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02:38
Festival Planeta Terra, Campo de Marte
Lieu: Sao Paulo, Brésil
Date: 09/11/2013
Texte et photos par Eric D. Merci beaucoup Eric!
« Ne jamais dire jamais, bien entendu... A peine me suis-je promis d'arrêter les festivals que me voici, en ce samedi chaud et ensoleillé d'un printemps paulistano pourtant glacial et pluvieux, devant la scène Terra du Festival éponyme, à attendre Travis et Lana del Rey, et même Blur, si je tiens jusque là... Arrivé à 14h45, je réussis malgré la foule déjà massée à atteindre la barrière, à gauche, derrière une petite zone de sécurité qui devrait me garantir une bonne visibilité. Maintenant il ne reste plus qu'à patienter ! J’ai même apporté un bouquin pour passer agréablement le temps, mais je n’en aurais guère l’usage, les changements de matériel entre les groupes étant effectués avec une efficacité et une rapidité remarquables...

15h, on démarre avec l’excellente surprise que sera le set de O Terno (The Suit, comme ils disent eux-mêmes en présentant leur unique morceau en anglais) : cette réécriture de la MPB éternelle (Veloso semble une vraie influence) boostée par une rythmique swing et une guitare incandescente, souvent bluffante, se laisse écouter avec grand plaisir. Le chanteur - Tim Bernardes, retenons ce nom - a une vraie voix, les chansons tiennent la route autant mélodiquement qu'au niveau des textes, malins. On retiendra un drôle de Papa Francisco Perdoa Tom Zé, justement co-écrit avec le ludion Zé. ... Dommage qu'ils nous aient loupé leur sortie au bout de 40 minutes, avec une tentative ridicule de faire s'assoir le public (ils ne sont pas encore au niveau des Hives, quand même !) et un dernier morceau dilué et inconséquent. A suivre quand même !

Pour la suite... BNegão & Os Seletores de Frequência, du hip hop, je crains le pire... Et j'ai bien tort : d'abord c'est un vrai groupe, avec guitare, basse et batterie, et surtout cuivres, qui nous balance un funk lourd et... cuivré, sur lequel il est impossible de ne pas se laisser aller à danser. Bon, le phrasé est hip hop, mais on accordera bien volontiers aux Brésiliens le droit de revendiquer violemment en musique contre l'incurie des politiciens et le délabrement du pays. J'ai plus de sympathie pour les rappers d'ici que pour leurs pathétiques "frères" de nos banlieues qui se plaignent de la police française ! Un set bien sympathique donc, qui ronronne quand même un peu jusqu'à ce que, surprise, la musique prenne un virage hardcore pour le moins inattendu : dix minutes de jets de boulons qui, vous me connaissez, me réjouissent profondément. On termine par une « danse des petits canards » (Dança dos Patinhos) très spéciale, dans une bonne ambiance de rage. 45 minutes tout à fait satisfaisantes, en tenant compte des limites du genre.

On ne saurait attendre des miracles d'un groupe comme Travis, avec sa jolie musique un peu fade, middle of the road sans jamais être putassière - comme un Coldplay a pu le devenir par exemple... Pour le coup, les 85 minutes du set qu'ils ont offert à São Paulo, pour leur première visite en 17 ans de carrière, ont été au dessus de mes attentes, en dépit d'une balance médiocre et d'un son pas assez clair pour leur type de musique. Mais sinon, nous avons vu un groupe sympathique, professionnel mais généreux. Le long d'un set qui a alterné les morceaux plus mélodieux et acoustiques du dernier album (dont ils ont joué uniquement les quatre premiers titres, assez logiquement, s’agissant des seules quatre chansons vraiment excellentes de l’album, avec le magnifique Reminder en point d'orgue) et les tubes enlevés des débuts (en particulier du classique « The Man Who » qui a fourni principalement la matière aux trente dernières minutes), il a été difficile de ne pas trouver quelque part notre content.

Fran Healy – dont le look reste juvénile malgré les cheveux grisonnants emprisonnés sous un feutre - est venu au contact du public un long moment pendant Where You Stand, Dougie Payne, le bassiste facétieux, a distribué généreusement des sourires et des clins d'oeil aux jolies filles des premiers rangs (il est reparti avec au moins un numéro de téléphone sur un papier qu'on lui a fait parvenir), Andy Dunlop a joué à fond de sa guitare en gardant son pullover (Hein ?), de plus en plus rouge et au bord de l'apoplexie - le climat brésilien est sans doute un peu dur pour un Ecossais... Travis nous a quitté sur un Happy un peu lourdingue mais certainement sincère. Pas une goutte de génie là dedans, c’est certain, mais du rock bien écrit et bien joué. Pas si mal...
...

Surtout si on compare au calvaire (qui durera 1h10...) que va être le... "show" de Lana Del Rey, accueillie comme une méga star planétaire par un public brésilien littéralement en extase religieuse. Lana, en brune cette fois, est bien arrondie, voire alourdie : elle paraît enceinte, mais comme je ne suis pas la presse people, je ne saurais le confirmer... En tout cas, je lui souhaite qu’il s’agisse d’une grossesse, parce que, sinon, il faut qu’elle arrête le régime hamburgers. En tous cas, elle passe les dix premières minutes à recevoir les hommages des fans en pleurs au premier rang sur la droite, donc à l'opposé d'où je suis. Elle est en tenue très virginale, toute en blanc vaporeux, mais quand même court vêtue... et la voilà qui ressurgit couronnée de fleurs et enroulée dans un drapeau brésilien ! Pendant ce temps, les requins qui font du bruit au milieu de palmiers en pot (Paradise ?) derrière elle nous font patienter. Et alors Lana se met vraiment à... chanter... et pour tout dire, entre le niveau sonore bien trop bas (ce n'était pourtant pas le cas avec les groupes précédents !) et le fait que des milliers de personnes chantent toutes les paroles en même temps, on n'entend quasiment pas sa voix... Même si cette voix ne m’a paru aussi belle que sur disque, malheureusement.

Rapidement, je sens que ce truc tourne à la catastrophe... Mais bon presque tout le monde paraît juste content d'être là pour voir LA star... Du coup, même si j'aime beaucoup la musique de Lana Del Rey, je n'arrive pas à rentrer dans ce gros machin qui n'a rien à voir avec les valeurs qu'il me semble que Lana représentait à ses débuts. Je tue le temps en prenant des photos et en pestant contre les habituels "beautiful people" qui ont eu le droit, sans payer comme nous, d'envahir la zone de sécurité devant moi. Ah, le Brésil et sa fascination pour les rich and famous ! Bon, sur scène, Lana chante tous ses tubes, en les massacrant dans l'ensemble. J'ai un peu aimé Summertime Sadness, et la reprise de Knocking On Heaven's Door, mais c'est à peu près tout. Non, j’ai bien aimé aussi les habituels vidéo-clips de Lana projetés en fond de scène. Et je me suis senti aussi irrité par les commentaires à moitié stupides débités para Lana d’une voix enfantine (« girlish » comme ils disent) et timide entre ses chansons : est-elle réellement aussi bête qu’elle le paraissait à ces moments-là ? Et j'ai patienté en attendant que ça finisse. Et à la fin, Lana est redescendue voir ses fans, a signé des autographes, a posé pour les portables, et est finalement partie en laissant pas mal de jeunes gens littéralement en larmes. Incroyable !

Du coup, passablement frustré, je décide de rester voir Blur, qui n'est pas un groupe que j'aime beaucoup, mais je ne peux décemment pas terminer la journée sur un tel naufrage. Ce qui est sympa, c'est que la moitié du public, venue seulement pour Lana, est parti, et que la pression s'est relâchée autour de moi... la nuit est tombée, un peu de fraîcheur a remplacé la fournaise de l'après midi - enfin fournaise, je m'entends, ce n'est rien pour qui a fait des festivals l'été à Madrid ! Je me sens en forme même après sept heures debout, et j'ai comme à l'habitude regardé passer les corps inanimés par dizaines que les pompiers évacuaient. Rock'n'Roll motherf***r forever.

Quand Damon Albarn et Blur déboulent sur scène à 21h30 sur un irrésistible Girls and Boys, le soulagement est immédiat : non seulement le son est fort, clair et parfait, preuve que Lana se fout bien de son public, mais voilà des p'tits - plus tous - jeunes qui n'en veulent. Et Blur - dont je suis loin d'aimer toute la musique - va nous faire ce soir une pure démonstration de ce que doit être un concert de rock, un vrai : une heure et demie de MUSIQUE jouée avec enthousiasme, voire passion (c'est un bonheur de voir Graham Coxon avec sa guitare magique...), mélangeant en parfaite proportion les hits qui font chanter tout le monde (Country House en particulier) et les morceaux plus expérimentaux (ceux de « 13 »...) qui se terminent en général en un délicieux vacarme. Et les années ont encore peu marqué Albarn, qui de loin a toujours ce joli look qui faisait craquer les filles à l'époque de la Brit Pop. Sommet du concert quand même, le fantastique Tender, un morceau pas très « Blur classique », mais qui reste une vraie merveille, presque 15 années plus tard, avec son long final en sing along parfait pour la scène. La dernière demi-heure ne sera pas mal non plus, concentrée sur leur meilleur album à mon avis, « Parklife », avec en particulier un Park Life (la chanson, donc...) qui voit l'apparition improbable de Phil Daniels (lui, il a plutôt mal vieilli...) dans le "rap" célèbre du morceau. Le rappel sera impeccable avec entre autres The Universal et surtout Song 2, un petit punk rocker des familles, joué avec une rage folle pour nous mettre à genoux.
Voilà, le marathon de musique est terminé, et Blur l'a emporté haut la main. Je ne sais pas si cette réformation répond à de simples nécessités financières, mais en tous cas, l'énergie du groupe est intacte. Il n’est pas tard, 23 heures seulement, c’est l’une des décisions intelligentes des organisateurs de ce festival ludique, clore les festivités alors que les métros circulentent encore. Pendant que des milliers de festivaliers repus envahissent les rues du « Champ de Mars » - il s’agit à São Paulo d’un aérodrome – je me dépêche pour attraper un taxi et rentrer à la maison, les jambes fourbues mais la tête pleine de bonne musique... »
um
03:11
Konzert: TravisOrt: Grugahalle Essen (Rockpalast Festival)Datum: 22.11.2008Zuschauer: wieder deutlich leerer; erschütternd leerDauer: 70 min
Wieso habe ich den gleichen Fehler noch einmal gemacht, nämlich Travis derart massiv zu unterschätzen. Ich mag die schottische Band seit ihrer ersten Platte, habe
auch eifrig immer alle folgenden gekauft - nur gehört habe ich Travis in den letzten Jahren selten. Und dann kam ein Konzert im vergangenen Jahr in Köln, zu dem ich vor allem wegen der fabelhaften Vorgruppe The Taste aus München gegangen bin, und Travis waren alles andere als langweilig und haben sich vollkommen in mein Herz gespielt.
Und danach habe ich sie wieder selten gehört...
Fleet Foxes und Rascals hatten mich schon überzeugt, und damit war genug auf der Pro-Schale der Rockpalast Waage, sodaß ich eigentlich von Travis nicht mehr viel erwartete. Ein Fehler wie gesagt.
Das erste Stück hatte mich noch nicht umgehauen. Ich kenne aber auch Ode to J. Smith, die aktuelle Platte, noch viel zu wenig. Aber schon dabei bekam man einen
guten Eindruck davon, daß das Spielen von Konzerten den vier Schotten offenbar unglaublich viel Freude bereitet. Sie bewegen sich viel, wandern über die Bühne, hüpfen und machen dabei grundsätzlich ein fröhliches Gesicht, es ist eine wahre Freude!
Nach Chinese blues mußte Fran erst einmal die Gitarre stimmen. Während er das tat, klagte er, daß das jetzt langweilig sei, das Konzert werde schließlich übertragen. Und das in seinem herrlichen Singsang-Schottisch, viel besser verständlich als das Grummel-Schottisch von Glasvegas.
Mein Gesicht wurde dann erstmals bei Selfish Jean, dem zweiten Stück fröhlich. Selfish Jean ist ein gutes Argument gegen die Nörgler, die sagen, Travis seien nur früher gut gewesen. Das Lied von der Platte vor Ode to J. Smith (The boy with no name) gefällt mir ganz ausgezeichnet, immer wieder!
Und Fran hüpfte und drehte sich und tanzte!
Wenn ich eben von den vier Schotten spreche, ist das zwar richtig, aber nicht ganz.
Vier Schotten waren auf der Bühne. Zusätzlich war aber auch wieder der schwedische Keyboarder Claes Björklund mit von der Partie.
Travis spielten Lieder all ihrer Platten. Dabei wurde das Set immer älter. Anfangs kam mit Writing to reach you vom zweiten Album nur ein altes Stück, mit der Zeit wurden die Lieder immer klassischer. Natürlich bildeten Songs von Ode to J. Smith absolut den größten Anteil, insgesamt kamen aber jeweils die Hälfte der Lieder von den ersten bzw. den letzten drei Platten. Besonders schön dabei war, daß Travis ihr Debüt Good
feeling nicht mißachteten. Mit Falling down, U16 girls und ihrem ersten gemeinsam gespielten Lied All I want to do is Rock 'n' Roll wurde das angemessen bedacht.
Und wieviele dieses Lieder sind schon jetzt zeitlose Klassiker? Sing, Driftwood, Turn, das wundervolle Side, Writing to reach you, Closer, bei dem nur das Publikum den Refrain sang und der Sänger kommentierte - "Closer" - "Nice" - "Closer" - "Nicer" - "Closer" - "ok."
Zwei der schönsten Lieder hatten sich Fran, Dougie, Neil, Andy & Claes für die Zugaben aufgehoben. Von letztem Jahr kannte ich schon die Flowers in the window Version, bei der alle Bandleute mit einer Gitarre Arm in Arm singen. Sie taten das vor den Mikros am Bühnenrand, also ganz akustisch. Und auch wenn ich es schon kannte - es war unglaublich schön, fast rührend, wenn das nicht so theatralisch klänge.
Danach, zu Why does it always rain on me, sollten alle hüpfen, pogen, verlangte Fran
(der Hut trug). Und wir sollten auf gar keinen Fall cool sein! "Being cool stops at eleven o'clock!"
Es ist für viele uncool, Travis toll zu finden, da bin ich ganz sicher. Aber die tun der Band unrecht (und sich selbst keinen Gefallen), denn auch als nicht-jeden-
Tag-Travishörer hat man live mit dieser unglaublich sympathischen Gruppe wahnsinnigen Spaß. Eine der besten Livebands, die ich kenne, da bin ich mir nach zwei Konzerten ziemlich sicher.
Das Rockpalast Festival war eine wirklich schöne Sache. Die Auftritte der Fleet Foxes (Tagessieger), von Travis und den Rascals waren in meinen Ohren ganz hervorragend. Ben Folds hat mir Spaß gemacht, Glasvegas leider nicht. Und unser (Vor)urteil, daß bei den Schilderungen, wie Donavon Frankenreiter sein würde, einige Male zu oft Jack Johnson als Referenz genannt wurde, bestätigte sich eindrucksvoll. Auf der Suche nach Sitzmöglichkeiten war man leider auf die Tribünen im Saal angewiesen. Und da spielte leider Donavon. Leider, weil es belanglos und seicht war. Ansonsten war der Tag und Abend wirklich sehr lohnenswert und hätte deutlich mehr Zuschauer verdient gehabt!
Setlist Travis, Rockpalast Festival, Grugahalle Essen:
01: Chinese blues
02: Selfish Jean
03: Writing to reach you
04: J Smith
05: Something anything
06: Long way down
07: Re-offender
08: Love will come through
09: Side
10: Sing
11: Falling down
12: U16 girls
13: Closer
14: Driftwood
15: All I want to do is Rock 'n' Roll
16: Before you were young
17: Turn
18: Flowers in the window (Z)
19: Why does it always rain on me (Z)
Links:
- Travis im E-Werk in Köln (Oktober 2007)
- mehr Fotos von Travis in Essen
um
00:14
Konzert: Travis & The Taste
Ort: E-Werk Köln
Datum: 17.10.2007
Zuschauer: Gut gefüllt, leider aber nicht ausverkauft
Eigentlich war alles wie am Vortag. Eine große britische Band spielte in der Kölner Schanzenstraße, das Konzert begann ungewohnt früh, Vorgruppe war eine zweiköpfige Band mit Gitarristin und Schlagzeuger, auf die ich mich besonders gefreut hatte, ich habe sogar an der selben Stelle geparkt. Und doch war es so grundlegend anders. So sehr, daß ich richtig glücklich und zufrieden um elf nach Hause gefahren bin.
Ich hatte eigentlich befürchtet, Travis ein paar Jahre zu spät zu sehen. Die Band aus Glasgow begleitet mich eigentlich schon so lange und steht auch genauso lange schon auf meiner Wunschliste. Allerdings klappte das mit uns nie. Als ich vor einiger Zeit las, daß Fran Healy und Band nach Köln kommen, war ich auch sofort wild entschlossen, mir das nicht entgehen zu lassen, obwohl ich die neue Platte der Schotten, die ich mir im Sommer gekauft hatte, wirklich nicht oft gehört habe. Vor zwei Wochen dann, am Tag nach meinem Maximo Park Konzert in Glasgow (es paßt alles zusammen) kam ein Newsletter meiner vollkommen ins Herz geschlossenen Band The Taste aus München, daß sie Travis auf deren Deutschland-, Luxemburg- und Schweiz-Tour supporteten. Perfekt! Denn wenn Travis mich enttäuschen würden, hätte ich ja zumindest eine lohnenswerte Band gesehen (also wie am Vorabend die Blood Red Shoes).
The Taste habe ich zweimal als Vorgruppe erlebt, die Band trat mit den Noisettes in Köln und mit Jamie T in Frankfurt auf. Mich hat die Musik der Bayern schon im
Gebäude 9 vollkommen fasziniert. Leider gibt es zu wenige ihrer Lieder bisher zu kaufen, meine Sammlung beschränkt sich auf drei Stücke, die auf ihrer Single und auf dem Sampler "Fresh, weird & wunderful", den es bei iTunes gibt. Ein weiterer Titel ist gerade auf dem Dance to the Radio-Sampler "Out of the woods and trees" erschienen, gemeinsam mit Liedern von Forward Russia!, den Pigeon Detectives oder den Howling Bells. The Taste machen unglaublich komplexe Lieder, eine Indie Musik, die wirklich sehr nach
England klingt. Ich hielt die Band vor den Noisettes auch noch für Engländer, bis sie sich vorstellten.
Das E-Werk war ziemlich voll - aber nicht ausverkauft. Pünktlich um acht kamen Maria und Nick Pattusch auf die Bühne. Ich war mir nicht so ganz sicher, wie die Musik der beiden beim Publikum ankommen würde, weil die Stücke eben ganz anders als der Gute-Laune-Indiepop von Travis ist. Die Melodien verändern sich, die Stücke haben Brüche, sind einfach anspruchsvoll und vielleicht eben zu (Indie-) anspruchsvoll für den Geschmack von
Leuten, die sich sonst nur bis zum Travis-Rand des Indiespektrums vorwagen. Aber die Befürchtungen waren umsonst. Die großartigen Lieder und die furchtbar sympathische Art der beiden kam sofort gut an. Die meisten der Stücke kannte ich von den beiden anderen Konzerten. Neu waren für mich "I want you", "Jennifer you're so sexy" und "Getting through". Da Maria und Nick aber alle Titel ansagten, konnte ich alle Lieder identifizieren (das war unglaublich nett, es waren keine Ansagen, wie sie Musiker vor einem so großen Publikum sonst machen, es war so, als erzählten die Tastes ein paar
Freunden, was als nächstes komme - das war aber nicht unprofessionell, sondern sensationell sympathisch). Neben den Liedern, die ich habe und daher gut kenne (mein Liebling ist wohl gerade "You should have danced"), war der Rest genauso fabelhaft. Hoffentlich gibt es bald eine Platte! Und ganz viele weitere Konzerte in Deutschland, zuletzt waren The Taste nämlich vor allem in England unterwegs, ein weiteres Gütesiegel. A propos Gütesiegel: Um meine fehlende Objektivität etwas auszugleichen, noch ein Zitat über die Band:
"Fantastical. I would actually love to make an album with you all... I could just sit in the corner and marvel at your genius. Your stuff is excellent."
Das stammt von Fran Healy, dem Travis Sänger...
Setlist The Taste E-Werk Köln:
01: Can't get enough of your dang-da-dang
02: I want you
03: I know that you hate me
04: Jennifer you're so sexy
05: 123 what can you see from up the hill when life stands still
06: Getting through
07: You should have danced
08: Till there was you
Travis hätte also ein riesiger Reinfall sein können, der Abend wäre schon gerettet gewesen. Und es deutete sich auch erst an, als würde es schrecklich. Als das Licht um neun ausging, kam nämlich zunächst die 20th Century Fox Fanfare, gefolgt von "Eye of the tiger". Ich hatte allerschlimmste Befürchtungen! Dann drehten sich in unserer Nähe aber einige Leute nach hinten um. Auf die Rückseite des Saals schien nämlich ein Scheinwerfer-Spot. Und es war nicht schlimm, es war fabelhaft, Travis kamen nämlich wirklich wie Boxer
in Bademänteln mitten durchs Publikum auf die Bühne. Wow! Die Bademäntel wurden weggeschmissen und los ging es.
Musiker mögen oft auch gute Schauspieler sein. Die große Lust daran, gestern für uns zu spielen, wirkte bei Travis aber hundertprozentig ehrlich. Die Bandmitglieder hatten offenbar riesigen Spaß! Fran Healy hatte dauernd ein Grinsen im Gesicht, machte Späße mit seinen Kollegen. Bassist Dougie Payne stand
ihm da in nichts nach. Sie hüpften über die Bühne und wirkten dabei überhaupt nicht gelangweilt oder routiniert, auch nicht bei Liedern, die sie schon tausendfach gespielt haben.
Am Anfang waren es aber Lieder vom neuen Album "The boy with no name", auch gleich zwei meiner Lieblinge von der Platte "Selfish Jean" und "Eyes wide open". Danach folgte quasi ein Querschnitt durch die fünf Platten der Band, relativ gleichmäßig
verteilt, vier Lieder vom Debüt "Good feeling", je fünf von den beiden Nummer-Eins-Alben "The man who" und "The invisible band", zwei von "12 memories" und vier von der neuen CD.
Und das Publikum war traumhaft und nahm alles freudestrahlend und laut mitsingend auf. Das Singen kommentierte Fran gleich am Anfang mit "so far we love your accent", um dann zu erzählen, wie toll es sei, wieder unterwegs zu sein. Sie
hätten ja eine lange Pause gemacht, die Tour jetzt mache mehr Spaß als je zuvor. Und genau so wirkten die vier Schotten eben. Selbst Bassist Dougie, der im Bus vorher noch Schottlands Länderspiel in Georgien mitbekommen hatte ("Scotland got beaten, Dougie is really fucked up" und das alles in diesem herrlichen Glasgow-Singsang).
Vor "My eyes" erzählte der Sänger dann, was alles in der Zwischenzeit passiert ist. Er habe einen Sohn, Gitarrist Andy mehrere Kinder. Sein
Sohn habe übrigens einen deutschen Pass ("my son is German!", als überrasche ihn das gerade selbst - Healy ist mit der deutschen Fotografin Nora Kryst verheiratet).
Zu "Good feeling" wurde ein Gast vorgestellt, Claus* aus Schweden, der vorher irgendwo im Bühnenhintergrund saß. Claus sollte die Klavierbegleitung von "Good feeling" übernehmen. Schweden, das müßten wir wissen, liefen sonst immer nur nackt durch die Gegend, es wäre ungewöhnlich, daß Claus ein T-Shirt anhabe. Noch dazu sei sein Gepäck verschollen. Aber wir sollten ruhig
während seines Solos ein wenig Druck auf ihn ausüben. Daher übte Fran mit uns, auf den Keyboarder zu zeigen und "Claus, Claus, Claus" zu brüllen, sobald er alleine spiele. Wir sollten all unsere Energie dazu verwenden. Das taten wir - Claus spielte aber fehlerfrei...
Ach, was soll ich weiter beschreiben, wie traumhaft es war... Es war eben ein wundervoller Konzertabend. Die Zuschauer wirkten alle wahnsinnig glücklich und zufrieden, die Band herrlich entspannt. Als sie zur ersten Zugabe, zu "Flowers in the
window", erschienen, standen die vier Bandmitglieder (und Claus) sich umarmend vorne auf der Bühne. Nur Fran hatte eine Gitarre dabei. Auch diese Geste wirkte nicht aufgesetzt. Während des Lieds spielten dann Dougie und Andy die Gitarre, die immer noch um Frans Hals hing, ein lustiger Stunt!
Nach anderthalb Stunden Konzert beendete natürlich "Why does it always rain on me" den Abend. Vieles erinnerte mich an eines der schönsten (vermutlich das schönste) Konzerte meines Lebens, Belle & Sebastian auch im E-Werk. Bands aus Glasgow, die im E-Werk zwanzig Lieder spielen, scheinen Garant für fantastische Abende zu sein.
Es war also gar nichts wie am Vorabend. Die Stimmung war viel angenehmer, der Saal der richtige, die Band motiviert und lustvoll, das Konzert aufregend. Nur eins hatten die Auftritte von Maximo Park und Travis gemeinsam, eine exzellente Vorgruppe.
Setlist Travis E-Werk Köln:
01: Selfish Jean
02: Eyes wide open
03: Writing to reach you
04: Good day to die
05: Love will come through
06: As you are
07: My eyes
08: Pipe dreams
09: The line is fine
10: Beautiful occupation
11: Side
12: Driftwood
13: Good feeling
14: Closer
15: Sing
16: All I want to do is rock
17: Turn
18: Flowers in the window
19: The Humpty Dumpty love song
20: Why does it always rain on me?
Links:
- The Taste am 03.06.07 mit Jamie T in Frankfurt
- am 13.05.07 in Köln mit den Noisettes
- mehr Fotos aus dem E-Werk
* Danke! Ist geändert!