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Sonntag, 12. Januar 2014

Festiva Planeta Terra, Sao Paulo, 09.11.13

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Festival Planeta Terra, Campo de Marte
Lieu: Sao Paulo, Brésil
Date: 09/11/2013

Texte et photos par Eric D. Merci beaucoup Eric!

« Ne jamais dire jamais, bien entendu... A peine me suis-je promis d'arrêter les festivals que me voici, en ce samedi chaud et ensoleillé d'un printemps paulistano pourtant glacial et pluvieux, devant la scène Terra du Festival éponyme, à attendre Travis et Lana del Rey, et même Blur, si je tiens jusque là... Arrivé à 14h45, je réussis malgré la foule déjà massée à atteindre la barrière, à gauche, derrière une petite zone de sécurité qui devrait me garantir une bonne visibilité. Maintenant il ne reste plus qu'à patienter ! J’ai même apporté un bouquin pour passer agréablement le temps, mais je n’en aurais guère l’usage, les changements de matériel entre les groupes étant effectués avec une efficacité et une rapidité remarquables... 




15h, on démarre avec l’excellente surprise que sera le set de O Terno (The Suit, comme ils disent eux-mêmes en présentant leur unique morceau en anglais) : cette réécriture de la MPB éternelle (Veloso semble une vraie influence) boostée par une rythmique swing et une guitare incandescente, souvent bluffante, se laisse écouter avec grand plaisir. Le chanteur - Tim Bernardes, retenons ce nom - a une vraie voix, les chansons tiennent la route autant mélodiquement qu'au niveau des textes, malins. On retiendra un drôle de Papa Francisco Perdoa Tom Zé, justement co-écrit avec le ludion Zé. ... Dommage qu'ils nous aient loupé leur sortie au bout de 40 minutes, avec une tentative ridicule de faire s'assoir le public (ils ne sont pas encore au niveau des Hives, quand même !) et un dernier morceau dilué et inconséquent. A suivre quand même ! 



Pour la suite... BNegão & Os Seletores de Frequência, du hip hop, je crains le pire... Et j'ai bien tort : d'abord c'est un vrai groupe, avec guitare, basse et batterie, et surtout cuivres, qui nous balance un funk lourd et... cuivré, sur lequel il est impossible de ne pas se laisser aller à danser. Bon, le phrasé est hip hop, mais on accordera bien volontiers aux Brésiliens le droit de revendiquer violemment en musique contre l'incurie des politiciens et le délabrement du pays. J'ai plus de sympathie pour les rappers d'ici que pour leurs pathétiques "frères" de nos banlieues qui se plaignent de la police française ! Un set bien sympathique donc, qui ronronne quand même un peu jusqu'à ce que, surprise, la musique prenne un virage hardcore pour le moins inattendu : dix minutes de jets de boulons qui, vous me connaissez, me réjouissent profondément. On termine par une « danse des petits canards » (Dança dos Patinhos) très spéciale, dans une bonne ambiance de rage. 45 minutes tout à fait satisfaisantes, en tenant compte des limites du genre. 



On ne saurait attendre des miracles d'un groupe comme Travis, avec sa jolie musique un peu fade, middle of the road sans jamais être putassière - comme un Coldplay a pu le devenir par exemple... Pour le coup, les 85 minutes du set qu'ils ont offert à São Paulo, pour leur première visite en 17 ans de carrière, ont été au dessus de mes attentes, en dépit d'une balance médiocre et d'un son pas assez clair pour leur type de musique. Mais sinon, nous avons vu un groupe sympathique, professionnel mais généreux. Le long d'un set qui a alterné les morceaux plus mélodieux et acoustiques du dernier album (dont ils ont joué uniquement les quatre premiers titres, assez logiquement, s’agissant des seules quatre chansons vraiment excellentes de l’album, avec le magnifique Reminder en point d'orgue) et les tubes enlevés des débuts (en particulier du classique « The Man Who » qui a fourni principalement la matière aux trente dernières minutes), il a été difficile de ne pas trouver quelque part notre content. 


Fran Healy – dont le look reste juvénile malgré les cheveux grisonnants emprisonnés sous un feutre - est venu au contact du public un long moment pendant Where You Stand, Dougie Payne, le bassiste facétieux, a distribué généreusement des sourires et des clins d'oeil aux jolies filles des premiers rangs (il est reparti avec au moins un numéro de téléphone sur un papier qu'on lui a fait parvenir), Andy Dunlop a joué à fond de sa guitare en gardant son pullover (Hein ?), de plus en plus rouge et au bord de l'apoplexie - le climat brésilien est sans doute un peu dur pour un Ecossais... Travis nous a quitté sur un Happy un peu lourdingue mais certainement sincère. Pas une goutte de génie là dedans, c’est certain, mais du rock bien écrit et bien joué. Pas si mal... ... 

Surtout si on compare au calvaire (qui durera 1h10...) que va être le... "show" de Lana Del Rey, accueillie comme une méga star planétaire par un public brésilien littéralement en extase religieuse. Lana, en brune cette fois, est bien arrondie, voire alourdie : elle paraît enceinte, mais comme je ne suis pas la presse people, je ne saurais le confirmer... En tout cas, je lui souhaite qu’il s’agisse d’une grossesse, parce que, sinon, il faut qu’elle arrête le régime hamburgers. En tous cas, elle passe les dix premières minutes à recevoir les hommages des fans en pleurs au premier rang sur la droite, donc à l'opposé d'où je suis. Elle est en tenue très virginale, toute en blanc vaporeux, mais quand même court vêtue... et la voilà qui ressurgit couronnée de fleurs et enroulée dans un drapeau brésilien ! Pendant ce temps, les requins qui font du bruit au milieu de palmiers en pot (Paradise ?) derrière elle nous font patienter. Et alors Lana se met vraiment à... chanter... et pour tout dire, entre le niveau sonore bien trop bas (ce n'était pourtant pas le cas avec les groupes précédents !) et le fait que des milliers de personnes chantent toutes les paroles en même temps, on n'entend quasiment pas sa voix... Même si cette voix ne m’a paru aussi belle que sur disque, malheureusement. 


Rapidement, je sens que ce truc tourne à la catastrophe... Mais bon presque tout le monde paraît juste content d'être là pour voir LA star... Du coup, même si j'aime beaucoup la musique de Lana Del Rey, je n'arrive pas à rentrer dans ce gros machin qui n'a rien à voir avec les valeurs qu'il me semble que Lana représentait à ses débuts. Je tue le temps en prenant des photos et en pestant contre les habituels "beautiful people" qui ont eu le droit, sans payer comme nous, d'envahir la zone de sécurité devant moi. Ah, le Brésil et sa fascination pour les rich and famous ! Bon, sur scène, Lana chante tous ses tubes, en les massacrant dans l'ensemble. J'ai un peu aimé Summertime Sadness, et la reprise de Knocking On Heaven's Door, mais c'est à peu près tout. Non, j’ai bien aimé aussi les habituels vidéo-clips de Lana projetés en fond de scène. Et je me suis senti aussi irrité par les commentaires à moitié stupides débités para Lana d’une voix enfantine (« girlish » comme ils disent) et timide entre ses chansons : est-elle réellement aussi bête qu’elle le paraissait à ces moments-là ? Et j'ai patienté en attendant que ça finisse. Et à la fin, Lana est redescendue voir ses fans, a signé des autographes, a posé pour les portables, et est finalement partie en laissant pas mal de jeunes gens littéralement en larmes. Incroyable ! 



Du coup, passablement frustré, je décide de rester voir Blur, qui n'est pas un groupe que j'aime beaucoup, mais je ne peux décemment pas terminer la journée sur un tel naufrage. Ce qui est sympa, c'est que la moitié du public, venue seulement pour Lana, est parti, et que la pression s'est relâchée autour de moi... la nuit est tombée, un peu de fraîcheur a remplacé la fournaise de l'après midi - enfin fournaise, je m'entends, ce n'est rien pour qui a fait des festivals l'été à Madrid ! Je me sens en forme même après sept heures debout, et j'ai comme à l'habitude regardé passer les corps inanimés par dizaines que les pompiers évacuaient. Rock'n'Roll motherf***r forever. 


Quand Damon Albarn et Blur déboulent sur scène à 21h30 sur un irrésistible Girls and Boys, le soulagement est immédiat : non seulement le son est fort, clair et parfait, preuve que Lana se fout bien de son public, mais voilà des p'tits - plus tous - jeunes qui n'en veulent. Et Blur - dont je suis loin d'aimer toute la musique - va nous faire ce soir une pure démonstration de ce que doit être un concert de rock, un vrai : une heure et demie de MUSIQUE jouée avec enthousiasme, voire passion (c'est un bonheur de voir Graham Coxon avec sa guitare magique...), mélangeant en parfaite proportion les hits qui font chanter tout le monde (Country House en particulier) et les morceaux plus expérimentaux (ceux de « 13 »...) qui se terminent en général en un délicieux vacarme. Et les années ont encore peu marqué Albarn, qui de loin a toujours ce joli look qui faisait craquer les filles à l'époque de la Brit Pop. Sommet du concert quand même, le fantastique Tender, un morceau pas très « Blur classique », mais qui reste une vraie merveille, presque 15 années plus tard, avec son long final en sing along parfait pour la scène. La dernière demi-heure ne sera pas mal non plus, concentrée sur leur meilleur album à mon avis, « Parklife », avec en particulier un Park Life (la chanson, donc...) qui voit l'apparition improbable de Phil Daniels (lui, il a plutôt mal vieilli...) dans le "rap" célèbre du morceau. Le rappel sera impeccable avec entre autres The Universal et surtout Song 2, un petit punk rocker des familles, joué avec une rage folle pour nous mettre à genoux. Voilà, le marathon de musique est terminé, et Blur l'a emporté haut la main. Je ne sais pas si cette réformation répond à de simples nécessités financières, mais en tous cas, l'énergie du groupe est intacte. Il n’est pas tard, 23 heures seulement, c’est l’une des décisions intelligentes des organisateurs de ce festival ludique, clore les festivités alors que les métros circulentent encore. Pendant que des milliers de festivaliers repus envahissent les rues du « Champ de Mars » - il s’agit à São Paulo d’un aérodrome – je me dépêche pour attraper un taxi et rentrer à la maison, les jambes fourbues mais la tête pleine de bonne musique... »



Freitag, 16. August 2013

Blur, Rom, 29.07.13

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Konzert: Blur
Ort: Ippodromo delle Capannelle, Rom, Italien
Datum: 29.07.2013
Dauer: ca. 7.000
Zuschauer:ca. 90 min



von Ursula von neulich als ich dachte

Hatte ich geschrieben, dass bei Sigur Rós die Einlasszeit etwas sehr früh angesetzt gewesen war? Nun, beim Blur-Konzert für den kommenden Abend hatte man sie um eine weitere Stunde nach vorne verlegt! Ganz so früh waren wir dann doch nicht angereist, standen aber dieses Mal noch deutlich vor 8 Uhr abends vor der Bühne und warteten - wiederum ohne Vorband - darauf, dass es endlich Viertel vor 10 wurde. Dass die auf den LED-Wänden neben der Bühne gezeigten Videos und Werbespots dieselben wie am Vorabend waren, ließ diese "Ablenkung" eher zur Folter werden. 

Das Publikum um uns herum war ein anderes als am Vorabend und vor allem sehr viel fröhlicher (man könnte in zahlreichen Fällen auch "betrunkener" schreiben). Nachdem ich selbst mich im Blur-Back-Catalogue eher mäßig auskenne, war ich darüber überrascht, dass die Italiener während der Wartezeit wieder und wieder Tender anstimmten ("Oh my baby / Oh my baby / Oh why? / Oh my") - das kannte ich nämlich im Vorfeld überhaupt nicht, scheint aber südlich der Alpen Blurs größter Hit überhaupt zu sein. 

Die offizielle Konzert-Beginn-Zeit kam und verstrich, von Blur war nichts zu sehen. Erst mit 30 Minuten Verspätung erschienen Damon, Graham, Alex und Dave begleitet von vier Backgroundsängern und drei Bläsern auf der Bühne und lösten mit dem ersten Song Girls and Boys in der Menge sofort begeistertes Toben aus. Damon spritzte literweise Wasser ins Publikum, alle sprangen auf und ab, man sang und brüllte. Seltsamerweise wurde man bei alldem als etwas ruhigerer Konzertbesucher nicht oder zumindest kaum herumgestoßen oder angerempelt: Die "Nachbarn", um deren Konzertgebahren und Alkoholpegel ich mir im Vorfeld bereits ein wenig Sorgen gemacht hatte, zogen alle nach weiter vorne ab. 

Während Popscene und There's No Other Way tobte die Menge weiter, bis ihr Beetlebum einen ersten Stimmungsdämpfer versetzte. Das lag natürlich an der Langsamkeit des Songs, allerdings gab es für vorbereitete Konzertbesucher noch einen zusätzlichen Stimmungskiller: Blur haben nämlich momentan für Festivals eine feste, aus 17 Songs bestehende Setliste. Bei "eigenen" Konzerten spielen sie aber mindestens zwei Lieder mehr, und das erste von ihnen hätte vor Beetlebum kommen müssen. Folglich wurde uns an diesem Punkt klar, dass an diesem Abend die Festival-Setliste zum Einsatz kam - angesichts der langen Wartezeit eine ziemliche Enttäuschung. 

Es folgten - wegen der Vorab-Bekanntheit der Setliste nicht unerwartet, aber für ein "Best-of-Set" dennoch ziemlich kurios - Out Of Time, Trimm Trabb und Caramel. Bei Out Of Time wurde um mich herum noch ergriffen mitgesungen, mit den anderen zwei Songs (beide vom eher sperrigen Album 13) wurde das Publikum dann definitiv nicht mehr richtig warm. Gut, dass darauf Coffee and TV folgte, das die Stimmung wieder verbesserte. 

Bereits während der Wartezeit hatten wir gesehen, dass zwei Konzertbesucherinnen die Milchkartons aus dem zugehörigen Video ziemlich perfekt nachgebastelt hatten. Diese waren schon bei vorausgegangenen Liedern hochgehalten und durch die Menge gereicht worden und traten nun, bei ihrem eigenen Lied, besonders stark in Erscheinung. Schade, dass die Band diese sicherlich anstrengende Bastelarbeit mit keinem Wort würdigte - wobei ich natürlich auch nicht weiß, mit wie vielen nachgebastelten Milchpackungen sie im Laufe ihrer Karriere bereits konfrontiert wurde. 

Ansonsten konnte man Blur nicht vorwerfen, keine Begeisterung zu zeigen: Alle Mitglieder der Band waren völlig verschwitzt, wirkten dabei fröhlich und schienen alles zu geben. Damon sprach als einziger und erklärte, er wisse zwar nicht, wann man zuletzt in Rom gewesen sei, es sei aber offensichtlich zu lange her. Außerdem wollte er anschließend mit uns allen ausgehen. 

Weiter ging es mit dem mir mittlerweile aus den Fangesängen bestens bekannten Tender. Darauf folgten Country House, bei dem sich Damon ins Publikum stellte, und Parklife, das er offensichtlich nur mit einer albernen Plastiksonnebrille darbieten darf. Wir blieben also auf sicherem Hit-Terrain, bevor nach End of a Century mit Blurs eigenem Favoriten This is a Low bereits das letzte Lied des Sets gespielt wurde. 


Natürlich gab es, trotz der wiederum ausgesprochen schweigsamen Zugabeforderungen, noch einen Nachschlag, der aus vier Songs bestand. Das Finale Song 2 sorgte selbstverständlich wieder für kollektives Ausflippen, danach war endgültig Schluss. 

Zeit für uns, wieder den Veranstalterbus zurück in die Innenstadt zu nehmen, dessen Zugangskontrolle wieder genauso chaotisch organisiert war wie am Vortag - immerhin wir hatten aber mittlerweile Routine gewonnen. Der Konzertabend ließ auf der anschließenden Reise ins Hotel gemischte Gefühle zurück: Die Band hatte einen begeisterten und engagierten Eindruck gemacht und nicht zuletzt sehr gut gespielt, sich aber für eine etwas merkwürdige Songauswahl entschieden, die dauerhafte Begeisterung geradezu unterband. Hinzu kam die lange Wartezeit auf den Auftritt, gefolgt von einer eher kurzen Setliste: Der Hauptauftritt ohne die vier Zugabensongs hatte um die 75 Minuten gedauert. Möglicherweise hatte aber gerade der verzögerte Auftritt (an dem wohl technische Probleme schuld waren) dazu geführt, dass man eben nicht länger spielen konnte? 

Setlist Blur, Ippocampo della Capanelle, Rom: 

01: Girls & Boys 
02: Popscene 
03: There’s No Other Way 
04: Beetlebum 
05: Out Of Time 
06: Trimm Trabb 
07: Caramel 
08: Coffee & TV 
09: Tender 
10: Country House 
11: Parklife 
12: End Of A Century 
13: This Is A Low 

14: Under The Westway (Z)
15: For Tomorrow (Z)
16: The Universal (Z)
17: Song 2 (Z)

Links:

- aus unserem Archiv:
- Blur, Barcelona, 24.05.13
- Blur, London, 12.08.12

Fotos: Dirk von Platten vor Gericht



Samstag, 25. Mai 2013

Blur, Barcelona, 24.05.13

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Konzert: Blur
Ort: Primavera Sound Festival, Barcelona
Datum: 24.05.2013
Zuschauer: Tausende (und alle Idioten neben mir)
Dauer: 86 min


Im letzten August, nachdem ich Blurs Olympia-Abschlußkonzert im Hyde Park gesehen - Unsinn - erlebt hatte, wollte ich mir die Band nie wieder angucken, weil es nur schlechter sein könnte. Dummerweise wurde mein Frühbucher Blind-Date-Ticket für Barcelona zum  Blur-Ticket, nachdem die Bestätigungen durch waren und Blur als einer der Headliner angekündigt wurden.


Dazu kam, daß mich der Tag heute zunehmend genervt hat. Es ist alles mittlerweile zu voll. Das soll keineswegs die "früher war alles besser"-Nörgelei sein, die wäre sehr albern, so lange fahren wir schließlich noch nicht zum Primaverafestival (es ist mein viertes). Aber das volle Primavera 2012 war eine ganze Ecke angenehmer als die diesjährige Ausgabe. Es liegt nicht an der Infrastruktur. Man bekommt überall schnell Getränke, findet Toiletten. Es sind die Menschenmassen, die heute überall waren. Zu Daughter, denen ich nach ihrem Konzert kurz hallo sagen wollte, kam ich gar nicht erst, weil ich an einer Mauer aus Menschen in der Nähe der Bühne abprallte.


Dadurch war ich viel zu früh bei Blur (45 min vor Beginn), kam in den Genuß eines kleinen Überraschungsgigs von The Wedding Present (drei Lieder, 12 min) und hatte einen recht okayen Platz am Rande der Bühne.

Blur spielten knapp anderthalb Stunden Hit für Hit - sagenhaft! Daß es im Vergleich zum Londoner Auftritt merkbar schlechter war, hat einen einfachen Grund: das englische Publikum. Trotzdem das beste Konzert des Festivals und sicherer Kandidat für die Jahres-Top-5!

Irgendwann am Wochenende ausführlicher! Dann auch die anderen Konzerte, die ich heute gesehen habe: The Jesus and Mary Chain, Mulatu Astatke, The Breeders, Merchandise...

Setlist Blur, Primavera Festival, Barcelona:

01: Girls & boys
02: Popscene
03: There's no other way
04: Beetlebum
05: Out of time
06: Trimm trabb
07: Caramel
08: Coffee & TV
09: Tender
10: Country house
11: Parklife
12: End of a century
13: This is a low

14: Under the Westway (Z)
15: For tomorrow (Z)
16: The universal (Z)
17: Song 2 (kurz) (Z)

Links:

- Blur, London, 12.08.12 



Montag, 13. August 2012

Blur, London, 12.08.12

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Konzert: Blur (mit The Specials, New Order, Bombay Bicycle Club)

Ort: Hyde Park, London (Closing Ceremony Concert)
Datum: 12.08.2012
Zuschauer: 80.000 (ausverkauft)
Dauer: Blur gut 120 min, The Specials und New Order je gut 60 min, Bombay Bicycle Club gut 40 min


Als die letzten Töne von The Universal über dem Hyde Park ausgeklungen waren, seine Kollegen schon von der Bühne gegangen waren, stand Damon Albarn noch eine Weile in der Bühnenmitte und guckte mit feuchten Augen über die Menschenmassen. Er wirkte gerührt, fast ungläubig. Dabei haben Blur 2009 gleich zwei solcher Konzerte im Park gespielt, zwei, die ich sehen wollte, für die ich Karten hatte, die ich aber leider sausen lassen musste. Was ich verpasst habe, weiß ich aber erst jetzt, drei Jahre später.

Für meine Liebe zu Blur musste ich alt werden, in den 90ern mochte ich sie zwar, war aber deutlich mehr Oasis zugeneigt, um diese alberne Rivalität noch einmal zu bemühen (Pulp stand nämlich eh über allem). Seit einiger Zeit kann ich diese Gewichtung nicht mehr nachvollziehen, seit gestern ist sie mir fast unangenehm (nicht Pulp betreffend!).

Im April wurde das Olympia-Abschlußkonzert angekündigt. Ich habe einen schnellen Finger, wenn solche aufregenden Konzerte auftauchen und zögere eigentlich nie lange, Blödheiten zu machen. Die eigene Kreditkartennummer auswendig zu kennen, ist gefährlich. Bei Blur im Hyde Park zögerte ich trotzdem, weil ich keine Chance sah, am letzten Tag der Olympischen Spiele Ticket, Flug und Hotel bezahlbar zu finden. Erst im Juli wurde ich noch einmal mit der Nase auf das Konzert gestoßen und sah, daß es noch reguläre Tickets gab. Viel verblüffender war aber die Tatsache, daß es auch noch reichlich günstige Billigflüge gab. Das Hotel war mir da egal, Flug und Ticket mussten zur Not reichen. Durch die Gier der Londoner Hoteliers, die zu Olympia in der Regel die Preise verdreifacht haben, blieben aber viele Unterkünfte leer, die Zimmer wurden verramscht. Und als wäre das nicht genug, bekam ich beim Einchecken auch noch "ein kostenloses Upgrade", was mir in der Nacht im 30° warmen Zimmer etwas albern erschien.

Nachteil der Schnapsidee war die vorzeitige Abreise vom Haldern Festival. Der Flug erforderte, daß ich Sonntag um 3.30 Uhr aufstehen musste, also war Haldern Samstag Nachmittag für mich beendet.

Mittags hatte ich mir den olympischen Marathon angesehen, hatte möglichst viel Olympiastimmung aufgesaugt, tanzende Polizisten gesehen. Gegen drei machte ich mich auf zum Hyde Park. An der Ecke Oxford Street waren Tausende unterwegs. Der Einlass funktionierte trotzdem reibungslos, obwohl Flughafensicherheitsstandards angewandt wurden. Durch die wahnwitzige Menge an Einlaßschleusen dauerte die Kontrolle aber nicht schrecklich lange. Solche Massenveranstaltungen stellen englisches Organisationstalent scheinbar vor keine großen Herausforderungen.

Der Park füllte sich langsam. Es war hochsommerlich warm, oft heiß, und die Leute saßen auf Handtüchern auf der Wiese. Dadurch war glücklicherweise vorne noch viel Platz.

Solche Massenveranstaltungen sind nicht meine Sache, wirklich nicht! Aber bei den ersten drei Bands war es selbst vorne angenehm und gesittet, und bei Blur war alles egal.

Es begann mit den "special guests" Bombay Bicycle Club. Ich habe die Band aus London bisher nicht gesehen und war überrascht, wie gut ihre Musik live vor solch einer Szenerie funktionierte. Die Band, immer wieder um die schottische Gastsängerin Amber Wilson erweitert, legte tolle 40 Minuten hin.

Setlist Bombay Bicycle Club, Hyde Park, London:

01: How can you swallow so much sleep
02: Your eyes
03: Dust on the ground
04: Always like this
05: Lights out, words gone
06: Ivy & gold
07: Evening morning
08: Beg
09: What you want
10: Shuffle

Um 17.45 Uhr, nachdem in der Umbaupause eine gigantische Leinwand vor der Bühne runtergefahren wurde und da Olympia übertragen wurde, folgten New Order. Ohne Peter Hook und zunächst wohl auch ohne große Lust. Bei den ersten Stücken wirkte die Band (in der Besetzung von Brüssel) uninspiriert. Vielleicht interpretiere ich das falsch, aber es schien deutlich, daß New Order angepisst waren, daß sie vor den Specials spielten.

Gottseidank fing sich - wer? New Order? ich? - schnell, das Konzert wurde erhofft aufregend, wobei die gespielten Versionen der Lieder nicht immer die besten sind. Isolation zum Beispiel mochte ich so weniger, dafür sind die aktuellen True faith oder Blue monday Live-Ausgaben toll! Die Setlist war erwartbar, was sie aber nicht schlechter macht. Der Abend stand unter dem Motto "Best of British", New Order spielten vieles von ihrem besten. Überragend waren Bizarre love triangle, The perfect kiss und das abschließende Love will tear us apart. Unübertroffen allerdings kamen True faith und Blue monday direkt nacheinander an. Diese beiden Hits von 80.000 mitgesungen zu erleben, waren 15 perfekte Minuten.

Letztenendes war er aber das abgenudelte Love will tear us apart, das den Punkt unters Ausrufezeichen setzte. Auf der Leinwand hinter der Band liefen während der Lieder Animationen und Videos. Bei Love will tear us apart war da ein weißes Laufband "Joy Division"* vor schwarzem Hintergrund, bis kurz ein schwarz-weiß Portrait von Ian Curtis eingeblendet wurde. Es war ein Kloß-im-Hals-Moment. Rührselig, aber nicht kitschig. Wenn ich New Order nicht schon liebte, dafür sofort! Nach zwei Stunden Hyde Park hatte ich nicht nur viel Sonne abbekommen, ich hatte auch ein sehr gutes und ein hervorragendes Konzert gesehen.

Setlist New Order, Hyde Park, London:

01: Elegia
02: Crystal
03: Ceremony (Joy Division / New Order)
04: Isolation (Joy Division)
05: Bizarre love triangle
06: 5-8-6
07: The perfect kiss
08: True faith
09: Blue monday
10: Temptation
11: Love will tear us apart (Joy Division)

Dann kamen Hunger und Durst, und ich musste meinen fünfte-Reihe-Platz aufgeben. Die Specials würde ich mir von weiter weg (essend) ansehen, das würde ausreichen, so mein Plan. Eine ekelhafte graue Pig Sausage vom Wurst-Spezialitätenstand und ein paar Specials-Lieder später bereute ich diesen Plan und ging wieder mehr in die Mitte, was fast unmöglich war.

Die Ska-Almeister, deren Legenden-Kollegen Madness parallel im Olympic Park Our house performten, machten mir sehr viel mehr Spaß als beim verkorksten Köln-Konzert (für mich verkorkst, hier nachzulesen). Die Songs der in die Jahre gekommenen Jungs passten perfekt zum sonnigen Tag. Und wieder brüllten alle mit. Conrete jungle, A letter to you Rudy (Usain Bolt gewidmet) oder Monkey man, ganz großartig!

Setlist The Specials, Hyde Park, London:

01: Intro
02: Do the dog
03: (Dawning of a) new era
04: Gangsters
05: It's up to you
06: Monkey man
07: Blank expression
08: Doesn't make it alright
09: Rat race
10: Stupid marriage
11: Concrete jungle
12: Friday night, saturday morning
13: Do nothing
14: Stereotypes
15: Man at C and A
16: A message to you Rudy
17: Nite klub
18: Little bitch
19: Too much too young

Die schwarz-weiß gekleideten Leute verließen die Mitte und gingen wieder nach außen, jede Band hatte ihre Hardcore-Bands mitgebracht. Ich stand plötzlich wieder schön weit vorne, war zwar schon fix und fertig, würde aber die zwei Stunden auch noch überstehen.

Die Leinwand erschien wieder, es liefen Olympia Nachberichte. Als im Olympiastadion die ersten Minuten der Schlußfeier gelaufen waren, stand plötzlich statt der Livebilder "blur" auf der Leinwand, die Einleitung der besten zwei Konzertstunden der letzten sechs Jahre.

Wie euphorisierend die Show war, ist mir nach einer guten halben Stunde aufgefallen. Da merkte ich nämlich erst, daß auf der Bühne eine ausgewachsene Autobahnbrücke aufgebaut war, die vom Cover der 2012er Single Under the Westway. Vorher hatte ich keine Muße, mich umzugucken, zu gut war das, was da auf der Bühne dargeboten wurde. Girls & boys als Beginn legte die Schlagzahl fest. Das Lied handelte mir die ersten blauen Flecken ein.

Im Gegensatz zu New Order sah und spürte man Damon Albarn, Graham Coxon, Dave Rowntree und Alex James von der ersten Sekunde die Lust an, dieses Konzert zu spielen. Im Vorfeld konnte man überall lesen, wie sehr sich die Band darauf gefreut hatte. Bassist Alex James hatte die 2009er Konzerte mit einem Pokalendspiel verglichen. Noch einmal im Finale zu stehen, sei unglaublich gut. Vielleicht war das Konzert am Sonntag ja auch das Blur-Endspiel, die Band redet sehr oft von dieser Möglichkeit. Diese last chance to see half mir sicher auch, hinzufahren und bescherte mir dieses Erlebnis. Auch wenn es also nur ein Werbegag ist, er war in meinem Sinne.

Damon Albarn strahlte übers ganze Gesicht, grinste in allen erdenklichen Versionen. Und er hüpfte. Er sprang wie ein Weltmeister über die Bühne (naja, sowas wie Olympiasieger ist er ja auch seit Sonntag). Trotzdem ist sein Gesang ganz hervorragend. Die 2009er Mitschnitte, die ich schon vor den Konzerten bestellt hatte und dann wegen meiner Nicht-Teilnahme erst dieses Jahr zum ersten Mal gehört habe, klangen auch schon gut, so ganz traute ich dem Braten aber nicht. Rampensäue, die auch singen können, sind ja nicht so häufig zu finden. Damon Albarn kann hüpfen und gleichzeitig blendend singen. Bei Trimm trabb lief er das erste Mal ins Publikum, trotzdem klang das Stück toll! Ausflüge in die Menge sollten noch mehrfach folgen. Wenn ich mich richtig erinnere, war Damon auch bei Country house und Popscene unten.

Seine Kollegen hatten viel weniger Bewegungsdrang. Aber Damons Hibbeligkeit reichte auch locker für vier.

A propos Kollegen: neben der Stammband standen vier Backgroundsänger und eine Bläsersektion auf der Bühne, die ich immerhin schneller entdeckte als die Autobahnbrücke.

Bei Parklife wurde es komisch... Zu dem Lied erschien selbstverständlich Schauspieler Phil Daniels (aus Quadrophenia), um wie auf Platte den Sprechgesang-Teil zu übernehmen. Damon Albarn trank derweil Tee aus einer der großen Hotelkannen, die eine "Tealady" (Comedian Harry Enfield) servierte. Das war urkomisch, aber nicht der beste Moment des Konzerts. Den besten Moment gab es nicht. Die besten Momente waren die stärksten Lieder des Abends. Song 2 (obwohl hier das gleiche wie bei Love will tear us apart gilt - von zigtausend Leuten gesungen war das Stück aber weltklasse!), Popscene, Out of time, Tender, Country house, This is a low, Sing, For tomorrow, The universal fallen mir aus dem Kopf ein. Wie bei der disqualifizierten Kugelstoßerin, die mit fast allen Versuchen Gold gewonnen hätte (naja, für ein paar Tage), wäre jedes von denen das beste Live-Lied, das ich dieses Jahr gesehen habe - ohne befürchten zu müssen, daß dieser Titel schnell weg ist.

Auch in Deutschland wäre dieses Konzert weltbewegend gewesen, mit textsicherem Publikum ist so etwas natürlich noch um unendlich viele Stufen großartiger!

Veranstalter mit Marketing-Kontakten übertreiben ja gerne einmal beim Etikett von Events. "Best of British" war allerdings eher eine Untertreibung, sind die drei letzten Bands des Abends nicht nur für die britische Musikszene relevant wie kaum eine andere. Und auch wenn die großen Zeiten der drei eigentlich Jahrzehnte zurückliegen, hatten alle am Sonntag einen großen Tag. Ob Bradley Wiggins auch da war, weiß ich nicht, vielleicht musste er zu Worst of British in die Arena. Es wäre aber sicher etwas für den Olympiasieger gewesen.

Konzert des Jahres natürlich. Darüber werde ich im Dezember nicht grübeln müssen. Was dem Blur Sänger in den 30 Sekunden nach Konzertende durch den Kopf gegangen ist, wüsste ich zu gerne. Trotz aller grandioser Hits, war dies nämlich der rührendste Moment des Abends.

Setlist Blur, Hyde Park, London:

01: Girls & boys
02: London loves
03: Tracy Jacks
04: Jubilee
05: Beetlebum
06: Coffee & TV
07: Out of time
08: Young & lovely
09: Trimm trabb
10: Caramel
11: Sunday sunday
12: Country house
13: Parklife
14: Colin Zeal
15: Popscene
16: Advert
17: Song 2
18: No distance left to run
19: Tender
20: This is a low

21: Sing (Z)
22: Under the Westway (Z)
23: Intermission (Z)
24: End of a century (Z)
25: For tomorrow (Z)
26: The universal (Z)

Links und weitere Fotos folgen!


* Korrektur: es ist noch viel stilvoller gewesen. "Forever Joy Division" stand auf der Leinwand.




 

Konzerttagebuch © 2010

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