe!) mit.

Austra will nun 2011 die Welt erobern und von dem Kuchen, den Fever Ray angeschnitten hat, ein großes Stück abbekommen. 2010 hatte Zola Jesus versucht, die Fever Ray- Jünger für ihre gothisch angehauchte Tanzmusik zu begeistern, nun also Austra. Wer gelesen hat, wie schauderhaft ich das Konzert von Zola Jesus im Olympia 2010 fand, wird wohl stark vermuten, daß ich auch mit Katie Stelamanis neuem Projekt nicht viel anfangen konnte.

Aber erstaunlicherwiese fühlte ich mich im Divan Du Monde von Austra gut unterhalten! Die Blondine (echte? unechte?) erschien mit zwei äußerst niedlichen Backgroundsängerinnen und Tänzerinnen und hatte zudem einen Bassisten, einen Keyboarder und eine Drummerin dabei. Zu siebt schmetterten die jungen Leute ihren düsteren, stark 1980er Jahre angehauchten tribalischen Diskosound und ließen gut 40 Minuten lang keine Langweile aufkommen. Mit ihrer saumäßig festen, powervollen und durchdringenden Stimme nagelte Katie einen regelrecht an die Wand. So klingen Frauen also, die eine klassiche Stimmausbildung genossen haben! Eigentlich überhaupt nicht meine Tasse Tee, aber bei Austra störte mich das seltsamerweise nicht die Bohne, im Gegenteil. Ihr Gesang faszinierte mich, törnte mich an und brachte mich in Stimmung. Als sei ich nochmal 20, hüpfte ich im bollernden Takt mit und glotze mit Stielaugen auf die beiden brünetten Tänzerinnen. Süße Dinger! Und als die eine der beiden ihr Bolero- Jäckchen fallen ließ und mit kurzem Röckchen rumtanzte, wäre ich am liebsten zu ihr auf die Bühne geklettert.

Aber ich beherrschte mich und hörte den Liedern zu, die vom Debüt Beat and The Pulse stammten. Allesamt catchy und eingängig, potentielle Ohrwürmer. Herauragend der Titeltrack Beat and The Pulse. Donnernde, wuchtige Beats, fetzige Samples, gruselige Synthielinien und darüber der morbide Gesang von Katie. Ein Hit!

Die Zeit verging deshalb auch wie im Fluge und am Ende musste ich überrascht feststellen, daß mir die Show richtig gut gefallen hatte. Austra entspricht eigentlich nicht meinem Beuteschema, aber man kann ja nicht den gazen Tag depressive Folksängerinnen mit fragiler Stimme hören, oder? Eine gute Abwechslung.

Nach dem Auftritt von Austra verließ ich den Divan Du Monde, weil ich noch ins International zu Kim Novak wollte und sah deshalb auch nicht die eigentlichen Headliner des Abends, Robots in Disguise.



 

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