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Freitag, 15. November 2013

Les Colettes, Paris, 7 et 21 octobre 2013

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Chronique de 2 concerts des Colettes en route pour la Gloire  Photos : Oliver Peel (L’Hôtel) - Hervé Dulongcourty (Les Trois Baudets) 
Textes : Philippe Ache 

Un set lounge en acoustique à l’Hôtel le 7 octobre Durée : 60 minutes environ 
Spectateurs : une cinquantaine 

En concert électrique Aux Trois Baudets le 21 octobre 
Durée : 50 minutes environ 
Spectateurs : une centaine 


Quand vous lirez ce compte-rendu, Les Colettes auront peut-être fait fondre Londres. Il ne leur restera plus alors qu’à mettre Amsterdam à genoux avant que de faire tomber le Zénith. 

En effet, je rédige ces quelques lignes, cinq jours après le set des Trois Baudets, quelques heures avant qu’elles n’assurent la 1ère partie Nick Cave à L'Hammersmith Appolo.

Il y a quelques mois, je me souviens avoir été surpris par les propos d’un blogueur qui semblait regretter le succès de Pauline De Lassus alias Mina Tindle (photo) Il la préférait chanteuse confidentielle chantant au sein de Toy Fight ou du groupe The Limes. La voyant accéder au succès, il avait un sentiment de perte. 

J’ai pour Les Colettes un sentiment contraire. Je suis impatient de les voir rencontrer le succès et de les écouter enfin dans une salle comme le Trianon où leur talent trouvera la reconnaissance qu’il mérite. 

En effet, comme Oliver Peel, j’ai eu un véritable « coup de foudre » musical pour Les Colettes et ceci depuis la session 374 du Cargo ou nos amies (alors accompagnées d’Imari) délivraient les premières versions de Tipsy Toes et de Kimberley.

  



Ce coup de foudre s’est confirmé à l’écoute de leur 1er EP. J’ai malheureusement loupé leur concert au Divan du Monde en janvier dernier et le regrette vivement, quand j’écoute Oliver Peel et Thomas Gueriguen en parler. 

Depuis j’ai eu la chance d’assister à leur Concert du 1bis en mars dernier et de le chroniquer avec enthousiasme. Mais ma première et brève rencontre avec Les Colettes remonte au show-case qu’elles ont donné en septembre dernier devant la boutique OCD. Cette rencontre fut sympathique et j’aime particulièrement la bonne entente qui semble régner au sein du groupe. Il n’est surtout pas question de copinage. J’espère juste donner l’envie au plus grand nombre d’entre vous de venir partager un des grands moments que constituent leurs prestations scéniques.

Sur leur site on peut lire : «Uniques, magiques, Les Colettes imposent sur scène un univers totalement personnel. Entre harmonies éthérées et guitare saturée, entre l'Irlande et le Japon, entre Robert Mitchum et David Lynch, ces trois musiciennes hors pair font entrer l'auditeur dans des atmosphères souvent oniriques, parfois menaçantes, toujours originales. » 

J’aime beaucoup cette définition car elle recoupe parfaitement les deux derniers concerts donnés par les Colettes. 


Le concert de l’Hôtel fut donné dans un lieu magique : l’hôtel où résidait Oscar Wilde lors de ses séjours à Paris. Un Hôtel sis dans le sixième arrondissement de Paris, où charme et glamour rivalisent. 

Un décor issu du siècle dernier, où nous fumes guidés par des serveurs en livrée à travers un couloir feutré, débouchant sur le restaurant de l’Hôtel, vaste pièce transformée pour un soir en salle de concert. Colonnes de marbres, plafonds moulurés, grands miroirs, luminaires nombreux délivrant un éclairage discret, fauteuils crapauds en velours et vastes canapés recouverts de tissus finement rayé, tout est fait ici pour délivrer une impression de luxe. 

Mais le vrai luxe de cette soirée est incarné par nos trois muses qui incarnent parfaitement le slogan de la soirée : « Venez chics » ! 

Ceci état, nous ne sommes pas à un concert des « Frangeticines » et c’est bien la musique qui est au cœur de la soirée. 

Dès que Diane entonne les premières notes de Clearwater, il est clair que la soirée va être exceptionnelle. Cela sera d’ailleurs confirmé par la prestation des Trois Baudets, depuis le 1Bis, Diane a gagné en amplitude et son chant, plus sûr est totalement envoûtant. 

Si cette soirée n’est pas celle des guitares saturées, elle est bien celle des harmonies éthérées, d’une atmosphère onirique, originale, voluptueuse, ensorcelante. 

Suivent deux versions exceptionnelles d’Edelweiss et de Night’Joke qui donnent la part belle à Diane, qui une nouvelle fois, nous donne à entendre des notes qui ne sont pas sur les EP, mais qui reposent également beaucoup sur les talents d’instrumentistes d’Anne et de Delphine. Désormais les Colettes transcendent leurs EP. Anne fait également preuve d’un joli brin de voix sur Edelweiss et on se prend à rêver d’un morceau qu’elle chanterait seule ou en lead-vocal. 

Pour le morceau suivant, Dark Spirit, Delphine délaisse pour un temps sa guitare électrique et se saisit d’une guitare acoustique. Pari réussi, on espère retrouver cet inédit (découvert lors de leur show-case devant l’OCD) sur leur prochain EP. 

Puis la soirée s’emballe avec les cinq classiques que sont Kimberley, Pearl, Tipsy Toes, Clock et surtout Five Doors. Près de trois semaines après la soirée, il m’est difficile de la reconstituer dans le détail, mais j’ai le souvenir d’un groupe homogène, délivrant un concert sans temps mort et en harmonie totale avec lieu dans lequel le set était délivré. 

Comment nos amies ont-elles réussi à combiner le cadre feutré de l’Hôtel au caractère explosif de Five Doors ? C’est un mystère. Les Colettes de définissent elles-mêmes comme magiciennes ; c’est peut-être là l’explication. 

Vient ensuite le temps du savoureux Walking, suivi de I am a bird, qui ne vit personne siffler Les Colettes, malgré le clin d’œil fait au public.


Le concert se conclut alors par un moment d’anthologie. Si Les Colettes ont coutume de finir leurs concerts par la reprise de Bei Mir Bist Du Schön (Mei Mir Bistu Schein), la version qui en est donnée ce soir-là est mémorable. 



On y voit Diane passer de table en table, telle une réincarnation de Marlène Dietrich, avant que de se jeter aux pieds d’un public époustouflé. 

Je ne détaillerai pas le Concert des Trois Baudets. La liste des morceaux joués figurent en bas de compte-rendu. A une exception près, les morceaux y sont à peu près les mêmes que ceux de l’Hôtel, l’ordre en étant sensiblement modifié. 


Ce concert est en revanche très différent du précédent. Certes tous les « ingrédients » de la musique des Colettes sont bien là avec notamment des harmonies nuancées et une atmosphère féminine. Mais ce concert-ci est également celui des guitares saturées et des climats parfois menaçants : un concert à la fois subtil et puissant. 

Ce set est donné par trois rockeuses « racées » (désolé pour l’inélégance du terme) qui ne se déparent jamais de leur classe. «Too much class for ne neighbourhood!» 


L’éclairage des Trois Baudets se marie à la perfection au ton souhaité (dynamique à souhait), mais c’est surtout François Gouverneur qu’il convient de saluer. 

Ce dernier, auteur du son de la soirée permet à la guitare de Delphine et à la basse d’Anne de donner leur maximum sans que la voix de Diane n’en souffre à aucun moment. 

La soirée passe à une vitesse incroyable. 

Très différentes sur la forme, chacune des deux prestations restera pour moi un moment de bonheur. 

 J’ai cependant une légère préférence pour le set des Trois Baudets. Alliant subtilité, charme, mais surtout «Power-Rock » les Colettes ont désormais tout pour conquérir les fans de Nick Cave…et les autres. 

God save Les Colettes ! 

Set list du concert du 7 octobre 2013 à l’Hôtel : 

Clearwater 
Edelweiss 
Night’Joke 
Dark Spirit 
Kimberley 
Pearl 
Tipsy Toes 
Clock 
Five Doors 
Walking 
I am a bird 
Bei Mir Bust Du Schön

Set list du concert du 21 octobre 2013 aux Trois Baudets : 

Clearwaters 
Edelweiss 
I am a bird 
Night’Joke 
Kimberley 
Pearl 
Clock 
Five Doors 
Tipsy Toes 
Walking 
Bei MirBist Du Schön

Dates de la tournée des Colettes avec Nick Cave:

17.11.2013: Music Hall, Amsterdam
18.11.2013: Lotto Arena, Antwerpen
19.11.2013: Zenith, Paris




Dienstag, 2. April 2013

Les Colettes, Ivry-Sur-Seine, 22.03.13

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Concert: Les Colettes
Lieu: le 1bis, Ivyry-Sur-Seine
Date: 22/03/2013
Spectatteurs:environ 150


Durée du concert: environ 90 minutes

Compte-rendu de Philippe A. Merci!!

Cette chronique de concert est la première que j’ai l’occasion décrire. L’exercice est difficile car j’y ai été encouragé par Oliver Peel, lui-même auteur d’une très belle chronique du précédent concert des Colettes au Divan du Monde. 


Je ne voudrais pas le décevoir et aimerais surtout trouver les mots qui rendent compte du moment fantastique que nous ont offert les Colettes et leurs amis car ce concert fut un exceptionnel cadeau. 

Il s’est tenu dans un lieu atypique au charme certain : le 1 bis à Ivry sur Seine. Il s’agit d’un atelier où Elodie accueille de nombreux artistes pour y rôder leurs albums ou y faire des concerts comme celui de ce soir. 



Organisé pour fêter la sortie du second EP des Colettes ce concert attendait de nombreux invités : JP Nataff, Mina Tindle, Mona Soyoc, Ornette, Clarys, Irami, Antoine Berjeaut et Paul Dufayet . 

 Ce second EP s’appelle CHILDREN. Des enfants il y en avait dans ce concert à l’ambiance étonnamment familiale. Mais que le terme familial ne vous induise pas en erreur, ce concert fut un pur moment de ROCK.

 J’étais particulièrement ému, car ce concert était pour moi la 1ère occasion de voir jouer le groupe en live. J’avais certes apprécié Diane et Anne dans les chœurs de Mina Tindle, puis Diane avec Lidwine, mais les voir interpréter leur propre répertoire est une toute autre expérience. 

Ce groupe a en effet la qualité rare de combiner puissance et élégance des harmonies. Ce que les Throwing Muses faisaient très bien à la fin des 80’s, les Colettes le font encore mieux en 2013. La soirée débute par la projection de la dernière vidéo des Colettes, puis très vite les filles enchaînent par « Clearwaters » et dès les premières notes on pressent que l’on va vivre un grand moment car l’alchimie entre les trois demoiselles est parfaite.



S’ensuit (d’après la set-liste), un In Heaven parfait. Que ce soit sur disque ou sur scène la version des Colettes tient la comparaison avec celle des Pixies, ce qui ne cesse de m’ébahir. 

 
JP Nataff rejoint ensuite le groupe sur scène pour deux morceaux : Edelweiss et Five Doors. Si la voix de JP n’est pas totalement adaptée à la tonalité d’Edelweiss, voir ce très grand monsieur rejoindre le groupe sur scène et tirer de belles notes de sa guitare est très émouvant. Cet « innocent » qui a bercé notre jeunesse fait beaucoup pour la scène pop/rock et la simplicité dont il fait preuve toute la soirée mérite un immense coup de chapeau.


Suit un morceau sauvage, presque métallique : One Love une reprise de Massive Attack qui voit monter sur scène Mona « The Legend » Soyoc. Je dois avouer avoir perdu tout contrôle lors de ce morceau. Une réelle claque ! 

 
Le concert est dense sans la moindre faiblesse. Les Colettes font preuve d’une maestria absolue et ont l’élégance de faire monter sur scène tous les amis musiciens ayant contribué à l’aventure. 


La modestie d’Imari est particulièrement touchante notamment. Défilent des versions « sans fautes » de Kimberley, Pearl, I am a bird (un inédit sur disque mais visible sur Youtube), Night’Joke, Clock et Walking. 

Les Colettes sont un vrai groupe : Diane que je connaissais comme choriste explose en tant qu’interprète, Anne est rayonnante (son état n’explique pas tout) et Delphine est aussi gracieuse que très solide instrumentiste.


Puis arrive une découverte pour moi : Clarys. Le léger intermède imposé par Clarys permet de reprendre son souffle. Un temps mort bienvenu en quelque sorte puisqu’il permet presque aux Colettes d’entamer la composition d’un inédit. Mais après attention : le chant de Clarys, c’est « Hiroshima mon Amour ». Grandiose. 

 
Vient le temps des rappels : Pour le 1er Mina Tindle les rejoint sur scène. Elle a beaucoup fait pour leur promotion. Elles reprennent ensemble : Bei Mir Bist Du Schön, le classique des Andrews Sisiters. Merci Mina !!!!! 
 
Puis c’est l’apothéose : la quasi-totalité des musiciens ayant participé au concert se voient rejoindre par Ornette pour interpréter un Tipsy Toes d’anthologie. 

Ce concert était Dantesque. Merci de nous l’avoir fait vivre.


Dienstag, 29. Januar 2013

Les Colettes, Paris, 26.01.13

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Concert: Les Colettes
Lieu: Le Divan Du Monde
Date: 26.01.2013
Spectateurs: environ 250



* deutscher Text unten




Toute le monde connait le phénomène du coud de foudre. On est frappé de la fameuse " décharge électrique " de l'amour. Mais parfois on s'emballe peut- être un trop vite et après il n'est pas certain que le feu ne s'éteint pas aussi vite.




Quand j'ai vu les Colettes pour la premiére fois c'était certainement un coup de foudre. Elle jouaient en première partie de Mina Tindle à la Maroquinerie et j'ai tout de suite accroché. Quelles belles harmonies vocales! Quelles sublimes compositions! Quel univers féerique!

Depuis j'ai pris un grand plaisir en écoutant leur premier Ep. Mais le temps passe vite, nous sommes désormais en 2013 et il y a déjà de nouvelles chansons et un nouvel EP nommé Children.

Les Colettes ont bien sur joués des titres de ces deux EPs pendant leur concert au Divan Du Monde.

Elles étaient programmées entre deux autres groupes, mais je me suis concentré uniquement sur l'épatante démonstration de grâce, de talent et de passion de ces trois musiciens.

Diane Sorel (chant, percussions, batterie), Delphine Ciampi (guitare électrique coeurs) et Anne Gouverneur (violon, basse, coeurs) m'ont impressionné du début à la fin.



Dès les premières notes une ambiance chaude, sensuelle, menaçante, fragile, et ensorcelante reignait au jolie Divan Du Monde et je suis rentré dedans tout de suite.




Tout au long du concert les trois musiciennes ont trouvé une parfait équilibre entre parties douces et enchanteresses et phases plus bruillantes et puissantes. Leur musique sombre et mystérieuse peut atteindre des sommets assez vertigineux (écoutez le titre ultra dramatique Five Doors) mais ne devient jamais grandiloquent. La tension était palpable et j'étais capté comme par un film  surréaliste, surtout pendant le divine Pearl.




Leurs morceaux s'appellaient entre autres Edelweiss, Clock ("in the jungle everything seems quiet") ou Tipsy Toes et étaient touts plus jolis les uns que les autres. C'est rare qu'un nouveau groupe a déjà un son aussi mur, élaboré et complex avant la sortie même du premier album. Ceci s'explique aussi par le fait que les trois filles avaient déjà accumulées pas mal d'expériences en jouant dans le groupe de Claire Diterzi (c'est là où elles se sont rencontrées), dans un autre projet passionnant qui s'appelle Fiodor Dream Dog (Diane) ou avec JP Nataf ou Bertrand Bélin (Anne).






Ce qui est remarquable c'est qu'elles ont leur propre univers bien à elles. Bien sûr il y a quelques petites vraisemblances avec des artistes comme PJ Harvey, Bat For Lashes, Björk ou My Brightest Diamond, mais leur patte est déjà bien visible.

Chez les Colettes tous les élements se marient parfaitement. La voix douce et pure de Diane fut joliment contrasté par son propre jeu dynamique de la batterie, mais également par les riffs des guitare abrasifs mais mélodique de Delphine. La violine d'Anne était la cerise sur le gâteau et attribuait une bonne dose de mélancolie séduisante.

J'aurais pu écouter pendant des heures, mais malheureusement après 8 morceaux  d'une noirceur irrésistible et d'une classe folle ce concert très intense à pris fin.

Mais nous sommes chanceux, la carrière des Colettes est seulement en train de commencer (its only just the beginning!). Par contre il faut se dépêcher quand même un peu pour les choper en live, puisque Anne est enceinte et va s'arrêter à partir de mai. J'ai hâte de les revoir en concert!

Setlist:

01: Clear Waters
02: Edelweiß
03: 5 Doors
04: Kimberley
05: Pearl
06: Clock
07:Tipsy Toes
08:Walking



Liebe auf den ersten Blick war das wohl mit mir und den Colettes. Im Vorprogramm von Mina Tindle 2012 entdeckt und gleich ins Herz geschlossen. Nun weiß man aber hinterher nicht immer sicher, ob das nur ein Strohfeuer war, oder man wirklich eine neue Lieblingsband gefunden hat. In der Regel erfährt man das dann doch erst nach ein paar Konzerten und Platten.

Nach dem samstäglichen Auftritt der Girlgroup hat sich mein überaus guter Eindruck von 2012 aber definitiv gefestigt. Mehr noch, ich habe jetzt schon das Gefühl, selten eine bessere Band aus Frankreich gesehen zu haben! Les Colettes steigen bei mir also sofort in meinen ganz persönlichen Olymp des französischen Pophimmels auf, in dem tolle Bands wie Syd Matters, Francoiz Breut, Dominique A, Holden, Laetitia Sadier von Stereolab, Florent Marchet, Le Prince Miiaou, Myra Lee, Kim Novak, Marie-Flore, Maissiat, Barbara Carlotti, Mina Tindle oder Cyan et Ben residieren (keine abschließende Aufzählung).

Les Colettes spielten im wundervollen Divan Du Monde zwischen zwei fürchterlichen Acts, über die ich lieber den Mantel des Schweigens werfe.



Die drei Mädels, Diane Sorel (Gesang, Percussions, Schlagzeug im Stehen), Delphine Ciampi (Gitarre, Backgroundgesang) und Anne Gouverneur (Geige, Bass, Backgroundgesang) bezauberten von Anfag bis Ende, schufen eine eines David Lynch Filmes würdige schwüle Atmosphäre und hatten auch starkes Songmaterial zu bieten.

Sie performten Stücke von ihren beiden EPs, auf denen sich so manche unentdeckte Perlen finden. Allesamt atmospärisch dicht, spannungsgeladen und feenhaft. Gewisse Ähnlichkeiten zu PJ Harvey, Björk oder Bat For Lashes bestanden, waren aber nicht allzu stark ausgeprägt.

Man höre nur Tipsy Toes oder Clearwaters, um sich ein Bild zu machen.







Der Höhepunkt der Dramatik wurde im Mittelteil mit Pearl erreicht. Hier wurden alle Stärken des Trios ausgespielt. Die einfühlsame Geige, der liebliche Gesang und die gefahrverheißende Gitarre fügten sich zu einem faszinierenden Ganzen zusammen. Ein cinematografischer Song zum Dahinschweben mit Chören, die von Engeln hätten stammen können. Damit hatten sie mich wirklich geplättet und der Rest war nur noch ein Zubrot, den Sieg hatten sie schon davongetragen.

Wie ein Gestörter stürzte ich mich deshalb hinter auf die neue EP namens Children am Merchstand und seitdem läuft das Scheibchen bei mir in Dauerrotation.

Les Colettes sind wirklich wow!!



Dienstag, 13. März 2012

Mina Tindle & Les Colettes, Paris, 12.03.12

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Conzert: Mina Tindle & Les Colettes
Lieu: La Maroquinerie, Paris
Date: 12.03.2012
Spectateurs: presque complèt, 450 environ
Durée du concert: Mina Tindle environ 75 minutes, Les Colettes environ 25-30 minutes


Il y avait quelques ressemblances avec le concert du Prince Miiaou (7/03/12) ce soir. Les deux spectacles ont eu lieu à la Maroquinerie. Les deux artistes sont françaises et très douées, pour l'une comme pour l'autre c'était la première fois en tant que tête d'affiche dans cette salle indé mythique de la Rue Boyer et aussi bien Le Prince Miiaou et Mina Tindle chantent de temps en temps en français. Et encore un parallèle: à chaque fois les parents, grand-parents et amis étaient bien présents et tellement heureux d'assister à une soirée inoubliable pleine d'émotions. Mais les ressemblances s'arretent là, stylistiquement c'est différent.


Mais avant Mina le public a eu droit à une très belle découverte. Les Colettes, groupe français composé de trois filles: Diane Sorel (chant, batterie), Delphine Ciampi (guitare) et Anne Millioud-Gouverneur (violon). Les fidèles des concerts de Mina Tindle les connaissaient peut-être déjà, puisque ces trois jeunes demoiselles ont déjà joué avec elle en première partie en juillet 2011 à la Loge. Ce soir donc l'occasion de présenter leurs compositions envoutantes à un public plus large. Il y avait certainement déjà 350 personnes dans la Maroquinerie quand les Colettes ont entamé leur concert à 20h. Tout de suite une ambiance digne de David Lynch s'installa. C'était rêveur, atmosphérique, planant et incroyablement beau. De la dream pop inspirée et sans copier Broadcast, Beach House, Cocteau Twins ou Pram. Bien sûr il y avait un côté Björk dans la très belle voix de la chanteuse Diane Sorel, un air de Jonny Greenwood (Radiohead) dans le jeu de guitare de Delphine Ciampi et un aspect pop de chambre très à la mode avec le violon joué par Anne Millioud-Gouverneur, mais j'étais bluffé par l'univers onirique bien à elles. Et les chansons tenaient la route. Prenez Clear Waters par exemple. un titre poétique, mélancolique, planant, parfaitement bien chanté (Diane, quelle belle voix, quel accent anglais impeccable!) et stylistiquement entre folk et pop rêveuse ou encore Tipsy Toes, d'une noirceur séduisante, truffé de belles harmonies vocales et une ambiance dangereuse et dramatique digne de la jeune Pj Harvey.


Il était donc évident que je devais m'acheter le premier EP cinq titres après le concert. Je m'en réjouis, tant il est somptueux!

Setlist Les Colettes, La Maroquinerie, Paris:

01: Clear Waters
02: In Heaven
03: Pearl's Song
04: Walking
05: Tipsy Toes



Puis il fallait attendre un peu le départ du concert de Mina Tindle. Le public était impatient, réclama "Mina, Mina, Mina", mais attendit jusqu'à environ 21 h 10 avant de l'apercevoir enfin sur scène. Elle était accompagnée par Olivier Marguerit (Syd Matters, Chicros, Fugu, etc.) à la batterie et aux synthés, puis de Guillaume (Sidi Ali) à la guitare électrique et au banjo. Elle même chanta (terriblement bien), joua également sur une guitare électrique et de temps un temps sur un petit piano électrique.

Dès le début l'ambiance était très bonne et ludique. La présence des amis y était pour beaucoup, mais il y avait également pas mal de gens qui découvraient Mina Tindle ce soir. Pour ma part, je l'avais déjà vu environ dix fois, j'étais donc très familier avec le répertoire de la jeune chanteuse. Mais malgré cela je ne me suis pas ennuyé une seule seconde. Mina a su développer ses chansons avec chaque concert, à améliorer certaines parties, ajouté de petits détails, travailler son chant etc. C'est désormais bien rodé sans être léché ou lisse. Comme d'habitude Mina mit tout son coeur dans les paroles, sourit, communiquait non verbalement avec le public et se montrait particulièrement émue ce soir.


Elle remercia maintes fois ceux qui l'ont toujours soutenue et avait à la fin les larmes aux yeux. Cette mélancolie est un aspect de l'univers de Mina Tindle, mais il y a aussi le cote jouissif et ludique, plein d'insouciance et d'espoir. Elle est en même temps une chanteuse triste et heureuse, et elle reste surtout toujours authentique. C'est cela qui la rend si attachante et si aimable. Elle n'es pas superficielle, elle vit pour l'art, travaille dur pour progresser mais n'oublie jamais ses amis. Comme JP Nataf. Elle est toujours admiratrice et reconnaissante de son soutien depuis quelques années. Ensemble ils nous jouèrent la très belle ballade Pan en français. Une des rares excusions dans la langue de Molière dans un set dominé par les titres anglais, comme l'ensoleillé To Carry Many Small Things, l'éblouissante ballade Lovely Day ou le bluffant Echo.



Mais c'est en chantant en français qu'elle m'a le plus ravi ce soir, avec Taranta, titre album éponyme de l'album à paraître le 19 mars, présenté par un large groupe de choristes surdouées (The Rodeo, Lidwine, Diane Sorel, Anne Millioud-Gouverneur). Inspiré par un beau voyage en Italie, il était si doux, si sublime si harmonieux. Il parle du lien entre l'hystérie fémininine et la création artistisque.


Et puis il y avait un final époustouflant avec un Olivier Marguerit, qui laissait affleurer l'influence du génial Syd Matters (Jonathan Morali) avec son jeu de clavier psychédélique et hypnotique pendant le morceau Austin.

Après 70 minutes il y eut un dernier rappel avec un autre titre en français Plein Nord, chanté avec beaucoup de tendresse et sensualité.

Un concert quasiment parfait, longuement applaudi par un public complètement sous le charme.





Setlist Mina Tindle, La Maroquinerie, Paris:

01: Time Writer
02: Bells
03: The Kingdom
04: Too Loud
05: Henry
06: Sister
07: To Carry Many Small Things
08: Pan (+ JP Nataf)
09: Echo
10: Lovelyday

11: The Good (+ coeristes)
12: Taranta (+ coeristes)
13: Austin

14: Plein Nord (solo)

Mina Tindle dans nos archives:

Mina Tindle, Paris, 25.09.11
Mina Tindle, Paris, 22.04.11
Mina Tindle, Paris, 30.06.10
Mina Tindle, Paris, 11.02.10
Mina Tindle, Paris, 19.10.09
Mina Tindle, Paris, 07.09.09
Mina Tindle, Paris, 12.05.09
Mina Tindle, Paris, 14.04.09
Mina Tindle, Paris, 13.01.09
Mina Tindle, Paris, 15.10.08



 

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