Compte-rendu de la 59ème Oliver Peel Session par Philippe H. avec Lidwine, Laura J. Martin et une ‘petite surprise’.
Trois concerts en acoustique donnés le 12 novembre 2013 Lieu : la Salle de Musique de l’appartement d’Olivier Khai Durée : trop courte tant la soirée fut belle et la compagnie agréable.
Chronique dédiée à Cléo la fille d’Emmanuelle K pour me faire pardonner de l’avoir confondue avec la petite fille qui figure dans le clip de Tipsy Toes.
Le 15 janvier dernier fut pour moi l’occasion d’assister à mon 1er concert de Lidwine. Il fut donné dans un bar assez bruyant, Le Motel. Lidwine y célébrait la sortie de son second EP : le désormais mythique No Monkey. De nombreux amis de Lidwine s’y étaient donnés rendez-vous : Pauline de Lassus (Mina Tindle), Jayne Amara Ross, Frédéric Oberland, Emma Broughton et d’autres qui allaient me devenir plus familiers : Nathalie Réaux (*Pagan Poetry*), Mélanie Fazzi (Notre Dame aux Ecailles, Serpentine), Catherine Watine (This Quiet Dust), Thomas Guerigen (Troglodis) et Oliver Peel, l’organisateur de la présente session.
Bien que donné dans des conditions sonores difficiles, ce concert restera longtemps dans ma mémoire, notamment pour ce très grand moment qui vit Lidwine interpréter au milieu du public et sans l’aide du moindre micro le toujours inédit Blow The Horns, un des morceaux les plus poignants de l’artiste. Son accompagnement par les excellentes Nathalie Réaux, Diane Sorel, Emma Broughton et Clothilde Veillon ainsi que par deux de ses amies cachées dans le public, Barbara Silverstone et Ludivine Boizard ne fit qu’ajouter à l’intensité du moment.
Depuis cette date l’exceptionnel concert donné aux Combustibles et la belle soirée passée à la Péniche Antipode m’ont conforté dans l’idée que Lidwine fait partie des talents les plus prometteurs de la scène parisienne.
Depuis cette date également je n’avais jamais réussi à assister à une session d’Oliver Peel qui avait pourtant accueillis un certain nombre de talents chers à mon cœur parmi lesquels figurent notamment Arborea et Pauline Drand. C’est un plaisir réel que j’entendis Oliver parler deux projets : organiser une nouvelle session avec Lidwine et une 1ère session avec Les Colettes (Oliver m’imagine fan, il a parfois de drôles d’idées). Quand il décida de présenter le même soir Laura J. Martin, j’y vis l’opportunité d’y découvrir une artiste inconnue, ce qui est toujours agréable.
Après m’être inscrit à la session et y avoir appris la présence probable d’une joyeuse bande (ils se reconnaîtront sans que je les cite), j’eu le plaisir d’apprendre que Lidwine nous réservait une petite surprise. De mon point de vue ce serait sans doute une reprise de Prince ; j’hésitais toutefois entre un titre de Parade ou Purple Rain. La surprise est tout autre et je dois bien l’avouer bien meilleure. Lidwine nous introduit une jeune femme du nom de Tania Caetano. Elle est aussi brune que Lidwine est blonde et va nous interpréter quelques morceaux de Fado a Capella. « J’adore » murmure une voix dans l’assistance.
Personnellement, je suis plus circonspect, mais ne vais pas mettre longtemps à succomber au charme de cette musique traditionnelle portugaise qui se ressent tout autant qu’elle s’écoute.
Sans doute perdons-nous quelque chose en ne comprenant pas les paroles des différents morceaux, mais il n’est pas besoin de les comprendre pour voir ce qui a conduit Lidwine au choix de Tânia Caetano.
Toutes deux, avec des moyens très différents, mais avec une grande sensibilité créent de l’émotion vraie et profonde.
Tania chante 3 classiques dont on trouve de nombreuses versions sur Youtube interprétées par Amália Rodrigues notamment. Je ne deviens pas pour autant Fado’addict mais remercie les deux jeunes femmes pour ce joli moment.
Puis c’est au tour de Lidwine de « prendre possession de la scène ». Elle semble détendue quoiqu’un peu fatiguée. L’absence de micro fait écho en moi. Le lieu va lui permettre de nous offrir une session dans les conditions de son final au Motel ou à la Péniche Antipode. Le frisson d’un bonheur escompté parcoure l’assistance. Autre particularité du concert, Lidwine est venu avec deux instruments : une nouvelle harpe celtique et une autoharp. Pas d’harmonium indien ce soir.
Le set commence avec Duet for Ghosts. J’ai beau avoir entendu ce titre des dizaines de fois, je ne m’en lasse pas. La mélodie est douce et ce texte qui traite de la perdurance de l’amour particulièrement beau. Un texte d’un romantisme rare servi par une mélodie imparable.
Lidwine poursuit par sa reprise de Holy Night. Cette reprise est chère à son cœur, car elle la chante fréquemment et devrait la faire figurer sur son nouvel album. Une nouvelle fois, le plaisir est au rendez-vous. J’exprimerai un seul bémol. Il ne porte pas sur l’interprétation qui une nouvelle fois est exceptionnelle, mais sur le choix du titre. Je ne peux oublier le What the Worlds needs Now dont la version de Lidwine était une des meilleures jamais entendues. Je respecte toutefois son choix artistique.
Pour un morceau, la harpe laisse la place à l’autoharp pour une interprétation à la fois très sobre mais pleine d’énergie de The Pool.
Ce morceau ne figure sur aucun de deux EP, mais on peut en trouver une ancienne vidéo sur le net où Lidwine est accompagnée de Vincent Stockholm. La version de ce soir m’enthousiasme et je suis très intrigué par celle qui figurera sur l’album à venir. Elle sera probablement plus richement orchestrée. Les grands artistes savent donner plusieurs vies à leurs morceaux.
Lidwine nous avoue avoir quelques soucis avec les nouvelles cordes de sa harpe et se sentir fiévreuse.
Cette incorrigible perfectionniste (elle l’est toutefois pour notre grande satisfaction) nous livre
pourtant coup sur coup une version parfaite de No Monkey et une version sublime de Back and Forth.
Lidwine conclut son beau concert par le traditionnel Blow The Horns. De Blow The Horns, il n’existe pour l’instant aucune version gravée sur CD. En mai dernier, dans le cadre du Printemps des Comédiens c’est ce titre que Jean Bellorini a demandé à Lidwine de jouer au cours de l’interprétation de Liliom. Je vous recommande vivement de découvrir la vidéo qui a été tournée à cette occasion.
Sur insistance d’Oliver Peel, elle décide alors de faire écho à Tânia Caetano et de chanter In The Half Light a capella. La légère fatigue vocale de la chanteuse est perceptible. Ce que la voix perd en perfection, elle le gagne en fragilité. L’émotion en est alors décuplée et nous sommes nombreux à être profondément touchés par cet instant de grâce. Mélanie Fazzi notamment qui me fait part de son émotion et Thomas Guerigen qui espère que Lidwine renouvellera l’expérience.
Lidwine sera au Café de la Danse le 14 janvier prochain. A un jour près, nous fêtions l’anniversaire du Concert du Motel. Ne loupez pas ce futur rendez-vous.
Ce devrait être BEAU.
Je ne connaissais pas Laura J. Martin avant la session.
Elle entame la session avec Fire Horse issu de son 1er LP The Hangmann Tree. C’est un morceau joyeux et léger à l’image du concert qui va suivre.
Contrairement à Lidwine qui a de grandes capacités vocales, Laura J. Martin chante avec une voix assez frêle mais dont elle exploite toutes les facettes. Sa voix me fait un peu penser à celle d’Emilie Simon, mais une Emilie Simon japonisante et folkisante.
C’est une instrumentiste douée qui passe sans difficulté aucune, de la flûte traversière au banjo, puis du banjo au piano, qui est situé au milieu de la salle de musique. Circulant de la scène au piano et du piano à la scène, elle dispense une joie certaine et son énergie est communicative.
Je ne détaillerai pas les morceaux dont la liste figure en fin de compte-rendu. Près de 10 jours se sont écoulés depuis le concert. Je garde de la prestation de Laura J. Martin le souvenir global d’un moment très agréable. Des artistes comme Lidwine, Nathalie Réaux ou Les Colettes m’émeuvent d’avantage, mais il n’est pas question de nier le plaisir d’un moment de partage très agréable.
A la fin du concert je n’ai pas su résister à l’achat du 2ème LP de la damoiselle : Dazzle Days. Cet album qui a obtenu la note de 8/10 dans Q Magasine m’a plu mais pas totalement convaincu. Ce n’est qu’en téléchargeant The Hangmann Tree, que j’ai enfin adopté Laura J. Martin. Cet album est très varié est réellement enthousiasmant. Je pense notamment à l’excellent Spy, un
morceau à la flûte qui incite à la danse.
Un immense Merci à Oliver Peel d’avoir permis ce beau moment et à tous les autres contributeurs (je pense notamment à un maître pâtissier dont beaucoup ont vanté les mérites de la Forêt Noire).
Setlist de Tânia Caetano :
Que estranha forma de vida Nem as paredes confesso Povo que lavas no rio
Setlist de Lidwine : (voix et harpe classique sauf mention contraire).
Duet for Ghosts Holy Night The Pool (autoharp) No Monkey Back and Forth Blow The Horns
In The Half Light (a capella)
Set list de Laura J. Martin :
Fire Horse Tom Hold It Dear (piano with the electronic beat) The Lesson (piano) Dream Of Sin Spy Half Perfect (piano) Dokidoki
Concert: Lidwine Lieu: la Péniche Antipode Date: 25/04/13
Par Philippe A., photo par Mélanie Fazi
Ce jeudi est la plus belle journée du printemps, soleil radieux et température clémente règnent enfin sur la capitale et plus particulièrement au 55 Rue de Seine où est accostée la Péniche Antipode.
Cette journée est également riche en concert puisque le blog d’Oliver Peel n’en dénombre pas moins de 8, dont Elise Mélinand à la Galerie Goutte de Terre qui sera le choix de notre ami bloggeur.
Pour moi, aucune hésitation à avoir : Lidwine remplace Tulla Larsen au pied-levé dans une soirée qui compte 3 groupes.
Ce concert est son dernier concert parisien pour quelques mois car elle s’apprête à incarner Perséphone dans un film de Jayne Amara Ross et participera au volet musical d’une pièce qu’un jeune metteur en scène présentera dans le cadre du Printemps des Comédiens à Montpellier.
Les conditions ne sont pas idéales : Lidwine doit débuter vers 19h00 et les « passagers de ce début de soirée » semblent plus intéressés par le choix de leur boisson houblonnée que par le concert qui s’annonce.
Heureusement, un cercle de fidèle est là. Je retrouve avec plaisir Mélanie Fazi et Thomas Gueriguen, fais la connaissance de Jean-Luc Marty.
Je reconnais également Jayne Amara-Ross accompagnée de deux amazones et la « bande de super-copines » de Lidwine qui avait participé aux chœurs du concert du Motel.
Enfin le concert débute.
Les premières notes d’harmonium résonnent en une longue introduction qui nous amène avec douceur au déjà classique «The Coast». Telle quelle, cette version ensorcelle et surpasse les versions enregistrées sur Lw et No Monkey.
Lidwine passe à la harpe pour une version de «No Monkey» qui ne satisfait pas l’artiste, car les buveurs sont bruyants et le micro capricieux. Heureusement une des « super-copines » sait faire taire les éméchés et le micro finit par être dompté. Cette contrariété, Lidwine saura la transcender pour en une faire une dynamique supplémentaire pour le reste de la soirée. «No Monkey » se termine de très belle façon.
A la harpe toujours, Lidwine enchaîne à nouveau par un «Back and Forth» somptueux caractérisé par une belle intro inédite, la seconde de la soirée.
S’ensuit «Duet For Ghost» que Thomas Gueriguen a la bonne idée de filmer. Merci Thomas, car la lumière du lieu n’a pas permis aux photographes présents d’exprimer leur talent.
Lidwine repasse à l’harmonium pour interpréter «Before our Lips are Cold». Cette chanson inédite sur disque est un de mes titres préférés. Ce soir à la Péniche, je pense que nous sommes nombreux à être très émus.
Le temps est venu pour Lidwine de mettre une note d’électro dans son set. Elle interprète un morceau exécuté à l’auto-harpe, qui s'intitule «The Pool ». Il figurera dans l’album à venir en fin d’année.
La fin du concert arrive : Lidwine dédie «In the half light» à ses super-copines. Le morceau qui suit montre que cette dédicace est amplement méritée.
A la fin de ce morceau, Lidwine s’installe au milieu du public pour interpréter une divine version de « Blow the horns » sans micro (pour la plaisir de chanter sans filtre). Un chœur s’improvise. Les timbres assez divers des quatre «demoiselles » se marient à merveille à la voix parfaite de Lidwine.
Apothéose d’un beau concert, chargé de beaucoup d’émotion.
La prochaine fois, j’espère seulement que nous serons plus nombreux à partager ce plaisir d’exception.
Ce soir la tenue de Lidwine était très étoilée. C’est des étoiles plein les yeux que je quitte le concert.
Set liste établie de mémoire :
- The Coast (harmonium) longue intro
- No Monkey (harpe)
- Back and Forth (harpe) longue intro
- Duet for Ghost (harpe)
- Before our Lips are Cold (harmonium)
- The Pool (auto-harpe + électro)
- In the half light (harmonium)
- Blow the horns (harpe + acoustic vocals)
Konzert: Fête de la musique chez le Cargo, mit Redeye, Sir Alice & Gaspar Claus, Lidwine, Tiny Ruins, Maud Lübeck, The Dove and The Wolf, Erevan Tusk, aber ohne Jens Lekman Ort: Innenhof von Renaud, irgendwo in Paris Datum: 21.06.12 Zuschauer: 150
Der gute Renaud ist einer der ganz Großen der Pariser Indieszene. Seit nun schon ein paar Jahren filmt er mit seiner Videokamera die feinsten internationalen und französischen Acts für seine Seite Le Cargo, ist aber ungemein herzlich und bodenständig geblieben. Kein abgehobener Schnösel, sondern ein sehr lieber und umkomplizierter Kerl. Inzwischen ist es eine schöne Gewohnheit geworden, daß er am Tage der Fête de la Musique im Innenhof seines Mietshauses eine Party gibt, zu der er Freunde und Bekannte und tolle musikalische Gäste einlädt.
In diesem Jahr waren dies Redeye, Gaspar Claus & Sir Alice, Lidwine, Maud Lübeck, The Dove & The Wolf und Erevan Tusk. Eingeplant war ursprünglich auch der zuckerübergossene Schwede Jens Lekman, aber der war wohl ob der mittäglichen Regenfälle geschmolzen. Schade, ich hätte den Schmalz-Popper sehr gerne gesehen, aber dieses Highlight war uns Zuschauern leider nicht vergönnt. Stattdessen gab es die Ersatzfrau Tiny Ruins und für die hatte ich mich höchstpersönlich stark gemacht. Noch am Vortag hatte ich eine E-Mail an Renaud aufgesetzt und ihn inständig gebeten, Tiny Ruins in letzter Minute mit ins Line Up aufzunehmen und weil Jens ausfiel, passte das wunderbar. Wie inzwischen jeder (?!) weiß, bestehen Tiny Ruins aus der Sängerin Hollie und der Kontrabassistin Cass und die beiden Grazien aus Neuseeland waren vor der Fete noch auf unserer Terrasse vorbeigekommen und genoßen die seltsame Mischung aus Bier, Schokolade und Croissants (die auf meinem Mist gewachsen war). Gegen 19 h 30 brachen wir auf und sahen gerade eben noch den Schluß von Redeye, der mit diversen Musikern, darunter einer Violinistin, aufspielte. Kurze Zeit später hatte es sich ausgeredeyt und die improvisierte Bühne gehörte dem "blonden Gift" Sir Alice und dem hochbegabten Cellisten Gaspar Claus. Sir Alice ließ die frühe PJ Harvey raushängen und keifte sich mit ihrem französischen Akzent durch die englischen Texte. Die Stimmung der Songs war düster und angriffslustig, das Set ansprechend, aber auf Dauer etwas deprimierend.
Nun war Lidwine dran, die jeder von den Oliver Peel Sessions her kennt. Die talentierte Harfespielerin arbeitet inzwischen an ihrer zweiten EP und hatte auch neue Songs im Gepäck, die sehr vielversprechend klangen. Highlight war ein Duett mit The Rodeo, die hierzu (angeblich zum ersten Mal in ihrem Leben!) Harmonium spielte und auch Backvocals beisteuerte. Immer wieder schön, den beruhigenden und betörenden Klang einer Hafe zu hören, vor allem wenn sie von einer solch filigranen Künstlerin wie Lidwine gezupt wird. Der jungen Dame ist noch viel zuzutrauen, sie ist noch weitgehend unentdeckt, wird aber ihren Weg gehen.
Gleiches kann man natürlich auch von Tiny Ruins sagen und bei Hollie Fullbrook bin ich sogar noch optimistischer, sage ihr eine ganz rosige Zukunft und mindestens 400 er Locations voraus. Ich sehe in ihr eine der größten Singer/Songwriterinnen unserer Zeit. Sie verfügt über eine wahnsinnig schöne Stimme, poetische Texte und einen Sinn für subtile Songstrukturen, der verblüffend ist. Jedes einzelne ihrer Lieder liebe ich heiß und innig und die neuen Stücke, die nicht auf dem großartigen Album Some Where Meant For Sea drauf sind, klingen sogar noch verführerischer. Reasonable Man und She'll Be Coming Round sind zwei abolute Knüller, die zeigen, daß sie immer noch besser wird. Zusammen mit ihrer Kontrabassistin Cass spielte Hollie ein Traumset, daß mit sehr großem Beifall bedacht wurde.
Etwa 10 Minuten später klimperte die Französin Maud Lübeck gefühlvoll auf dem Piano und hauchte ihre französischen Chansons ins Mikro. Begleitet wurde sie teilweise an der Gitarre von Simon Beaudoux, den man auch von der Indierockband Exsonvaldes her kennt. Maud hatte genau wie Lidwine in der Vergangenheit eine sehr hübsche Oliver Peel Session gespielt und inzwischen ihr Debütalbum La Fabrique veröffentlicht, für das sie viel positive Kritik einheimsen konnte. Schönstes Lied in ihrem Set war heute Les Larmes Gelées, eine nahegehende Ballade mit sinnlichem Gesang.
Es war bereits dunkel geworden, als die beiden bluthungen Pariserinnen Louise und Paloma aka The Dove And The Wolf auf ihren beiden Akustikgitarren vom Leder zogen. Herrliche Harmoniegsänge und feine Melodien erfüllten den dunklen Innenhof und viele Zuschauer waren verblüfft, solche heimischen Talente zu entdecken. Louise und Paloma spielen erst seit ein paar Monaten zsuammen, werden aber von Tag zu Tag bekannter und immer häufiger gebucht. Ihre Musik erinnert an First Aid Kit und die Fleet Foxes, wirkt aber nicht kopiert, sondern sehr inspiriert und freiheitsliebend. Sie haben sogar schon einen richtigen Hit im Programm. Springtime heißt der und damit räumten sie bei dieser Fête de la Musique so richtig ab.Alle sangen begeistert den Refrain mit, so manch einer johlte gar.
Blieben die Headliner Erevan Tusk und schon nach einem Lied war klar, daß sie dieser Rolle voll und ganz gerecht wurden. Akustisch sind sie vielleicht noch stärker als elektrisch und erfreuten mit ihren berauschenden Chören, unwiderstehlichen Melodien und einer Energie und Spielfreude, die hochgradig ansteckend war. Hit reihte sich an Hit, zwei Sänger mit jeweils super Stimme wechselten sich ab und am Ende coverten sie sogar Gigantic von den Pixies. Die Stimmung hatte ihren absoluten Höhepunkt erreicht und wir alle hätten sicherlich noch stundenlang zu hören können.
Irgendwann ging aber auch diese Fête de la Musique zu Ende und nur mit Glück kam ich noch gegen halb zwei mit der U-Bahn wieder nach Hause.Nächstes Jahr gerne wieder!
* u.a. Laura Gibson, Alela Diane, Low, Sebadoh, Vic Chesnutt, Dan Mangan, First Aid Kit, Sharon van Etten, Veronica Falls, Dear Reader, Other Lives, My Brightest Diamond, Giant Sand, The Wedding Present, The Posies, Syd Matters, Nada Surf, O'Death, And Also The Trees...
Konzert: Jozef van Wissem & Lidwine Ort: ein Wohnzimmer irgendwo in Paris, Oliver Peel Session # 30 Datum: 24.10.10 Zuschauer: zwischen 35 und 40Konzertdauer: Lidwine und Jozef beide jeweils etwa 50Minuten
Natürlich werde ich immer hier behaupten, daß jede Oliver Peel Session toll gewesen ist. Ich wäre ja auch ein schlechter Vermarkter, würde ich es nicht tun. Wobei Vermarktung nicht so richtig passt, weil wir keine Flyer, Poster oder Ähnliches drucken und ich keinen Cent an der Geschichte verdienen. Bei uns ist die Bude inzwischen immer voll, weil wir es geschafft haben, einen festen Kreis von treuen Stammgästen aufzubauen, zu denen sich erfreulicherweise immer neue Gesichter gesellen. So wird es nie langweilig und prickelnd und die Motivation bleibt erhalten. Um auch unseren Besuchern musikalisch immer mal wieder etwas Neues zu bieten, haben wir dieses Mal eine ganz besondere Session organisiert. Statt Folkmusikern, die traurige Lieder auf der Akustischen kratzen, haben wir eine Pariser Harfespielerin und einen holländichen Laute-Spieler geladen. Natürlich haben auch sie traurige Lieder vorgetragen, aber das hat bei uns Methode. Fröhliche Songs deprimieren mich einfach zutiefst!
Die Pariserin Lidwine eröfnete den Ball mit ihren betörenden, feenhaften Folksongs, die sie abwechselnd auf der Harfe und dem Harmonium vortrug. Ohne männliche Hilfe ging es freilich auch bei ihr nicht, denn ihr Multiinstrumentalist Jérémie half tatkräftig mit. Zwanzig Minuten später packte dann der große und kräftige Holländer Jozef van Wissem seine Laute aus und spielte auf dem barocken Instrument hypnotisierende Instrumentalstücke. Den Zuschauern eröffnete sich ein ganz neues Klang-Universum, weil es weltweit nur noch ganz wenige Musiker gibt, die auf einer Laute spielen und komponieren. Kein Wunder, daß Filmmacher Jim Jarmush Fan des in Amerika lebenden Niederländers ist und mit ihrm zusammen einen Song geschrieben hat.
Ach so: diese Session war wahnsinnig toll, siehe oben!
Konzert: Lidwine & Julie Peel & Helluvah Ort: L'International, Paris Datum: 18.10.2010 Zuschauer: etwa 100 Konzertdauer: pro Künstlerin etwa 40-45 Minuten
Die Franzosen demonstrieren und streiken mal wieder wie die Blöden. Züge fallen aus, Flugzeuge bleiben am Boden und die Metro fährt unregelmäßig. Das Beste an der Sache ist, daß auch Abiturienten gegen die Rentenform auf die Straße gehen, obwohl sie es sind, die die vielen (Früh)-rentner dann bald mitfinanzieren müssen. Ob sie sich da mal nicht ins eigene Bein schießen? Auch kurios: die Beamten und Angestellten der Bahngesellschaft SNCF und die Mitarbeiter der öffentlichen Verkehrsbetriebe RATP genießen hinsichtlich des Rentenalters eine Sonderregelung (sie dürfen schon mit 57 in Rente oder so), die noch aus Zeiten stammt, als Lockführer noch ein harter, körperlicher Job war. Warum streiken die dann? Hmm. Muss ich die Franzosen verstehen?
Wie auch immer, als Blogger und Indiemusiker gibt es kein Streikrecht, da werden Überstunden und durchgearbeitete Nächte nicht bezahlt und sowieso ackert man freiwillig oder unfreiwillig quasi ehrenamtlich. Aus Liebe zur Musik. Oder so. Auch den Videofilmer Pierre (Name von der Redaktion geändert) schien das zu wurmen, denn er beklagte sich mir gegenüber ein wenig darüber, daß Musikerfreunde ihn oft einspannen, er aber immer für lau schufte. Aber es ist ja nichts Neues, daß in der Indieszene die Kohle fehlt, die Musikkonzerne und übergeschnappte Fans einer Lady Gaga (nur ein Beispiel) in den Arsch pusten. Vielleicht sollte man mal eine Demo organisieren und die Eingänge zu Konzerten von Britney Spears, Robbie Williams oder Beyonce barrikadieren?
Aber kommen wir doch nun zu den Auftritten des heutigen Abends. Mit Julie Peel, Lidwine und Helluvah waren gleich drei junge Frauen mit allerdings höchst unterschiedlichen Musikstilen am Start.
Julie Peel begann und da muss ich sofort meine Befangenheit offenbaren. Schließlich ist Julie meine Schwester und ist für ihre erste Show in Paris extra aus Brooklyn angereist. Natürlich fand ich sie toll und bewegend und talentiert, ist doch klar oder? Was für feine, warme Folksongs mein Schwesterherz da im fernen Amerika geschrieben hat, das ist schon ganz beachtlich!
Weiter ging es mit der Pariserin Lidwine, die die Pariser Antwort auf Joanna Newsom ist und am nächsten Sonntag eine Oliver Peel Session spielen wird. Lidwine performte zunächst am Harmonium, dann auf der Harfe und schließlich auf der Autoharp (Selbstharfe? Wie übersetzt man das?). Begleitet wurde sie von Jeremie, der Querflöte spielte und auch mit Glöckchen klingelte etc.
Aber auch hinsichtlich Lidwine bin ich in gewisser Weise befangen. Sie ist die neue Sensation der Pariser Folkszene, ganz klar! Würde ich etwa Musiker ohne überragendes Talent zu einer meiner Sessions einladen? Nö. Eben! Fans von Bat For Lashes, Björk, Kate Bush und eben Joanna Newsom werden ihre helle Freude an ihr haben, dessen bin ich mir sicher. Aber Lidwine kopiert nicht nur, schließlich spielt sie meistens Harmonium und erst an zweiter Stelle Harfe, das unterscheidet sie schon einmal von Joanna, die zeitweise Klavier spielt, was Lidwine nie tut. Und die Musik von Björk ist zwar originell und eigenständig, aber für meine Ohren quasi unhörbar. Bei Lidwine ist das anders, da nervt (zumindest mich) kein einziger Song und so abgehoben und egozentrisch wie die Isländerin ist die Pariserin natürlich auch nicht. Also meine Botschaft sollte klar sein: Lidwine ist Lidwine und nicht Joanna, oder Björk oder Kate oder Natascha, auch wenn sie diese Künstlerinnen als Referenzen angibt. Die Französin feierte übrigens heute EP Release Party für ein Minialbum, das sie beim tollen Label Ocean Music (Hafdis Huld, Tamara Williamson etc.) veröffentlich hat. Logischerweise stammten die meisten Stücke auch von diesem Werk, aber nicht ausschließlich. Neben den tollen EP Tracks wie A Resonance Of Myself und In The Half Light trug Lidwine auch ein Prince Cover (The Beautiful Ones) vor, das mir viel besser als das Original gefiel. Kein Wunder, ich mag Prince nicht, mochte ihn noch nie!
Also kurzum, die Session mit Lidwine wird toll, davon bin ich nun endgültig überzeugt. Ich frage mich gerade nur, wie wir die große Harfe unbeschadet über unseren extrem engen Treppenaufgang schleppen können...
Zum Abschluß des heutigen Konzertabends dann noch Helluvah. Ein rockiges Mädel, das E-Gitarre spielte und von einem Drummer begleitet wurde. Also so eine Art französische Scout Niblett. Nicht ganz so stark wie die überragende Scout, aber auf jeden Fall fetzig und kurzweilig!
Ein guter Konzertabend, bei dem weder die Kellner noch die Tontechniker streikten. Wäre ja auch noch schöner!
Mein Zuhause. Mein Blog. ist als kleines privates Konzert- Tagebuch entstanden. Und weil es zur Zeit musikalisch so spannend ist, wächst unsere Sammlung schnell. Wir schreiben die Berichte spontan, unüberarbeitet und so zeitnah wie möglich. Die Reviews stehen meist noch in der gleichen Nacht online, spätestens jedoch am nächsten Tag. Musik ist für uns vor allem Spaß und keine Wissenschaft.
Wir sind: Oliver Peel aus Paris Christoph aus nicht weit von Köln Julius aus Wien Gudrun aus Karlsruhe Tanita aus Mainz Jens aus Stuttgart Ursula aus Frankfurt Michael aus Chemnitz Dirk aus Mönchengladbach Vielen Dank unseren Gastautoren!
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