Compte-rendu de la 59ème Oliver Peel Session par Philippe H. avec Lidwine, Laura J. Martin et une ‘petite surprise’.
Trois concerts en acoustique donnés le 12 novembre 2013 Lieu : la Salle de Musique de l’appartement d’Olivier Khai Durée : trop courte tant la soirée fut belle et la compagnie agréable.
Chronique dédiée à Cléo la fille d’Emmanuelle K pour me faire pardonner de l’avoir confondue avec la petite fille qui figure dans le clip de Tipsy Toes.
Le 15 janvier dernier fut pour moi l’occasion d’assister à mon 1er concert de Lidwine. Il fut donné dans un bar assez bruyant, Le Motel. Lidwine y célébrait la sortie de son second EP : le désormais mythique No Monkey. De nombreux amis de Lidwine s’y étaient donnés rendez-vous : Pauline de Lassus (Mina Tindle), Jayne Amara Ross, Frédéric Oberland, Emma Broughton et d’autres qui allaient me devenir plus familiers : Nathalie Réaux (*Pagan Poetry*), Mélanie Fazzi (Notre Dame aux Ecailles, Serpentine), Catherine Watine (This Quiet Dust), Thomas Guerigen (Troglodis) et Oliver Peel, l’organisateur de la présente session.
Bien que donné dans des conditions sonores difficiles, ce concert restera longtemps dans ma mémoire, notamment pour ce très grand moment qui vit Lidwine interpréter au milieu du public et sans l’aide du moindre micro le toujours inédit Blow The Horns, un des morceaux les plus poignants de l’artiste. Son accompagnement par les excellentes Nathalie Réaux, Diane Sorel, Emma Broughton et Clothilde Veillon ainsi que par deux de ses amies cachées dans le public, Barbara Silverstone et Ludivine Boizard ne fit qu’ajouter à l’intensité du moment.
Depuis cette date l’exceptionnel concert donné aux Combustibles et la belle soirée passée à la Péniche Antipode m’ont conforté dans l’idée que Lidwine fait partie des talents les plus prometteurs de la scène parisienne.
Depuis cette date également je n’avais jamais réussi à assister à une session d’Oliver Peel qui avait pourtant accueillis un certain nombre de talents chers à mon cœur parmi lesquels figurent notamment Arborea et Pauline Drand. C’est un plaisir réel que j’entendis Oliver parler deux projets : organiser une nouvelle session avec Lidwine et une 1ère session avec Les Colettes (Oliver m’imagine fan, il a parfois de drôles d’idées). Quand il décida de présenter le même soir Laura J. Martin, j’y vis l’opportunité d’y découvrir une artiste inconnue, ce qui est toujours agréable.
Après m’être inscrit à la session et y avoir appris la présence probable d’une joyeuse bande (ils se reconnaîtront sans que je les cite), j’eu le plaisir d’apprendre que Lidwine nous réservait une petite surprise. De mon point de vue ce serait sans doute une reprise de Prince ; j’hésitais toutefois entre un titre de Parade ou Purple Rain. La surprise est tout autre et je dois bien l’avouer bien meilleure. Lidwine nous introduit une jeune femme du nom de Tania Caetano. Elle est aussi brune que Lidwine est blonde et va nous interpréter quelques morceaux de Fado a Capella. « J’adore » murmure une voix dans l’assistance.
Personnellement, je suis plus circonspect, mais ne vais pas mettre longtemps à succomber au charme de cette musique traditionnelle portugaise qui se ressent tout autant qu’elle s’écoute.
Sans doute perdons-nous quelque chose en ne comprenant pas les paroles des différents morceaux, mais il n’est pas besoin de les comprendre pour voir ce qui a conduit Lidwine au choix de Tânia Caetano.
Toutes deux, avec des moyens très différents, mais avec une grande sensibilité créent de l’émotion vraie et profonde.
Tania chante 3 classiques dont on trouve de nombreuses versions sur Youtube interprétées par Amália Rodrigues notamment. Je ne deviens pas pour autant Fado’addict mais remercie les deux jeunes femmes pour ce joli moment.
Puis c’est au tour de Lidwine de « prendre possession de la scène ». Elle semble détendue quoiqu’un peu fatiguée. L’absence de micro fait écho en moi. Le lieu va lui permettre de nous offrir une session dans les conditions de son final au Motel ou à la Péniche Antipode. Le frisson d’un bonheur escompté parcoure l’assistance. Autre particularité du concert, Lidwine est venu avec deux instruments : une nouvelle harpe celtique et une autoharp. Pas d’harmonium indien ce soir.
Le set commence avec Duet for Ghosts. J’ai beau avoir entendu ce titre des dizaines de fois, je ne m’en lasse pas. La mélodie est douce et ce texte qui traite de la perdurance de l’amour particulièrement beau. Un texte d’un romantisme rare servi par une mélodie imparable.
Lidwine poursuit par sa reprise de Holy Night. Cette reprise est chère à son cœur, car elle la chante fréquemment et devrait la faire figurer sur son nouvel album. Une nouvelle fois, le plaisir est au rendez-vous. J’exprimerai un seul bémol. Il ne porte pas sur l’interprétation qui une nouvelle fois est exceptionnelle, mais sur le choix du titre. Je ne peux oublier le What the Worlds needs Now dont la version de Lidwine était une des meilleures jamais entendues. Je respecte toutefois son choix artistique.
Pour un morceau, la harpe laisse la place à l’autoharp pour une interprétation à la fois très sobre mais pleine d’énergie de The Pool.
Ce morceau ne figure sur aucun de deux EP, mais on peut en trouver une ancienne vidéo sur le net où Lidwine est accompagnée de Vincent Stockholm. La version de ce soir m’enthousiasme et je suis très intrigué par celle qui figurera sur l’album à venir. Elle sera probablement plus richement orchestrée. Les grands artistes savent donner plusieurs vies à leurs morceaux.
Lidwine nous avoue avoir quelques soucis avec les nouvelles cordes de sa harpe et se sentir fiévreuse.
Cette incorrigible perfectionniste (elle l’est toutefois pour notre grande satisfaction) nous livre
pourtant coup sur coup une version parfaite de No Monkey et une version sublime de Back and Forth.
Lidwine conclut son beau concert par le traditionnel Blow The Horns. De Blow The Horns, il n’existe pour l’instant aucune version gravée sur CD. En mai dernier, dans le cadre du Printemps des Comédiens c’est ce titre que Jean Bellorini a demandé à Lidwine de jouer au cours de l’interprétation de Liliom. Je vous recommande vivement de découvrir la vidéo qui a été tournée à cette occasion.
Sur insistance d’Oliver Peel, elle décide alors de faire écho à Tânia Caetano et de chanter In The Half Light a capella. La légère fatigue vocale de la chanteuse est perceptible. Ce que la voix perd en perfection, elle le gagne en fragilité. L’émotion en est alors décuplée et nous sommes nombreux à être profondément touchés par cet instant de grâce. Mélanie Fazzi notamment qui me fait part de son émotion et Thomas Guerigen qui espère que Lidwine renouvellera l’expérience.
Lidwine sera au Café de la Danse le 14 janvier prochain. A un jour près, nous fêtions l’anniversaire du Concert du Motel. Ne loupez pas ce futur rendez-vous.
Ce devrait être BEAU.
Je ne connaissais pas Laura J. Martin avant la session.
Elle entame la session avec Fire Horse issu de son 1er LP The Hangmann Tree. C’est un morceau joyeux et léger à l’image du concert qui va suivre.
Contrairement à Lidwine qui a de grandes capacités vocales, Laura J. Martin chante avec une voix assez frêle mais dont elle exploite toutes les facettes. Sa voix me fait un peu penser à celle d’Emilie Simon, mais une Emilie Simon japonisante et folkisante.
C’est une instrumentiste douée qui passe sans difficulté aucune, de la flûte traversière au banjo, puis du banjo au piano, qui est situé au milieu de la salle de musique. Circulant de la scène au piano et du piano à la scène, elle dispense une joie certaine et son énergie est communicative.
Je ne détaillerai pas les morceaux dont la liste figure en fin de compte-rendu. Près de 10 jours se sont écoulés depuis le concert. Je garde de la prestation de Laura J. Martin le souvenir global d’un moment très agréable. Des artistes comme Lidwine, Nathalie Réaux ou Les Colettes m’émeuvent d’avantage, mais il n’est pas question de nier le plaisir d’un moment de partage très agréable.
A la fin du concert je n’ai pas su résister à l’achat du 2ème LP de la damoiselle : Dazzle Days. Cet album qui a obtenu la note de 8/10 dans Q Magasine m’a plu mais pas totalement convaincu. Ce n’est qu’en téléchargeant The Hangmann Tree, que j’ai enfin adopté Laura J. Martin. Cet album est très varié est réellement enthousiasmant. Je pense notamment à l’excellent Spy, un
morceau à la flûte qui incite à la danse.
Un immense Merci à Oliver Peel d’avoir permis ce beau moment et à tous les autres contributeurs (je pense notamment à un maître pâtissier dont beaucoup ont vanté les mérites de la Forêt Noire).
Setlist de Tânia Caetano :
Que estranha forma de vida Nem as paredes confesso Povo que lavas no rio
Setlist de Lidwine : (voix et harpe classique sauf mention contraire).
Duet for Ghosts Holy Night The Pool (autoharp) No Monkey Back and Forth Blow The Horns
In The Half Light (a capella)
Set list de Laura J. Martin :
Fire Horse Tom Hold It Dear (piano with the electronic beat) The Lesson (piano) Dream Of Sin Spy Half Perfect (piano) Dokidoki
Chronique de 2 concerts des Colettes en route pour la Gloire Photos : Oliver Peel (L’Hôtel) - Hervé Dulongcourty (Les Trois Baudets) Textes : Philippe Ache
Un set lounge en acoustique à l’Hôtel le 7 octobre
Durée : 60 minutes environ Spectateurs : une cinquantaine
En concert électrique Aux Trois Baudets le 21 octobre Durée : 50 minutes environ Spectateurs : une centaine
Quand vous lirez ce compte-rendu, Les Colettes auront peut-être fait fondre Londres.
Il ne leur restera plus alors qu’à mettre Amsterdam à genoux avant que de faire tomber le Zénith.
En effet, je rédige ces quelques lignes, cinq jours après le set des Trois Baudets, quelques heures
avant qu’elles n’assurent la 1ère partie Nick Cave à L'Hammersmith Appolo.
Il y a quelques mois, je me souviens avoir été surpris par les propos d’un blogueur qui semblait
regretter le succès de Pauline De Lassus alias Mina Tindle (photo) Il la préférait chanteuse confidentielle
chantant au sein de Toy Fight ou du groupe The Limes. La voyant accéder au succès, il avait un
sentiment de perte.
J’ai pour Les Colettes un sentiment contraire. Je suis impatient de les voir rencontrer le succès et
de les écouter enfin dans une salle comme le Trianon où leur talent trouvera la reconnaissance qu’il
mérite.
En effet, comme Oliver Peel, j’ai eu un véritable « coup de foudre » musical pour Les Colettes et ceci
depuis la session 374 du Cargo ou nos amies (alors accompagnées d’Imari) délivraient les premières
versions de Tipsy Toes et de Kimberley.
Ce coup de foudre s’est confirmé à l’écoute de leur 1er EP.
J’ai malheureusement loupé leur concert au Divan du Monde en janvier dernier et le regrette
vivement, quand j’écoute Oliver Peel et Thomas Gueriguen en parler.
Depuis j’ai eu la chance d’assister à leur Concert du 1bis en mars dernier et de le chroniquer avec
enthousiasme. Mais ma première et brève rencontre avec Les Colettes remonte au show-case
qu’elles ont donné en septembre dernier devant la boutique OCD. Cette rencontre fut sympathique
et j’aime particulièrement la bonne entente qui semble régner au sein du groupe. Il n’est surtout
pas question de copinage. J’espère juste donner l’envie au plus grand nombre d’entre vous de venir
partager un des grands moments que constituent leurs prestations scéniques.
Sur leur site on peut lire : «Uniques, magiques, Les
Colettes imposent sur scène un univers totalement personnel. Entre
harmonies éthérées et guitare saturée, entre l'Irlande et le Japon,
entre Robert Mitchum et David Lynch, ces trois musiciennes hors pair
font entrer l'auditeur dans des atmosphères souvent oniriques, parfois
menaçantes, toujours originales. »
J’aime beaucoup cette définition car elle recoupe parfaitement les deux derniers concerts donnés
par les Colettes.
Le concert de l’Hôtel fut donné dans un lieu magique : l’hôtel où résidait Oscar Wilde lors de
ses séjours à Paris. Un Hôtel sis dans le sixième arrondissement de Paris, où charme et glamour
rivalisent.
Un décor issu du siècle dernier, où nous fumes guidés par des serveurs en livrée à travers un couloir
feutré, débouchant sur le restaurant de l’Hôtel, vaste pièce transformée pour un soir en salle de
concert. Colonnes de marbres, plafonds moulurés, grands miroirs, luminaires nombreux délivrant un
éclairage discret, fauteuils crapauds en velours et vastes canapés recouverts de tissus finement rayé,
tout est fait ici pour délivrer une impression de luxe.
Mais le vrai luxe de cette soirée est incarné par nos trois muses qui incarnent parfaitement le slogan
de la soirée : « Venez chics » !
Ceci état, nous ne sommes pas à un concert des « Frangeticines » et c’est bien la musique qui est au
cœur de la soirée.
Dès que Diane entonne les premières notes de Clearwater, il est clair que la soirée va être
exceptionnelle. Cela sera d’ailleurs confirmé par la prestation des Trois Baudets, depuis le 1Bis, Diane
a gagné en amplitude et son chant, plus sûr est totalement envoûtant.
Si cette soirée n’est pas celle des guitares saturées, elle est bien celle des harmonies éthérées, d’une
atmosphère onirique, originale, voluptueuse, ensorcelante.
Suivent deux versions exceptionnelles d’Edelweiss et de Night’Joke qui donnent la part belle à
Diane, qui une nouvelle fois, nous donne à entendre des notes qui ne sont pas sur les EP, mais qui
reposent également beaucoup sur les talents d’instrumentistes d’Anne et de Delphine.
Désormais les Colettes transcendent leurs EP.
Anne fait également preuve d’un joli brin de voix sur Edelweiss et on se prend à rêver d’un morceau
qu’elle chanterait seule ou en lead-vocal.
Pour le morceau suivant, Dark Spirit, Delphine délaisse pour un temps sa guitare électrique et se
saisit d’une guitare acoustique. Pari réussi, on espère retrouver cet inédit (découvert lors de leur
show-case devant l’OCD) sur leur prochain EP.
Puis la soirée s’emballe avec les cinq classiques que sont Kimberley, Pearl, Tipsy Toes, Clock et
surtout Five Doors. Près de trois semaines après la soirée, il m’est difficile de la reconstituer dans
le détail, mais j’ai le souvenir d’un groupe homogène, délivrant un concert sans temps mort et en
harmonie totale avec lieu dans lequel le set était délivré.
Comment nos amies ont-elles réussi à combiner le cadre feutré de l’Hôtel au caractère explosif de
Five Doors ? C’est un mystère. Les Colettes de définissent elles-mêmes comme magiciennes ; c’est
peut-être là l’explication.
Vient ensuite le temps du savoureux Walking, suivi de I am a bird, qui ne vit personne siffler Les
Colettes, malgré le clin d’œil fait au public.
Le concert se conclut alors par un moment d’anthologie.
Si Les Colettes ont coutume de finir leurs concerts par la reprise de Bei Mir Bist Du Schön (Mei Mir Bistu Schein), la version qui en est
donnée ce soir-là est mémorable.
On y voit Diane passer de table en table, telle une réincarnation de Marlène Dietrich, avant que de se
jeter aux pieds d’un public époustouflé.
Je ne détaillerai pas le Concert des Trois Baudets. La liste des morceaux joués figurent en bas de
compte-rendu.
A une exception près, les morceaux y sont à peu près les mêmes que ceux de l’Hôtel, l’ordre en étant
sensiblement modifié.
Ce concert est en revanche très différent du précédent.
Certes tous les « ingrédients » de la musique des Colettes sont bien là avec notamment des
harmonies nuancées et une atmosphère féminine. Mais ce concert-ci est également celui des
guitares saturées et des climats parfois menaçants : un concert à la fois subtil et puissant.
Ce set est donné par trois rockeuses « racées » (désolé pour l’inélégance du terme) qui ne se
déparent jamais de leur classe. «Too much class for ne neighbourhood!»
L’éclairage des Trois Baudets se marie à la perfection au ton souhaité (dynamique à souhait), mais
c’est surtout François Gouverneur qu’il convient de saluer.
Ce dernier, auteur du son de la soirée permet à la guitare de Delphine et à la basse d’Anne de donner
leur maximum sans que la voix de Diane n’en souffre à aucun moment.
La soirée passe à une vitesse incroyable.
Très différentes sur la forme, chacune des deux prestations restera pour moi un moment de
bonheur.
J’ai cependant une légère préférence pour le set des Trois Baudets. Alliant subtilité, charme, mais
surtout «Power-Rock » les Colettes ont désormais tout pour conquérir les fans de Nick Cave…et les
autres.
God save Les Colettes !
Set list du concert du 7 octobre 2013 à l’Hôtel :
Clearwater Edelweiss Night’Joke Dark Spirit Kimberley Pearl Tipsy Toes Clock Five Doors Walking I am a bird Bei Mir Bust Du Schön
Set list du concert du 21 octobre 2013 aux Trois Baudets :
Clearwaters Edelweiss I am a bird Night’Joke Kimberley Pearl Clock Five Doors Tipsy Toes Walking Bei MirBist Du Schön Dates de la tournée des Colettes avec Nick Cave:
17.11.2013: Music Hall, Amsterdam 18.11.2013: Lotto Arena, Antwerpen 19.11.2013: Zenith, Paris
Concert: Pauline Drand, Lieu: Paris, Le Lautrec Date: 19 juin 2013 Spectateurs: environ 25 Durée du concert: environ 50 minutes Texte par Philippe A., Photos par Oliver Peel
Je viens juste de passer la cinquantaine et la plupart des concerts auxquels j’ai assisté se sont déroulés dans les années 80 et 90. L’année dernière une session de Mina Tindle (l’autre Pauline) sur Canal Plus devait raviver mon intérêt pour la scène parisienne tant sur disque que sur scène.
Je découvrais très vite The Rodeo, les Thousand, Myra Lee, Maissiat, Maud Lübeck, Catherine Watine, Malvina Meinier, mais aussi celles sont devenues mes « chouchoutes » : Les Colettes (photo), *Pagan Poetry* et Lidwine.
Très vite également je sympathisais avec deux défricheurs de talents : Mélanie Fazi et Oliver Peel.
Aujourd’hui le beau concert auquel j’ai pu assister, je le dois à Oliver.
Depuis le début de l’année en effet, il loue régulièrement le talent de Pauline Drand, jeune folkeuse dont il apprécie tant les titres en anglais que les chansons en français qui lui font penser à Françoiz Breut.
Personnellement, je ne connaissais que les titres accessibles sur souncloud :
https://soundcloud.com/paulinedrand
Bien avant le concert, je m’étais pris d’une grande passion pour les titres «The Daughter of The Wind» et «Where did they go My Horses Left", titres parfaits qui sonnent comme des classiques et dont la médlodie nous hante de longues heures.
Le concert de ce soir a lieu dans la cave minuscule d’un bar de Pigalle. La journée a été chaotique, alternant déluges d’eau, coups de foudre et variation de température importante.
Durant son concert, Pauline nous dira avec une pointe de malice : « je chante des chansons tristes, mais ce soir je me suis habillée avec des couleurs gaies pour compenser. »
Cette phrase me semble emblématique de cette soirée, hantée d’une douce mélancolie.
Chansons en anglais et titres en français se succèdent. De même la guitare sèche laisse parfois la place à une belle guitare électrique.
Tout n’est pas parfait. Le répertoire manque parfois d’homogénéité, mais c’est aussi la force de cette jeune artiste.
Elle se cherche, explore différentes pistes et réussit à tirer parti de concerts auxquels elle a assisté il y a peu (je pense notamment à la Peel Session qui lui a permis de découvrir Françoiz Breut).
On ne peut pas dire d’elle « a star is born », ce serait prématuré. Mais le potentiel est bien là et il est immense.
Le concert commence par le traditionnel A place to stay , morceau classique de l’artiste interprété à la guitare sèche et qui met en avant un de ses grand atouts : une belle voix profonde à l’étonnante maturité.
Pauline enchaîne ensuite avec Césarée, une création en français. Est-ce que c’est parce que c’est la 1ère fois que je l’entends chanter en français ? J’avoue avoir du mal à entrer dans ce nouvel univers.
Je dois toutefois avouer être agréablement surpris par la couleur que prend la voix de Pauline en français. Cette artiste aurait-elle deux visages ? Suit une divine surprise : la reprise de Si tu disais de Françoiz Breut. J’adore cette dernière depuis plus de 20 ans. La reprise de Pauline était risquée, le pari est réussi. J’en ai de frissons de bonheur, tant le morceau est frais.
Elle s’empare ensuite d’une guitare électrique pour chanter 15 lights, morceau composé à Beyrouth : belle chanson, la guitare électrique sied à merveille au répertoire de Pauline.
Puis elle enchaîne par Where did they go My Horses Left, version parfaite du morceau entendu sur bandcamp.
Suit, un second morceau composé à Beyrouth, Sleep my Darling Sleep : la mélancolie sied bien à Pauline Drand.
Son regard me fait penser à la Nico des années 70.
S’ensuit un morceau qui s’intitule Aux jours de juillet , cette jeune chanteuse a plusieurs cordes à son arc . Le titre est agréable. Là encore sa voix « française » séduit totalement.
Pauline interprète ensuite deux morceaux en anglais : l’incomparable Daughter of The Wind (personnellement je suis aux anges) et un inédit de belle facture : The Shore.
Elle conclue ensuite son set d’un élégant ne me quitte pas.
Je tire de cette soirée une très agréable sensation.
L’image du 1er concert de Jeff Buckley aux bouffes du nord m’est souvent venu à l’esprit. C’est un des plus beaux concerts auquel j’ai jamais assisté en trente ans, mais l’hypersensibilité du personnage laissait supposer la fin que l’on sait aujourd’hui. Les propos de Pauline et d’Oliver ont su me rassurer sous la mélancolie de ses chansons, se cache une jeune femme qui aime la vie.
J’en suis ravi. J’ai par le passé croisé trop d’étoiles filantes dont certains de très près (Dominique Laboubée des Dogs notamment).
Le slogan «Die Young, Stay Pretty» est une fumisterie ! Longue vie et belle carrière à Pauline Drand !
Set List :
- A place to stay - Césarée - Si tu disais (reprise de Françoiz Breut) - Fifteen lights - Where did they go My horses Left - Sleep my darling sleep - Aux jours de juillet - Daughter on the wind - The shore - Cinq heures - Ne me quitte pas.
Concert: Lidwine Lieu: la Péniche Antipode Date: 25/04/13
Par Philippe A., photo par Mélanie Fazi
Ce jeudi est la plus belle journée du printemps, soleil radieux et température clémente règnent enfin sur la capitale et plus particulièrement au 55 Rue de Seine où est accostée la Péniche Antipode.
Cette journée est également riche en concert puisque le blog d’Oliver Peel n’en dénombre pas moins de 8, dont Elise Mélinand à la Galerie Goutte de Terre qui sera le choix de notre ami bloggeur.
Pour moi, aucune hésitation à avoir : Lidwine remplace Tulla Larsen au pied-levé dans une soirée qui compte 3 groupes.
Ce concert est son dernier concert parisien pour quelques mois car elle s’apprête à incarner Perséphone dans un film de Jayne Amara Ross et participera au volet musical d’une pièce qu’un jeune metteur en scène présentera dans le cadre du Printemps des Comédiens à Montpellier.
Les conditions ne sont pas idéales : Lidwine doit débuter vers 19h00 et les « passagers de ce début de soirée » semblent plus intéressés par le choix de leur boisson houblonnée que par le concert qui s’annonce.
Heureusement, un cercle de fidèle est là. Je retrouve avec plaisir Mélanie Fazi et Thomas Gueriguen, fais la connaissance de Jean-Luc Marty.
Je reconnais également Jayne Amara-Ross accompagnée de deux amazones et la « bande de super-copines » de Lidwine qui avait participé aux chœurs du concert du Motel.
Enfin le concert débute.
Les premières notes d’harmonium résonnent en une longue introduction qui nous amène avec douceur au déjà classique «The Coast». Telle quelle, cette version ensorcelle et surpasse les versions enregistrées sur Lw et No Monkey.
Lidwine passe à la harpe pour une version de «No Monkey» qui ne satisfait pas l’artiste, car les buveurs sont bruyants et le micro capricieux. Heureusement une des « super-copines » sait faire taire les éméchés et le micro finit par être dompté. Cette contrariété, Lidwine saura la transcender pour en une faire une dynamique supplémentaire pour le reste de la soirée. «No Monkey » se termine de très belle façon.
A la harpe toujours, Lidwine enchaîne à nouveau par un «Back and Forth» somptueux caractérisé par une belle intro inédite, la seconde de la soirée.
S’ensuit «Duet For Ghost» que Thomas Gueriguen a la bonne idée de filmer. Merci Thomas, car la lumière du lieu n’a pas permis aux photographes présents d’exprimer leur talent.
Lidwine repasse à l’harmonium pour interpréter «Before our Lips are Cold». Cette chanson inédite sur disque est un de mes titres préférés. Ce soir à la Péniche, je pense que nous sommes nombreux à être très émus.
Le temps est venu pour Lidwine de mettre une note d’électro dans son set. Elle interprète un morceau exécuté à l’auto-harpe, qui s'intitule «The Pool ». Il figurera dans l’album à venir en fin d’année.
La fin du concert arrive : Lidwine dédie «In the half light» à ses super-copines. Le morceau qui suit montre que cette dédicace est amplement méritée.
A la fin de ce morceau, Lidwine s’installe au milieu du public pour interpréter une divine version de « Blow the horns » sans micro (pour la plaisir de chanter sans filtre). Un chœur s’improvise. Les timbres assez divers des quatre «demoiselles » se marient à merveille à la voix parfaite de Lidwine.
Apothéose d’un beau concert, chargé de beaucoup d’émotion.
La prochaine fois, j’espère seulement que nous serons plus nombreux à partager ce plaisir d’exception.
Ce soir la tenue de Lidwine était très étoilée. C’est des étoiles plein les yeux que je quitte le concert.
Set liste établie de mémoire :
- The Coast (harmonium) longue intro
- No Monkey (harpe)
- Back and Forth (harpe) longue intro
- Duet for Ghost (harpe)
- Before our Lips are Cold (harmonium)
- The Pool (auto-harpe + électro)
- In the half light (harmonium)
- Blow the horns (harpe + acoustic vocals)
Mein Zuhause. Mein Blog. ist als kleines privates Konzert- Tagebuch entstanden. Und weil es zur Zeit musikalisch so spannend ist, wächst unsere Sammlung schnell. Wir schreiben die Berichte spontan, unüberarbeitet und so zeitnah wie möglich. Die Reviews stehen meist noch in der gleichen Nacht online, spätestens jedoch am nächsten Tag. Musik ist für uns vor allem Spaß und keine Wissenschaft.
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