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Samstag, 23. Februar 2013

Françoiz Breut, Paris, 12.02.2013

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Concert: Françoiz Breut (Don Nino)
Lieu:Le Café de la Danse, Paris
Date: 12/02/2013
Spectateurs: environ 450
Durée du concert 80 minutes

Le concert commença par une ligne de basse très marquante et répétitive, puis la douce voix de Françoiz Breut retentit pour la première fois. Par la suite on entendit les guitares sombres, l'orgue légèrement psychédélique et la batterie sèche et précise. Tout de suite une ambiance sensuelle, chaude et subtilement dramatique s'installe. On se sentait comme dans un  rêve éveillé ou bien comme dans un road trip dans le désert de Mexico (je vous épargne pourtant Calexico ici, soyez rassurés!)



A la fin du morceau Françoiz dit simplement au public: "merci beaucoup j'espère que vous allez bien." Symbolique pour sa simplicité et gentillesse. Pas de longues discours prétentieux, pas de blablabla, juste un petit mot pour  remercier tout le monde d'être au Café de la Danse ce soir. Ici même, Françoiz avait donné son premier concert, mais à l'époque "elle avait 10 ans", comme elle disait en souriant. Depuis elle a vieilli un peu, mais même malgré ses petites rides (qui lui vont bien), on reconnait toujours la gamine qui vit encore en elle. Quand elle sourit (quel magnifique sourire!), elle a toujours l'air d'avoir 20 ans. Francoiz a fait du chemin pourtant, mais hélas, elle n'a pas eu la  reconnaissance publique comme d'autres. Mais bon, nous ne plaignons pas, le Café de la Danse était très bien rempli et ceux qui étaient là ont vraiment fait le bon choix.

Nous vivions ensemble un concert exceptionnel où plein d'éléments se réunissent pour un résultat convaincant et très touchant. 


En première ligne bien sur la voix tellement singulière de Françoiz, sa manière de chanter si mystérieusement (je vous épargne  Dominique A soyez rassurés!), Puis son groupe qui l'accompagna à merveille. Leur son était si dense, compact, très précis et puissant, mais jamais grandiloquent. Ça restait toujours très classe. Et ce qui est pour beaucoup c'était bien sûr le charisme et la présence sur scène de Francoiz. Malgré son attitude naturelle, il y a ce côté félin. Elle bougait très bien, dansait parfois et allait à deux reprises dans le public pour le plus grand effet. Son duo avec Julia de Mansfield TYA (avec une ceinture VW!) pour la reprise de Michael Hurley de Werewolf était un des temps forts de ce concert, mais son morceau La Vie Devant Soi joué au milieu de la foule  était également magnifique!

Françoiz Breut - La Vie Devant Soi live au Cafe de la Danse from valerie toumayan / I Love Sweden on Vimeo.

Francoiz varia très bien entre les titres de son très bon nouvel album et quelques classiques (La femme sans histoire,  Le don d'ubiquité) qu'elle revisitait d'une manière innovatrice.

Les titres les plus forts étaient certainement Michka Soka (très funky), Over All (très mélancolique et doux) BXL Bleuette (aux accent jazzy, rêveuse), puis un somptueux km 83 en rappel


Breut donne beaucoup et le public -complètement sous le charme- le lui  rend bien en applaudissant à chaque fois longuement.



En 80 minutes on en a eu pour notre argent! De la poésie, de la douceur, de la générosité, de la sensualité, des larmes, des sourires, de la pop en français et parfois en anglais, du rock un peu bluesy, joué avec une classe internationale.

Espérant fort que Francoiz va revenir plus souvent à Paris dans l'avenir. Finalement Bruxelles ce n'est pas si loin.

Cette soirée somptueuse va rester un bon moment gravé dans ma mémoire, ça c'est sûr! Pour prolonger le plaisir j'ai racheté l'album en vinyl, rien que pour profiter des illustrations faites par l'artiste elle-même en plus grand format!

Setlist Françoiz Breut, Café de la Danse, Paris:

01: A L'Unisson
02: Bruxelles Bleuette
03: La Femme Sans Histoire
04: Les Jeunes Pousses
05: Marie-Lise
06: Pourque Te Vas
07: Le Don D'Ubiquité
08: Werewolf
09: Cavaliers
10: 20 à 30000 Jours
11: La Gomme
12: Over All
13: L'Eclat Du Jour
14: Si Tu Disais
15: La Vie Devant Soi
16: Ultimo
17: Michka Soka
18: La Chirurgie Des Sentiments

19: Le Nord
20: Cabinet
21: KM 83




Freitag, 16. März 2012

Maissiat, Paris, 15.03.12

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Konzert: Maissiat ( Julien Ribot)
Lieu: Les Trois Baudets, Paris

Date: 15.03.2012
Spectateurs: environ 100



Je vais rarement aux concerts d'artistes chantant en français. Ce n'est pas parce que je n'aime pas la chanson française, mais dès que cela devient trop "variété" j'ai du mal. Snobisme? Favoritisme pour la scène indé anglo-saxon? Ben, de toute façon comme je suis allemand ce n'est pas la même chose pour moi que pour mes amis français, jurant seulement par la musique anglophone "approuvée par les Inrocks".



Je me rendis donc ce jeudi très doux (20 °!, même le soir) aux Trois Baudets, lieu culte, entouré de sex shops bon marché et seulement à un pas du fameux Moulin Rouge. Je voulais voir la chanteuse Maissiat, fille de talent, qui ne cesse de faire parler d'elle ces derniers temps. Avec l'aimable aide de la superbe photographe Sarah Bastin, j'arrive à être sur la liste des invités. Mais de toute façon, je ne fais pas de cadeaux. Si le concert ne me plaît pas, je le dis franchement.

Mais cela ne constitue pas de problème ce soir, parce que j'adore le concert de Maissiat. Après une sympathique première partie fournie par le pianiste Julien Ribot, la très grande Amandine Maissiat (elle fait quoi, 1 m 185 ?) entre sur scène. Elle est entourée d'un batteur, de Katel au clavier et à la guitare/basse et d'un autre claviériste qui joue de temps en temps du trombone. Ces quatre musiciens arrivent à créer une ambiance chaude, sensuelle et très élégante. Le son est excellent et les arrangements soignés et très classes. Ce qui me charme le plus c'est la voix de velours de Maissiat qui constitue le missing link entre Cat Power et Jane Birkin. Une voix qui me caresse, qui me touche, qui m'emporte loin. Elle a un timbre très français, doté d'une mélancolie Gainsbourienne qui me séduit énormément.

Maissiat joue les morceaux de son premier EP 5 titres (disponible en vinyle collector ce soir avec code de téléchargement) mais aussi des chansons qui vont être sur son premier vrai album "Tropiques" à paraître en septembre. Malgré le titre qui rappelle le soleil et l'insouciance, le son de Maissiat est très sombre, menaçant et ténébreux. Mais l'artiste est capable d'y rajouter un peu de sucre et de soleil dans des refrains addictifs comme Jaguar, le premier morceau du concert ce soir.

Très beau et ensorcelant fut la chanson aérienne Trésor qu'on peut déguster dans une très romantique session vidéo du Cargo ou on voit l'artiste à la lumière tamisée de deux bougies.

Egalement filmé par le Cargo et joué ce soir Le départ, un titre terriblement triste mais si attirant.


Le concert fut finalement assez court, variant phases plus instrumentées et rock et passages intimistes et dépouillés.

Maissiat est un grand talent et d'une sincérité touchante. Je ne regrette pas une seule seconde de l'avoir préférée au groupe noisy Earth qui jouait à la Maroquinerie.





Setlist Maissiat, Les Trois Baudets, Paris

01: Jaguar
02: La Fabrique Des Fauves
03: Trésor
04: Havana
04: Le départ
06: Jour de Chance
07: Iris
08: Tropiques
09: Soule



Samstag, 8. Oktober 2011

Victorine, Paris, 4.10.11

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Konzert: Victorine

Ort: Le Pop In, Paris
Datum: 04.10.2011
Zuschauer: mindestens 60 (darunter Coeur de Pirate und Mathias Malzieu von Dionysos)


Version française en bas de page!!


Dieses Konzert war wirklich ein großer Spaß! Fun pur war angesagt an jenem 4. Oktober 2011! Da konnte man endlich mal seine Sorgen eine Stunde in die Ecke legen und ausgelassen mitfeiern.



Victorine aus Paris standen auf dem Programm. Eigentlich das allererste Solo- Projekt einer zierlichen blonden Konzertagenturmitarbeiterin (Voyez mon Producteur, ein guter Laden), musste man heute von einer (riesigen) Band sprechen zumindest live. Zu den Mithelfern bei Victorine zählen der famose Drummer Kim Gianni, der junge aufstrebende Gitarrist Aurélien Hamm (seine Band Apes & Horses hatte unlängst Wu Lyf supportet), der Bassist Ollie Joe (auch er hat seine eigene Band) und der Omnichordspieler Part Time Punk, der früher bei Koko von Napoo im Einsatz war. Zu dieser Besetzung gesellten sich aber noch etliche andere Helfer, so daß die Bühne fast so voll war wie bei Konzerten von I'm From Barcelona.

Musikalisch war auf französisch gesungener Neo New Wave angesagt. Eine coole Musikrichtung, die sich im Aufwind befindet, Formationen wie La Femme und die Concrete Knives bestätigen dies eindrucksvoll. Von diesem Retro Sound geht einfach eine ungehöre Frische und Spontaneität aus und viele Franzosen sind auch froh, endlich mal wieder die Texte zu verstehen. Nicht, daß diese bei Victorine tiefgreifend gewesen sind, nein, man konnte bloß besser mitsingen. Sowieso ging es heute in erster Linie um Entertainment und Victorine ist wirklich eine unfassbar gute Entertainerin! Wahnsinn, wie die kleine Blondine die Leute aufmischte, durch das Publikum streifte, sich auf den Boden fallen ließ und fast eine Stunde lang alles gab.

Es wurde kein Blödsinn ausgelassen. Wenn Victorine durch das Publikum fegte, lief ihr immer ein Kerl mit einer winzigen silbernen Discokugel hinterher und hielt sie über ihren Kopf. Auch ein Zelt kam zum Einsatz und in einer sehr witzigen Szene zog das Mädel ein Regencape an und ließ sich von einem Typen mit Wasser besprühen. Gegen Ende wurde es immer abgefahrener, Chaoten mit Eisbar- und Braunbärkostümen bevölkerten bei dem Chanson La Ferme die Bühne, Männer gaben ihren nackten Oberköprer preis und Drummer Kim spielte mit 500 Sachen (ohne Scheiß!) auf seinem Kinderdrumset.



Toll, das hat wirklich Spaß gemacht! Man muss schließlich nicht immer totraurigen Folk hören.

Pour nos lecteurs français:

Ce concert là était vraiment énormément fun! Ce 4 octobre, dans le Pop In plein à craquer on pouvait enfin laisser ses soucis de côté et faire la fête.Un truc fou fou fou!

Au programme: Victorine de Paris. A la base le tout premier projet solo d'une délicate fille blonde, on peut parler aujourd'hui d'un immense groupe (un collectif?) avec d'innombrables musiciens. Font partie de Victorine: le fabuleux batteur Kim Giani (également musicien solo et producteur de ce projet), le jeune guitariste Aurélien Hamm (chanteur des Apes & Horses, un groupe en pleine ascension, très remarqué en première partie de Wu Lyf), le bassiste Ollie Joe (lui aussi a son propre groupe), le jouer d'omnichord Part Time Punk (ex-bassiste des défunts Koko von Nappoo), la choriste Guillemette Foucard (la chanteuse d'April Shower), le chanteur Remie Foucard et le performer artiste contemporain multimedia néoromantique Donald dit Gros Nounours. Il manquait à l'appel ce jour là Fabien Fabre en deuxième guitare. La scène rassemblait (presque) à un concert de I'm From Barcelona, groupe suédois, qui joue parfois avec 25 membres.

Stylistiquement c'était de la neo new wave française, chantée dans la langue de Molière. Un genre ultra rafraichissant et redevenu à la mode ces derniers temps, comme le confirment l'ascension de groupes comme la Femme, Liza Manili et Concrete Knives. Les raisons de ce revival sont multiples. D'une part c'est très ludique et jouissif et d'autre part les français sont contents de comprendre les paroles. Ceci dit dans le cas de Victorine on ne trouve pas de paroles très profondes, mais ce n'était pas le but. Mais les gens peuvent plus facilement entonner les refrains!

Victorine s'avera être une veritable bête de scène. Incroyable comme ce petit bout de femme remuait le public! Elle tranversa plusieurs la foule, se laissa théâtralement tomber par terre et donna tout, mais vraiment tout, pendant une bonne heure (de pur bonheur).

C'était souvent n'importe quoi, mais on adorait ça! Tout d'abord Victorine joua la prof ultra sévère avec des lunettes noires (avec l'inscription, La leçon de Maîtresse Victorine: "je me touches, tu te touches, tu me touches, Victorine mous touche" en fond de scène), puis plus tard elle mit un K-Way pendant qu'un type l'arrosait avec de l'eau (ce qui rendit l'intervention d'un parapluie nécessaire!
), ensuite elle se laissa porter à travers le public dans une tente rouge. Puis le Gros Nounours suivit chacun de ses pas avec une petite bulle disco sur la tête. Pour le grand final les choses sont devenues carrément dingues. Des types avec des costumes d'ours polaire et d'ours brun sont montés sur scène, des hommes montrèrent leur torse nu et le batteur Kim jouait avec 500 à l'heure sur sa petite batterie d'enfant. Le public hurlait de joie. Et en plus le morceau la ferme est un sacré tube, c'était vraiment irrésistible, très groovy et dansant.

Bref: c'etait un concert hallucinant, l'éclate totale!!!! On en redemande!

Setlist Victorine, Pop In, Paris:

01: La Rentrée
02: Chausson Pop
03: Potandre
04: Note De Frais
05: Fukushima
06: Escalier C
07: La Ferme
08: Emma
09: T'es Loin




Donnerstag, 7. Juli 2011

Liza Manili, 06.07.11

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Konzert: Liza Manili

Ort: Panic Room, Paris
Datum: 06.07.2011
Zuschauer: viele für die winzige Location, etwa 60
Konzertdauer: etwa 45 Minuten


Schon fast unverschämt, wie hübsch, stilvoll, charmant und gertenschlank viele Pariserinnen sind. Da fragt man(n)/Frau sich, wie die das machen.

Sind die schon so auf die Welt gekommen, oder sind das alles Schauspielerinnen? Im Falle von Liza Manili kann man die zweite Alternative schon gleich mit ja beantworten. Sie ist in der Tat Schauspielerin bzw. "comedienne" wie man in Frankreich sagt. Trotzdem kannte ich sie bisher noch nicht. Nicht weiter verwunderlich, wenn man weiß, daß ich nie ins Kino gehe und im Fernsehen lediglich Tennis gucke.

Auf Schauspielerinnen aufmerksam werde ich in der Regel erst, wenn sie anfangen zu singen. In der Vergangenheit nahm ich somit zumindest Notiz von den Gesangesbemühungen von Charlotte Gainsbourg, Sandrine Kiberlain, Emanuelle Seignier, Julie Delphy, Claire Keim und kürzlich Melanie Laurent, ohne je einen Film von ihnen gesehen oder ihre CDs ernsthaft gehört zu haben (Ausnahme Charlotte Gainsbourg).

Heute nun also die Live-Kostprobe von Liza Manili. Hübsch, stilvoll, charmant und gertenschlank. Sagte ich nicht, daß ich den Eindruck habe, (fast) alle Pariserinnen seien so? Und natürlich sind sie nie overdressed, zu stark geschminkt oder aufgedonnert. Kein einziger stilistischer oder modischer Faux-Pas, da können sich die Russinnen, Amerikanerinnen, Engländerinnen, Deutschen eine Scheibe von abschneiden. Im Grunde genommen gibt es das nur in Frankreich bzw. nur in Paris. Diese lässige Eleganz, diese Natürlichkeit, dieser dezente Schick. Da wird nicht mit Designerklammotten geprotzt, werden keine falschen Nägel aufgeklebt, keine glitzernden Handtaschen getragen. Diese Art von Vulgarität überlässt man den anderen Nationen bzw. dem Süden Frankreichs, den die Pariser wegen seiner neureichen Protzigkeit verabscheuen. In der Seine-Metropole ist man nicht bling-bling, sondern hippie chic.

Umzingelt von diesen Hippieschicken, diesen Hipstern, Bobos, Film- und Kunstschaffenden, saß ich Bauernlümmel aus dem Westerwald also in einem kleinen Laden namens Panic Room und wartete auf den Beginn des Konzertes von Liza. Bei den Männern saß der gepflegte Dreitagebart wie er sollte, die Bräune war dezent (sich durchgrillen zu lassen ist ja sowas von vulgär!), die Klamotten auf lässige Art und Weise schick, die Bäuche flach und straff.

Gleich neben mir saß Soko, die Pariser Sängerin und Schauspielerin, die vor ein paar Jahren nach Los Angeles gezogen ist, weil sie findet, daß die Franzosen ein barbarisches Fleischfresservolk sind, in dem sie als Veganerin nicht in Ruhe leben kann. Nun mampft sie also in Kalifornien Avocados und glutenfreies Toast- Brot mit Gemüsesaft und spielt mal hier, mal da. Leben wie Gott in Fr.., äh, den USA! Liza Manili ist wohl eine gute Freundin von Soko, zumindest konnte man diesen Eindruck auf Grund der stürmischen Beifallbekundungen der Stephanie Sokolinski gewinnen.

Manili legte gegen 21 Uhr 15 los. An ihrer Seite spielte ein lockiger, dreitägebärtiger Gitarrist, der mich stark an Albert Hammond Jr. erinnerte. Sein Name: Séverin. Aber er war nicht nur zum Schönsein da, sondern wichtiger Part im musikalischen Gefüge. Seine wavige Gitarre sorgte zusammen mit dem französischen Gesang von Liza für einen frühen 80 er Jahre Retrosound, wie ihn auch die Band La Femme spielt. New Wave made in France ist also zur Zeit schwer angesagt und mir kann's nur recht sein, denn die Songs von Manili waren wirklich fetzig und ohrwurmig. Toll auch ihre Stimme, sinnlich, süßlich, anziehend. Lediglich das Auflegen der Schallplatten funktionierte nicht immer ganz so reibungslos, da gab es ab und zu Hänger und Fehlstarts.

Egal, die Stimmung war dennoch bestens und die Chansons perlten wirklich wie ein kühles Glas Champagner im Hochsommer. Chansons, die sicherlich zum Großteil auf dem ersten Album der gebürtigen Straßburgerin landen werden (Erscheinungsdatum Januar 2012). Unterhaltsam und kurzweilig war das Material auf alle Fälle und ganz zum Schluß präsentierten uns die beiden Musiker dann noch einen veritablen Hit. Le Petit Train ist so eingängig, ja fast kariös, daß man das Lied schon nach dem ersten Hördurchgang nicht mehr aus dem Ohr bekommt. "Le petit train, les aller-retours, le petit train les aller-retours, ladadidada", imparable (unwiderstehlich) wie man in Frankreich sagt!

Der kleine Panic Room tobte und so musste Liza die erste Zugabe ihees Lebens geben. Hierbei spielte ihr aber ihr Plattenspieler einen Streich, denn die Nadel blieb irgendwann in der Mitte des Stückes hängen und auch beim zweiten Versuch wiederholte sich dieses Malheur, so daß sie schmunzelnd abbrach.

Ob Liza auf Platte genauso anziehend wirkt wie live, bleibt abzuwarten, aber das Liverlebnis ist mir ja eh das liebste. Und wenn dann noch solch ein Schnuckelchen auf der Bühne steht....

Schon fast unverschämt!






Samstag, 2. Juli 2011

Florent Marchet, Paris, 01.07.11

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Konzert: Florent Marchet
Ort: La Mairie du 3ème, Paris, Festival Soirs d'été
Datum: 01.07.2011
Zuschauer: ein paar hundert



Den guten Vorsatz von gestern, mehr auf französisch singende Franzosen zu begutachten, konnte ich heute gleich in die Tat umsetzen. Völlig gratis und bei schönstem Wetter spielten der famose Florent Marchet und seine Band vor der Mairie des 3. Pariser Arrondissements auf und begeisterten auf ganzer Linie.

Neben den hochmelodischen Ohrwürmern mit den astreinen Gitarren stachen auch die Texte und die witzigen zynischen Kommentare hervor.

Ein absoluter Konzerthit!

Morgen gibt es den vollständigen Bericht.








Setlist Florent Marchet @ Festival Soirs d'été, Paris:

01: Courchevel
02: Mes Nouveaux Amis
03: Benjamin
04: Levallois
05: L'eau de Rose
06: La Chance de ta vie
07: L'idole
08: Hors Piste
09: Notre Jeunesse
10: Qui je suis
11: Roissy
12: Je n'ai pensé qu'à moi
13: Des Hauts, des Bas (Reprise de Stephan Eicher)
14: La Charette
15: La Famille Kinder

16: Le Terrain des sport



Freitag, 1. Juli 2011

Maud Lübeck, Paris, 30.06.11

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Konzert: Maud Lübeck

Ort: Le Bouillon Belge, Paris
Datum: 30.06.2011
Zuschauer: etwa 50
Konzertdauer: circa 50 Minuten


Obwohl ich seit fast neun Jahren in Paris wohne, besprechen wir Musiker, die auf französisch singen recht selten hier auf dem Konzerttagebuch. Das liegt zum einen daran, daß viele Franzosen heutzutage auf englisch (oder so etwas ähnliches) trällern, zum anderen, daß ich beim Thema "französischer Chanson" recht wählerisch bin. Dennoch gibt es eine Reihe von Künstlern in dieser Sparte, die ich mag. Zu nennen wären: Florent Marchet, Françoiz Breut, Dominique A, Laetitia Sadier (+ Monade), Holden, Camille, JP Nataf, Arman Méliès, Daniel Darc, Barbara Carlotti, Bertrand Belin, Constance Verluca, Arlt, La Fiancée und noch ein paar andere, die mir jetzt gerade nicht einfallen.



Die aus dem Süden Frankreichs stammende Pianistin Maud Lübeck gehört definitiv auch in diese Liste, denn bei ihr gefällt mir einfach alles: Stimme, Texte, Klavierspiel, Ausstrahlung.

Zufällig hatte ich sie neulich bei der Fête de la Musique getroffen und da erzählte sie mir, daß sie vor den großen Sommerferien noch einmal auftreten werden. Den Austragungsort "Le Bouillon Belge" kannte ich allerdings nicht, aber das machte nichts, ich lerne gerne neue Locations kennen.

Der Laden entpuppte sich als Bar mit angeschlossenem Konzertkeller, ähnlich also wie das Pop in oder die Mécanique Ondulatoire. Der Bouillon Belge war allerdings mit bequemen Sitzen ausgestattet und so machten es sich die etwa 50 Besucher auf roten zweisitzigen Sofas und kleinen Stoffhockern bequem.

Wie immer erschien ich zu spät, aber das war nicht ganz so tragisch, denn ich hatte lediglich einen einzigen Chanson verpasst. La Balançoire (die Waage) hörte ich zumindest noch zur Hälfte und bei La Fabrique war ich mittendrin statt nur dabei.

Ich glotze Richtung Bühne und erspähte bei Schummerlicht die Pianistin hinter ihrem elektronischen Klavier. Sie hatte einen Pull Marin, einen Matrosenpullover, an, der sich in Frankreich großer Beliebtheit erfreut. Dazu trug sie Jeans und weiße feine Stoffschuhe der Marke Repetto, die nach dem großen Serge Gainsbourg benannt sind. Und zu Serge Gainsbourg gibt es zumindest hinsichtlich der Einflüsse eine Querverbindung, denn Maud Lübeck klingt stimmlich ziemlich stark nach Jane Birkin, der Frau von Serge. Birkin hat mit ihrem sinnlich-melancholischen Hauchgesang die typisch französiche Frauenstimme definiert, obwohl sie amüsanterweise ja Britin ist und im Französischen einen unüberhörbaren Akzent hat.

Akzentfrei ist hingegen Maud Lübeck, obwohl sie aus dem Süden (Region Provence- Alpes Côte d'Azur) und damit aus der Gegend meiner Schwiegereltern stammt. Dort unten spricht man eine schwer verständliche Mundart, die für unbedarfte Ohren sehr sonderbar klingt. Aber Mauds Eltern kommen eigentlich aus Paris, sind nur irgendwann ans Mittelmeer gezogen, wo die Tochter dann aufgewachsen ist. Mit 18 hat sie ihre ersten Lieder geschrieben, mit 20 ist sie dann nach Paris aufgebrochen und 18 Jahre später ist sie immer noch in der Stadt der Liebe wohnhaft. Kein einziges Album ist bisher verfügbar, obwohl sich die Demotapes bei Maud Lübeck laut eigener Aussage bis unter die Decke stapeln. Nun aber ist der erste Relase in Sichtweite, genügend verwertbares Material hat sie nämlich inzwischen auf alle Fälle.

Ein paar ihrer Stücke kann man sich sowohl auf ihrer Facebook-, als auch auf ihrer MySpace Seite anhören. Le Parapluie (der Regenschirm) beispielsweise, in dem es um den Austausch von Zärtlichkeiten unter einem Regenschirm geht (und der damit verbundenen Frustration darüber, daß irgendwann der Regen aufhört), C'est Pas Rien, ein Lied über Paris und Je t'aimais trop (ich liebte dich zuviel), ein Lovesong.



Sprachlich und musikalisch besonders interessant finde ich C'est Pas Rien. "Pas riogolo cette ville qui flotte", heißt es da zu Beginn, übersetzt: nicht lustig diese schwimmende Stadt. Ein Spielwort, denn aus Paris wird pasri (so spricht man die Seine Metropole auf französisch aus) + rigolo= lustig, sprich Paris ist nicht gerade lustig (eine ernste Stadt, hier gibt es nichts zum Lachen) . Später heißt es dann auch "Paris c'est pas Rio", Paris ist nicht Rio.

Letztlich geht es um die Beschreibung einer verzweifelten Haßliebe, die herrlich melancholisch untermalt wird und von dem feinen Klavierspiel und der sinnlichen Stimme von Maud Lübeck lebt.

Mit Spielworten wird dann auch bei Le Pull Lover (Pullover) gearbeitet einem anderen interessanten Chanson, der auf einem kleinen pluckernden Keyboard vorgetragen, an achter Stelle gebracht wurde.

Performancetechnisch am originellsten war heute mit Sicherheit aber Mon Amour En Boite (meine Liebe in einer Kiste), ein neuer Titel, zu dem Maud nach vorne kam und eine Single auf einem alten Plattenspieler laufen ließ, die sie gesanglich begleitete. Ein witziger Gimmick, den Maud aber nicht unbedingt nötig hatte, um mich auf ihre Seite zu ziehen, denn letztlich reichte es völlig aus, wenn sie so ungemein einfühlsam Klavier spielte und dazu so betörend sang.

Nicht nur ich war angetan, auch das Publikum zeigte sich entzückt und ließ sie am Ende nicht ohne Zugabe gehen.

Der Konzertabend ging schließich noch mit Paul Ecole und seiner Band weiter und erlebte aus meiner Sicht einen letzten Höhepunkt, als Maud noch einmal zu einem Duett hinzustieß.

Fazit: Auf französisch singende Künstler sollte ich mir öfter anhören! Mein persönlicher guter Vorsatz für die zweite Jahreshälfte 2011!

Setlist Maud Lübeck, Le Bouillon Belge, Paris:

01: Haut
02: La Balançoire
03: La Fabrique
04: Les Larmes Gelées
05: Le Parapluie
06: Mon Amour En Boite
07: La Route
08:Le Pull Lover
09: C'est Pas Rien
10: Je t'Aimais Trop

11: Virose

Aus unserem Archiv:

Maud Lübeck, Paris, 23.04.10


Fotos folgen im Lauf des Freitags.





Freitag, 24. September 2010

Brisa Roché, 23.09.10

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Konzert: Brisa Roché

Ort: Le Divan Du Monde, Paris
Datum: 23.09.10
Zuschauer: gut besuchte, aber nicht ausverkaufte Veranstaltung
Konzertdauer: etwa 70 Minuten


Beau concert de la californienne Brisa Roché au Divan Du Monde. Chronique en français plus detaillée à venir!


Ausländische Musiker, die in Paris eine Zeit lang oder für immer eine Heimat gefunden haben, gibt es so einige. Die bekanntesten Namen sind sicherlich Jim Morrison, Jarvis Cocker, Beirut, Peter Doherty, Feist, Coco Rosie, Ken Stringfellow (The Posies), Aaron Dessner (The National) und ähem, Kylie Minogue.

Aber auch etwas weniger bekannte Künstler leben in der Stadt der Liebe. Der Liebe wegen konsequenterweise. Oft liegt die Sache darin begründet, daß der Partner Franzose ist und man zu ihm nach Paris zieht. Ob die Kalifornierin Brisa Roché mit einem Frenchie zusammen ist, weiß ich nicht, aber sie muß zumindest vor ein paar Monaten Liebe gemacht haben ("faire l'amour" auf französisch), sonst wäre sie jetzt nicht schwanger. Logisch. Wenn ich mich recht erinnere, ist sie die dritte werdende Mutter, die ich musizierend auf einer Bühne sehe, nachdem sich mir schon Laura Veirs und Inga Lileström mit Bäuchlein gezeigt haben. Bewunderswert, diese Energie! Aber wenn ein neues Album promotet werden muss, dann bleibt halt eben keine Zeit, däumchendrehend zu Hause auf die Niederkunft zu warten.

Brisa Roché tritt also tapfer an, denn es gilt den neuen Output All Right Now dem Publikum schmackhaft zu machen. In rotem Kleid steht die gothisch angehauchte Lady auf der Bühne des Divan Du Monde und wird bei ihrem Auftritt von einer weiteren Frau, der Keyboarderin Lena Deluxe (Roken is Dodelijk) und drei männlichen Musikern begleitet. Der schöne, etwa 500 Leute fassende Raum ist dicht bevölkert , aber nicht ganz ausverkauft. Die Temperaturen sind erträglich, ganz im Gegensatz zu der Bullenhitze, die gestern in der Fléche d'Or herrschte. Gute Rahmenbedingungen also, wenn nicht einige Leute so ungeniert laut plappern würden. Man muss wissen, daß der Divan Du Monde die Lautstärke regelmäßig recht stark drosselt und Unterhaltungen deshalb als sehr störend empfunden werden. Schon erstaunlich, daß einige Leute so wenig Respekt vor der Kunst haben! Denn Kunst ist es in der Tat, was die kesse Brisa da vorne abliefert. Ihre Musik ist eine charmante Mischung aus 60 ies Pop, Jazz, New Wave und Chanson. Zu gefällig und nett meckern die einen, großartig sagen die anderen, vor allem die angesehenen Musikgazetten Les Inrocks und Magic. Ich selbst konnte mit ihrem zweiten Album Takes (2007) jahrelang nicht viel anfangen, obwohl ich es mir aus Neugierde gleich nach Erscheinen gekauft hatte. Erst kürzlich ist der Knoten bei mir geplatzt und seitdem höre ich es immer mal wieder recht gerne. Roché hat einfach einen gewissen Schmelz in der Stimme, der mir gefällt und außerdem schadet es mir gar nicht, mal etwas fröhlichere Musik als sonst zu hören. Ihre Musik klingt in der Tat wie eine Mischung aus amerikanischem Sunshinepop (The Beach Boys, The Supremes) und französischem Chanson à la Jane Birkin oder Françoise Hardy. Auf dem neuen Album (das ich noch nicht habe) scheint sie rockiger und waviger zu werden, zumindest wirkt das live so. Und die alten Sachen von Takes hat sie heute komplett umarrangiert und ganz anders als auf CD klingen lassen. "Habt ihr den Song gerade erkannt?", fragt sie deshalb in einer Szene lächelnd und mit einer perfekten französischen Aussprache. Charismatisch ist sie, diese kalifornische Adoptivfranzösin und auch sehr gesprächig und offen. Das Publikum mag sie. Ein ganz kurioser Fan ist so aus dem Häusche, daß er mit seinem falschen Leoparden-Pelzmantel wie ein Irrer umhertanzt und die Arme in die Höhe reißt, als hätte gerade eine gute Fee zu ihm gesprochen. Ansonsten bleiben die Leute doch ein wenig reserviert und an den falschen Stellen leise. Das Konzert vergeht dennoch wie im Fluge, nach einer Stunde ist das Set, daß auschließlich aus Liedern vom zweiten Album und dem Neuling besteht, regulär zu Ende.

Als Zugabe gibt es dann noch The Tide Is High von Blondie (die ich irgendwie nie so richtig mochte, ganz im Gegensatz zu meinem Mitblogger Christoph) und mit Open Your Lock ein feines Stück, das sie ganz alleine auf der Akustikgitarre vorträgt. Da merkt man daß sie stimmlich was auf dem Kasten hat und ich frage mich ein wenig, ob es nicht eigentlich besser gewesen wäre, wenn sie noch mehr reduzierte Stücke dieser Art vorgetragen hätte.

Aber das sind nur Marginalien, unter den Strich bleibt ein schönes Konzert im Gedächtnis haften.

Setlist Brisa Roché, Le Divan Du Monde, Paris:



Links:

- Plattentests.de zum Album Takes von Brisa Roché, klick!
- Der Spiegel.de mit einem interessanten Porträt zu Brisa Roché. Titel: "Sex-Rebellin mit Hippie-Herz
", klick!

Setlist Brisa Roché, Le Divan Du Monde, Paris:

01: It's Alright
02: Penetrate
03: Past Contemplative
04: Sweat King
05: Whistle
06: Do What You Can Do
07: Green Light
08: Hard As Love
09: Heavy Dreaming
10: Bloom
11: Stone Trade
12: Open Your Lock
13: Get Down
14: You're Wrong
15: Miles Ride

16: The Tide Is High (Blondie Cover)
17: Open Your Lock (solo)



Sonntag, 25. April 2010

Maud Lübeck, Paris, 23.04.2010

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Maud Lübeck

Ort: Les Trois Baudets, Paris

Datum: 23.04.2010

Zuschauer: hmm, 100 vielleicht?

Konzertdauer: 40-45 Minuten




Leute, die sich über alle Maßen begeistern können, die über das wunderbare Gotteschenk der Euphorie verfügen, fand ich schon als kleiner Junge toll. Damals mit etwa 10 Jahren lief mir zum ersten Mal ein kalter Schauer den Rücken runter, als der Schwede Björn Borg nach verbittertem Kampf das Wimbledon Finale gegen John McEnroe gewann, vor Freude auf die Knie sank und überglücklich seinen Schlänger gen Himmel rammte. Von da an habe ich fast immer eine Gänsehaut gehabt, wenn sich Sportler auf emotionale Weise über den Sieg freuen, egal ob ich ihr Fan war oder nicht. Auch die oft weinenden unterlegenen Kontrahenten haben mich alles andere als kalt gelassen. Ungefälschte Emotionen, das ist es, was ich schätze.

Aber nicht nur im Sport, sondern auch bei der Musik geht es um starke Gefühle. Wer eingefleischter Fan von einer oder mehreren Bands bzw. Solokünstlern ist, weiß wovon ich rede. Immer wieder famos, wenn das Publikum bei Konzerten mitgeht, klatscht, schreit, oder auch vor Rührung weint. In meinen Konzertberichten versuche ich deshalb, meine Eindrücke so unverfälscht wie möglich, zu schildern. Ich schreibe so schnell es geht, damit nichts verwässert wird und ich keine Zeit habe, über das Erlebte lange zu reflektieren. Überarbeit werden die Reviews in inhaltlicher Hinsicht (fast) nie. Daß ich ab und an zu euphorisch, oder (seltener) zu bärbeißig werde, nehme ich hierbei in Kauf. Authenzität hat Vorrang vor Abwägung.

Schön, daß es auch andere Musikkritiker (falls ich ein solcher als brotloser Blogger überhaupt sein sollte) gibt, die ihren Emotionen freien Lauf lassen. JD Beauvallet von der renommierten Postille Les Inrockuptibles ist einer von diesem Schlag. Geradezu veschlungen habe ich seine himmelhochjauchzenden Ausführungen zu der Pariser Pianistin Maud Lübeck. Meine Fresse, den Kerl muß es wirklich voll erwischt haben! Maud Lübeck hat ihm wohl alle Sinne geraubt. Bis ins kleinste Detail beschreibt er in seinem Artikel, was die Dame mit ihm gefühlsmäßig anstellt. Er wirft eingangs die Frage auf, ob es in einer Gesellschaft, die die Polygamie ablehnt, duldbar sei, daß man als verheirateter Mann emotional heftig fremd flirtet. Das man an eine andere Frau (natürlich Maud Lübeck) ständig denkt, so stark, daß man unglaublich genervt ist, wenn das Telefon bimmelt, oder jemand and der Wohnungstür klopft. Dann erzählt er von den Liedern der Chanteuse. Wie sie sich langsam und feinfühlig an ihn herangepirscht haben, einer nach dem anderen. Wie sie ihn schließlich vollkommen überwältigt haben. Wie sie ihm gleichzeitig enorm gut und schrecklich weh tun. Und dies obwohl die Sängerin noch kein Album auf den Markt gebracht, ja noch nicht einmal ein Plattenlabel hat! Er vermag sich gar nicht auszudenken, welche süchtig machende Wirkung die Stücke entwickeln, wenn sie neu arrangiert werden, z.B. mittels Violinen. Seine euphorischen Ergüsse schließt JD Bauvallet mit einem Vergleich. Maud Lübeck würde bei ihm die gleichen Gefühle auslösen, wie dereinst Barbara (eine klassische französische Chanson-Sängerin). Und Lieder von Barbara hätte er seit frühester Jugend jede Woche seines ganzen Lebens gehört...

An diese Lobgesänge erinnerte ich mich wieder, als ich durch Zufall aufschnappte, daß Maud Lübeck ab dem 23. April im Trois Baudets einige Konzerte im Rahmen des Festivals Les Zéphémères geben würde. Von den liebestollen Zeilen des renommierten Kritikers angefixt, notierte ich sofort den 23. rot im meinem Kalender. Rot waren dann auch die Sessel im Trois Baudets, der austragenden Location. Umgeben von einer Frauengruppe um die 60 (wirkte fast wie ein regelmäßiges Treffen zu kulturellen Veranstaltungen) wartete ich auf den Auftritt der Lübeck. Dann wurde das Licht auf der Bühne plötzlich intensiver und eine Frau trat auf den Plan. Sie stellte sich als Maud Lübeck vor und fügte grinsend hinzu, daß sie ihre Haare blond gefärbt und ein paar Kilos zugelegt habe. War natürlich alles nur ein Gag, denn bei der Frau handelte es sich um die Ansagerin und nicht die Künstlerin. Die Pianistin selbst kam erst zwei Minuten später aus der Kabine gekrochen. In der Tat sehr schlank, fast dürr und mit brünetten Haaren, die schon einen leichten Grauton hatten. Im Laufe ihres Konzertes sprach sie nicht viel. Sie konzentrierte sich stattdessen auf ihr gefühlvolles Spiel und hatte mich damit auch ziemlich rasch weichgeklimpert. Ob JD Beauvallet recht hatte? Die erotische Säuselstimme im Stile einer Jane Birkin konnte einen wirklich high werden lassen! Hinzu kam dann noch diese typisch französische, Gainsbourg'sche Melancholie und die weltklugen , poetischen Texte. Keine Frage, da vorne ließ ein großes Talent ihren zarten Pfoten in die Tasten gleiten! Sie hatte irgendwie alles, was Franzosen schwach werden lässt. Eleganz, Fragilität, Sanftheit, zarte Schwermut. Und da ich mich dem Volk der Froschfresser und Champagnersäufer sehr verbunden fühle, bekam ich auch weiche Knie. Wo war eigentlich JD? Man berichtet, er lebe in Brighton. Schade, ich hätte gerne seinen feierlichen Blick und seine glasigen Augen gesehen. Stattdessen musste ich mich an zwei eher gelangweilten Franzmännern vorbeiarbeiten, die bräsig ihre Füße gegen die Vordersitze gestreckt hatten, so daß ich nicht durch kam. Ich wollte nämlich die Seiten wechseln, um gute Fotos von der Lübeck zu schießen. Bisher hatte ich sie nur im Profil abgelichtet, nun aber wollte ich ihr ganzes Gesicht drauf kriegen. Das gelang mir auch. Hübsche Züge hat sie. Kleine Grübchen um den Mund und die ersten Fältchen um die Augen, aber mit einem solch gütigen und intelligenten Blick ausgestattet, daß ich sie sofort ins Herz schloß. Auf Anhieb erkannte ich die belesene und hochintellektuelle Frau in ihr, die eher schlicht und schüchtern auftritt, aber weiß, was sie will: Konzerte geben und noch andere Kritiker (und natürlich auch Zuschauer) um ihre Pianistinnenfinger wickeln. Eine Karriere im Mainstream dürfte sie hingen eher nicht anstreben, aber wer weiß? Immerhin hat sie schon ein sehr hübsches Duett mit dem in Frankreich sehr bekannten Vincent Delerme (auch so ein Poet!) eingespielt, das sie heute aber ohne ihn vortrug. "Je t'aimas trop, a perdre mon bolout, a perdre mon dodo, a perde la ligne" (ich liebte dich zu sehr, so daß ich meine Arbeit verlor, meinen Schlaf und auch die Zugverbindung).

Ob ich ihr auch so verfallen war? Hmm, schau' mer mal! Das Konzert war sehr schön, aber die ungebremste und zügellose Schwärmerei überlasse ich erst einmal meinem Kollegen JD. Ich habe ja auch noch ein wenig Zeit. Maud Lübeck spielt in den nächsten Wochen und Monaten noch ein paar mal in den Trois Baudets. Ich denke, ich komme wieder! À très vite, Maud!

Schlußbemerkung: Mit Porco Rosso (ein recht kräftiger Bursche mit Brille und Gitarre + recht lustigen Texten) und Oshen (eine attraktive Lady mit beißendem Humor und einem Cover von Elliott Smith, Between The Bars) traten noch zwei weitere französische Künstler mit französischen (und ab und zu englischen) Texten auf und machten ihre Sache ebenfalls ordentlich. Ich war aber einzig und allein für Maud Lübeck gekommen, die, diesmal ohne Piano, auch noch gemeinsam ein Lied mit Oshen performte.



 

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